Archive | 23 juin 2015
Décès de l’actrice italienne Laura Antonelli

Triste nouvelle pour les cinéphiles : l’actrice Laura Antonelli, 74 ans, a été retrouvée morte ce lundi 22 juin à son domicile de Ladispoli, à une quarantaine de kilomètres de Rome, nous apprennent nos confrères du Parisien. Les causes du décès n’ont pas été révélées. Elle avait tourné avec de très grands noms du cinéma italien comme Luchino Visconti, Dino Risi, Ettore Scola et Luigi Comencini et avait été la compagne de Jean-Paul Belmondo.
Le 28 novembre 1941 à Pula en Istrie, Laura Antonaz, son vrai nom, débute sa carrière dans un feuilleton western très populaire, Carosello, avant d’obtenir ses premiers petits rôles au cinéma dans la seconde moitié des années 1960. Après quelques premiers rôles notables, elle devient très célèbre grâce au film Malicia de Salvatore Samperi en 1973. Pour ce rôle, elle remporte le Calice d’or de la meilleure actrice.
En Italie, elle tourne désormais pour des maîtres tels que Dino Risi (Sexe fou, 1973 et Les Derniers Monstres, 1982), Ettore Scola (Passion d’amour, 1981), Luigi Comencini (Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas ?, 1974) et Luchino Visconti (L’Innocent, 1976). La France également courtise cette brune élégante. Elle apparaît dans Sans mobile apparent (1971) de Philippe Labro, Les Mariés de l’an II (1971) de Jean-Paul Rappeneau ou Docteur Popaul (1972) de Claude Chabrol. Sur ces films, elle rencontre un certain Jean-Paul Belmondo dont elle tombe amoureuse. L’actrice quitte son époux, le producteur italien Enrico Piacentini, pour vivre à Paris avec le Magnifique. Leur histoire d’amour, passionnée et orageuse, durera de 1972 à 1980.
En avril 1991, la carrière de Laura Antonelli prend fin brutalement. Trente-six grammes de cocaïne sont retrouvés dans sa villa. En première instance, elle est condamnée pour trafic de drogue à trois ans et six mois de prison. Ce n’est qu’en 2000 que la cour d’appel de Rome l’acquitte des accusations de trafic et ne retient que la détention à usage personnel. Entre-temps, Laura Antonelli a confié son visage à un chirurgien esthétique dont les injections de collagène auront des effets catastrophiques. L’actrice fait une réaction allergique dont elle garde des séquelles. Laura Antonelli traîne en justice son médecin et les producteurs d’un film qui l’avait obligée à subir ce traitement, elle sera finalement déboutée. En grande détresse psychologique, elle est internée mais n’abandonne pas le combat. Avec son avocat, elle porte plainte contre le ministère de la Justice. Le 23 mai 2003, elle obtient gain de cause et une indemnité de 108 000 euros.
Depuis longtemps déjà, elle vit recluse. En 2003, un journaliste qui parvient à l’avoir au téléphone s’entend répondre : « Laura Antonelli n’existe plus. » Depuis quatre ans, elle vivait à Ladispoli. Dans une interview accordée au journal local en 2012, celle qui fut Laura Antonelli confiait qu’elle appréciait beaucoup le soutien de la communauté religieuse de Ladispoli et la discrétion de ses habitants.
Juan José Estrada : Mort à 51 ans de l’ancien champion de boxe, poignardé…
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La famille de la boxe est en deuil. Ancien champion du monde dans la catégorie super-coq, Juan José Estrada est mort hier, dimanche 21 juin, à Tijuana (Mexique), dans sa ville natale. Âgé de 51 ans, l’ex-boxeur surnommé « Dynamite » a été poignardé au cours d’une dispute familiale, racontent L’Équipe et l’AFP…
C’est un triste et brutal dernier round qu’a vécu Juan José Estrada. L’ancien boxeur, devenu éboueur en Basse-Californie (Mexique), a été assassiné. D’après L’Équipe, l’ex-champion du monde aurait été emmené dans une pharmacie dans la matinée de dimanche. Mais, grièvement blessé à l’arme blanche, il serait mort avant l’arrivée des secours. « Il y aurait eu une dispute chez lui avec des proches qui l’auraient blessé, vraisemblablement avec un couteau« , aurait indiqué un enquêteur. Le coupable n’aurait toujours pas été interpellé pour l’instant selon la justice locale.
Juan José Estrada était bien connu chez les amateurs de boxe des années 80. En 1987, « Dynamite » avait décroché le titre de champion du monde WBC puis le titre WBA l’année suivante, dans la catégorie super-coq. Le Mexicain raccrochera les gants avec un bilan de 36 victoires – dont 30 par KO – et 11 défaites en 47 combats.
Malheureusement, comme d’autres boxeurs avant lui, à l’instar d’un certain Fabrice Bénichou en France, Juan José Estrada a connu une véritable descente aux enfers après sa retraite des rings. Il connaîtra des démêlés avec la justice et sera emprisonné en 2005 dans une affaire de drogue. En Basse-Californie, l’ancien boxeur travaillait désormais comme ramasseur d’ordures à l’université.
