Sur les traces de Boladé Apithy… Médaillé de bronze en individuel lors des championnats d’Europe d’escrime 2010 à Leipzig, le pensionnaire de l’ASPTT Dijon ouvre la voie à de jeunes pousses. Parmi elles, de nombreuses filles qui participeront dimanche 09 janvier 2011 à la 20ème édition de la Coupe du monde épée dames juniors à Dijon. Si aucune Bourguignonne ne défendra les couleurs de la France, 126 épéistes seront présentes.
Plus d’une centaine de tireuses
Fruit d’une désormais longue collaboration, l’Association sportive de la Poste et France Télécom de Dijon (ASPTT Dijon Escrime) reçoit les meilleures épéistes féminines de la catégorie. Après plusieurs années d’attente, la Fédération française d’escrime (FFE) obtient en 1991 la tenue d’une des manches de la Coupe du monde sur ses terres. Elle délègue alors à Dijon l’organisation de cet événement. Si l’an passé, la ville était la dernière des huit étapes de cette coupe, ne suscitant pas de fait un grand intérêt pour les tireuses internationales, elle en est cette année la quatrième étape, provoquant une explosion du nombre de participantes.
Pas moins de 126 escrimeuses – réparties dans un premier temps en dix-huit poules – se sont donné rendez-vous au Palais des sports Jean-Michel Geoffroy. Vingt-et-une nations, aux premiers rangs desquels figurent la France (19 tireuses) ou encore la Suisse, l’Espagne, l’Italie et les Etats-Unis (avec douze tireuses chacun), seront représentées. Un tel attrait qui s’explique par l’intégration de la compétition dans le circuit européen. En effet, cette compétition a la plupart du temps comme objectif de récolter des points pour une éventuelle sélection en équipe nationale ou pour le championnat d’Europe.
Des jeunes en devenir
Parmi ces jeunes filles, âgées entre 17 et 20 ans, figureront les quatre premières mondiales dont deux Françaises. La Grenobloise Clémentine Fernandez, qui l’avait emporté en 2010, défendra ainsi son titre face à la pensionnaire de l’Association sportive de Bondy (AS Bondy), Lauren Rembi, actuelle deuxième mondiale entre autre. Secrétaire du club, Fabrice Roussel tient à souligner la présence de 27 françaises dans le top 50 mondial, sans pour autant qu’une Dijonnaise ne soit présente.
Le club est pourtant un véritable vivier de jeunes talents : Boladé Apithy, membre de l’équipe de France et sociétaire de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), tout comme Nicolas Rousset lui aussi membre de l’Insep ou encore Valentin Sannier, en sont le symbole. Mais cela ne s’arrête pas là, comme l’explique Fabrice Roussel : « Nous avons différents ados en devenir comme Marion Chevallot, vice-championne de France Juniors ou encore Fabien Gruet Barbier mais aussi des personnes comme Jehanne Mazire, vice-championne du monde des maîtres d’armes ».
La règle de trois ?
Pour cette Coupe du monde, il faudra compter sur dix-huit poules différentes, composées chacune de sept tireuses. Cette compétition permettra de classer les escrimeuses pour passer au tableau éliminatoire. De 128, le nombre de tireuses passera à quatre – moment durant lequel la cérémonie protocolaire se déroulera avec en point d’orgue un spectacle pour célébrer les vingt ans de l’événement. Mais, comme l’explique Fabrice Roussel, le club organisateur est victime de son succès : « Dix-huit pistes de dix-sept mètres de long chacune sont installées dans le Palais des sports », de la salle principale jusqu’au couloir !
La quatrième place n’existant pas en escrime, deux sportives cohabiteront donc sur la troisième marche du podium qui devrait ainsi récompenser les meilleures tireuses de l’étape. En 1991 et en 2001, des Françaises l’avaient emporté : aussi, pour respecter la tradition, il faudra donc à nouveau qu’une tricolore triomphe !
> Le millier de spectateurs attendu sur place pourra y assister, le club ayant décidé d’ouvrir gratuitement les entrées du Palais du sport aux curieux…