Archive | 29 janvier 2013

Alain Delon à coeur ouvert sur Florence Cassez, Depardieu, l’argent des acteurs

Alain Delon et Gérard Depardieu le 4 février 2009

Monstre sacré du cinéma, Alain Delon va
longuement s’exprimer, non pas à propos d’un film, mais d’un combat, celui de
Florence Cassez. Le 23 janvier, après sept ans enfermée dans une prison
mexicaine, la Française apprenait sa libération
immédiate
et absolue ordonnée par la Cour suprême du Mexique. Une nouvelle
qui a ravi
l’acteur Alain Delon, partageant son enthousiasme au micro de BFM
TV, abordant aussi d’autres sujets comme l’affaire
Depardieu
ou encore le salaire des acteurs.

Alain Delon a accordé une interview exceptionnelle à BFM TV pour l’émission 7 jours BFM le 26 janvier, interrogé par le journaliste Thomas Misrachi. Depuis son domicile, la star de 77 ans a commenté l’actualité récente, et donc bien évidemment, la libération de Florence Cassez. « Cette libération, […] je l’ai vécue très heureusement pour elle, je suis fou de joie. C’est quelqu’un qui le mérite tellement. […] Grâce au nouveau président de la République du Mexique, les choses se sont un petit peu calmées et détendues. » Très prévenant, Alain Delon s’est aussi inquiétée de l’exposition médiatique de Florence Cassez à son arrivée en France : « C’est difficile quand on sort comme cela, qu’on arrive et qu’il y a des caméras partout. Moi cela ne me surprend pas, j’ai l’habitude. […] Mais elle a une force de caractère incroyable. Je l’avais au téléphone très souvent à la prison, presque tous les jours. »
Au fil de leurs conversations, Alain Delon et Florence Cassez ont noué une belle complicité, lui qui a participé à la vente aux enchères en juin au profit de l’association Florence innocente : « Et puis j’oserais même avouer que quelques fois, c’est elle qui m’a relevé les bretelles. Je trouvais cela extraordinaire. Pour elle, on se parlait comme si elle était au Mexique et moi à Paris. » L’engagement du comédien est né alors qu’il était invité par le festival de cinéma d’Acapulco : « Un monsieur que je ne connaissais pas est venu me dire, ‘J’ai un message d’une amie commune’, je lui ai dit ‘merci, donnez-moi cela’. C’était un message de Florence Cassez. Je lui ai dit on va arranger tout, tout de suite, je m’occupe d’elle et je veux l’avoir au téléphone tous les jours. » Désormais libre, Florence Cassez n’a pas encore reçu la visite d’Alain, qui préfère la laisser avec ses proches et ne pas leur voler la vedette. Il n’aura pas de conseil à lui donner à présent, mais lui qui a été en prison lorsqu’il était militaire, il connaît le prix de la liberté.

 

Louant le caractère exceptionnel de Florence Cassez, il n’envisage pas pour autant de faire de son histoire un film : « C’est quelque chose qui me gêne et qui me fait horreur. C’est la preuve que le cinéma aujourd’hui n’est plus ce qu’il était avant. On manque de scénario, de scénariste, on manque d’histoire. On fait des films sur DSK, sur l’affaire Bettencourt mais c’est tout ce que vous avez comme idées pour faire du cinéma ? »
Au cours de cet entretien, Alain Delon ne consacrera pas beaucoup de place à Depardieu, son exil fiscal et autres pérégrinations en Russie, estimant qu’il n’y avait pas lieu de réagir : « D’une parce que c’est Gérard et sa décision, c’est son souhait, c’est ce qu’il a voulu donc je respecte. Et puis moi, j’ai la double nationalité franco-suisse. Donc je crois qu’il vaut mieux dans ces cas-là la fermer. » De même pour la polémique sur le salaire des acteurs, qu’il résumera à sa façon : « Les gens ne peuvent pas comprendre entre ceux qui sont acteurs, entre ceux qui sont intéressés et ceux qui sont producteurs ou scénaristes. […] Mais c’est tellement rien à côté des footballeurs. »