Archive | 11 juillet 2015

Mort d’Omar Sharif : Lawrence d’Arabie, Le Docteur Jivago…

Omar Sharif, en 2014.

On avait appris il y a quelques mois qu’il était atteint de la maladie d’Alzheimer. L’acteur légendaire a disparu, laissant derrière lui une grande carrière et sa passion pour les jeux.

Le Docteur Jivago n’est plus. C’est avec une grande émotion que le monde entier a appris la mort d’une icône du cinéma, Omar Sharif, qui a succombé ce vendredi 10 juillet 2015 à une crise cardiaque, selon son agent londonien. Il avait 83 ans et souffrait de la maladie d’Alzheimer. Son petit-fils, Omar Sharif Jr., enfant de son fils unique Tarek, avait posté récemment une tendre photo le représentant avec son grand-père ; une photo en commentaire de laquelle il remerciait ce soir le public pour toutes les prières et les marques de soutien adressées à sa famille, confiant combien le défunt va lui manquer.

Né à Alexandrie en 1932, Omar Sharif, Michel Chalhoub de son vrai nom, venait d’une famille d’origine libanaise, fils de Joseph Chalhoub, marchand de bois précieux, et de Claire Saada, et a été élevé dans le rite grec-catholique melkite. A 11 ans, sa mère, le trouvant trop gros, l’a envoyé dans une école anglaise, le Victoria College d’Alexandrie, dans l’espoir qu’il y soit moins tenté par la nourriture. Il y apprendra les mathématiques, la physique, le français ainsi que cinq autres langues, qu’il parlait plus ou moins couramment : l’arabe, l’anglais, le grec, l’italien et le turc. Mais s’il revient diplômé en mathématiques et en physique de l’Université du Caire, il travaillera avec son père dans un premier temps, puis tentera d’apprendre le métier d’acteur à la Royal Academy of Art de Londres, un choix qui bouleversera à jamais sa vie.

Le réalisateur Youssef Chahine, égyptien lui aussi, le fait jouer dans Le Démon du désert (1954) et Michel Chalhoub décide d’opter pour le nom de scène Omar El Sharif. Le cinéaste et l’acteur se retrouveront dans Les Eaux Noires – présenté au Festival de Cannes – face à la star égyptienne Faten Hamama (également disparue cette année), qui deviendra sa femme. Pour elle, il se convertira à l’islam. Séparés en 1966, il reviendra au christianisme après leur divorce en 1974 selon Al Jazeerah, mais confiera des années plus tard « se sentir agnostique« . Ensemble, ils ont eu un fils, Tarek, né en 1957. Son seul et unique enfant.