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Bourgogne : Les secteurs qui recrutent en 2011

Malgré la crise économique entamée en 2008, plusieurs facteurs entraîneront dès 2011 une reprise de l’emploi dans certains secteurs d’activité. Si les services et les hautes technologies tiennent le haut du tableau au niveau national, la Bourgogne verra le nombre d’embauches augmenter dans les domaines de la construction, de l’industrie, de l’artisanat et de l’hôtellerie-restauration…

Au niveau national : la société française continue sa tertiarisation

Selon la note du Centre d’analyse stratégique relative aux secteurs créateurs d’emplois à l’horizon 2015, publiée le 22 novembre 2010, les activités porteuses d’embauche restent les mêmes qu’avant la crise : fortement technologiques, haut de gamme ou de proximité, elles renforcent le secteur tertiaire comme premier poste d’emploi dans les années à venir (Voir le document en pièce jointe).

Plus précisément, l’étude prévoit qu’entre 2010 et 2015, les services personnels et domestiques emploieront 91.000 nouveaux travailleurs, les activités de conseil et d’assistance 106.000 et les transports 20.000. Numéro deux du classement derrière la catégorie « services aux entreprises », qui embaucherait près de 218.000 personnes d’ici 2015, le secteur de la construction aura besoin d’une main d’oeuvre importante, à hauteur de 149.000 personnes.

Au niveau national, l’industrie, l’habillement, les télécommunications ou encore l’édition n’affichent pas de perspectives d’embauches à l’horizon 2015 – l’industrie des biens d’équipements mécaniques, par exemple, devrait voir ses effectifs chuter de 78.000 emplois.

En Bourgogne, le bâtiment confirme la tendance

Dans la région, le secteur de la construction garde son optimisme malgré deux années de crise. « Après onze ans de croissance, l’activité du bâtiment s’est trouvée fortement pénalisée par la crise économique mondiale courant 2008. Cela se traduit en 2009 par un recul de la production estimé à 7,8% et une nouvelle baisse évaluée à 3% en 2010 », explique Véronique Pelamatti, coordinatrice emploi-formation pour la Fédération française du bâtiment en Bourgogne (FFB).

« Toutefois, le recul de l’emploi s’avère proportionnellement moins marqué que celui de l’activité. Il faut y voir la volonté des chefs d’entreprise de préserver l’avenir de leur outil de travail et il ne signifie pas non plus l’arrêt des embauches. Au contraire ! Le secteur, pour faire face aux départs à la retraite et aux départs volontaires, doit recruter », ajoute-t-elle. Le secrétaire général de la fédération en Bourgogne, Ludovic Simon, juge « difficile de transmettre des chiffres précis » sur l’embauche en 2011 dans le secteur du bâtiment mais indique qu’au niveau national, « de 10.000 à 15.000 postes salariés et intérimaires pourraient être créés en 2011 ».

L’industrie embauche dans la région, contrairement au reste de l’Hexagone

Alors que la note du Centre d’analyse stratégique pourrait décourager toute vocation dans l’industrie, le secteur a de réels besoins en Bourgogne – plus particulièrement dans le nord de la Côte-d’Or.

« L’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) a d’ailleurs lancé un guichet unique pour l’emploi industriel, Boost’avenir, afin de pourvoir les 250 postes par an dont le secteur aura besoin d’ici 2013 en Haute Côte-d’Or », indique-t-on du côté de l’UIMM. Les profils recherchés ? Ils sont aussi variés que logisticien, cadre intermédiaire, soudeur ou encore conducteur de ligne… « Par ailleurs, nous réalisons une enquête, deux fois par an, afin de connaître les besoins des entreprises. A court terme, nous pouvons donc également indiquer que les exploitations éoliennes en Bourgogne nécessiteront l’embauche de quinze techniciens de maintenance », rapporte l’UIMM.

Artisanat et hôtellerie-restauration : le pari de la confiance

« D’après une étude réalisée en septembre auprès des artisans, 56% d’entre eux estiment que leur entreprise a bien résisté à la crise économique », indique-t-on à la Chambre de métiers et de l’artisanat de Côte-d’Or (CMA 21). Et de préciser : « Leur résistance face à la crise se caractérise également par une grande stabilité de leurs effectifs durant l’année 2010 : 81% ont maintenu le nombre de leurs salariés, 7% l’ont même augmenté ; ainsi que leurs perspectives dans l’année à venir : 86% tablent sur un maintien de cette situation et 7% envisagent d’augmenter leurs effectifs. Seulement 12% ont réduit leur personnel au cours des douze derniers mois et 7% l’envisagent pour 2011 ».

Du côté de l’hôtellerie-restauration, l’Union des métiers et des indutries de l’hôtellerie en Bourgogne (Umih) fait savoir que le secteur « est l’un des rares à avoir créé de l’emploi en 2009, malgré une conjoncture difficile » et qu’il « en crée encore ». Si l’antenne régionale ne dispose pas de données précises sur l’embauche en 2011, Marion Lorrain, chargée de mission pour le syndicat hôtelier, remarque que « le secteur a continuellement besoin de bras ». Et de préciser : « Au niveau national, la profession s’est engagée à créer 40.000 emplois supplémentaires de 2010 à 2012, dont 20.000 emplois pérennes et 20.000 contrats d’alternance, d’apprentissage ou de professionnalisation : l’objectif a déjà été dépassé ». Dans une région qui compte plusieurs capitales gastronomiques et touristiques, le secteur devrait donc sans surprise embaucher en 2011…

Bourgogne : 1.638.588 habitants au 1er janvier 2008 !

Dans un communiqué reçu lundi 03 janvier 2011, l’Insee Bourgogne informe de la « publication hors série Insee Bourgogne Dimensions concernant les chiffres des populations légales de la Bourgogne et de ses quatre départements au 1er janvier 2008 ». Pour en savoir plus, consulter les chiffres ci-dessous. Bourgogne « Au 1er janvier 2008, la Bourgogne compte 1.638.588 habitants, soit 28.200 de plus qu’en 1999. Cette croissance reste modeste, 0,2 % en moyenne par an contre 0,7 % pour la France métropolitaine, et situe la Bourgogne parmi les dernières places au classement des régions françaises avec la Lorraine, le Nord Pas de Calais, et la Champagne Ardenne. Cette faible croissance démographique s’explique principalement par un solde migratoire positif : les personnes s’installant dans la région sont un peu plus nombreuses que celles qui la quittent. L’autre moteur de la démographie, le solde naturel, est quasi nul. Autrement dit, sur la période 1999-2008, le nombre de décès est quasiment identique au nombre de naissances, signe que la population vieillit. Parmi les huit principales agglomérations de la région, seules celles de Dijon et de Mâcon gagnent des habitants (+ 0,1% en moyenne annuelle entre 1999 et 2008). Toutes les autres en perdent, les baisses les plus fortes s’observant au Creusot (- 1,2%) et à Nevers (- 0,8%). Les évolutions démographiques sont peu marquées dans les différents départements de la région. La population diminue un peu dans la Nièvre et augmente un peu dans les trois autres départements de la région. La Côte-d’Or et l’Yonne conservent le même rythme de croissance qu’entre 1990 et 1999, + 0,3% par an, et gagnent respectivement 14.600 et 9.000 habitants. En Saône-et-Loire, la tendance s’est inversée : la population augmente de 0,2 % entre 1999 et 2008 (+9.000 habitants) après avoir diminué de 0,3% par an entre 1990 et 1999. Le déclin démographique se poursuit dans la Nièvre qui compte 4 500 habitants de moins qu’en 1999, mais à un moindre rythme (- 0,2 % par an contre -0,4% durant la précédente période). La Côte-d’Or est le seul département de Bourgogne où la croissance de la population s’explique par un solde naturel positif. Dans la Nièvre, le nombre des décès l’emporte sur celui des naissances, tandis qu’en Saône-et-Loire, comme dans l’Yonne, ils sont du même ordre de grandeur. Côte-d’Or – Cantons Entre 1999 et 2008, la population augmente dans 25 cantons parmi les 43 que compte la Côte-d’Or. Les plus fortes croissances démographiques sont observées dans les cantons de Genlis et de Dijon 8e canton qui gagnent chacun près de 3.000 habitants entre 1999 et 2008, soit une croissance moyenne annuelle de 1,5 %. Viennent ensuite les cantons de Mirebeau-sur-Bèze, Sombernon et Auxonne. La plupart des cantons qui gagnent des 3 habitants entre 1999 et 2008 en gagnaient déjà entre 1990 et 1999. Et souvent le rythme de croissance démographique s’accentue. Quelques cantons sont même passés d’une baisse de population à une hausse : Dijon 8e canton, Bligny-sur-Ouche, Saint-Jean-de- Losne, Vitteaux et Semur-en-Auxois. À l’inverse, 18 cantons perdent des habitants entre 1999 et 2008. Les plus concernés sont ceux de Dijon 4e canton (-1,4%) et Recey-sur-Ource (-1,1%), suivis par Châtillon-sur-Seine, Montbard et Montigny-sur-Aube (-0,8% pour chacun). À l’exception de Beaune-Nord, tous ces cantons perdaient déjà des habitants entre 1990 et 1999 et cette baisse s’accentue pour plusieurs cantons situés au nord-ouest du département. Nièvre – cantons Entre 1999 et 2008, la population diminue dans 20 cantons parmi les 32 que compte le département de la Nièvre. C’est dans le canton de Nevers-Est que la baisse est la plus marquée : -1,4% par an entre 1999 et 2008 soit 1 200 habitants de moins sur la période. Viennent ensuite les cantons de Luzy, Decize (-0,8%) et Château-Chinon (ville) (-0,7%). À l’exception de Nevers-Sud et de Saint-Amand en-Puisaye, tous ces cantons perdaient déjà des habitants entre 1990 et 1999. Cette baisse démographique s’est même accentuée pour cinq d’entre eux. À l’inverse, 12 cantons de la Nièvre gagnent des habitants entre 1999 et 2008. Les croissances démographiques les plus fortes s’observent pour les cantons de Tannay et Saint-Bénin-d’Azy (+ 0,7 % chacun). La plupart de ces cantons perdaient pourtant des habitants entre 1990 et 1999. Le retournement de tendance est parfois marqué comme dans les cantons de Moulins-Engilbert et de Dornes, où la population augmente de 0,2 et 0,3% par an entre 1999 et 2008 après avoir baissé de 0,7 et 0,9% par an. Saône-et-Loire – Cantons Entre 1999 et 2008, la population augmente dans 36 cantons parmi les 57 que compte le département de Saône et Loire. Les trois cantons les plus dynamiques se situent en Bresse : Saint-Martin-en-Bresse (+2,1% soit 900 habitants supplémentaires), Beaurepaire-en-Bresse (+ 1,8 % soit 700 habitants) et Saint- Germain-du-Plain (+1,6% soit 1 200 habitants). Entre 1990 et 1999, la croissance démographique de ces cantons était beaucoup plus faible, le canton de Beaurepaire-en-Bresse avait même perdu des habitants. Ce retournement de tendance s’observe dans 14 autres cantons, plusieurs étant situés dans l’arrondissement de Louhans et dans le sud du département. À l’inverse, 21 cantons perdent des habitants entre 1999 et 2008. Cette baisse démographique prolonge celle déjà observée entre 1990 et 1999. Elle s’est parfois accentuée comme dans le canton Creusot-Est et souvent ralenti comme dans les cantons Creusot-Ouest (- 0,8 % par an entre 1999 et 2008 contre – 1,9 % entre 1990 et 1999) ou Toulon-sur-Arroux (-0,3% contre -1,4% auparavant). Yonne – Cantons Entre 1999 et 2008, la population augmente dans 32 des 42 cantons que compte le département. Cette croissance démographique s’observait déjà entre 1990 et 1999 dans la plupart de ces cantons. Elle s’accentue même dans plusieurs cantons comme ceux Sergines, Aillant-sur-Tholon et Cheroy, où elle atteint 1,5 % par an soit un gain de 1 000 habitants environ pour chacun. Quelques cantons qui perdaient des habitants entre 1990 et 1999, en gagnent désormais comme Saint-Sauveur-en-Puisaye ou Coulanges-sur-Yonne. À l’inverse, 10 cantons icaunais perdent des habitants entre 1999 et 2008. Cinq d’entre eux perdaient déjà des habitants entre 1990 et 1999 ou en gagnaient très peu. Les baisses les plus fortes s’observent pour le canton d’Auxerre-Nord-Ouest (-1% par an soit 1 000 habitants de moins sur la période) suivi de Saint-Florentin, Tonnerre et Avallon. »

Rencontres 2010 : Qui a marqué la Rédaction ?

Nous aurions pu vous demander de voter afin d’élire, parmi une sélection de portraits célèbres, vos personnalités bourguignonnes préférées en 2010. Or nous avons choisi de vous faire (re)découvrir quelques « quidams », qui nous ont marqués cette année, nous ont parfois donné envie de dire : « Merci ! » parce que l’honneur était pour nous, l’honneur de les rencontrer, de vous communiquer un peu de leur univers. Passion et détermination, humilité et générosité : ils n’ont pas révolutionné la société mais ils combinent des qualités qui font d’un individu anonyme un citoyen engagé, ici, à côté de chez nous. Et ça, c’est déjà énorme…

Michel Gallay, secouriste et humaniste « sans frontières »
Il est « la vigie », le logisticien de Secouristes sans frontières. Mercredi 17 février 2010, tandis que le président de la République, Nicolas Sarkozy, se rend à Port-Au-Prince pour faire le bilan de la situation un mois après le séisme qui a dévasté Haïti,
dijOnscOpe rencontre Michel Gallay. Via l’association humanitaire, le Dijonnais est parmi les premiers à avoir dépêché des moyens sur l’île… Un an quasiment après le séisme, tandis qu’une épidémie de choléra balaye le pays toujours en ruines, son témoignage poignant nous permet de garder en mémoire le drame qui se joue là-bas. Et surtout, de prendre conscience du pouvoir que nous avons d’ici.

Igor Gallien : La course contre la maladie
A 25 ans, Igor Gallien fait partie de ces personnes qui force le respect. Le 07 juillet 2010 il a entamé une marche de 50 jours et de 1.024 kilomètres entre Syndney et Melbourne en Australie. Un exercice banal si ce n’est que le Dijonnais est atteint de la mucovisidose. A quatorze ans, après avoir perdu sa mère, le jeune homme se retrouve seul face à son destin. Tour à tour, ses trois meilleurs amis le quittent, eux aussi atteints de la même maladie. Pour sensibiliser un peu plus le public à la mucovisidose, Igor Gallien s’est lancé ce défi en suivant un plan draconien : 20 à 25 kilomètres de marche étaient prévus chaque jour avec un suivi médical strict, le tout au profit de son association « Drible ta mucco ».

« Anonyme », rescapé de l’enfer rwandais…
C’est dans une interview fleuve que ce jeune rwandais réfugié en France a raconté son histoire d’enfant soldat à dijOnscOpe : la terreur du génocide, l’assassinat de sa famille, son kidnapping par l’armée rwandaise à l’âge de 13 ans… et enfin, sa fuite vers l’occident, seule porte de sortie. Un témoignage dur mais courageux, aussi difficile à raconter, qu’à écrire et qu’à lire… Chaque mot est une plongée dans l’horreur humaine, chaque ligne une nouvelle victoire pour la vie.

Grégory Maubon, l’e-solution des entreprises bourguignonnes
Chef de projet « Technologies de l’information et de la communication » (TIC) à la CCI de Côte-d’Or, Grégory Maubon ne compte plus ses heures au service des entreprises qui veulent se lancer sur le net ou développer des projets innovants. Et pour cause, ce passionné est inscrit aux abonnés présents en toutes circonstances ! Réseaux sociaux, passeport pour l’économie numérique, logiciels libres, etc. : il maîtrise ses sujets et anime diverses conférences et tables rondes, tout en étant membre actif de la Jeune chambre économique de Dijon (JCE). Simple fonctionnaire diront certains ? Véritable engagé plutôt, qui prône la révolution économique et le « social business » au sein des entreprises.

François Chattot : Des projets, des projets, encore des projets ! (culturels, de préférence)
Dans la peau du père de Jean Dujardin avec Brice de Nice, dans celle d’Hamlet de Shakespeare ou comme directeur du Théâtre Dijon Bourgogne (TDB), François Chattot semble toujours comme un poisson dans l’eau ! dijOnscOpe l’avait rencontré pour présenter la saison 2010-2011 du TDB : l’occasion de partager sa vision du théâtre comme « piqûre d’énergie » et ses désirs de passerelles entre l’art et le milieu du sport…

Koji Nakada, un Japonnais au pays de « la goutte de Dieu »
Dans sa cave typiquement bourguignonne, Koji Nakada caresse ses tonneaux et ne tarit pas d’éloge pour ses produits. Cet ancien sommelier d’origine Japonnaise est aujourd’hui négociant en vin à Gevrey-Chambertin en Côte-d’Or et a fondé avec son épouse Jae-Hwa la maison Lou Dumont qui exporte 95% de sa production en Asie. « Si la consommation de vins de Bordeaux est, au Japon, signe de richesse, celle des vins de Bourgogne est synonyme de respect et de reconnaissance car ils sont plus difficiles à apprécier », explique Koji Nakada. Ce dernier sera même mis à l’honneur à deux reprises dans le mangas « les gouttes de Dieu », un best seller en Asie. Symbole de finesse et d’élégance de l’autre côté du globe, le Bourgogne « n’est pas un vin de débutants mais s’adresse aux amateurs ». Au total, chaque mois, 50.000 bouteilles sortent de l’entrepôt gibriaçois de Koji Nakada et traversent l’océan durant 25 jours pour rejoindre les côtes asiatiques…

Pour dijOnscOpe, les chefs dijonnais ont tombé la toque !
A l’occasion de la Journée internationale des cuisiniers, le mercredi 20 octobre 2010, dijOnscOpe était parti à la recontre de neuf chefs cuisiniers emblématiques de Dijon… Des moments de partage privilégiés pour lever le voile sur leurs passions secrètes, leurs règles d’or et autres rêves de gosse…

Pierre-Olivier Lacroix, auteur de polars et amoureux fou de cinéma
A l’occasion de la sortie de son premier thriller, dijOnscOpe a fait la connaissance de ce jeune talantais plein d’humour au printemps 2010. Un moment d’échange privilégié autour de la littérature et du cinéma, depuis une terrasse de café ensoleillée…

Ginette Lemaire et Isabelle Olivier, fermières et fières de l’être !
Après avoir découvert l’existence d’une « Journée mondiale des paysannes » le 15 octobre 2010, nous avions souhaité rencontrer ces femmes épris de ferme. De 1927 à 2010, deux générations de « paysannes » reviennent sur leur parcours pour livrer des témoignages forts : tributaires de la météo qui peut, en un rien de temps, saccager une année des travail, la vie à la ferme ressemble à une longue leçon de fatalisme et d’acceptation. Mais d’être à l’écoute de la nature, celle-ci le leur rend bien : « Quand je passe dans un champ de cassis, je ressens s’il y a un départ de maladie ou non… », expliquait de son côté Isabelle Olivier, 40 ans. Entre volonté de fer et rudesse du quotidien, Ginette Lemaire, 83 ans, concluait son témoignage ainsi : « C’est donc une vie dure mais elle rend fort : je ne suis jamais malade, mes frères et soeurs non plus ! ».

Jean Combier ou la passion de la préhistoire
Chercheur et préhistorien de renom, Jean Combier déborde d’enthousiasme dès qu’il parle des premiers hommes… Lors de la sortie sur grand écran du film Ao, dijOnscOpe s’est plongé en compagnie de ce scientifique dans l’histoire mystérieuse et passionnante de l’homme de Neandertal ! ».

Où fêter la nouvelle année à Dijon ?

Au cabaret, comme à Hollywood, au château ou entre célibataires… Les manières de fêter la nouvelle année ne manqueront pas à Dijon, dans la nuit du vendredi 31 décembre 2010 au samedi 01 janvier 2011 ! dijOnscOpe a sélectionné quelques soirées « spéciales Saint-Sylvestre » pour réveillonner en beauté…

En douceur avec l’ensemble Brighella
Un peu de musique classique avant l’apéritif : ça vous tente ? Dès 17h à l’église Saint-Joseph de la rue de Jouvence, l’ensemble Brighella présentera des pièces classiques – de Mozart à Schubert en passant par Glazounov et Mendelssohn – entrecoupées de morceaux plus populaires comme des tangos ou des polkas. L’occasion de découvrir cet ensemble de jeunes musiciens bourguignons, tous en cours de formation dans les plus grandes écoles supérieures européennes : Paris, Lyon, Genève, Lausanne et Londres.

infOs pratiques. Entrée libre.

En folie avec le cabaret Odysséo
Vous avez manqué leur show pour la soirée de Noël ? Le cabaret Odysséo propose une deuxième mouture de son spectacle pour le nouvel an ! Au programme dès 20h au sein du complexe Cap Vert de Quetigny : menu de gala, orchestre, revue de music-hall et nuit dansante jusqu’à 5h… Idéal pour colorer la nouvelle année de strass et de paillettes.

infOs pratiques. Renseignements et réservations au 03 80 48 55 00.

Sur tapis rouge au Chat Noir
L’affiche gigantesque de la soirée trône sur la devanture de la boîte de nuit depuis le début du mois de décembre… Ça y est ! Jusqu’à 5h du matin, le Chat Noir ouvrira ses portes pour une soirée spéciale « Hollywood », qui promet de nombreuses surprises selon le site internet de l’établissement…

infOs pratiques. Renseignements au 03 80 73 39 57.

Entre célibataires avec Effervescence

Pas envie de franchir seul(e) le cap de la nouvelle année ? Le club Effervescence de Dijon, situé au numéro 2 du boulevard Clémenceau, a pensé à tout. Au programme de la soirée : un repas au champagne et des animations pour faire durer la nuit jusqu’à l’aube !

infOs pratiques. Renseignements et réservations au 03 80 74 83 83.

Pour tous les goûts au complexe Le Carré
Pour passer le cap de la nouvelle année en beauté, le complexe du Carré ouvre toutes ses portes, pendant toute la nuit ! Du bowling au « club 30 & 40 » réservé aux plus de trente ans en passant par le « K club » pour les adeptes de nouvelles tendances, pas question de s’ennuyer pendant cette nuit de fête. Et pour les plus fêtards, la boîte de nuit proposera dès l’aube café et croissants au milieu des cotillons…

infOs pratiques. Par téléphone au 03 80 74 09 70.

Ambiance châtelaine…
Envie de quitter Dijon pour rêver un peu ? Le château de Gilly-lès-Citeaux, en Côte-d’Or, propose une soirée de luxe entre gastronomie, champagne, musique jazz et rythmes latins… Dès 19h30, cette ancienne résidence cistercienne des XIVème et XVIIème siècles, située au cœur du vignoble de la Côte de Nuits entre Gevrey-Chambertin et Vosne-Romanée, promet donc de remplir les esprits de rêve pour l’année 2011 !

infOs pratiques. Renseignements et réservations au 03 80 62 89 98.

Dijon l Famille sans domicile fixe : Les demandes d’urgence se multiplient

Alors que la vague de froid continue de frapper l’hexagone, à Dijon, les centres d’accueil et d’hébergement pour les plus démunis ne désengorgent pas. Si les structures d’aides telles que la Société dijonnaise d’assistance par le travail (Sdat) ou encore le foyer Sadi-Carnot sont équipées pour accueillir les personnes seules ou en couple, les demandes d’urgence des familles confrontées à la rue sont encore trop nombreuses.

Foyers en sur-effectif : pas d’exception cette année

Pourtant, les foyers d’accueil n’étaient pas plus surchargés que les hivers précédents en ces périodes de fête. Un facteur dû, selon Véronique Baillet, directrice de la Résidence Blanqui à Dijon, aux possibilités d’hébergements qui se sont multipliées à l’extérieur de la ville : « Nous rencontrons actuellement de grosses difficultés pour loger les familles. Nous devons donc nous tourner vers les hôtels. Une solution onéreuse et instable sur le long terme ». Une nouvelle donne avec laquelle il faut désormais jongler. « Cette problématique d’hébergement des familles n’existait pas il y a quelques années. C’est un phénomène assez récent, qui va malheureusement en s’amplifiant », souligne Véronique Baillet.

Lundi 27 décembre 2010, 150 personnes se sont tournées vers la Résidence Blanqui qui a, en conséquence, réussi à héberger 18 familles à l’hôtel et 28 autres dans des maisons mises à dispositions par la ville de Dijon avant leur démolition. « La plupart des associations chargées de s’occuper des sans domicile fixe fonctionnent grâce à des bénévoles. Il est plus facile pour eux de prendre en charge des personnes seules ou des couples, que des familles entières. Mais il est hors de question, du moins à Dijon, de laisser des enfants passer la nuit dehors, surtout quand il fait -10° ! », explique Véronique Baillet.

Un seul numéro d’appel d’urgence : le 115

Concernant l’accueil en journée, le foyer Sadi-Carnot reçoit actuellement près de cinquante personnes par jour ; 10 % d’entre elles sont des sans domicile fixe. « Nous recevons effectivement plus de personnes en hiver qu’en été mais pas nécessairement plus de SDF. Et la plupart d’entre eux ne restent pas ici toute la journée. Ils viennent se mettre au chaud quelques heures, le temps de boire un café ou de regarder la télé », résume Michèle, responsable de la structure (Lire notre article ici).

A noter enfin que dans un communiqué reçu mardi 28 décembre, la préfecture de Côte-d’Or annonce la désactivation du niveau 2 « Grand froid » du plan d’urgence hivernale : « Météo France annonce des températures ressenties supérieures à -10°C la nuit et positives la journée. En conséquence, le niveau 2 de vigilance « Grand Froid » du plan hiver 2010-2011, mis en place depuis le 24 décembre 2010, est désactivé en Côte-d’Or à compter de ce jour, mardi 28 décembre 2010 à 18h. Dans le cadre du niveau 1, les personnes nécessitant un abri peuvent appeler le numéro vert 115″.

CCI 21 : Patrick Laforêt, de nouveau plébiscité par les patrons

Les chefs d’entreprise de Côte-d’Or ont choisi leur patron. Mercredi 22 décembre 2010 s’est tenue à Dijon l’installation de la nouvelle Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or (CCI 21), née de la fusion de la CCI de Beaune et de celle de Dijon. L’équipe des 50 nouveaux élus pour la mandature 2011-2015, en place depuis le 14 décembre, a désigné Patrick Laforêt à la présidence de la nouvelle structure. Aucun suspense au rendez-vous du fait de la présence d’une seule et unique liste Medef-CGPME-indépendants, même si la nouvelle équipe se caractérise par une timide augmentation du nombre de femmes. A peine élu, Patrick Laforêt entend déjà se placer dans l’action…

Patrick Laforêt, largement adoubé par ses pairs

Alors qu’il s’apprête à quitter ses fonctions, Christian de Lavernée, préfet de Côte-d’Or, a installé le bureau de la toute nouvelle CCI de Côte-d’Or, née de la fusion de la CCI de Dijon avec celle de Beaune, en place depuis le 14 décembre 2010. (Lire notre article ici). « En fait, on en revient à la situation de 1852, où Beaune et Dijon étaient réunies », relève Daniel Exartier, vice-président de la branche commerce. Cette nouvelle organisation s’inscrit dans le cadre de la réorganisation des chambres consulaires, qui prévoit notamment un renforcement de l’échelon régional.

Dans une ambiance plutôt bon enfant, les élus de la Chambre de commerce et d’industrie territoriale de Côte-d’Or ont désigné Patrick Laforêt – ancien président de la CCI de Dijon -, à la tête de la nouvelle structure pour la mandature 2011-2015. Certains y verront un quasi plébiscite avec 45 voix pour sur 50 votants – 4 membres étaient absents et Patrick Laforêt s’est abstenu…

« Nous sommes d’abord des chefs d’entreprise… « 

Dans ce nouveau bureau, Vincent Jaurou occupe les fonctions de 1er vice-président et de vice-président du territoire de Dijon, tandis que Bernard Guyot devient vice-président du territoire de Beaune. La vice-présidence du territoire de la Haute-Côte-d’Or revient à Frédéric Naudet. (Consulter la liste des autres membres du bureau ici). Quant à Patrick Ardisson, il a été reconduit dans ses fonctions de Secrétaire général.

A peine adoubé par ses pairs, le président a regretté, l’espace d’un instant, la faiblesse du taux de participation aux élections de la CCI 21 avec seulement 26% de votants… Davantage que des professionnels des campagnes électorales, « nous sommes d’abord des chefs d’entreprise et nous nous devons de représenter nos 3.341 électeurs ainsi que tous les autres… », a affirmé Patrick Laforêt, qui a insisté au passage sur la nécessité d’un engagement à la fois « collectif et personnel de la part des membres du bureau ».

Plus de femmes à la CCI… mais pas dans le bureau

La nouvelle Chambre compte 60% de nouveaux élus, chiffre satisfaisant pour Patrick Laforêt. Véronique Jobic, l’une des 50 élus, abonde dans son sens : « Il est important d’assurer une certaine stabilité. » De plus, d’après la jeune femme, s’approprier les dossiers nécessite du temps. Concernant le nombre de femmes élues, elle rappelle que « lors de la précédente mandature, sur 30 élus, j’étais la seule femme. Cette fois-ci, nous sommes 5 sur 50 ; c’est mieux mais ce n’est pas représentatif du nombre de femmes chefs d’entreprise…  »

D’après le nouveau président de la CCI 21, les défis à relever ne manquent pas : « Nous allons travailler dans la continuité sur les grands dossiers : École de commerce (ESC Dijon-Bourgogne), aéroport Dijon-Bourgogne, technoport de Pagny, etc. Nous allons présenter tout prochainement un contrat de mandature, que nous allons passer au tamis de nos capacités financières. » Patrick Laforêt se félicite également de la nouvelle organisation des chambres de commerce et du renforcement de l’échelon régional. « Désormais, nous avons le cadre ; à nous maintenant de créer la gouvernance. »

Tramway : Le cauchemar des commerçants du Grand Dijon devient réalité ?…

« Tant que nous n’avions pas les pieds dedans, nous ne pouvions pas savoir que les travaux du tramway allaient être aussi difficiles à vivre » : cette phrase de Claudette Joigneault, gérante de la boutique Casa Rhum, à Dijon, et présidente de l’association de commerçants Avenue du Drapeau-Fauconnet, résume bien l’état d’esprit des riverains du chantier. A l’heure où commence la construction de la plateforme tramway de l’avenue du Drapeau, cinq patrons témoignent pour dijOnscOpe de leurs difficultés quotidiennes, entre coupures d’électricité, chute du chiffre d’affaires et crainte, à court terme, de devoir licencier des salariés…

  • Jean-Nicolas Gasser, gérant du restaurant Tiger Wok

« La baisse de fréquentation de notre restaurant, due aux difficultés d’accès à l’avenue du Drapeau, a entraîné une chute de notre chiffre d’affaires de près de 25% depuis le mois de septembre 2010. Pour information, nous enregistrions une croissance à deux chiffres depuis notre ouverture en 2008, avant que les travaux ne commencent…

D’autres contraintes viennent s’ajouter à cette baisse de fréquentation. Pas plus tard que mardi 21 décembre 2010, une coupure d’électricité causée par les travaux m’a empêché de servir des repas chauds à mes clients, alors que notre spécialité est la cuisine au wok : j’ai dû en offrir vingt – froids – et refuser une trentaine de personnes pour le repas du midi.

Si la situation perdure dans les prochains mois, le risque premier est celui des licenciements ou du non-renouvellement de contrats pour nos salariés… A long terme, j’espère surtout que nous serons toujours présents en 2012 afin de voir notre chiffre d’affaires remonter grâce au tramway ! Notre priorité, aujourd’hui, est donc d’essayer de tenir jusqu’au bout ».

  • Angeline Regazzoni, gérante de la boulangerie Regazzoni

« Les travaux du tramway ? C’est la cata ! Depuis le mois de septembre 2010, notre chiffre d’affaires a chuté de près de 20%… Toute la clientèle de passage que nous captions avant les travaux ne visite plus la boulangerie : l’avenue du Drapeau, tout d’abord, est de moins en moins empruntée car impraticable. Ensuite, le parking dont pouvait disposer la clientèle est bloqué par des barrières depuis trois mois ! Ces dernières devaient être retirées le lundi 20 décembre 2010 mais rien n’a encore été fait…

Les difficultés économiques causées par les travaux sont bien réelles : travaillant à Dijon depuis trente ans, nous pouvons affirmer que la chute d’activité est sans précédent. Heureusement que les fêtes arrivent et que nous avons des préparations à réaliser ! ».

  • Claudette Joigneault, gérante de la boutique Casa Rhum

« Mon magasin est situé à cinquante mètres de l’avenue. Je suis donc impactée par la baisse du trafic automobile mais, au moins, j’ai la chance de ne pas avoir de barrières à cinquante centimètres de ma vitrine ! En tant que présidente de l’association des commerçants de l’avenue du Drapeau, j’observe que les activités les plus sinistrées sont les commerces de proximité tels que les boulangeries, les restaurants ou encore les épiceries. 

Même le magasin de musique (ndlr : Déclic Music), ne peut pas travailler comme avant : sans place de stationnement, comment un client peut-il emporter les gros instruments ? Difficile en effet de transporter une batterie en bus… Outre le trafic, le problème est donc également celui du stationnement. Les quelques places disponibles, d’ailleurs, sont occupées par les riverains – ce que je comprends tout à fait car ils sont aussi impactés que nous par les travaux.

Par ailleurs, plusieurs commerces ont déjà été mis en vente mais ne trouvent pas d’acheteur en raison de la situation… Bref, je suis certaine que l’avenue sera magnifique une fois terminée mais encore faut-il que l’on tienne encore deux ans à ce rythme ! ».

  • Ahmed El-Hajjajy, gérant du restaurant Le Palmier

« Les travaux du tramway ont une conséquence directe sur notre chiffre d’affaires : il a chuté de 30% en novembre 2010. La raison principale de cette baisse est que notre clientèle de passage prend aujourd’hui des chemins détournés pour éviter de circuler avenue du Drapeau… La clientèle d’habitués, quant à elle, reste fidèle au restaurant : beaucoup de personnels du Grand Dijon en font d’ailleurs partie.

Si la situation perdure dans les mois qui viennent, le risque principal est celui du licenciement pour nos collaborateurs ».

  • Nicolas, co-gérant de la boutique l’As du vin

« La baisse de fréquentation est sensible depuis le début des travaux du tramway mais pour nous, la situation diffère un peu de celle des autres commerces. Alors qu’un achat de pain peut difficilement être reporté au lendemain, celui d’une bouteille de vin pour le repas du week-end est réalisable le mercredi si la circulation est trop bloquée le mardi…

Entre septembre et novembre 2010, notre chiffre d’affaires a tout de même baissé de 10% mais nous n’envisageons pas, à court terme, de prendre de mesures particulières pour nous adapter à cet aléa ».

« Rigueur » : Le nouveau tube de l’hiver 2010 ?

« L’État a gelé ses dotations, nous devons réduire nos investissements » : ce refrain est incontestablement le tube de l’hiver pour les collectivités locales, à l’heure où sont bouclés leurs budgets primitifs pour 2011. Lors de la conférence de presse précédant le conseil municipal de Dijon, lundi 20 décembre 2010, le sénateur-maire François Rebsamen a repris sans surprise l’incontournable rengaine… Mais au-delà de ce constat, à quoi servira l’argent des Dijonnais en 2011 ?

  • La culture 

Le musée des Beaux-Arts au coeur du budget l Dépense-phare du budget primitif 2011, la somme allouée à la rénovation du musée des Beaux-Arts s’élèvera à 5.644.000 euros. Pour rappel, cet établissement logé dans le palais des Ducs de Bourgogne fait l’objet d’importants travaux de rénovation afin d’améliorer l’accueil du public, de  présenter à l’avenir davantage de collections et de mettre aux normes ses infrastructures techniques. Dès février 2011, les travaux de rénovation du musée commenceront dans la salle des tombeaux, la salle du maître de Flémalle et l’escalier du Prince. Pour les trois prochaines années, le circuit de visite s’arrêtera donc au salon Condé et les tombeaux des ducs de Bourgogne ainsi que les retables de la chartreuse de Champmol ne seront temporairement plus visibles. Une fois rénové, le musée rouvrira par tranches à partir de l’année 2012.

Plus de quatre millions d’euros pour les associations l Par ailleurs, 200.000 euros permettront de rénover le Grand Théâtre et 100.000 euros seront alloués à la modernisation du cinéma Eldorado, rue Alfred de Musset, afin de garantir la numérisation de ses salles – évolution indispensable à l’heure où les copies 35 mm sont amenées à disparaître complètement des circuits de diffusion. Enfin, 4.453.000 euros seront dépensés afin de subventionner les associations culturelles de la ville telles que Zutique, qui organise le Tribu festival et le Human Beat Box festival – 70.000 euros -, la compagnie de théâtre Collectif 7′ (18.000 euros), ou encore l’association bourguignonne culturelle (ABC), à hauteur de 430.000 euros.

  • Le sport

De nouveaux équipements sportifs l Les dépenses principales dans le domaine du sport seront dirigées vers des travaux d’équipement, au rang desquels on compte la création d’un terrain synthétique au stade des Poussots pour 545.000 euros, d’un terrain multisport au square des Violettes pour 125.000 euros ou encore d’une nouvelle piste de bicross pour 200.000 euros.

2,6 millions d’euros pour les clubs de la ville l Par ailleurs, les 135 clubs sportifs de Dijon seront aidés à hauteur de 2.600.000 euros. Parmi ces subventions, il est possible de relever que 85.000 euros seront versés au club de basket JDA Dijon Bourgogne, afin d’assurer la formation des espoirs et cadets du club, de développer la section handisport ou encore de conduire des actions telles que des camps d’été ou des matchs de promotion. L’association Dijon Bourgogne Handball (DBHB), touchera quant à elle 70.000 euros, l’association Dijon Football Côte-d’Or (DFCO), 165.000 euros – dont 37.000 euros pour l’intégration des jeunes de milieux défavorisés – et le Stade Dijonnais Côte-d’Or 16.500 euros.

  • La petite enfance et les aînés

35 nouvelles places en crèche l Lors de la conférence de presse relative au conseil municipal du lundi 20 décembre 2010, François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, a annoncé la création de 35 nouvelles places en crèche à Dijon, portant ainsi la capacité totale d’accueil à 1113 places. « Ce chiffre a doublé depuis 2005 », relève-t-il. D’une manière générale, 5.733.000 euros seront dédiés à l’accueil des enfants en bas âge en 2011.

Vingt millions d’euros pour les maisons de retraite l Du côté des aînés, vingt millions d’euros permettront de rénover les établissements d’hébergement des personnes âgées et le projet de Vill’Age Bleu, s’il n’a pas encore fait l’objet d’une ligne de crédit au budget primitif, est toujours d’actualité en ce qui concerne la vie des aînés. Pour rappel : le concept vise à créer un îlot de dix à quinze maisons individuelles entourées d’un jardinet, construites de plain-pied et desservies par une allée arborée. Ces habitations à loyer modéré, accessibles sans plafond de ressources, sont spécialement étudiées pour permettre aux personnes âgées valides ou à mobilité réduite d’y trouver le confort nécessaire à leur quotidien.

  • L’éducation

Construire et rénover les écoles l A ce sujet, deux axes majeurs seront suivis par la municipalité : la création et la rénovation de groupes scolaires. En 2011, tout d’abord, huit millions d’euros seront dédiés à la construction d’un nouveau groupe scolaire ainsi qu’un centre de loisirs pour le quartier Montmuzard. Par ailleurs, la somme de 4,6 millions d’euros permettra de rénover les écoles Montchapet, Victor Hugo ou Flammarion par exemple.

  • Le développement durable

Des travaux d’économie d’énergie l « Nous avons décidé de faire de Dijon une ville écologique de référence au niveau national », rappelle François Rebsamen. Ainsi, 1.142.000 euros seront alloués à la réalisation de travaux d’économie d’énergie sur les bâtiments municipaux et 900.000 euros permettront de mettre en place un procédé novateur de chauffage pour la piscine du Carrousel.

177 millions d’euros pour le tramway l Enfin, le chantier du tramway coûtera 177 millions d’euros à la ville en 2011. Pour rappel, cette année sera cruciale pour les travaux puisqu’elle permettra de construire l’intégralité des plateformes et voies ferrées avant la finalisation du chantier en 2012.

Grand Dijon : Un budget à l’esprit tram !

Soirée chargée mais avant tout festive au conseil de communauté du Grand Dijon, jeudi 16 décembre 2010! Avant de souffler la dixième bougie de la communauté d’agglomération, les conseillers devaient plancher sur le budget de la collectivité pour l’exercice 2011. Au menu : la coquette somme de 438 millions d’euros, dont 173 millions d’investissement uniquement pour le tramway…

Un climat d’incertitude

« Ce que nous avons fait depuis dix ans, aucune collectivité n’aurait pu le faire seule », introduit le président du Grand Dijon, François Rebsamen, comme pour donner le « la » à la soirée spécial anniversaire de la communauté d’agglomération, qui fête également ses 10 ans (Lire notre article ici). Le débat d’orientation budgétaire passé, il s’agissait de voter le budget primitif pour l’année 2011. Un budget, comme l’explique Laurent Grandguillaume, rapporteur du projet, « avant tout marqué par la mise en œuvre, pour la première année, du nouveau panier de ressources fiscales suite à la suppression de la taxe professionnelle ». En effet, la taxe professionnelle est remplacée à 52,8% par de nouveaux impôts économiques, à 29,1% par des impôts ménages et à 18,1% par dotations et compensations de l’Etat.

« Un contexte d’incertitude », ajoute François Rebsamen, puisque selon lui, « l’Etat garantie la compensation de la taxe professionnelle à l’euro près mais sur la base du 1er janvier 2010 ». Ce nouveau panier de ressources devrait se traduire par une perte de ressources pour le Grand Dijon par rapport à la législation fiscale antérieure de 3,5 millions d’euros. En ressort cependant un budget en forte hausse puisqu’atteignant les 438,54 millions d’euros contre 335,68 M€ pour l’exercice 2010.

Cette augmentation s’explique par deux points. Tout d’abord, et suite à la décision préfectorale du 16 novembre 2010, le Syndicat mixte du Dijonnais (SMD) sera dissolu à compter du 31 décembre 2010. Les compétences « Eau » et « Assainissement », exercées jusqu’à cette date par le SMD sont donc repris par le Grand Dijon, qui a décidé d’ouvrir deux budgets annexes de l’eau et de l’assainissement (4,35 M€, dont 2,53 M€ d’équipement). Ensuite, elle s’explique par l’augmentation des dépenses d’équipement, les travaux liés à la construction du tramway représentant par exemple 173 M€ de l’ensemble du budget.

Les déchets passent à Véolia

Les dépenses d’équipement sont ainsi en hausse de 82,4 M€ (de 139,2 M€ en 2010 à 226,2 M€ en 2011), et un programme de 42,7 M€ est recentré sur les opérations majeures de l’agglomération comme l’habitat, l’environnement, le renouvellement urbain, les grandes infrastructures et le développement économique, appuyé sur un panier de ressources totalement revu. « Compte tenu de la mise en œuvre du nouveau panier de ressources, explique Laurent Grandguillaume, de nombreux postes de recettes sont bouleversés et la lisibilité des évolutions de budget à budget est faible » : l’évolution des recettes de fonctionnement serait de 5,4% (de 150,1 à 158,2 M€) quand les recettes d’investissement seraient de 3,3% (52,9 M€, contre 51,2 M€ au BP 2010). Les recettes de la fiscalité directe (cotisation foncière des entreprises, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, taxe sur les surfaces commerciales, imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux, taxe d’habitation, taxe sur le foncier bâti, taxe sur le foncier non-bâti), seraient de 75,3M€ (-11,13%), tandis que 15,4 M€ de dotations et compensations supplémentaires sont prévues au titre des conséquences de la réforme fiscale.
Les dépenses, qu’elles soient de fonctionnement ou d’investissement, suivent une courbe ascendante avec une progression respective de 1,46% de BP à BP, soit -1,6% hors participation au budget annexe des transports et de 12,8%. En effet, la masse salariale en baisse de 5,4% et les coûts de fonctionnement des services sont en forte baisse de 6,5%, soit -1,8 M€ de BP à BP. Ceci en raison de la renégociation du contrat de collectes des ordures ménagères. C’est désormais Véolia qui va prendre en charge ce service en lieu et place de l’opérateur historique : la Franco-Suisse. En ressort un contrat en baisse de 1,5 M€ et la mise en place d’une collecte dédiée des déchets des gros producteurs, impliquant un renouvellement du parc de bacs afin de faire payer au poids.

Les débuts de l’Esplanade Érasme

Et, alors que l’amortissement de la dette s’établit à 6,8 M€, les dépenses d’investissement s’élèvent elles à 68,6 M€ dont 3,9 M€ pour l’aménagement de l’Esplanade Érasme, qui sera, avec l’arrivée du tramway, la nouvelle artère de communication du campus universitaire, ou encore 1,9M€ pour la modernisation du centre de tri. Il s’agira alors d’augmenter la captation des journaux-revues-magazines (JRM) et de mettre en place, en réponse à un appel lancé par Eco-Emballages, un tri de nouvelles résines plastiques. Du côté des subventions d’équipements, 4,8M€ seront attribués à la LiNo, qui ne devrait finalement ouvrir ses voies qu’en 2013, et 4,4 M€ de participation à la LGV Rhin-Rhône qui, elle, verra son premier train en circulation le 11 décembre 2011.

Dans une optique de concentration autour des compétences primordiales, 7,9 M€ seront dédiés aux opérations d’habitat à loyer modéré, 3,3 M€ aux opérations de renouvellement urbain qui concernent en priorité les quartiers du Mail de Chenôve, des Grésilles de Dijon et pour l’année 2011 la fontaine d’Ouche à Dijon, le belvédère à Talant et, dans une moindre mesure, le Bief du moulin à Longvic et le centre-ville de Quétigny. Au total, près de près de 310 millions d’euros auront été investis dans ces différents quartiers afin de leur redonner une seconde jeunesse.

Vers le renouvellement complet de la flotte de bus ?

Mais le budget le plus important de l’exercice reste encore le budget annexe des transports publics urbains. Les dépenses d’investissement sont de 181,8 M€, dont 173,3 M€ pour les travaux de construction du tramway. 3,5 M€ sont en outre prévus pour les acquisitions de bus (bus d’occasion + 3 minibus), dans l’attente des études sur un renouvellement de grande ampleur de la flotte de bus pour la mise en service du tramway. François Rebsamen d’ajouter qu’il vient de signer un crédit-bail de 72 millions d’euros, qui correspond à l’acquisition de 33 rames (une supplémentaire en cas de problème technique), ce qui ajoute à l’économie de 750.000€ par rame suite au groupement d’achat avec Brest, une ristourne de 7,7 millions ! « Je tiendrai l’enveloppe ! », ajoute-t-il.

Quelques heures auparavant, ce dernier avait reçu des mains de Guy Louis, un historien des transports en commun de l’agglomération dijonnaise, son nouvel ouvrage : Dijon, du tram au bus et du bus au tram. De 1888 avec l’apparition des deux premières lignes d’omnibus-tramway entre la place Wilson et la place de la République, jusqu’à aujourd’hui, il retrace en 350 pages, 400 photographies et 60 plans l’histoire des transports en commun dans la Capitale des Ducs. Reste à écrire la dernière page…

Grand Dijon : « D’un projet d’agglomération à une agglomération de projets »

La communauté a fêté ses 10 ans !

Grand Dijon : « D’un projet d’agglomération à une agglomération de projets »
par Jérémie Lorand | dijOnscOpe | sam 18 déc 10 | 08:44

Tandis qu’aux prochaines élections municipales de 2014, les citoyens pourront élire directement les conseillers communautaires, nombre d’entre eux s’étaient réunis, jeudi 16 décembre 2010, pour un événement un peu particulier. En marge du vote du budget primitif*, chacun était en effet invité à souffler la dixième bougie du Grand Dijon. L’occasion pour dijOnscOpe de faire le point sur son histoire et de tracer un premier bilan de la communauté d’agglomération de Dijon…

La genèse de l’agglomération dijonnaise…

Ce mouvement de rassemblement puisse sa source en 1966. A ce moment-là, plusieurs communes décident de mutualiser leurs moyens, notamment en matière de traitement des ordures ménagères puis de gérer les transports urbains et la réalisation de zones industriels en 1976. De ces prémices de coopération naissent finalement les communautés d’agglomération, les communautés urbaines et les communautés de communes, instituées par les lois Voynet – juin 1999 -, et Chevènement – 12 juillet 1999. Depuis plusieurs années, les lois sur la décentralisation avaient déjà dans l’idée de supplanter les communes par des communautés de communes. C’est sur ce premier modèle et sous l’impulsion du sénateur Maurice Lombart que va se créer la Comadi.

Ce dernier n’est pas un étranger dans le domaine puisqu’il préside alors le Disctrict depuis 1983. Il devient ainsi le premier président de la Comadi, qui portera ensuite le nom de Grand Dijon « pour donner plus de sens à son action », selon son actuel président et sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen. Depuis le 10 février 2005, le Grand Dijon a d’ailleurs pris ses quartiers dans l’ancienne caserne Heudelet, un des symboles de son action sur le territoire, dont la verrière porte le nom de Maurice Lombart, décédé en 2008.

Mais à quoi sert le Grand Dijon au fait ?

Sur le papier, les communautés d’agglomérations ont cinq compétences régaliennes : le développement économique, l’aménagement de l’espace communautaire, l’équilibre social de l’habitat, la politique de la ville et le transport urbain. A cela, le Grand Dijon a ajouté l’assainissement et l’eau potable, la collecte et la gestion des déchets, les équipements culturels et sportifs. Au total, la communauté d’agglomération de Dijon est composée aujourd’hui de 22 communes, soit près de 250.380 habitants, dont 155.387 uniquement pour la ville-noyau : Dijon.

Ces éléments font du Grand Dijon la 20e communauté d’agglomération de France ; l’agglomération représente 49% de la population de la Côte-d’Or et 15,6% de la région Bourgogne. Mais le Grand Dijon est aussi voire surtout, un bassin économique qui concentre 121.200 emplois au sein de 12.597 entreprises, commerces et administrations. Et François Rebsamen d’expliquer qu’en dix ans, le Grand Dijon est passé « d’un projet d’agglomération à une agglomération de projets résolument tournée vers l’avenir ».

220 agents et autant de projets ?

Pour les dix ans du Grand Dijon, ce dernier a d’ailleurs choisi les dix projets-phares menés par la communauté de l’agglomération, au premier rang desquels on retrouve le Zénith (15,5 millions d’euros), la piscine olympique (24 millions d »euros), ou encore la rénovation urbaine du quartier des Grésilles, à Dijon (près de 310 millions d’euros pour le renouvellement urbain en globalité). Ces investissement sont la vitrine des compétences et des actions du Grand Dijon. « Beaucoup de personnes ne savent pas toujours que le Grand Dijon est à la source de telle ou telle action ou réalisation, ajoute François Rebsamen. Notre mission est pourtant bien de monter des projets et non pas uniquement de gérer ! ».

Si, à l’échelle nationale, Georges Pompidou a eu son centre Beaubourg, François Mitterrand, sa pyramide du Louvre, Jacques Chirac, son musée du Quai Branly, à l’échelle locale, le tramway marquera l’histoire de François Rebsamen au sein de l’agglomération dijonnaise. A l’automne 2012, le projet – qui tient pour une majeure partie du budget d’investissement préalablement voté en session* -, reliera 43 pôles majeurs. Il jettera les bases de nouveaux projets tels le Grand Campus, plus connu sous le nom de code « Esplanade Erasme », qui sera lancé dans le courant de l’année 2011, ou encore la poursuite de l’urbanisation des quartiers Valmy et Clémenceau, autour de la Tour Elithis, à Dijon.

Les transports seront donc au cœur des ambitions du Grand Dijon, qui espère devenir un carrefour européen en matière de transports ferroviaires. Après avoir réformé son réseau de bus en 2004, pour transporter désormais près de 150.000 personnes quotidiennement, la communauté s’attaque maintenant à une nouvelle guerre du rail. Ouverture prévue le 11 décembre 2011, de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône, sans oublier celle de la branche Ouest dans ce qui sera la toute nouvelle gare Dijon Porte-Neuve, située en contrebas du Centre hospitalier universitaire (CHU), et du pôle de compétence Pharmimage, œuvrant dans l’ingénierie médicale.

Une présence renforcée … sur le papier !

A défaut de mieux identifier les actions de l’agglomération sur le terrain, les citoyens et contribuables pourront les apprécier sur papier à entête… En effet, dès 2011, une partie des recettes de l’agglomération dépendra directement des impôts ménages que sont la taxe d’habitation et la taxe foncière sur le bâti. Enfin, les électeurs des 22 communes qui composent l’agglomération – dont la petite dernière, Fenay -, seront appelés aux urnes lors des prochaines municipales de 2014 : pour la première fois, ils pourront alors choisir directement leurs conseillers communautaires.

* Tout le détail sur le vote du budget primitif du Grand Dijon à retrouver dans notre édition du lundi 20 décembre 2010.