Archive | février 2011

Gendarmerie de Bourgogne : Plongée de l’extrême…

Le travail des plongeurs de la gendarmerie prend une autre dimension dès qu’une enquête judiciaire s’étend sous l’eau. C’est le cas ce jour avec l’affaire Laetitia… », relève la gendarmerie de Bourgogne, qui informe de la présélection des plongeurs de la gendarmerie lundi 31 janvier au lac de Chour en Côte-d’Or dans un communiqué reçu mardi 1er février 2011, évoquant ici le tragique dénouement de la disparition près de Pornic (Loire Atlantique) de Laetitia, une jeune fille de 18 ans dont le corps a été retrouvé démembré dans un étang mardi 1er février (Lire ici l’article de la Voix du Nord sur le sujet). 

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« Il faisait un froid de canard au lac de Chour à Pagny-le-Château et les gendarmes ont du briser une fine couche de glace pour se mettre à l’eau. Le but : présélectionner des candidats plongeurs pour un poste à la brigade fluviale de Saint-Jean-de-Losne (21). Deux candidats et une candidate devaient être suffisamment motivés pour se glisser dans une eau glacée. Le candidat retenu partira en formation à Antibes avant de revenir pour une affectation à la brigade fluviale de Saint Jean-de-Losne. 

Le travail des plongeurs de la gendarmerie prend une autre dimension dès qu’une enquête judiciaire s’étend sous l’eau. C’est le cas ce jour avec l’affaire Laetitia. En effet, les plongeurs, techniciens en investigations subaquatiques (TIS), sont chargés d’effectuer sous l’eau des opérations de police technique et scientifique qui permettront de relever des traces et indices utiles à l’enquête en cours. »

Bourgogne- Franche Comté: Des experts comptables qui travaillent gratuitement?

Formalités administratives, prêts bancaires mais surtout comptabilité… Pas facile de créer son entreprise ! Pourtant, au niveau de l’État, des collectivités territoriales et de leurs partenaires, des aides existent. Dernière en date, celle des experts comptables de Bourgogne–Franche Comté, qui proposent un accompagnement-conseil gratuit aux porteurs de projet. Vendredi 28 janvier 2011, dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Côte-d’Or, l’Ordre des experts-comptables de Franche Comté présentait les grandes lignes du nouveau dispositif, dont le but est aussi de revaloriser l’image du comptable après des entrepreneurs de demain…

12h offertes au créateur d’entreprise !

« Aider à la création d’entreprise est un enjeu majeur pour nous car il s’agit des entrepreneurs de demain. En tant qu’experts-comptables, nous intervenons au quotidien auprès des chefs d’entreprise », estime Éric Corret, expert-comptable, lors de la présentation du nouveau dispositif créer, accompagner la jeune entreprise, vendredi 28 janvier à la Cci de Côte-d’Or, avant de nouvelles réunions prévues courant février dans les autres départements de Bourgogne et de Franche Comté. D’ailleurs, il semble bien que la création d’entreprise ait le vent en poupe…

En effet, malgré un contexte économique global fortement éprouvé par la crise, le nombre de créations d’entreprises a quand-même connu une hausse de 7% pour l’année 2010, d’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Plusieurs structures existent pour accompagner et soutenir les porteurs de projets dans leur démarche, à l’instar du Réseau des boutiques de gestion (BGE). (Lire notre article ici). « Certes, l’important, pour le porteur de projet, est de se faire accompagner mais aussi d’accéder au financement pour démarrer son activité », résume Éric Corret.

Donner une autre image de l’expert-comptable

Avec la mission « Créer, accompagner la jeune entreprise », l’expert-comptable qui désire participer à l’opération « offre au créateur d’entreprise 12h de conseils et d’accompagnement sur la mise en place d’outils de gestion exclusivement ». (En savoir plus ici). Dans la pratique, lors du premier entretien, l’expert-comptable doit impérativement évaluer si le porteur de projet est est prêt ou non à créer son entreprise.

Attention, en cas d’accord, ce dernier doit s’engager à aller jusqu’au bout du parcours d’accompagnement. S’il refuse l’accès au parcours au porteur de projet, il doit lui expliquer pourquoi et le réorienter vers les réseaux consulaires – les chambres de commerce et d’industrie, la chambre d’agriculture, la chambre des métiers et de l’artisanat.

Un mois pour se préparer…

« Notre but est de nous faire davantage connaître des créateurs d’entreprise ; il s’agit aussi de rompre avec l’idée que dès qu’on va chez le comptable, on en sort avec une facture », confie Éric Corret. En prime, le nouveau dispositif « Créer, accompagner la jeune entreprise » propose aussi des services associés pour accéder à des solutions de financement de la part des banques mais aussi auprès d’Oséo, organisme public chargé de soutenir la croissance et l’innovation des petites et moyennes entreprise françaises.

D’autres facilités sont également prévues sur le plan de l’assurance et des outils de gestion. En plus d’Oséo, le conseil régional de Bourgogne et Pôle emploi ont décidé de soutenir le projet. Les experts-comptables soignent ainsi leur image auprès des créateurs d’entreprise et cherchent ainsi à attirer une nouvelle clientèle. Après la Bretagne, l’ordre des experts-comptables de Bourgogne – Franche Comté est le deuxième à mettre en place le dispositif « Créer, accompagner la jeune entreprise », qui devrait entrer en vigueur au 1er mars 2011.

Côte-d’Or : L’irréductible bataille d’Alésia

« La Gaule unie, formant une seule nation, animée d’un même esprit, peut défier l’Univers » : la maxime, gravée sur le socle de la statue de Vercingétorix, sonne comme un symbole de l’identité bourguignonne et même française. Depuis une commande de Napoléon III à Aimé Millet en 1866, l’insaisissable chef gaulois, soumis à l’autorité de Jules César, surplombe la vallée de la Vingeanne, en Côte-d’Or. Du haut de ses sept mètres, se doute-t-il de la nouvelle bataille que se livrent certains archéologues à son propos ? Pas sûr… A quelques semaines de l’ouverture du muséoparc d’Alésia, le grand projet touristique du conseil général, Claude Grapin, conservateur départemental du patrimoine de la Côte-d’Or, livre à dijOnscOpe sa version des faits.

Trois sites, et plus si affinités !

Les passionnés d’Alésia ne manquent pas ! En 2010, dijOnscOpe vous présentait le combat de Danielle Porte, maître de conférence sur les religions et l’histoire romaine au sein de l’Institut d’études latines de la Sorbonne. Se plaçant comme héritière des travaux d’André Berthier, conservateur en chef des Archives nationales entre 1966 et 2000, elle affirmait notamment qu’aujourd’hui, « tout le monde sait qu’Alésia n’est pas à Alise-Sainte-Reine mais on assure sereinement le contraire pour des raisons essentiellement économiques ». Il faut avouer que le muséoparc bourguignon, mémoire du siège de 52 avant J-C qui devrait être inauguré en Côte-d’Or en juin 2011, promet la création de 120 emplois et la venue de 150.000 visiteurs par an, pour un investissement de 52 millions d’euros. Bref, une véritable aubaine pour le site touristique, dont la survie économique est bien difficile.

Pour le conservateur départemental du patrimoine de la Côte-d’Or, Claude Grapin, rien n’y fait : « Avant 1855, l’identification du site d’Alésia ne posait pas de souci mais il en est tout autrement depuis que Napoléon III s’est intéressé à Jules César ». Une petite vingtaine de sites se targuent depuis d’être les lieux de la première bataille de l’Histoire de France. Le débat s’est cristallisé sur les plus célèbres d’entre eux : Alaise dans le Doubs ou Chaux-des-Crotenay/Syam dans le Jura. André Berthier a donc dressé une typologie type du site supposé d’Alésia et retenu le site de Chaux-des-Crotenay, confirmant ainsi les écrits de Dion Cassius, qui situait le siège chez les Sequanes.

D’Alisiia à Alésia

Pourtant, Claude Grapin ne transige pas sur ce sujet et affirme que les preuves sont irréfutables : « 250 ans après le départ de César, Dion Cassius, qui est un compilateur, a résumé le siège d’Alésia et a affirmé que le site était en Franche-Comté ». Mais, l’état des connaissances géographiques et même épistémologiques ne lui aurait pas permis de situer précisément le lieu. Selon lui, la découverte en 1839, sur le Mont Auxois, de la stèle gallo-romaine portant l’inscription en langue gauloise : « Alisiia », proche du nom d’Alaise d’ailleurs, devrait à elle seule sceller l’histoire, d’autant plus que huit tessères – ou jetons de plomb frappés aux noms des Alisienses, les habitants d’Alisiia – ont été découvertes à Alise-Sainte-Reine, tout comme des fragments d’objets en bronze argenté.

« Le naturaliste Pline l’Ancien parle d’Alésia dans son ouvrage consacré à la métallurgie, en expliquant que ce dernier a une spécialité qui consiste à appliquer du plomb blanc à chaud sur des objets en bronze pour prendre l’apparence de l’argent massif. » Pourquoi Pline l’Ancien ne précise-t-il pas la localisation d’Alésia ? Claude Grapin avance le fait que cette référence « s’imposait à ses contemporains ».

3.000 pas… Mais pas en ligne droite !

Néanmoins, la disciple d’André Berthier entend bien prouver le contraire : Chaux serait dérivé de Calmis – « le Mont chauve » – où rien ne subsiste, et viendrait supplanter le nom de la cité, détruit avec elle… Pourtant, aujourd’hui, les autorisations de fouilles ont été suspendues sur le site jurassien. Selon les textes, 95.000 guerriers prenaient place à l’intérieur de cette « très grande cité (…) très peuplée ». « A ceci, on ajoute le reste de la population, les troupeaux, les 15.000 chevaux, et on se rend compte que tenir sur un plateau de 97 hectares pendant un mois et demi est totalement incohérent ». Sachant que les deux rivières baignant les racines de la colline ne sont pas trois ruisseaux tandis que la plaine de 4,5 km n’est pas entourée de collines et s’étend sur plusieurs kilomètres…

Pour Claude Grapin, Jules César aurait utilisé à plusieurs reprises le terme « flumina » pour « désigner des cours d’eau de tailles différentes ». « La plaine est bien de 3.000 pas, soit 4,5 kilomètres », ajoute-t-il, avant de préciser que ce résultat est obtenu… si l’on ne mesure pas le terrain en ligne droite ! De plus, il distingue deux partie sur l’oppidum : « l’urbs » – ou la ville – et « l’arcs », terme qu’il emploi aussi pour le siège de Bourges puis de Besançon, et qui représente une citadelle saillante, quasi inexpugnable.

Les armes et les monnaies en renfort

Alors César pouvait il exagérer les chiffres ? En aucun cas pour Claude Grapin, qui précise que Labiénus, un de ses fidèles légionnaires, était présent et aurait pu les contester. De plus, les récentes fouilles archéologiques aidées des photographies aériennes ont mis en exergue les dispositifs d’encerclement décrits par Jules César. Fossés et circonvallations y apparaissent alors clairement : « Le premier, que César estime entre 14,5 et 16 kilomètres, mesure 14,9 kilomètres, et le second correspond exactement à la description, soit 20 à 21 kilomètres. On discerne bien les camps qui ne sont pas des enclos à bétail car, fait rare, on y aurait retrouvé des toiles de tente ainsi que deux portes équipées du système de clavicula, qui obligeait les assaillants à exposer leurs flancs droits aux défenseurs ».

La multitude des pièges retrouvés sur place (lillia, cippi, stimuli et même des tribuli) est une preuve des plus « pertinentes » alors même que du côté de la défense, Danielle Porte aimait à rappeler qu’en 1964, André Malraux, alors ministre de la Culture, envoyait André Berthier sur le site de Chaux-des-Crotenay avec la mission de « partir à la recherche de notre premier champs de bataille » ! Lieu de bataille, Alésia l’a pourtant sans nul doute été : « Signe d’un événement singulier, ajoute Claude Grapin, 731 monnaies gauloises ayant appartenu à 20% aux Arvennes, aux Sequanes ou encore aux Eduens, ont été collectées ».

Aux théoriciens du complot et de la collecte d’armes ou encore de monnaies pour satisfaire l’empereur, Claude Grapin répond que « c’est faire beaucoup de crédit » aux archéologues de l’époque, « absolument incapables de distinguer les différentes monnaies à l’époque ». Et de saluer la scientificité avec lesquels ces recherches ont été menées dès le Second Empire. Mais si les origines de la première bataille de France en resteront sans doute à la version officielle, l’homme fort du futur muséoparc affirme qu’il ne faut pas juger le lieu du seul fait d’un texte …

LES COQS…

 

C’est l’histoire d’un poulailler où le vieux coq commence à avoir certaines difficultés à satisfaire toutes ses petites poules.

Le fermier décide d’acheter un tout jeune coq.

Le vieux coq s’approche du premier :

« Dis, tu pourras au moins me laisser mes deux poulettes favorites ? »

« Ah mais pas du tout ! tu n’avais qu’a faire ton travail. Elles sont maintenant toutes à moi ! »

« Tu veux pas me laisser une chance ? On pourrait par exemple faire une course. Si je gagne, tu me laisses mes favorites, si tu gagnes elles sont toutes à toi. »

Le jeune regarde le vieux et répond

« Bon, d’accord, mais tu n’as aucune chance »

« Si tu le penses vraiment, tu ne pourrais pas me laisser 10 mètres d’avance, après tout tu as l’avantage de la jeunesse ! »

« D’accord »

Et le vieux se met à courir « humph humph humph… » et parcourt les 10 premiers mètres

Le jeune se met à courir derrière lui « ouf ouf ouf… »

Après 50 mètres le vieux n’a plus que 5 mètres d’avance, après 70 il ne lui en reste plus que 2, à 80 il ne lui en reste qu’un… « humphumphumphumph »

À 90 mètres le jeune est à 5 cm du derrière du vieux « ouf ouf ouf, attends que je t’attrape ! »

Le fermier qui passait par là attrape sa carabine et tire le jeune. En ramassant la dépouille il dit à sa femme

« Ça n’a pas de sacré bon sens ! Ça fait le 5ème coq gay qu’ils nous envoient cette semaine ! »