Archive | mars 2011

Décès à 79 ans d’Elizabeth Taylor, l’une des dernières légendes d’Hollywood

L’actrice Elizabeth Taylor, l’une des dernières légendes de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, est morte mercredi à l’âge de 79 ans à l’hôpital où elle avait été admise il y a six semaines pour des problèmes d’insuffisance cardiaque.

« L’actrice légendaire, la femme d’affaires, la courageuse militante Elizabeth Taylor est morte paisiblement aujourd’hui à l’hôpital Cedars-Sinaï de Los Angeles », a annoncé un communiqué de son agent.

« Elle était entourée de ses enfants, Michael Wilding, Christopher Wilding, Liza Todd et Maria Burton », ajoute le communiqué, précisant qu’elle laisse aussi 10 petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants.

Liz Taylor, aussi célèbre pour sa splendide carrière – distinguée par deux Oscars – que pour sa vie privée agitée et ses huit mariages, avait été admise il y a six semaines à l’hôpital Cedars-Sinaï, à Beverly Hills.

L’actrice souffrait d’insuffisance cardiaque, un problème de santé auquel elle avait été confrontée à plusieurs reprises ces dernières années, a précisé son agent.

Mercredi matin, les fans se sont réunis autour de son étoile sur Hollywood Boulevard, où avaient été déposés des iris violets, de la couleur de ses yeux.

Au long d’une carrière de plus de 50 films, Liz Taylor a contribué de façon « inestimable » à l’industrie du cinéma, a estimé Chris Dodd, pdg de la MPAA, l’association qui réunit les studios d’Hollywood. « Son talent a résisté à l’épreuve du temps et enchanté des générations de cinéphiles », a-t-il ajouté.

Franco Zeffirelli, qui a notamment dirigé l’actrice et son mari Richard Burton dans « La mégère apprivoisée » (1967), a affirmé qu’avec l’actrice, disparaissait « une diva comme il n’en existe plus ». « Des personnes comme Liz n’existent plus parce qu’il est difficile d’émerger avec les films qui se font aujourd’hui et les contes de fées n’existent plus », a-t-il ajouté.

Le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, a salué « la dernière star, comme on dit le dernier empereur, la dernière reine », tandis que Line Renaud, qui partageait l’action de Liz Taylor contre le sida, a rendu hommage à « immense actrice et géante du cinéma ».

Michael Wilding, l’un des deux enfants qu’elle avait eus avec son deuxième mari, a déclaré dans un communiqué: « Ma mère était une femme extraordinaire, qui a vécu pleinement sa vie, avec passion, humour et amour ».

L’actrice légendaire avait fêté son dernier anniversaire, le 27 février dernier, à l’hôpital. Clin d’oeil de l’histoire, c’était aussi le jour des Oscars et Liz Taylor avait fait savoir qu’elle allait regarder la cérémonie à la télévision en famille.

Elle avait aussi affirmé qu’elle soutiendrait le film britannique « Le discours d’un roi », qu’elle aura eu le plaisir de voir remporter quatre statuettes, dont celle du meilleur film.

Des Oscars qu’elle connaissait bien pour en avoir remporté deux au long de sa carrière, pour « Butterfield 8 » (1960) et « Qui a peur de Virginia Woolf? » (1966), où elle partageait l’écran avec son mari Richard Burton.

Liz Taylor, qui avait reçu la somme inouïe pour l’époque d’un million de dollars pour « Cléopâtre » — passé à la postérité pour avoir été l’un des bides les plus retentissants de l’histoire du cinéma — s’était éloignée des écrans dans les années 70, en proie à des problèmes d’alcool et aux turbulences de sa vie privée.

Elle était cependant toujours restée une personnalité très publique, femme d’affaires et militante, notamment dans sa lutte inlassable contre le sida.

Les dernières années de sa vie avaient été marquées par de nombreuses inquiétudes et fausses alertes sur son état de santé.

En 2009, elle avait assisté à Los Angeles aux funérailles de son grand ami, le chanteur Michael Jackson.

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Les jeux sont faits (ou presque ?)…

 

 

  • Aignay-le-Duc (Retrouvez notre face-à-face ici)

Dans ce canton du Nord de la Côte-d’Or, Henri Julien (Initiatives Côte-d’Or) est conseiller général depuis 1970 : pour lui, l’effet « prime au sortant » marche donc à plein ! Le canton serait-il historiquement orienté à droite ? Pas forcément. Son prédécesseur, Louis Armatte, était centriste, et son principal concurrent pour les Cantonales 2011, Richard Hennick (Forces de progrès), atteint tout de même 30,65% des suffrages au premier tour. Avec 45,79%, Henri Julien distance tout de même largement son challenger et un report de voix venant de la liste A Gauche vraiment (8,17%) en faveur de Richard Hennick ne suffirait pas à lui faire obstacle. Sa réélection dimanche 27 mars 2011 ne devrait donc pas être une grande surprise…

  • Arnay-le-Duc (Retrouvez notre face-à-face ici)

Ici, les candidatures des outsiders n’auront pas capté assez de voix pour entraîner un second tour… Pierre Gobbo (Forces de progrès), conseiller général sortant, a emporté la mise dès le premier tour avec 57,90% des voix. Un vrai plébiscite, qui laisse son principal concurrent – Claude Chave, maire d’Arnay-le-Duc – loin derrière avec 29,72%. À noter : depuis 1945, ce canton est tenu par la gauche… 

  • Auxonne (Retrouvez notre face-à-face ici)

Auxonne est le canton qui réserve le plus de surprises pour ce second tour. Tenu par Antoine Sanz (Forces de progrès) depuis 2004, il a fait l’objet d’une bascule tout à fait étonnante puisque dimanche 20 mars 2011, aucun candidat de gauche n’est passé au second tour ! La faute à des débats extérieurs « venus piper le scrutin », remarquait Jean-Claude Robert, chef de file des Forces de progrès, au soir du premier tour… Toujours est-il que la prime au sortant ne fonctionnera pas ici puisque deux nouveaux visages s’opposeront : Raoul Langlois (Initiatives Côte-d’Or), qui a enregistré 23,79% des voix ; et Dominique Girard (Droite modérée), avec 20,65% des suffrages…

  • Beaune Nord (Retrouvez notre face-à-face ici)

A droite sans interruption depuis 1961, ce canton est tenu par Denis Thomas (Initiatives Côte-d’Or) depuis les Cantonales 2004. Presque réélu au premier tour dimanche 20 mars 2011 (49,20%), il devrait pouvoir compter sur l’effet « prime au sortant » tout comme sur le fait que son challenger numéro un, Dominique Mottais, est inscrit sur la liste Front national ; la situation pourrait susciter un « front républicain » en sa faveur… La situation de triangulaire avec la liste Forces de progrès termine de brosser un tableau presque achevé : les voix, face à Denis Thomas, ne vont pas à l’unisson et l’impossible union de ses adversaires devrait lui être profitable.

  • Bligny-sur-Ouche (Retrouvez notre face-à-face ici)

A voir les résultats sur certains cantons, la « prime au sortant » apparaît donc déjà comme la grande gagnante de ce scrutin ! A Bligny-sur-Ouche, le conseiller général sortant, Gabriel Moulin (Forces de progrès), a effectivement remporté le premier tour avec 52,03% des voix, loin devant Pascal Janiszewski (Initiatives Côte-d’Or), qui plafonne à 25%. En poste depuis 1992, Gabriel Moulin a donc encore de beaux jours d’élu devant lui…

  • Dijon IV (Retrouvez notre face-à-face ici)

Sur le canton de Dijon IV, Roland Ponsâa (Forces de progrès), n’a pas dérogé à la règle. Avec 43,17% des suffrages au premier tour, il pourrait lui aussi bénéficier de la « prime au sortant », tout comme d’un ballotage favorable : les voix sont nombreuses à gauche sur le canton, au regard des résultats des autres listes – 6,55% pour le Front de gauche, 2,58% pour la Gauche moderne, 2,10% pour le Parti ouvrier indépendant et, dans une certaine mesure, 9,40% pour Europe écologie-Les Verts et Cap21. Le probable report de voix devrait donc garantir à Roland Ponsâa la victoire… Et le canton rester à gauche, comme depuis 1973.

  • Dijon V (Retrouvez notre face-à-face ici)

A l’image de Dijon IV, le conseiller général sortant du canton de Dijon V, Laurent Grandguillaume (Forces de progrès), n’a pas décroché son siège en raison d’une multitude de candidatures à gauche. Avec 50,31% des suffrages au premier tour, un léger report de voix venant de ces partis devrait lui suffire pour emporter la mise. Dimanche 20 mars en préfecture, certains commentateurs lui avaient même attribué la victoire ! En effet, aucun de ses challengers n’avait alors atteint la barre des 12,5% d’inscrits, indispensables pour passer au second tour…

  • Dijon VI (Retrouvez notre face-à-face ici)

Lors de la première soirée électorale, dimanche 20 mars 2011, les félicitations reçues par François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) laissaient entendre que les jeux étaient déjà faits sur le canton de Dijon VI. Le conseiller général sortant venait de passer le cap du premier tour avec 47,69% des suffrages. Un air de déjà-vu ? Sans aucun doute. Mais la victoire pourrait se révéler plus serrée qu’il n’y paraît : sa principale concurrente, Françoise Tenenbaum (Forces de progrès), pourrait créer la surprise en fédérant des voix de l’Alliance écologiste, d’Europe écologie-Les Verts et Cap21 ou encore du Mouvement républicain et citoyen (MRC)…

  • Fontaine-lès-Dijon (Retrouvez notre face-à-face ici)

Décidément, les conseillers généraux ont vraiment la cote ! A part la surprise du canton d’Auxonne, la plupart des cantons jouent la stabilité : une remarque qui vaut également pour Fontaine-lès-Dijon où Gilbert Menut (Initiatives Côte-d’Or), arrive largement en tête avec 49,37% des voix. Face à lui au premier tour : uniquement des candidats de gauche ou apparentés… Si l’on estime que de nombreuses voix devraient se reporter vers Emmanuel Debost (Forces de progrès) au second tour, le scrutin risque donc d’être plus haletant qu’il n’y paraît… Que dit la « prime au sortant » dans tout ça ? Que le canton est à droite depuis 1973…

  •  Gevrey-Chambertin (Retrouvez notre face-à-face ici) 

     

Voilà un canton où la montée en puissance du Front national a clairement redistribué les cartes… Avec 15,97% des suffrages, Francis Fabin, son candidat, ne passera pourtant pas au second tour. L’effet « prime au sortant » pourra donc jouer librement en faveur de Jean-Claude Robert, chef de file des Forces de progrès (39,77%), qui peut espérer glaner des voix provenant du Front de gauche et d’Europe écologie-Les Verts dimanche 27 mars 2011… Et garder le siège qu’il occupe depuis 1979.

  • Grancey-le-Château (Retrouvez notre face-à-face ici)

 « On appelle ça un train de sénateur ! », s’exclamait dimanche Louis de Broissia, ancien président du groupe Initiatives Côte-d’Or, pour féliciter Alain Houpert… Réélu sur son canton avec 67,55% des voix, le conseiller général a donc bénéficié de deux effets politiques : le « train de sénateur » et la « prime au sortant »… Ca devient compliqué !

  • Is-sur-Tille (Retrouvez notre face-à-face ici)

Dijon VI, Fontaine-lès-Dijon, Gevrey-Chambertin : les cantons où les voix de la gauche se sont dispersées au profit de plusieurs formations politiques sont nombreux. Qu’en sera-t-il à Is-sur-Tille ? Les résultats du premier tour, cette fois, ne sont pas profitables au conseiller général sortant. Ce dernier, Michel Maillot (Forces de progrès), n’a récolté que 33,91% des voix contre 36,76% à son principal adversaire, Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or). Malgré la « prime au sortant », Michel Maillot ne remportera donc le canton qu’en cas de rassemblement de la gauche.

  • Mirebeau-sur-Bèze (Retrouvez notre face-à-face ici) 

A Mirebeau-sur-Bèze, le conseiller général sortant, Louis de Broissia (Initiatives Côte-d’Or), ne se représentait pas aux Cantonales 2011. La « prime au sortant » a donc bénéficié à son successeur, Laurent Thomas… Avec 31,93% des voix, il pourrait tout de même être inquiété par la gauche : Isabelle Lajoux, des Forces de progrès, a enregistré un score de 19,54%, tandis qu’Alain Bardot (A gauche vraiment), recueille 11,05% au premier tour… S’il ne suffit pas d’une simple addition des résultats pour obtenir ceux du second tour, la gauche, de nouveau, pourrait inquiéter la liste Initiatives Côte-d’Or en cas de rassemblement…  

  • Montbard (Retrouvez notre face-à-face ici)

Comme à Is-sur-Tille, la dispersion des voix de gauche a coûté sa « prime » au conseiller général sortant du canton de Montbard… Laurence Porte (Initiatives Côte-d’Or) passe ainsi en tête avec 29,37% des voix tandis que Robert Grimpret (Forces de progrès) la suit de près avec 26,59% des suffrages. Avec le soutien des électeurs du Parti de gauche (10,47%) et du PCF 21 (7,47%), la victoire pourrait de nouveau lui sourire dimanche 27 mars 2011…

  • Montigny-sur-Aube (Retrouvez notre face-à-face ici)

A Montigny-sur-Aube, la gauche n’est pas présente au second tour… Si le conseiller général sortant, Philippe Chardon (Initiatives Côte-d’Or), passe en tête avec 34,60% des voix au premier tour, son challenger, Georges Morin (Divers droite), n’est qu’à un point derrière lui… La droite est donc assurée de remporter le siège du canton. Mais l’opposition à Philippe Chardon, née à gauche pendant son mandat, pourrait toutefois venir en aide à Georges Morin…

  • Nuits-saint-Georges (Retrouvez notre face-à-face ici)

Avec 41% des voix au premier tour, Pierre-Alexandre Privolt (Forces de progrès), est bien conforté dans son siège de conseiller général… Que disent les reports de voix ? Qu’un soutien du FN, plafonnant à 18,48% sur le canton, pourrait profiter au candidat Initiatives Côte-d’Or, Rémi Vitrey, mais qu’il reste très hypothétique. Au contraire, Pierre-Alexandre Privolt pourrait voir son avance confortée par un soutien de la liste A Gauche vraiment, qui a recueilli 5,61% des voix au premier tour…

  • Pontailler-sur-Saône (Retrouvez notre face-à-face ici)

Voilà encore un canton où le FN a mis son (gros) grain de sel dans les résultats. Avec 18,12% des suffrages, il n’a pas empêché Joël Abbey, conseiller général sortant de la liste Initiatives Côte-d’Or, de passer en tête avec 39,23%. Ce dernier devance ainsi de dix points son principal concurrent, Alain Brancourt (Forces de progrès), et devrait pouvoir compter, cette fois, sur l’effet « prime au sortant ».

  • Saint-Jean-de-Losne (Retrouvez notre face-à-face ici)

A Saint-Jean-de-Losne, si la « prime au sortant » a bénéficié à Roger Ganée (Forces de progrès), la vague FN a pour sa part écarté Jean Perrin (Initiatives Côte-d’Or) de la suite du scrutin… Au second tour, la perspective d’un « front républicain » devrait toutefois faire barrage au frontiste Rémi Boursot qui – et c’est une première – talonne de seulement quarante voix son adversaire au premier tour…

  • Saint-Seine-l’Abbaye (Retrouvez notre face-à-face ici)

Sortante, élue avec 57,29% des voix : le verdict est sans appel, Catherine Louis (Initiatives Côte-d’Or) conserve son siège de conseillère générale. La « prime au sortant » a encore frappé !

  • Selongey (Retrouvez notre face-à-face ici)

Dans le canton de Selongey, nous retrouvons le scénario classique observé depuis le début de ces pronostics. Le candidat sortant, Christophe Leloup (Initiatives Côte-d’Or), prend la tête avec 40,83% des voix, talonné par un candidat de gauche, Gérard Leguay (Forces de progrès), qui pâtit d’une dispersion des voix de l’opposition. Un rassemblement de la gauche au second tour pourrait, à Selongey aussi, remettre en cause le concept de « prime au sortant »… Un défi de taille, tout de même, si l’on garde à l’esprit que le canton est à droite depuis 1949.

  • Vitteaux (Retrouvez notre face-à-face ici)

Quand l’on est conseiller général sortant, président du Département et député, la partie peut sembler gagnée d’avance… C’est en tout cas ce que confirment les résultats du premier tour sur le canton de Vitteaux, où François Sauvadet (Initiatives Côte-d’Or), a été réélu avec 55,36% des voix. La « prime au sortant » sera-t-elle donc la grande gagnante des élections cantonales 2011 ? Verdict dimanche 27 mars 2011…