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RAQUEL WELCH

Jo Raquel Tejada plus connue sous le nom de Raquel Welch est une actrice américaine, née le 5 septembre 1940 à Chicago, dans l’Illinois aux États-Unis.

Née d’un père bolivien, Armando Carlos Téjada (1911-1976) et d’une mère américaine, Sarah Joséphine Hall. Elle suit des cours de danse et de comédie en poursuivant ses études dans un lycée à La Jolla, Californie jusqu’en 1957 : la dernière année, elle gagne le concours « Miss Fairest of the Fair » à San Diego. Avant même ses vingt ans, elle décroche des titres dans des concours de beauté tels que « Miss Photogenic », « Miss Contour » et « Miss Maid of California ». En 1959 elle décide de prendre le nom de son premier mari, James Welch. Elle commence dans la vie active comme serveuse dans des soirées cocktails huppées puis devient mannequin en se faisant remarquer grâce à sa beauté ; elle obtient ensuite des rôles de « jolie fille » dans le cinéma à partir de 1964 après avoir été remarquée par le producteur Patrick Curtis qui deviendra par la suite son deuxième mari.

Elle aura 4 époux dont un Français en troisième noce.

James Welch (1959-1964), Patrick Curtis (1967-1972), André Weinfeld (1980-1990), Richard Palmer (1999-2008).

Elle a 2 enfants, Damon et Latame.

Son contrat pour Cannery Row (1982) ayant été dénoncé, et alors qu’elle a été remplacée par Debra Winger, elle engage et gagne un procès contre la MGM qui devra lui reverser 10 millions de dollars.

Télévision

 

MICKEY ROURKE

Philip Andre Rourke Jr, dit Mickey Rourke, né le 16 septembre 1952 à Schenectady[1],[2], dans l’État de New York, est un boxeur américain devenu acteur et scénariste.

Mickey Rourke fut l’une des icônes du cinéma américain des années 1980. Après une longue traversée du désert d’une quinzaine d’années, il connaît un succès renaissant à partir de 2005, qui se confirme en 2009 avec l’obtention d’un Golden Globe et une nomination aux Oscars pour son rôle de catcheur (lutteur) dans The Wrestler.

Sa carrière cinématographique a débuté dans les années 1980 avec entre autres : 1941, L’Année du dragon, 9 semaines 1/2 (qui lança également la carrière de Kim Basinger) et Angel Heart. Mickey Rourke était considéré, à ses débuts, comme un formidable espoir. Francis Ford Coppola le comparait à un Marlon Brando, notamment grâce à son physique de boxeur, sport qu’il pratique depuis très jeune, et sa gueule de voyou. Il tourna avec les plus grands comme Coppola, Alan Parker, Michael Cimino et Barbet Schroeder.

Mickey, de son vrai nom, Philip Andre Rourke Jr[3], naît à Schenectady dans l’État de New York dans une famille chrétienne d’origines française et irlandaise. Sa date exacte de naissance vire, pour certains, à la polémique. Certains avancent l’année de 1954, d’autres 1956. Ses parents sont Ann et Philip Andre Rourke senior.

Sa famille déménage à Miami dans le ghetto de Liberty city, en Floride. Il intègre la Miami Beach Senior High School. Durant son adolescence, Mickey est plus attiré par le sport que par la comédie. Battu par son beau-père[4], il prend des cours de self-défense au Boys Club of Miami. C’est là qu’il développe le goût de la boxe et qu’il décide d’entamer une carrière amateur. À douze ans, Mickey gagne son premier combat. Durant ses jeunes années, il s’enregistre sous le nom d’André Rourke.

Il continua son apprentissage de la boxe dans une fameuse salle de sport locale, là où avait commencé Mohamed Ali, sur la 5ème rue dans Miami Beach. Il rejoint ainsi le programme de la Ligue athlétique de boxe de la police. En 1969, Mickey, plus lourd, est entraîné par l’ancien champion du monde des poids moyens Luis Rodriguez. À cette époque Rodriguez était classé numéro un des poids moyens dans le monde. Il s’entraînait aussi avec Nino Benvenuti. Rourke déclara avoir subi une commotion cérébrale durant ses matchs d’entraînement.

En 1971, durant un match des Florida Golden Gloves, il fut victime d’une autre commotion. Les médecins lui conseillèrent de prendre une année sabbatique et de se reposer. Mickey se retira temporairement des rings. Durant sa carrière amateur de 1968 à 1971, il accumula un palmarès de 20 victoires contre 6 défaites, avec 17 K.O. Il fut disqualifié à 4 reprises et perdit deux fois par décision de l’arbitre. Il enchaîna une série de 12 victoires consécutives.

Mickey Rourke repart pour New York, sa ville de naissance, à l’âge de dix-neuf ans. Il y exerce divers métiers[3] (gardien de parking, marchand ambulant, videur de boîte de nuit…) tout en suivant les cours d’art dramatique à la Lee Strasberg Institute. Après quelques petits rôles à la télévision, il fait ses premiers pas au cinéma en apparaissant dans le parodique 1941 (1979) de Steven Spielberg et le troublant La Fièvre au corps (1981) de Lawrence Kasdan, ou encore la Porte du Paradis qui a pour particularité d’être un des plus gros échecs commerciaux de l’histoire du cinéma et sa première collaboration avec Michael Cimino. Le 31 janvier 1981, il se marie avec Debra Feuer. En 1983, Rusty James de Francis F. Coppola le révèle véritablement aux côtés de Matt Dillon. En 1984, il tient un des premiers rôles dans le Pape de Greenwich Village. Bien qu’il soit considéré sur le tard comme un petit film culte, notamment par Johnny Depp et tout le staff américain de HBO, il fut un échec commercial à sa sortie.

En 1985, dans l’Année du dragon, qui est la deuxième collaboration avec Cimino, il interprète un capitaine de police un peu raciste voulant éradiquer les triades chinoises de New York, avec un John Lone en chef mafieux. Mais c’est 9 semaines 1/2 (1986), qui le consacra auprès du grand public. À partir de ce film pseudo-érotique, une image de sex-symbol lui colle à la peau. Il ne pouvait la supporter. Il tenta même de la casser en interprétant un rôle de pilier de bar, poète et écrivain de génie maudit par la vie dans Barfly de Barbet Schroeder. Ce film, par ailleurs encensé par la critique pour le travail de Mickey qui se calque sur la vie autobiographique de l’écrivain Charles Bukowski, qui en fut le scénariste. En 1987, Dans Angel Heart, Mickey Rourke interprète avec maestria un rôle de détective de 1955, à la recherche de Johnny Favorite, manipulé par un inquiétant et énigmatique Louis Cyphre, qui a quelque chose de diabolique… Le rôle est interprété par un Robert de Niro magistral de perversité. Dans ce film, Mickey est considéré par les critiques comme étant parvenu au sommet de son art.

Dans Harley Davidson et l’homme aux santiags, Mickey a pour partenaire Don Johnson, héros de Miami Vice : Deux flics à Miami. Ce film finit d’asseoir sa notoriété mais discrédite son travail d’acteur. Il avoue plus tard avoir fait ce film juste pour l’argent (2 250 000 $). Sa carrière sombra au début des années 1990 après des échecs commerciaux retentissants dus à des films mauvais et une vie un peu dissolue. Tout d’abord, il divorça de Debra Feuer en 1989. Puis il se remarie avec l’actrice-mannequin Carré Otis, le 26 juin 1992, qu’il rencontra sur L’Orchidée sauvage en 1990. L’idylle tourna mal. Cette dernière porta plainte pour des violences conjugales. Ils divorcèrent en décembre 1998. De ses relations de l’époque, on pouvait compter le rappeur Tupac Shakur avec qui il tourna Bullet, le mafieux John Gotti, au procès duquel il assista, et le fameux escroc français Christophe Rocancourt. Son comportement borderline fit qu’il fut rejeté par le milieu cinématographique et les réalisateurs. Comme Alan Parker qui dit de lui, à cette époque, que Mickey est un « cauchemar » sur le lieu de tournage car on ne sait jamais ce qu’il va faire, il est absolument « incontrôlable », comme le jour où il a débarqué avec ses copains Hell’s angels sur un plateau de tournage. De plus, ses choix artistiques douteux comme L’Orchidée sauvage ou Johnny Belle Gueule finirent par le discréditer complètement. À tel point qu’il fut désigné candidat au Razzie Awards en tant que pire acteur de l’année 1990 pour L’Orchidée sauvage et sa scène de sexe simulée, et pour La Maison des otages.

De plus, il refusa de nombreux rôles à succès comme celui d’Eliot Ness dans Les Incorruptibles, et le rôle de Jack Crawford dans Le Silence des agneaux.

Se dégoûtant lui-même en tant qu’acteur, Mickey Rourke tente alors une carrière de boxeur professionnel en 1991, à l’âge de 39 ans, sous le surnom el marielito. Son entraîneur est le Hell’s angels Chuck Zito. Sa stratégie est de disputer seize combats pro avant de concourir pour le titre mondial. Son premier combat lui rapporte 250$. À la fin de sa deuxième année de boxe, il a gagné plus d’1 000 000 $[1]. Malgré son palmarès (huit combats dont six victoires et deux nuls), Mickey Rourke n’est pas considéré comme ayant été un bon boxeur[4] : trop âgé, il ne peut envisager de combats de haut niveau. Il arrête sa carrière en 1995 et doit subir plusieurs opérations chirurgicales au visage, pour réparer ses nombreuses blessures (langue déchirée, nez cassé, pommettes écrasées..). Son visage en reste marqué[5]. Lui-même déclare par la suite que le chirurgien esthétique contacté pour réparer les dégâts subis par son visage avait fait un mauvais travail, et laissé ses traits dans un état déplorable[6]. À la fin de sa carrière de boxeur, Mickey Rourke sombre, ruiné et divorcé. Il entreprend alors une thérapie, qui durera huit ans, pour se guérir de ses pulsions auto-destructrices. Il reconnaît avoir entrepris une carrière de boxeur car il avait fini par se détester en tant qu’acteur. C’était une tentative d’auto-destruction et de déni de soi.

6 victoires (4 knockouts, 2 decisions), 0 défaites, 2 nuls
Résultat Score Adversaire Type Rd., Time Date Lieux Notes
Nul 6-0-2 Drapeau des États-Unis Sean Gibbons nul par décision des arbitres 4 8 septembre, 1994 Drapeau des États-Unis Davie, Floride, USA Score : 37-39 pour
Gibbons, 38-38 et 38-38.
Gagné 6-0-1 Drapeau des États-Unis Thomas McCoy TKO 3 (4) 20 novembre, 1993 Drapeau de l'Allemagne Hambourg, Allemagne  
Gagné 5-0-1 Drapeau des États-Unis Bubba Stotts TKO 3 (4) 24 juillet, 1993 Drapeau des États-Unis Joplin, Missouri, USA  
Gagné 4-0-1 Drapeau des États-Unis Tom Bentley KO 1 (4) 30 mars, 1993 Drapeau des États-Unis Kansas City, Missouri, USA  
Gagné 3-0-1 Drapeau du Canada Terry Jesmer Décision 4 12 décembre, 1992 Drapeau de l'Espagne Asturias, Espagne  
Nul 2-0-1 Drapeau des États-Unis Francisco Harris Nul par décision des arbitres 4 25 avril, 1992 Drapeau des États-Unis Miami Beach, Floride, USA Score : 38-39 pour
Harris, 38-38 et 38-38.
Gagné 2-0 Drapeau des États-Unis Darrell Miller KO 1 (4), 2:14 23 juin, 1991 Drapeau du Japon Tokyo, Japon  
Gagné 1-0 Drapeau des États-Unis Steve Powell Décision unanime 4 23 mai, 1991 Drapeau des États-Unis Fort Lauderdale, Floride, USA Score : 38-37, 38-37
et 39-37.

En 1997, Mickey Rourke interprète un rôle de méchant, face à Jean-Claude Van Damme, dans le film d’action Double Team, première incursion de Tsui Hark sur les plateaux américains, qui reçut un certain succès. De plus, il se fit remarquer dans des rôles secondaires de qualité comme celui de L’Idéaliste de Coppola ou Buffalo ’66 en 1998. Petit film intimiste qui retrace une histoire d’amour au travers d’un Vincent Gallo pris par ses démons intérieurs et incapable de communiquer ses émotions, le tout dans un univers d’Amérique profonde. Ce film, réalisé et interprété par Vincent Gallo, fut récompensé par de nombreux prix et est considéré par le magazine américain Empire comme le 36e meilleur film indépendant jamais réalisé. Il alterne ainsi avec des seconds rôles de marque mais aussi une flopée de navets au budget médiocre.

Dans les années 2000, il interprète un travesti vivant de ses charmes dans l’univers carcéral hyper oppressant américain du film Animal Factory. Dans Get Carter, il est le méchant trafiquant de drogue Cyrus Paice face à un Sylvester Stallone en usurier mafieux. Ce film, qui se base sur la présence et l’opposition de ces deux poids lourds, manque un peu sa cible. Cependant en 2001, à la suite d’un énième caprice, Mickey Rourke est renvoyé du tournage d’un petit film de série Z Luck of the Draw. Sans emploi, ruiné, il doit vendre sa collection de motos et son manoir de Los Angeles pour rembourser ses créanciers et est interné momentanément lorsque ses amis s’inquiètent de ses tendances suicidaires[4]. Plus de 30 millions $ se sont envolés, il ne sait pas comment[4].

Mais le film de Robert Rodriguez en 2003 Il était une fois au Mexique fait que son personnage secondaire est le plus vu. Sa carrière connaît un renouveau.

Nouveau coup dur en 2004, il perd son demi-frère Joey Rourke d’un cancer.

Depuis 2005, grâce à des films comme Sin City et Domino, les premiers rôles lui sont confiés. Il redevient un acteur à succès pour l’industrie cinématographique. Ce retour en grâce est le fait de certains réalisateurs, comme Quentin Tarantino et Robert Rodriguez[3], qui sont attristés de ne le voir jouer que de petits seconds rôles et d’être considéré comme un has-been. Ils décident de lui donner à nouveau sa chance. De fait, Mickey ne se cantonne qu’à un type de rôle, celui de l’anti-héros un peu en marge du système. Ces rôles sont comme sa marque de fabrique qui lui permettent de jouer dans de grosses productions et font son succès. De plus son travail d’acteur dans Sin City est couronné par de multiples récompenses dont un Saturn du meilleur acteur.

Avec The Wrestler de Darren Aronofsky, Rourke se retrouve être la vedette de la 65ème Mostra de Venise, le 6 septembre 2008. Le président du jury, Wim Wenders, déclare qu’il donne « une performance à briser le cœur ». Rourke n’a pas reçu le prix Volpi du meilleur acteur, juste parce que le Lion d’Or a été donné au film et que l’on ne peut attribuer les deux à la fois[7]. Il obtient le 11 janvier 2009 le Golden globe de meilleur acteur dans un drame toujours pour The Wrestler ainsi qu’une nomination à l’oscar du meilleur acteur.

Par ailleurs, il s’essaya au travail de scénariste sous le pseudonyme Sir Eddie Cook ou Mickey Rourke, notamment pour F.T.W., Homeboy et Bullet, mais aussi trois autres scripts qui, pour l’instant, n’ont jamais été adaptés au cinéma : Killer Moon, Penance et Pain. Il doubla la voix de Jericho dans la version originale du jeu Driver 3.

L’estime de la profession retrouvée, Mickey s’engage dans deux gros films en 2010 : The Expendables de Sylvester Stallone et surtout il apparaît en bad guy dans Iron Man 2.

Il possède sept tatouages sur le corps dont une tête de tigre sur son épaule gauche, un crâne de taureau sur son biceps droit, un trèfle sur le bras droit et des tatouages sur les doigts des deux mains.

Actuellement, Mickey sort avec un top-model russe de vingt-quatre ans, Eugenia Volodina, puis il enchaîne avec Elena Kuletskaya, sa fiancée actuelle.

En 1989, dans ses années rebelles, il dit soutenir l’action de l’IRA et déclare avoir versé toutes ses indemnités du film Francesco à l’organisation irlandaise, soit 1 500 000 $ et s’être fait tatoué le symbole de l’organisation terroriste. Plus tard, après avoir suivi une thérapie pour se guérir de ses mauvais penchants, il reniera ce choix.

En 2006, il approuve même l’action de George W. Bush après les attentats du 11 Septembre, estimant que « personne n’aurait géré la situation mieux que lui ». Il n’est cependant pas un fervent républicain comme en témoigne ses déclarations en faveur du mariage homosexuel après que Sean Penn a reçu l’oscar du meilleur acteur pour le rôle d’ Harvey Milk, oscar pour lequel Mickey Rourke concourait également.

Années 1990-1999

Années 2000-2009

Années 2010

Scénariste

 

Récompenses

2009 : Golden Globe – Meilleur acteur dans un drame pour The Wrestler[9]

2006 : gagné un Saturn Award comme meilleur acteur pour Sin City (2005)

2006 : gagné un CFCA Award comme meilleur acteur pour Sin City (2005)

2005 : gagné un Audience Awards comme meilleur acteur international pour Sin City (2005)

2006 : gagné un OFCS Award comme meilleur acteur pour Sin City (2005)

1983 : gagné un BSFC Award comme meilleur acteur pour Diner (1982)

1983 : gagné un NSFC Award comme meilleur acteur pour Diner (1982)

Nominations en tant qu’acteur

1988 : désigné candidat pour un Independent Spirit Award comme meilleur acteur masculin pour Barfly (1987)

1991 : désigné candidat pour les Razzie Awards pour le pire acteur de l’année pour La Maison des otages (Desperate Hours) (1990) et pour L’Orchidée sauvage (Wild Orchid) (1990).

  • Satellite Awards

2005 : désigné candidat pour un Satellite Award pour un second rôle dans un rôle dramatique pour Sin City (2005)

2009 : désigné candidat pour un Oscar comme meilleur acteur masculin pour The Wrestler (2009)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Joan COLLINS

Joan Collins OBE, est une actrice anglaise, née le 23 mai 1933 à Londres.

L’actrice aurait dû tenir le rôle-titre de Cléopâtre (1963) de Joseph L. Mankiewicz mais le tournage sans cesse reporté a annulé ce projet. Cette version diffère cependant de celle donnée par l’actrice dans ses mémoires, Passé imparfait. Avant d’être offert à Liz Taylor, le rôle a été proposé à Audrey Hepburn et beaucoup d’autres actrices – y compris Marilyn Monroe selon Collins.

Joan Collins est connue pour avoir le plus changé de robes dans un (télé)film, Sins/Haute Fortune (85 costumes différents).

Elle a notamment joué dans La Terre des pharaons (1955) de Howard Hawks, joué des premiers rôles sous la direction de Henry King, Robert Rossen, Leo McCarey et Raoul Walsh, mais c’est pour son rôle dans le feuilleton Dynastie (1982-1989) que l’actrice est restée dans les mémoires. Face à John Forsythe et Heather Locklear, elle jouait Alexis Carrington, dont les violentes bagarres (« catfights ») avec Krystle (Linda Evans) ont fait du feuilleton un succès mondial.

En relation avec Aaron Spelling, le producteur de Dynastie, elle a joué dans plusieurs de ses séries dont La croisière s’amuse, Starsky et Hutch, mais aussi dans Amicalement vôtre… avec Tony Curtis et Roger Moore. Sans oublier quelques apparitions dans l’une des comédies de NBC, Will & Grace.

Entre 1952 et 2002, l’actrice se sera mariée cinq fois (avec les acteurs britanniques Maxwell Reed et Anthony Newley, le producteur Ronald Kass, le chanteur Peter Holm et Percy Gibson qui s’occupe d’une compagnie théâtrale). Elle a trois enfants : Tara née en 1963 et Sacha né en 1965, de Anthony Newley et Katyana dite Katy née en 1972, de Ron Kass. Collins entretient son image de séductrice, tant à l’écran qu’en ville. Dans ses mémoires (paraît-il expurgés) Passé imparfait, elle raconte ses démêlés avec son premier mari Maxwell Reed, dresse la liste de ses amants (Sidney Chaplin, George Englund, Warren Beatty, Terence Stamp, Ryan O’Neal…) et raconte comment elle fut mêlée, dans les années 50, avec Zsa Zsa Gabor et Kim Novak, au « scandale Trujillo ».

Fille d’un imprésario, Joan Collins débute enfant sur scène, dans Une maison de poupée d’Henrik Ibsen. Très jeune elle entre à l’ARAD (l’Académie Royale d’Art Dramatique) de Londres et rapidement, elle attire l’attention du cinéma. Elle signe avec le studio Rank et se spécialise dans les compositions « réalistes » de jeunes filles rebelles ou en butte à la société. Elle s’essaie avec succès à la comédie dans Our Girl Friday et participe à la production internationale Decameron Nights/Les Contes de Boccace – avec le Français Louis Jourdan et Joan Fontaine. On compare l’adolescente à Jean Simmons et on lui prédit un brillant avenir en Grande-Bretagne quand elle tourne son premier film américain en Italie : La Terre des pharaons qui lui ouvre les portes d’Hollywood.

Sous contrat avec la Fox, elle joue une suivante de Bette Davis dans un film historique puis remporte le rôle convoité de La Fille sur la balançoire dirigé par Richard Fleischer. Elle reprend ensuite le rôle de Joan Crawford dans le remake de Femmes de Cukor, joue un personnage alcoolique au côté de Jayne Mansfield dans une adaptation de Steinbeck (The Wayward Bus) mais demeure le plus souvent cantonnée dans des rôles stéréotypés, passant après des stars plus affirmées. Après l’antiraciste Une île au soleil de Robert Rossen, avec James Mason, Stephen Boyd et Harry Belafonte, Collins tourne au Japon Stopover Tokyo, avec Robert Wagner, le mari de Natalie Wood. Cependant, après la catastrophe de Stopover Tokyo, la déception est amère lorsque l’actrice apprend que Roberto Rossellini est remplacé sur le tournage de L’Epouse de la mer/Sea Wife par un réalisateur inconnu : elle attendait beaucoup de ce rôle de religieuse tentée par la chair, face à un Richard Burton en fin de contrat et se fichant éperdument du projet.

Collins fait figure de remplaçante et ses employeurs font peu de cas d’elle. Même si elle est particulièrement dure à l’égard de ses films, elle travaille, après Hawks et Rossen, avec Henry King, Leo McCarey, Henry Hathaway… Elle donne la réplique à Gregory Peck dans le western Bravados, et surtout à Paul Newman dans la comédie La Brune brûlante, deux succès. Pour le policier Les Sept Voleurs, elle prend des cours de strip tease, mais l’essentiel de sa prestation est coupé par la censure. À l’époque où elle joue l’héroïne biblique Esther sous la direction de Walsh, Collins est fiancée à Warren Beatty. Si la carrière de celui-ci décolle, celle de Collins marque le pas : ses rapports avec la Fox se détériorent suite à plusieurs refus de scénarios par l’actrice. Suivant les conseils de son amant, elle refuse entre autres une adaptation de D. H. Lawrence qui remporte pourtant un grand succès, notamment critique. Collins a également raconté comment on lui avait proposé de reprendre le rôle de Cléopâtre, alors qu’Elizabeth Taylor était hospitalisée, dans ses mémoires Passé imparfait.

« Découverte à dix-sept ans, star à vingt ans, mise au rancart à vingt-cinq » : ainsi la vedette résume-t-elle sa situation alors. Après Astronautes malgré eux, comédie d’espionnage avec Bob Hope et Bing Crosby, dernier épisode de la longue série des En route pour…, Joan Collins et la Fox rompent d’un commun accord. Elle entame une carrière en Italie avec Cent millions ont disparu/La Congiuntura, premier film d’Ettore Scola, où elle joue un personnage de comédie face à Vittorio Gassman. Cependant, sa vie privée l’éloigne des écrans à ce tournant de sa carrière. À son retour, elle est rétrogradée.

Durant les quinze années suivantes, le grand public peut l’apercevoir dans des épisodes de séries telles que Star Trek, Mission impossible, Cosmos 1999, Baretta, Sergent Anderson, Amicalement Votre, Bizarre bizarre, Starsky et Hutch… Désormais Collins cachetonne. Au cinéma, elle joue des premiers rôles dans des films de série B (l’érotico-psychologique L’Amore breve tout contre Mathieu Carrière) ou des apparitions de « guest », comme dans la comédie musicale autobiographique Can Hieronymus Merkin… écrite, réalisée et interprétée par son mari d’alors, Anthony Newley. La comédienne se spécialise un temps dans le film d’horreur britannique : Histoires d’outre-tombe, Sueur froide dans la nuit, Le Manoir des fantasmes où figure Linda Gray, future Sue Ellen de Dallas, L’Empire des fourmis géantes… Toujours active sur scène, Joan s’illustre parfois dans des productions plus prestigieuses, par exemple The Man Who Came to Dinner pour la télévision, où elle est confrontée à Orson Welles.

En pleine période disco, The Stud, adaptation d’un roman de sa sœur Jackie Collins, est un film qui traite crûment de sexe. Il relance la carrière de la comédienne au cinéma. Sa suite, The Bitch, vaudra à son interprète principale le slogan « Joan Collins est la salope » au festival de Cannes de la même année. Collins apparaît également dans Le Grand Sommeil de son compatriote Michael Winner, avec Robert Mitchum et Sarah Miles en vedettes, et dans Sunburn de Richard Sarafian avec Farrah Fawcett dans le premier rôle féminin. En 1980, elle joue sur scène lorsqu’on la contacte pour le rôle d’Alexis Morrell Carrington, future Colby Dexter et Rowan, décliné par Sophia Loren et Raquel Welch, dans la série Dynastie lancée pour concurrencer Dallas. Dynastie ne marche alors pas très bien : l’irruption de la garce Alexis va faire décoller le programme. Collins devient à cinquante ans une star mondiale, adulée et critiquée. Elle est surnommée « la femme que le monde aime haïr » et devient une des femmes les plus riches de Grande-Bretagne, gérant son image au mieux, souvent comparée à Elizabeth Taylor, un de ses modèles.

En 1989, Dynastie s’arrête. Joan a 56 ans. L’actrice se lance dans l’écriture de livres à la façon de sa sœur et consacre toute son énergie à un procès qui l’oppose à son éditeur. Au cinéma, elle tourne Decadence de et avec Steven Berkoff en 1994 et Au beau milieu de l’hiver de Kenneth Branagh l’année suivante, où elle joue l’agent de la troupe. En 2000, elle succède à Elizabeth Taylor en fossile dans Les Pierrafeu à Rock Vegas. À la télévision, elle poursuit sa carrière où on peut la voir dans Pour l’amour du risque, avec Robert Wagner, Une nounou d’enfer, Pacific Palisades, Will and Grace, Femmes de footballeurs, jusqu’à Marple en 2009.

En 2001 un téléfilm co-écrit par Carrie Fisher réunit Joan Collins, Elizabeth Taylor, Debbie Reynolds (ces deux dernières avaient été au centre d’un scandale retentissant dans les années 50) et Shirley MacLaine, sœur de Warren Beatty, il ne suscitera qu’un intérêt poli.