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Feu d’artifice : le Lac Kir s’embrase

Dijon a fêté le 14 juillet comme il se doit. Hier soir, plusieurs milliers de personnes se sont installés à proximité du Lac Kir pour apprécier le feu d’artifice tiré à l’occasion de la fête nationale. Alors que le ciel semblait capricieux dans la journée, il s’est dégagé dans la soirée pour laisser place à un spectacle dont on ne se lasse décidément pas. Mention spéciale accordée à l’artifice qui forme un coeur lorsqu’il éclate et qui a fait l’unanimité !

SECHERESSE : la Côte-d’Or reconnue au titre des calamités agricoles

Face aux lourdes conséquences de la sécheresse, le Comité National de l’Assurance en Agriculture (CNAA) a étudié les premières demandes de reconnaissance au titre des calamités agricoles. La Côte-d’Or, comme les trois autres départements bourguignons, a fait l’objet d’un avis favorable. Les exploitants ayant subi des dommages pourront demander des indemnisations.

La sécheresse qui sévit en France ces derniers mois touche gravement les exploitants agricoles. En Côte-d’Or, les secteurs de l’Auxois-Châtillonais et du Morvan semblent particulièrement atteints. En vue des événements climatiques exceptionnels qui ont causé des dommages non assurables aux productions agricoles, une demande de reconnaissance des calamités agricoles a été proposée par Anne Boquet, préfète de Côte-d’Or, à Bruno Le Maire, Ministre de l’Agriculture. Le CNAA a examiné les premières demandes : 41 départements, dont celui de la Côte-d’Or, ont reçu un avis favorable. Les exploitants affectés par la sécheresse pourront donc réclamer une indemnisation assurée par le Fonds National de Garantie des Calamités Agricoles (FNGCA). Dès le 1er août prochain, ils pourront déposer un dossier de demande et percevoir, s’ils sont éligibles, un acompte dès le 15 septembre prochain. Selon les informations de la Direction Départemental des Territoires de Côte-d’Or, « les dommages aux récoltes subis et reconnus par l’arrêté ministériel doivent représenter une perte supérieure à 30% de la production théorique de la culture, ou 42% s’il s’agit d’une production bénéficiant d’une aide couplée PAC (Politique Agricole Commune) et être supérieure à 13% du produit brut de l’exploitation. Dans le cas de dommages aux récoltes fourragères utilisées pour l’alimentation des animaux de l’exploitation, le dommage indemnisable au titre des pertes de récolte est le déficit fourrager, défini comme les besoins alimentaires des animaux non couverts par la production fourragère du fait des pertes subies. » (voir ici pour plus d’informations) Le montant total des dédommagements sera établi après l’évaluation des pertes à la fin d’année.

 

Dans un communiqué de presse reçu le 13 juillet, François Sauvadet, Président du Conseil Général de Côte-d’Or, « tient à saluer la décision des pouvoirs publics visant à reconnaître le caractère de calamité agricole ».

Toison d’or : recours contre l’extension commerciale

En mai dernier, la Commission Départementale d’Aménagement Commerciale (CDAC) avait validée le projet d’extension du centre la Toison d’Or. Dans un communiqué de presse en date du lundi 11 juillet, le groupe d’opposition municipal Initiatives Dijon annonce le dépôt d’un recours.

Malgré la collecte de 320 pétitions signées par les commerçants désabusés du centre-ville dijonnais, François Xavier-Dugourd et son équipe n’avaient pas réussi à faire inverser la tendance. Le 30 mai dernier, la CDAC suivait le sénateur maire de Dijon, François Rebsamen, dans son projet d’agrandissement de la Toison d’Or (voir ici). L’extension prévoit entre 10 000m² et 11 000m² de surface commerciale supplémentaire au nord de la ville. Pour le groupe Initiatives Dijon, elle sonne la disparition progressive des commerces du cœur de la cité dijonnaise, déjà affaiblis par la conjoncture économique et les travaux du tramway.

François Xavier-Dugourd, leader du groupe d’opposition, annonçait lundi le début d’une seconde phase de contestation avec le dépôt d’un recours devant la Commission Nationale d’Aménagement Commercial (CNAC). Cet appel pointe notamment du doigt les contradictions du projet avec le Schéma de Cohérence Territoriale dijonnais. En effet, ce dernier stipule que lors d’un projet d’extension commerciale, les nouveaux établissements doivent suppléer l’offre existante en centre-ville et ne pas la concurrencer. Or, le groupe Initiatives Dijon affirme qu’à l’heure actuelle, les enseignes qui vont s’installer à la Toison d’Or n’ont pas été dévoilées et qu’il leur parait donc difficile de juger si les nouveaux services proposés seront légitimes en vue du SCOT.

Le dossier devrait être examiné dans les 4 mois. Si ce recours se solde par un nouvel échec, le groupe d’opposition municipale Initiatives Dijon aura la possibilité de saisir le Conseil de l’Etat.

Dijon : La bataille du rail a bien eu lieu…

Depuis sa mise en service en 1981, paré de son orange des débuts, le train à grande vitesse (TGV) a transporté près de de 1,7 milliard de personnes et a été utilisé par 83% des Français. Pour ses trente ans, ce gaillard s’offre une tournée des grandes gares de France et fera une dernière halte à Dijon jeudi 14 juillet 2011. Avec l’ouverture dans 152 jours de la nouvelle ligne Rhin-Rhône, la capitale des Ducs se voit confortée dans son rôle d’étoile ferroviaire. Pourtant, elle a bien failli être « snobée » par la voie ferrée au XIXe siècle…

« Le TGV numéro 6.784 à destination de… »

Gare de Dijon, 06h53. La voix de Simone Hérault résonne dans le hall. Son nom ne vous dit sans doute rien mais depuis trente ans, elle est LA voix de la SNCF, qui a fait appel à ses services pour vous annoncer l’arrivée – ou le retard – des trains. Le dernier annoncé partira pour Paris gare de Lyon et le voyage durera approximativement 01h40… Si, depuis l’avènement de la grande vitesse, des migrations alternantes se sont mises en place entre les villes de Paris et Dijon, il faut remonter à mars 1832 pour voir présenté un premier projet d’une ligne reliant Paris à Lyon. À l’époque, le dossier est remis par Samuel Blum, directeur des mines d’Epinac, en Saône-et-Loire. En effet, sur accord de Louis-Philippe 1er, la ville est une des premières de France à bénéficier d’une liaison ferroviaire pour rallier Pont d’Ouche, en Côte-d’Or, afin de transporter le charbon jusqu’au canal de Bourgogne. A l’origine, le tracé proposé par Blum prévoit d’emprunter les vallées de l’Yonne, de l’Armançon, de l’Ouche puis de suivre le cours de la Saône pour joindre en une seule fois Le Havre et Marseille !

Alors que les idées se multiplient, mettant chacunes en péril la place de Dijon, la loi dite Baptiste Legrand est votée le 11 juin 1842, entérinant le principe d’une liaison Paris-Lyon-Méditerranée avec trois projets : Arnollet par la vallée de la Seine pour arriver à Chagny (71), Rémy Polonceau par l’Armançon jusqu’à Semur-en-Auxois (21), puis le canal de Bourgogne et Bruchet par la vallée de l’Yonne et du Serein. Après différentes études, le choix du passage par la vallée de l’Yonne est ratifié par la Chambre des députés, mais le flou plane sur une portion du trajet : celle entre Aisy (21) et Chalon-sur-Saône (71). En effet, le percement du Mont-Afrique, point culminant de la Côte-d’Or situé vers Corcelles-lès-Monts, suscite bien des interrogations sans qu’aucune réponse ne soit apportée. Une véritable bataille s’engage alors…

Darcy, le messie !

Seule grande ville entre Paris et Lyon, Dijon revendique un droit de passage de la ligne sur son territoire, craignant d’être contournée par le Sud. Henry Darcy, alors ingénieur dijonnais des ponts et chaussées, décide de se saisir du dossier et propose un nouveau tracé, optant pour le percement d’un tunnel au niveau de la commune de Blaisy-Bas (21). Ce dernier permettrait de raccorder la vallée de l’Yonne à la vallée de l’Ouche, de quoi satisfaire la Ville de Dijon, qui choisit de financer les sondages de la roche. Pour étayer ses arguments, l’ingénieur établit des tableaux comparatifs entre les différentes solutions d’ores et déjà proposées et met en évidence la supériorité de son choix : le tunnel ne serait « que » de 3.700 mètres – contre 4.300 mètres pour un passage sous le Mont-Afrique – et la distance entre Paris et Dijon passerait de 376 à 321 kilomètres. Mieux encore, Darcy chiffre les travaux se son plan à 10,5 millions de francs, contre 20,3 millions estimés pour le premier projet.

Une délégation dijonnaise se rend donc à la capitale pour défendre le projet devant la commission parlementaire. Conclusions en juin 1844 : la ligne Paris-Lyon passera par Dijon ! Le 07 juillet 1845, le tracé est confirmé alors même que les travaux ont déjà débuté depuis quelques mois… « Il a désenclavé la ville », souligne Gabriel Bachet, ancien cheminot et co-auteur de l’ouvrage Histoire du rail en Bourgogne, paru en 2007 aux Editions du Belvédère. « Heureusement, la Ville de Dijon s’est battue avec l’aide de personnes influentes pour que la ligne passe ! Pour le creusement du tunnel de Blaisy-Bas, des ouvriers italiens étaient même venus, ce qu’Henri Vincenot a repris dans sa Princesse du rail« . La commune compte alors 2.000 habitants pour appuyer les travaux de ce qui sera alors le plus grand tunnel d’Europe. Un hôpital est même ouvert.

Une ouverture progressive

Estimant le coût total du tracé à 300 millions de francs, la Compagnie du Paris-Lyon débute les travaux sur les tronçons Dijon-Chalon-sur-Saône (71) et Paris-Tonnerre (89), avant que l’État ne reprenne la main durant quelques mois. Malgré la Révolution de février 1848, la portion entre Melun (77) et Montereau (45) est mise en service le 03 janvier 1849 ; les sections Paris-Melun et Montereau-Tonnerre le 12 août de la même année. L’ouverture de la section Dijon-Chalon-sur-Saône (71) a lieu le 1er septembre 1849, la section Tonnerre-Dijon le 1er juin 1851 et la ligne totale est ouverte le 10 juillet 1854. Le premier record de vitesse a d’ailleurs été établi sur cette ligne, entre Gevrey-Chambertin (21) et Beaune (21) : le 20 février 1954, le cap des 243 km/h est franchi.

Quelques années plus tard, entre Mâcon et Montchanin (71), le TGV roule à 260 km/h et le président de l’époque, François Mitterrand se fera expliquer les mécanismes de conduite. Ce sera le premier voyage de ce qui deviendra un symbole du pays. « À l’origine, le TGV devait être un engin à turbines, commente Gabriel Bachet. Il a bien roulé mais avec le choc pétrolier, on s’est rendu compte que c’était un gouffre à gasoil. Une grande partie de la technique a été utilisée pour faire le TGV ». Ce prototype trône désormais le long de l’autoroute à Belfort (90). « À l’époque, le choix du tracé fut assez rapide car personne ne voulait faire spécialement de branche pour Dijon. Les élus ont arraché une jonction avec la voie existante au niveau d’Aisy (21) pour joindre Dijon ».

5,5 millions de passagers en 2009

Grand collectionneur, Gabriel Bachet a gardé avec lui l’ensemble des goodies – cadeaux publicitaires – qui ont accompagné l’arrivée du TGV en 1981 : jeux de cartes, stylos, porte-clés, maquettes, foulards, t-shirts, coupe-ongles, serre-têtes,… « C’était impensable ! J’ai déjà conduit un TGV mais je n’ai jamais été formé », regrette-t-il.  « En effet, à partir de 1978, il fallait roder les premières rames et tous les jours, un TGV faisait le trajet Paris- Dijon-Belfort-Strasbourg-Paris pour fonctionner avec les deux courants – l’électrification était alors différente selon les portions – et, à force d’accompagner presque tous les jours les conducteurs, j’ai pu essayer. Ça avait de la pêche aussi bien en accélération qu’en freinage ! ». La date exacte de l’arrivée du TGV en gare de Dijon reste quant à elle encore un peu floue : « Ils se sont servis des rames de pré-séries pour faire du Paris-Lyon en 160 km/h par l’ancienne ligne ; nous étions donc dans les années 1979-1980… ».

L’objectif était alors de rassurer la population, qui devait prendre l’habitude par exemple de faire des réservations. « Quand on circulait les premiers temps, il faut voir le nombre de personnes qu’il y avait sur les ponts ! Peu de temps avant, nous avions présenté les motrices à Dijon, Le Creusot, Besançon, Montbard et à chaque fois, les gares étaient pleines ! » Aujourd’hui, la gare de Dijon ne désemplit guère. Pourtant, elle a également subi quelques métamorphoses, quittant sa marquise typique du XIXe siècle pour une architecture plus contemporaine (Voir notre diaporama ici). Entièrement détruite au départ les Allemands en 1944, elle devait être transférée au niveau du port du canal mais finalement, ce projet n’a pas été retenu… Le 27 septembre 1981, les premiers voyageurs descendent sur le quai. Ils étaient 5,5 millions de voyageurs en 2009 à l’avoir foulé.

  • infOs pratiques

Le TGV, expérience ouverte à tous !
Jeudi 14 juillet 2011, de 10h à 18h
Gare de Dijon.

Le TGV Expérience sera ouvert au public avec des animations sur le quai, notamment un spectacle de rue, des ateliers maquillage et dessin pour les enfants, des visites de la cabine de conduite du TGV, un stand pour revivre le record de vitesse… Et bien sûr, la visite du TGV Expérience, qui retrace toutes les étapes de cette fantastique histoire du transport à grande vitesse en France et en Europe ! La SNCF rappelle que « quatre des huit voitures du TGV Expérience sont spécialement aménagées pour un parcours riche en surprises et en sensations ».

Primaire socialiste : Pour quel candidat(e) roulent les élus côte-d’oriens ?

Côté écolo, les jeux sont faits depuis mardi 12 juillet 2011 : Eva Joly représentera le parti Europe écologie-Les Verts à la Présidentielle de 2012. Au Parti socialiste, le dépôt des candidatures pour l’élection primaire prend fin mercredi 13 juillet… Alors que toutes les cartes sont désormais sur la table – sauf surprise de dernière minute -, dijOnscOpe a fait le tour des principaux soutiens côte-d’oriens aux candidats socialistes, dans un département traditionnellement acquis à la cause de François Hollande…

  • Ils soutiennent Martine Aubry

→ Jean Esmonin, maire de Chenôve et président du comité départemental de soutien à Martine Aubry

« L’expérience d’une femme d’État » l « Un choix de cette nature n’est évidemment pas lié à l’instant présent. Personnellement, j’ai connu Martine Aubry lorsqu’elle était membre du gouvernement et que j’étais député (ndlr : de 1983 à 1986). Je l’ai vue travailler au ministère des Affaires sociales et j’ai beaucoup apprécié sa compétence et son efficacité en tant que ministre. Pour moi, Martine Aubry représente une volonté politique extrêmement affirmée qui, de par sa position de première secrétaire du Parti socialiste, est tout à fait légitime pour présenter sa candidature aux primaires.

Quelles sont ses principales qualités ? Si vous observez la situation de ces dernières années au PS, il est possible d’affirmer qu’elle a trouvé un parti en petite forme. Elle a su reconstituer un rassemblement de toutes les tendances pour faire en sorte que le projet socialiste fasse l’objet d’un accord unanime – il vient d’être approuvé par 95% des membres du bureau national. Les qualités de rassembleuse de Martine Aubry ne sont plus à prouver.

Localement, beaucoup d’élus soutiennent François Hollande et c’est un choix que je respecte. Personnellement, j’avais dit en octobre 2010 que je voyais deux personnalités capables de battre Nicolas Sarkozy : Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry. Je suis resté fidèle à cet engagement auprès de Martine Aubry. Qu’a-t-elle de plus que Hollande ? La garantie, essentielle, qui est celle d’appliquer le projet socialiste à la lettre. Je ne sais pas ce que les autres candidats apporteront comme modifications mais je sais que Martine Aubry appliquera le projet stricto sensu et avec dynamisme.

Je tiens également à rappeler une chose : notre seul adversaire est la droite et Nicolas Sarkozy. A l’intérieur du parti, nous n’avons que des concurrents ! En cas de victoire de François Hollande à la primaire, nous ferons sa campagne, bien entendu. Nous respectons la décision des militants et des citoyens ».

→ Thierry Falconnet, conseiller municipal de Chenôve et porte-parole du comité départemental de soutien à Martine Aubry

« Un gage d’application du projet socialiste » l « Il est vrai que les soutiens à Martine Aubry sont pour l’instant très centrés sur Chenôve, ce qui démontre une certaine cohérence : notre section PS l’avait soutenue majoritairement lorsqu’elle a accédé au poste de première secrétaire du Parti socialiste. Patrick Audart, conseiller municipal à Chenôve et chef de file des Amis de Dominique Strauss-Kahn en Côte-d’Or, a d’ailleurs pris la décision de soutenir Martine Aubry suite à l’affaire de New-York. Mais nous souhaitons faire une campagne départementale : des collègues de Quetigny et des militants de Dijon nous ont déjà rejoints…

Pourquoi elle ? D’abord, Martine Aubry a remis le parti au travail après une période de gouvernance marquée par la bataille des ego, l’échec à deux Présidentielles successives… Elle a enfin fait en sorte que le projet socialiste soit adopté à 95%. Donc quand j’entends des membres du bureau national critiquer le projet socialiste, comme Manuel Valls, je trouve cela un peu étrange… Pour nous, le fait que Martine Aubry soit candidate à la Présidentielle est un gage d’application du projet socialiste.

A côté de ça, elle a une expérience ministérielle importante et est la mère des 35 heures – l’une des principales avancées sociales de ces dernières années. Pour nous comme pour elle, l’un des points majeurs du projet socialiste se trouve dans la création de 300.000 emplois-tremplin. Pourquoi cette priorité ? Car la clef du désamour des classes populaires vis-à-vis du PS – et plus largement vis-à-vis de la gauche – réside dans la question de l’emploi et du chômage. Nous n’avons pas su régler la question du chômage des jeunes et aujourd’hui, il faut se remettre dans une spirale vertueuse au niveau de l’emploi.

En quoi se différencie-t-elle de François Hollande ? Par son envergure. Elle a l’envergure d’une femme d’État. Mais attention, même si nous sommes en concurrence aujourd’hui, si François Hollande doit être le candidat des socialistes le 16 octobre 2011 au soir, nous le soutiendrons sans aucun état d’âme. Aujourd’hui, nous pensons que Martine Aubry est la plus compétente, la plus cohérente et celle qui a le plus d’envergure pour battre Nicolas Sarkozy et accéder à la présidence ».

  • Ils soutiennent François Hollande

→ Michel Neugnot, vice-président du conseil régional de Bourgogne et secrétaire départemental du Parti socialiste

 « Le mieux préparé à l’échéance électorale » l « A l’approche de l’échéance présidentielle, il convient de se poser deux questions essentielles : qui est capable de gagner les élections et qui a les compétences pour gérer la France ? En me les posant, j’ai décidé, dès septembre 2010, de soutenir François Hollande.

Pourquoi peut-il gagner l’élection ? Car il s’est mis le premier dans la peau d’un candidat et s’est longuement préparé psychologiquement à cette épreuve. Il se concentre sur cet objectif depuis qu’il a quitté son poste de premier secrétaire du Parti socialiste en novembre 2008 et pour moi, il incarne donc vraiment le combat socialiste. Comme cette échéance est sa seule et unique motivation depuis cette date, il a également l’avantage de pouvoir mener la campagne à son rythme, en dehors de toute contingence, ce qui lui donne la stabilité nécessaire pour mener un tel combat.

D’autre part, il a occupé le poste de premier secrétaire du PS pendant cinq ans sous le gouvernement Jospin et, à ce titre, a participé à tous les choix politiques pris à cette époque : il a donc une vraie expérience en la matière. Enfin, François Hollande a montré sa capacité à rassembler le PS après l’échec du 21 avril 2002. Il a su trouver les voies de l’unité dans une période dramatique : il saura, de la même manière, rassembler les Français ».

→ François Patriat, sénateur et président du conseil régional de Bourgogne*

« Une personnalité rassembleuse » l François Hollande est le meilleur candidat pour mener la gauche à la victoire en 2012. J’ai décidé d’apporter mon soutien à la candidature de François Hollande aux primaires socialistes avec de nombreux autres élus mercredi 29 juin 2011. Lors d’une réunion de 150 élus autour de Pierre Moscovici, nous avons constaté que François Hollande est celui qui apporte aux questions que nous avons posées les réponses les plus en cohérence avec la ligne du programme que nous souhaitons pour la France.

Ses qualités d’homme d’Etat, ses compétences, son expérience, sa capacité de rassemblement en font le meilleur candidat pour l’emporter dans une bataille présidentielle décisive pour l’avenir des Français.  Je ne doute pas que de nombreux soutiens venus de nos rangs vont suivre dans les jours qui viennent. Il faut maintenant se tourner vers tous les socialistes, tous les sympathisants de gauche, tous les républicains et tous les Français qui souhaitent l’alternance. Il faut les convaincre par des propositions fortes, afin qu’ils viennent nombreux voter aux primaires socialistes pour apporter leur soutien à François Hollande et lui donner l’élan qui le portera à la victoire en 2012″.

→ François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon**

« Hollande a la stature homme d’État » l « La percée de François Hollande dans les sondages est le fruit de son travail et le résultat de sa quête pour convaincre les Français qu’il peut être le président de la République dont le pays a besoin. Nous étions peu nombreux à y croire, il y a un an. Aujourd’hui, sa personnalité et son approche suscitent de plus en plus l’adhésion.

Je le soutiens d’abord par amitié, et ça existe en politique. Je travaille avec lui depuis dix ans. Je suis sensible à sa démarche et à ses propositions, notamment pour lutter contre la dérive ultralibérale de l’Europe. François est compétent, connaît bien la France et les Français et il a avec eux une proximité qui sera précieuse. Il a la stature d’un homme d’État. François a été à la tête du premier parti de gauche, il a été associé au gouvernement Jospin. Tout cela en fait un excellent candidat pour aller jusqu’à la victoire, car c’est un long chemin. Enfin, François ne se détermine pas contre les autres, sa démarche est celle du rassemblement. Comme lui, je ne veux rien dire contre les uns ou les autres ».

(*) Dans un communiqué reçu jeudi 30 juin 2011 (Lire ici notre article sur le sujet).

(**) Dans une interview retranscrite sur le site internet de François Rebsamen (Lire ici).

Côte-d’Or : L’été prend ses marques…

Remonter le Mississipi en musique, voir un concert dans un hôtel reconstitué, découvrir l’ordre de la Toison d’Or ou encore prendre une bouchée d’opéra-bouffe avec Offenbach : jusqu’au dimanche 17 juillet, la Côte-d’Or est en pleine effervescence culturelle ! dijOnscOpe a sélectionné les événements incontournables de cette semaine estivale…

  •  Lundi 11 juillet 2011

14h30 – Lever le mystère de la Toison d’Or (Dijon > visite guidée) l Outre les présentations de manuscrits cisterciens du XIIe siècle, la bibliothèque municipale de Dijon, 3 rue de l’École de droit, ressort également pour l’été des documents permettant d’appréhender l’histoire des ducs Valois, en particulier Philippe le Bon (1419-1467). Armoriaux, livres de comptes, de cour et de prières, médailles ou encore monnaies révèlent ainsi qui était vraiment le fondateur de l’ordre chevaleresque de la Toison d’Or.

19h – Prendre un grand bol de blues (Dijon > musique) l Top départ du festival D’jazz au jardin à Dijon avec Fanny and Jurassic blues band, lundi 11 juillet à 19h au parc Darcy… « Inspiré du Rhythm’n’blues de la période dorée avec une connotation tout à fait originale évoquant le british blues boom des années 60 – Éric Clapton, John Mayall -, Jurassic Blues franchit un pas en comptant désormais dans ses rangs une chanteuse à l’énergie débordante, influencée par Koko Taylor, Tina Turner, Etta James et Aretha Franklin« , promet le programme de l’événement…

20h30 – Découvrir des instruments d’une autre planète (Dijon > musique) l Du didjeridoo des Aborigènes d’Australie au hang, instrument inventé en Suisse en 2000, les murs du salon de thé Le Shanti risquent de vibrer de sons inédits, lundi 11 juillet 2011… Une expérience à vivre dès 20h30.

  • Mardi 12 juillet 2011

19h – Passer une soirée de jazz au jardin (Dijon > musique) l Depuis plusieurs années déjà, le Trio Esposito écume discrètement les scènes de la région avec son jazz sensible, délicat, fluide et résolument acoustique. Ces maîtres de l’intimité sortiront donc leurs ambiances feutrées au grand air, mardi 12 juillet 2011 à 19h au parc Darcy.

  • Mercredi 13 juilllet 2011

16h – Rêver sur grand écran (Dijon > cinéma) l Après Kirikou ou encore Azur et Asmar, le maître de l’animation Michel Ocelot revient avec un nouveau film, Les Contes de la nuit. Le synospis ? « Tous les soirs, une fille, un garçon et un vieux technicien se retrouvent dans un petit cinéma qui semble abandonné mais qui est en réalité plein de merveilles. Les trois amis inventent, se documentent, dessinent, se déguisent. Et ils jouent toutes les histoires dont ils ont envie dans une nuit magique »… Une symphonie visuelle en ombres chinoises à découvrir en avant-première au cinéma Eldorado, mercredi 13 juillet à 16h.

19h – Reprendre une petite piqûre de swing (Dijon > musique) l Standards et compositions originales : le groupe de jazz Organ vital est fidèle aux méthodes traditionnelles du jazz… Influencé par Wes Montgomery, Jesse Van Ruller ou encore Jimmy Smith et Melvin Rhyne, le groupe s’installera pour le début de soirée au parc Darcy, pour un concert aux racines du swing…

  • Jeudi 14 juillet 2011

15h – Découvrir les chouchous d’Obama (Beaune > musique) l Le chœur de la Duke Ellington school of the arts, fondé en 1986 à Washington, a déjà un sacré pedigree ! En 2009, ses membres ont été choisis pour participer à la cérémonie d’investiture du président des États-Unis, Barack Obama. Depuis, sa femme les a pris sous son aile et les a régulièrement invités à se produire à la Maison Blanche. En juin 2010, Michelle Obama a encouragé le chœur à exporter son talent à l’étranger. L’ambassade de France aux États-Unis, située à quelques centaines de mètres de la Duke Ellington school of the arts, a entendu le message de la première dame et a décidé d’apporter son soutien à une tournée française pendant le mois de juillet 2011. Le concert, prévu à 15h sur le parvis de la basilique Notre-Dame à Beaune (21), sera donc une occasion unique de découvrir un ensemble de chanteurs américains hors du commun…

19h – Parcourir le Mississipi (Dijon > musique) l Vous rêvez de replonger dans l’ambiance du Dixie Belle, bateau à aube sur lequel Louis Armstrong a composé ses plus grands succès, de Nobody Knows à Basin’ Street Blues en passant par Hello Dolly ? L’expérience sera rendue possible par un moment de conte musical jeudi 14 juillet à 19h au parc Darcy…

  • Vendredi 15 juillet 2011

20h30 – Passer une soirée en mode baroque #1 (Dijon > musique) l Baroque étincelant, baroque raffiné, baroque expressif… Toutes les facettes du genre seront explorées lors du concert de Sylvie Monot et Audrey Dumont, vendredi 15 juillet dès 20h30 à la bibliothèque La Nef, 1 place du Théâtre à Dijon. Un voyage avec Haendel, Pergolèse, Porpora, Purcell et Scarlatti

21h – Passer une soirée en mode baroque #2 (Beaune > musique) l Au même moment, le Festival international d’opéra baroque reprendra ses quartiers à Beaune pour une soirée consacrée au Juditha triumphans de Vivaldi, oratorio en deux parties créé à Venise en 1716… A noter : les airs de Vagaus Umbrae carae, aurae adoratae (« Ombres chéries, brises enchantées ») et Armatae face et anguibus (« Armez-vous de vos torches et de vos serpents ») font partie des plus grands chefs-d’oeuvre du compositeur. A vivre dès 21h en la basilique Notre-Dame.

21h – Philosopher sur le thème du courage (Dijon > débat) l Samedi 16 avril 2011, les francs-maçons de Dijon invitaient la philosophe Cynthia Fleury à livrer sa vision du courage (Lire ici notre article sur le sujet). Trois mois plus tard, la réflexion continue au salon de thé Le Shanti, 69 rue Berbisey à Dijon, pour une soirée philo consacrée à ce thème…

  • Samedi 16 juillet 2011

18h30 – Soutenir le Burkina Faso (Grancey-le-Château > musique) l Depuis 1986, l’association Bourgogne solidarité Sahel travaille à des actions d’aide au développement dans le département de Guéguéré, province du Burkina Faso. Construction d’une pharmacie villageoise, édification de barrages, aide à la réflexion sur l’élevage rationnel et maitrisé du porc ou encore création de troupeaux familiaux sont les actions que l’association a pu y mener depuis sa création. Pour mettre en avant ces actions et recevoir un soutien pour le travail mené au Burkina Faso, l’association Bourgogne solidarité Sahel organise une soirée solidaire samedi 16 juillet à 18h30 à Grancey-le-Château (21), en compagnie des groupes Tri’Jazz et The Lemonfly.

21h – Prendre une bouchée d’opéra-bouffe (Dijon > théâtre) l Dans Le Château en Espagne, Offenbach n’a pas passé son costume de La vie parisienne mais plutôt celui, gai et naïf, de l’auteur des premiers grands succès des Bouffes parisiens… Créé en 1856 pour son propre petit théâtre, Le Château en Espagne raconte « l’histoire de Jeannot et Jeannette, en route pour Paris », commence le programme. Et de continuer : « Ils gagnent leur vie en dansant et en chantant. Lorsqu’ils rencontrent un colporteur qui présente son étal, Jeannot ne peut résister à la tentation et décide d’acheter un billet de loterie qui, espère-t-il, lui permettra de s’offrir toutes ces belles choses. Mais en devenant millionnaire, il perd non seulement Jeannette mais son idéal… ». Ce drame ludique sera joué au théâtre des Feuillants – 9, rue Condorcet – à 21h.

21h – Se souvenir de Georges Brassens (Dijon > musique) l Comme tous les étés, la cour de l’hôtel de Voguë, 8 rue de la Chouette à Dijon, est en pleine effevescence… Après une semaine de festival Dièse, le ton change pour accueillir un spectacle hommage à Georges Brassens, par Renata et Francis Harbulot…

21h – Voyager avec Vivaldi (Beaune > musique) l Deuxième étape du cycle consacré à Antonio Vivaldi dans le cadre du festival international d’opéra baroque de Beaune : Orlando furioso, drame en trois actes créé à Venise en 1727… Chef d’oeuvre musical et dramatique, composé par un Vivaldi en pleine maturité lyrique, « Orlando est une pièce éblouissante où se mêlent toutes les formes du théâtre chanté. Le livret, écrit dans un savoureux style poétique et baroque met en scène l’Amour, la Folie et la guérison d’Orlando à travers les amours de Bradamante et de Ruggiero, d’Angelica et de Medoro, précise le programme. Un voyage émotionnel à vivre dès 21h dans la cour des Hospices de Beaune…

  • Dimanche 17 juillet 2011

21h – Voir revivre Farinelli (Beaune > musique) l Après l’événement que fut la recréation en première mondiale de Béllorophon de Lully l’été dernier à Beaune, Christophe Rousset et ses Talens Lyriques reviennent avec une invitée de luxe, Ann Hallenberg, pour fêter leurs vingt ans. Pour célébrer avec faste cet anniversaire, Christophe Rousset a choisi de revenir sur l’un des projets phares de ses débuts : la bande-son du film Farinelli, il castrato, réalisé en 1993 par Gérard Corbiau. Un film à succès qui a permis de faire découvrir à un large public l’univers des castrats, et plus particulièrement l’histoire de Carlo Broschi, mieux connu sous le nom de Farinelli… Au programme de cet hommage : des airs de Haendel et de Nicola Porpora à écouter dès 21h à la Basilique Notre-Dame de Beaune, en Côte-d’Or….

Le Creusot (71) : Naissance du tramway de Dijon chez Alstom…

Perpétuant son passé de ville ferroviaire, Dijon accueillera les premières rames du futur tramway à partir de janvier 2012. Si la phase de test dit « à blanc » ne débutera qu’en mars, leur construction est déjà en marche et une rame a d’ores et déjà été livrée à l’usine de La Rochelle, en Charente-Maritime. Or ce tramway aura une histoire toute particulière pour les Bourguignons puisque les bogies – pièces maîtresses permettant le contact entre le rail et le wagon -, sont de fabrication régionale. Vendredi 08 juillet 2011, une délégation de la communauté d’agglomération dijonnaise se rendait ainsi aux usines Alstom du Creusot, en Saône-et-Loire, pour découvrir le procédé de fabrication…

Sous l’œil bienveillant du « voisin »…

Sous leurs combinaisons de protection, les ouvriers du site creusotin d’Alstom, en Saône-et-Loire, ne chôment pas. Chaque année en moyenne, 2.000 bogies – de TGV, de métro ou de tramway – et 20.000 amortisseurs sortent de l’usine. Ceux de Dijon suivent déjà la même voie. « Nous avons fait un bon choix », conclut André Gervais, adjoint du Grand Dijon délégué au transport, en quittant le site. En réalisant un groupement de commandes avec la communauté urbaine de Brest métropole océane, le Grand Dijon a en effet réalisé une bonne opération en s’offrant le luxe de pouvoir choisir parmi quatre dossiers, dont celui d’Alstom : « Le groupe basque Caf qui domine le marché d’Amérique du Sud et d’Afrique du Nord, Bombardier, un groupe à capitaux canadiens, Stadler, implanté en Allemagne et Alstom avec des usines au Creusot pour la forge, à Ornans (25) pour les moteurs et à La Rochelle (17) ou Valenciennes (59) pour le montage », énumère l’élu, qui note le caractère exceptionnel d’un si fort taux de réponse. Les économies à la clé ne sont pas négligeables puisqu’elles ramènent le prix d’une rame de 2,6 à 2,05 millions d’euros.

Sur le site du Creusot depuis 1836, le géant du matériel ferroviaire qui emploie 585 salariés – 42% d’opérateurs, 34% d’administratifs et techniciens, 24% d’ingénieurs et cadres -, se tenait dans un mouchoir de poche avec ses concurrents. « Nous avons privilégié l’économie régionale, reconnait tout de même l’adjoint délégué au transport, car c’est un matériel fiable et de qualité, avec une maintenance facile à faire. Ainsi les pièces détachées n’ont pas à traverser le globe en cas de renouvellement et de problème. La pièce essentielle du tramway dépend de fournisseurs locaux ». Et Jérôme Wallut, directeur général d’Alstom transport France, d’ajouter « qu’un emploi en France chez Alstom transport, c’est trois emplois chez les sous-traitants », soit quasiment 27.000 personnes animant la filière pour un chiffre d’affaires de 5,6 milliards d’euros au cours de l’exercice 2010-2011.

Un site qui recrute

Regroupant à la fois les cols blancs et les cols bleus sur le même site, Le Creusot est en quelque sorte le centre mondial d’excellence du groupe en matière de bogie : de la conception à la finalisation, en passant par la réponse aux appels d’offres, la recherche et développement ou le service après-vente, l’ensemble des ressources humaines et techniques nécessaires au développement du procédé se concentre sur le site. « Nous sommes quelque part voisins ou cousins », introduit Romain Bruniaux, directeur de l’établissement, avant de revenir sur la spécificité même de l’usine qu’il dirige : « Le bogie assure le lien entre le rail et le passager. C’est ce qui permet au train de rouler, d’accélérer, de freiner et c’est aussi ce qui permet aux passagers de se sentir bien. En quelque sorte, il s’agit d’un élément sécuritaire tout en étant très important pour le confort ».

Pour les métros, les trains régionaux, la grande vitesse, les locomotives, la gamme est très vaste et vise l’ensemble des pays. Ainsi, le site gère actuellement quarante projets en fournissant des bogies pour le métro de Panama – 57 voitures -, le tramway de Casablanca – 74 rames -,les trains régionaux Régiolis – 165 rames -, et bien sûr le tramway de Dijon – 32 rames. Le site du Creusot peut même se targuer d’avoir un carnet de commandes plein pour les quatre prochaines années. Le site a donc de beaux jours devant lui et recrute soixante personnes comme l’assure le directeur: « nous avons embauché 30 CDI cette année, des ingénieurs, des cadres et des ouvriers, et une trentaine de nouveaux contrats seront signés l’année prochaine, essentiellement des ingénieurs ».

Un 3.000ème bogie, spécialement pour Dijon !

Avec 22% du marché mondial, Alstom propose la gamme de tramways la plus complète du marché. Pour comprendre le succès de cette « saga », comme la prénomme Romain Bruniaux, il faut remonter à une dizaine d’années. En 1997, une équipe a l’idée de concentrer les efforts de recherches et développement sur la création d’un produit à plancher bas intégral ! Une innovation qui va de soit aujourd’hui, mais qui place la firme française sur le devant de la scène. « À l’époque, le concepteur ne devait pas penser que l’on serait là pour célébrer la fabrication du 3.000ème bogie de ce type ! », poursuit le directeur du site. 400 modèles « Arpège » sont sortis l’année 2010 ; 600 devraient sortir en 2011.

« Dans le contexte actuel, nous sommes convaincus que ce 3.000ème bogie était un événement important et qu’il fallait le marquer, explique pour sa part Jérôme Wallut, directeur général d’Alstom transport France. Nous avons honoré et remercié les compagnons et les agents qui travaillent sur la ligne d’assemblage ». Le tramway Citadis, choisi par le Grand Dijon et la communauté urbaine de Brest, transporte actuellement quatre milliards de passagers à travers le monde. À ce jour, 1.567 modèles – sans le contrat de Bordeaux signé le 13 juin 2011 (En savoir plus ici) – ont été commandés par 36 villes, ce qui représente plus de 4.000 bogies « Arpège ». « C’est une grande fierté, poursuit Jérôme Wallut, et malgré la concurrence féroce, l’excellence industrielle française nous force à être compétitifs, à avoir des produits toujours plus innovants ». 800.000 euros par jour sont ainsi dépensés dans la R&D transports par l’entreprise…

Les premiers essais en mars 2012

Avant que les travaux atteignent leur paroxysme durant l’été, profitant de la baisse de trafic dans les rues de Dijon, une nouvelle étape est marquée avec la visite de la délégation dijonnaise dans l’usine. Dès le mois de septembre 2011, les travaux du boulevard Trimolet, à Dijon, devraient être finis, et le 07 octobre 2011, le boulevard Clémenceau retrouvera lui aussi une certaine quiétude. « Dijon est une ville qui s’est développée par le passé et qui évolue aujourd’hui avec le chemin de fer », explique André Gervais. « Nous sommes donc très attachés à la SNCF, mais aussi à l’industrie et en ça, la Bourgogne est un fer de lance de la métallurgie, avec le nucléaire, le matériel ferroviaire et l’automobile ». Le matériel ferroviaire a d’ailleurs cette particularité d’être excédentaire dans la balance commerciale, une chose rare tandis que le déficit commercial s’est encore creusée en mai 2011 pour atteindre un nouveau record à 7,422 milliards d’euros.

220 entreprises travaillent actuellement sur le chantier du tramway. 150 sont Dijonnaises et Côte-d’Oriennes, mais la Saône-et-Loire n’est pas en reste : outre les bogies, les barrières couleur cassis et les traverses sont fournies par des entreprises du département. « Qu’est-ce que quelques minutes de retard par rapport aux 10.000 emplois créés par le chantier et aux 300 jeunes en insertion ? », demande l’élu du Grand Dijon. « À partir du mois de janvier 2012, les rames vont commencer à arriver – contrairement aux envies de l’agglomération, les rames, en provenance de La Rochelle ne seront pas livré par voie ferroviaire, mais en camion – et à partir de fin février, début mars, les essais vont débuter ». La machine en elle-même sera testée, puis viendra le temps de la marche à blanc : les tramways seront dans une configuration normale mais ils circuleront sans prendre de passager. Un organisme de contrôle national donnera alors l’autorisation d’exploiter.

Côte-d’Or : Un radar pédagogique peut cacher un radar fixe…

En Côte-d’Or, selon la préfecture de Bourgogne, 259.694 infractions ont été relevées sur l’ensemble de l’année 2010, dont 203.617 par les radars fixes et 56.077 par les radars mobiles. Suite à une réunion de concertation organisée jeudi 16 juin 2011, la préfète de la région Bourgogne, Anne Boquet, a donc confirmé l’installation de deux premiers panneaux pédagogiques, entrés en service vendredi 08 juillet 2011.

A noter que ces deux panneaux, situés avenue du Premier consul à Dijon – dans le sens Plombières-lès-Dijon > Dijon – et sur la RD 905 – dans le sens Auxonne > Genlis -, annoncent deux nouveaux radars fixes activés depuis cette même date. Rappelons qu’en moyenne, 711 infractions sont constatées par jour sur les routes du département ; 8,15% d’entre elles concernent des dépassements de vitesse supérieurs à 20 km/h…

Bourgogne : La fibre optique pour (presque) tous en 2025 !

Avez-vous la fibre ? Peut-être pas encore… Car la Bourgogne est résolument à part dans le déploiement du très haut débit. Si Orange a annoncé vouloir débuter la couverture de l’agglomération de Dijon début 2011, le reste du territoire régional reste encore à la marge. Le conseil régional de Bourgogne va donc décliner un plan spécial dans chaque département pour couvrir, d’ici 2025, 90% du territoire de la région…

La fibre pour relancer la bataille des débits

En juin 2009, la région Bourgogne a entamé un premier programme pour réduire la fracture numérique. L’objectif était alors de passer de 60% de Bourguignons connectés à 92% de couverture, soit un gain de plus de 30 % (En savoir plus ici sur le site du conseil régional de Bourgogne). En effet, l’inégalité du territoire à l’accès au haut débit est encore flagrante et la technologie Wimax a été retenue – en obtenant dès 2006 une licence auprès de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes – pour y subvenir. À l’époque, le conseil régional de Bourgogne préparait déjà une seconde étape qui, avec une boucle régionale de fibre optique, permettra d’améliorer encore les taux de couverture, les services rendus et d’offrir le très haut débit. Réalisé sous forme de Délégation de service public (DSP) d’une durée de 10 ans, le réseau a concerné la Côte-d’Or, la Saône-et-Loire et l’Yonne, la Nièvre étant en cours de déploiement.

« Pour ce qui est de la délégation de service public de la région, précise-t-on du côté des services, le déploiement touche à sa fin. Aujourd’hui, nous devrions avoir 122 stations : cent sont construites, neuf restent à positionner définitivement, cinq sont en construction et six qui font l’objet d’emplacement ». Plus de 1.450 abonnés ont été enregistrés en Bourgogne : 300 en Côte-d’Or, 900 en Saône-et-Loire et 250 dans l’Yonne, premier point d’une migration vers le très haut débit. « Le Wimax permet d’atteindre le haut débit, précise-t-on du côté du conseil régional, c’est-à-dire d’un ADSL basique à 512 Kbits à un débit variant entre deux et huit mégabits. Avec un débit avoisinant actuellement les deux mégas, il devrait y avoir sans doute une montée en débit dans les prochains mois. Avec le passage à la fibre optique, nous engageons une sorte de révolution, car nous passons à 50 voir 100 mégabits ».

Des partenariats à la carte

La technologie actuelle n’était donc qu’une étape dans le plan de développement et de déploiement du conseil régional. Ce dernier, mis en place sur plusieurs années, permet de compléter les plans menés par les opérateurs privés sur certaines zones : En Bourgogne, seul France Télécom s’est déjà déclaré pour couvrir une partie du territoire. Ainsi, le 21 octobre 2010, Bruno Janet, directeur des relations avec les collectivités locales de France Télécom, Yves Parfait, directeur du projet « La fibre d’Orange« , Véronique Morlighem, directrice régionale de France Télécom Bourgogne et François Rebsamen, sénateur-maire de la Ville de Dijon, dévoilaient le projet d’implantation de cette technologie permettant un échange d’informations par internet dix fois plus rapidement qu’avec un ADSL classique. Au cours de l’année 2011, une partie des habitants des secteurs Toison-d’Or, Fauconnet, Maladière, Montchapet, Gare, Port-du-Canal, Parc Poussot, Centre-ville nord-est et Montmuzard bénéficieront ainsi de services « très haut débit ».

Si à l’époque, le sénateur-maire de la ville s’était réjoui de cette annonce, il avait aussi noté l’enjeu stratégique qu’un tel investissement représentait. Mais ces initiatives privées ne concernent que les zones urbanisées dites rentables c’est-à-dire les agglomérations de Dijon ou encore de Chalon-sur-Saône, Auxerre et de Nevers. Le rôle de la région serait dès lors de compléter l’effort des communes pour assurer un développement plus équitable de la technologie sur son territoire. « France Télécom a affirmé ne pas vouloir se mobiliser sur le reste du territoire et si aucun opérateur privé n’y va, il va falloir que la puissance publique investisse ». Ceci se fera sous forme de partenariat pour que la région ne supporte pas seule le coût.

90% de la population couverte

Dans la Nièvre, un syndicat a déjà déployé une partie de réseau et l’objectif de la région sera alors de prolonger les voies pour amener ceui-ci jusqu’au domicile. Lors de la dernière session du conseil régional de Bourgogne (Lire notre article ici), Pascal Grappin, maire de Villebichot (21) et conseiller régional UMP, a évoqué la possibilité que le syndicat intercommunal d’électricité de Côte-d’Or (Siceco) se porte maître d’ouvrage en lieu et place d’un conseil général par exemple. « Il y a un consensus entre l’État en région Bourgogne et le conseil régional, poursuit-on du côté des services. C’est de penser que la stratégie de cohérence régionale d’aménagement numérique doit élaborer un réseau avec une pertinence départementale et non pas au niveau d’une agglomération ou d’une communauté de communes ».

L’objectif, d’ici 2017, serait de couvrir 50% de la population et 90% en 2025. Les cartes, qu’elles soient pour une possible expérimentation ou pour financer un projet de déploiement, n’ont pas encore été communiquées car des réunions sont encore en cours entre François Patriat, sénateur et président de la région Bourgogne, Christian Paul, député et conseiller régional et les différents départements pour connaître les positions de chacun. Matériellement et en terme de caractère opérationnel, la Nièvre a cependant un coup d’avance car elle dispose déjà de sa fibre départementale. Si elle décide de se lancer, l’accompagnement sera donc plus rapide…

Un investissement de 880 millions…

À l’échelle du Grand Dijon, la région de ne devrait pas débourser un euro : « Dans le cadre de la déclaration d’intention qui a été signée par France Télécom auprès de l’État, ils se sont engagés à le faire d’ici 2020 », précise-t-on à l’hôtel de région. Pendant les neuf années qui arrivent, un droit d’exclusivité a été donné à l’entreprise privée par l’État mais si au-delà de 2020, la couverture n’est pas assurée, les collectivités ou un autre opérateur prendront le relais. En revanche, à l’échelle de la région, l’investissement global est conséquent : 956.000 lignes seraient nécessaires pour couvrir 90% du territoire. Avec le poids des agglomérations, France Télécom prendrait à sa charge 40% du contrat soit 386.000 lignes et l’initiative publique devrait débourser 880 millions d’euros pour la réalisation de 570.000 lignes.

Des recettes tomberont avec la location du réseau qui permettrait de couvrir 220 millions d’euros abaissant le budget d’investissement à 660 millions d’euros. À ce stade, l’État devrait participer à 35 ou 40% du financement, laissant 440 millions aux collectivités locales. Pour les 10% du reste de la population, le coût d’acheminement de la fibre optique est tel qu’il est préférable de considérer qu’une solution satellitaire, de haut débit, est plus économique ! Pour l’acheminement direct de la fibre au logement – la technologie FTTH permet à chaque abonné de disposer de sa propre fibre de chez lui jusqu’au nœud de raccordement optique (NRO) équipé par son fournisseur d’accès – l’investissement s’élèverait à 75 millions d’euros hors aides de l’État. Un coût relativement faible, dont 35% sera pris en charge par France Télécom, qui permettra d’équiper 50% des habitants de la région…

Ch.Europe : Charles Rozoy se couvre d’or !

Après avoir battu le record d’Europe du 100m papillon le matin, le nageur dijonnais Charles Rozoy a conservé son titre européen  sur sa distance de prédilection.

 

En lice ce jeudi pour le 100m papillon, sa discipline phare, le nageur handisport dijonnais Charles Rozoy s’est illustré d’entrée en établissant un nouveau record d’Europe (1’01′ ’66) en qualifications. Il a battu son propre record de 31 centièmes de seconde, devançant très largement ses adversaires – l’Espagnol Jaime Bailon Galindo et le Hongrois Ferenc Csuri – de plus de quatre secondes.

 

Logiquement favori de la finale après cette démonstration de force, il a surclassé ses adversaires en signant un chrono de 1’01’ ’78. Rozoy a devancé les Russes Denis Tarasov et Mikhail Sidnin de plus d’une et trois secondes.

 

Rappelons qu’il a terminé quatrième sur 50m nage libre et qu’il est monté sur la troisième marche du podium aves ses coéquipiers du relais 50m nage libre (voir en cliquant ici).