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Dijon : Deux nouvelles donations au Musée de la vie bourguignonne

Mercredi 12 janvier 2011, Hervé Oursel, président de la Société des amis des musées de Dijon (SAMD), a remis à la ville de Dijon deux œuvres : un tableau destiné au Musée de la vie bourguignonne et une pièce d’orfèvrerie destinée au Musée d’art sacré de Dijon. La remise des œuvres s’est déroulée en présence d’Yves Berteloot, adjoint au maire délégué à la culture et au patrimoine, et de Madeleine Blondel, conservatrice en chef et directrice de ces deux musées.

Le premier don est un tableau de Paul Laureaux daté du 10 février 1891, représentant la démolition du château des Gendarmes à Dijon. D’un intérêt historique et documentaire donc. Le deuxième don est un ciboire des malades sur piédouche, soit un vase sacré utilisé pour la conservation des hosties consacrées et leur distribution lors de la communion religieuse. Quatre poinçons au total indiquent l’intervention de plusieurs maîtres-orfèvres dijonnais.

Chenôve (21) : Le tramway est en marche !

Mardi 11 janvier 2011, une dizaine de commerçants cheneveliers ont été conviés à l’hôtel de ville par Jean Esmonin, maire de Chenôve et vice-président du Grand Dijon, pour une réunion d’information concernant l’étendue des travaux du tramway dans leur quartier… qui débutaient le jour-même. A l’ordre du jour : la mise en place d’une signalétique adaptée et l’accord du Fond d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC) destiné à tous les commerçants directement touchés par les travaux du tramway…

Un bilan positif…mais pour qui ?

« En tout état de cause, les travaux seront terminés fin 2012 pour réduire au maximum la gène occasionnée par la mise en place du tramway. » Jean Esmonin, maire de Chenôve et vice-président du Grand Dijon, débute cette réunion par une information qu’un grand nombre de commerçants présents ignoraient jusque là. Bien que l’annonce ait été faite en septembre 2010, plusieurs de ces commerçants du quartier Kennedy étaient passés à côté : « Nous vous avons conviés pour vous informer, comme vous avez pu le constater, que les travaux de plateforme ont commencé aujourd’hui », continue Jean Esmonin.

Pour l’accompagner, André Gervais, adjoint au maire de Dijon et conseiller délégué aux transports en commun et site propre du Grand Dijon, préside la séance. « Après l’effort, le réconfort ! », assure-t-il aux commerçants. Un élan de bienveillance pour couvrir une suite qui s’annonce beaucoup plus noire : « 2011 sera l’année la plus difficile pour vous », annonce-t-il. Pour contrebalancer ses propos, André Gervais reprend un à un les aspects positifs qui émaneront de la mise en service du tramway : « Le tramway supportera environs 9.000 voyageurs par jour et ramènera Chenôve à 10 minutes de la gare de Dijon seulement ! », assure-t-il. Chacun reste attentif car ce qui se joue dans cette pièce peut entraîner soit la fermeture des commerces implantés depuis plusieurs années, soit leur expansion à long terme.

Un an de travaux : un quartier réévalué

L’annonce est faite : à partir du 25 janvier 2011, le boulevard Valendons ne circulera plus que dans le sens sortant de Dijon, et le boulevard Henri Camp se verra, en conséquence, surchargé car il deviendra la seule et unique voie d’entrée pour les véhicules provenant de l’extérieur. Un remaniement qui change complètement la vie du quartier. « Cela signifie que notre magasin rue Carraz ne sera plus visible ? », questionne Pierre Albert, secrétaire général du comité de Chenôve du Secours populaire. Les barrières installées dans la matinée bloquent effectivement l’accès à la boutique du Secours populaire qui, comme l’explique l’intéressé, « vit presque exclusivement grâce au magasin. Les fonds nous permettent de financer des voyages et de la nourriture pour aider les populations que nous soutenons ! ».

« Et pour notre accès handicapé, comment cela va-t-il se passer ? », questionne Édith Demontis, greffière à la Maison de la Justice et du Droit. Les élus restent perplexes ; voilà visiblement un point qu’ils avaient négligé. Finalement, André Gervais renvoie Édith Demontis au dépliant distribué en début de séance et répertoriant les numéros de téléphone préconisés en cas de problèmes encore non résolus…  Mais les commerçants ne sont pas les seuls touchés par ces travaux de longue durée. Les services publics le sont également et leurs employés s’inquiètent des mesures mises en place concernant les changements d’entrée et de sortie de chaque service. « La signalisation est primordiale pour les familles que nous recevons. Nous savons d’ores et déjà que notre parking parallèle au boulevard Valendons, à Dijon, sera fermé. L’accès se fera donc à l’arrière de notre établissement. Il faut que cela soit bien indiqué ! », explique Viviane Gautheron, directrice du service petite enfance de la ville de Chenôve.

Un dédommagement moindre pour un coût maximal

Les questions suivent leur cours petit à petit : quels parking seront conservés ? Quels seront les accès piétons ? Comment pourront-ils se rendre au centre commercial ? Etc. Pour finalement en venir au point crucial tant attendu par tous : la question financière. « Un fonds a été débloqué par l’État pour vous indemniser et des animations commerciales seront mises en place », annonce Jean Esmonin. Pierre Albert en profite pour revenir à la charge : « Donc nous toucherons quelque chose pour notre boutique du Secours populaire ? Pourrons-nous bénéficier de ces animations commerciales ? ». Réponse : « Si vous faites partie de l’association des commerçants du quartier, oui », répond Jean Esmonin. Dommage, ce n’est pas le cas.

La question semble a priori résolue. Pourtant, elle soulève un problème inattendu : celui de l’inexistence de cette association, pourtant indispensable à l’indemnisation prévue par le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (Fisac), soit 323.781 euros à répartir entre les commerçants du Grand Dijon. « Pour que vous puissiez remplir chacun les dossiers du Fisac, il vous faut une association de quartier », précise Jean Esmonin. Une association qui, assure une commerçante, existe mais est « morte » depuis un moment déjà. Prochaine étape donc : remettre d’aplomb l’association des commerçants du quartier Kennedy. Mais pour Emmanuel Chenu, gérant de la boucherie des Valendons, cette indemnisation sera certainement bien moindre que les pertes engendrées par les travaux : « L’impact des travaux sur notre chiffre d’affaire se ressent déjà alors même qu’ils n’avaient pas encore lieu dans notre quartier. D’autant plus que certains de nos clients ne peuvent plus venir jusqu’à nous du fait de la suppression du passage des bus qui s’arrêtaient devant notre boutique ! ». Son souhait ? Que le passage du tramway à proximité lui permettra d’acquérir une nouvelle clientèle plus importante.

Alors que les travaux de plateforme, qui permettront la pause des rails ont d’ores et déjà débutés dans Dijon et son agglomération, les commerçants tentent de s’organiser. Mais les riverains sont également touchés par ces changements brutaux de circulation. La ville de Chenôve l’a bien noté et a convoqué, jeudi 14 janvier 2011, près de 3.000 Cheneveliers pour une séance d’information et d’explication. En attendant fin 2012 que le « cauchemar » des travaux prenne fin, le Grand Dijon tente d’anticiper et de parer à toutes les éventualités. Enfin une chose est sûre : le tramway n’a pas fini de faire parler de lui…

CHU Dijon : Les urgences déménagent !

Après avoir été intégralement déménagées de l’hôpital général de Dijon vers le CHU du Bocage dans la journée de lundi 10 janvier 2011, les urgences adultes ont ouvert leurs portes aux premiers malades mardi 11 janvier 2011, à 7h. Branle-bas de combat entre les cartons : aides-soignantes, infirmières et médecins cherchaient leurs marques – non sans difficultés – dans ce nouveau lieu de travail. Un espace quatre fois plus grand, doté d’équipements et de matériels de pointe, ainsi qu’une organisation repensée, devraient permettre d’éviter l’écueil d’un service, jusqu’à présent perpétuellement surchargé. En outre, quatre nouvelles navettes seront mises en services afin de faciliter le stationnement des personnels et consultants sur le site du Bocage.

Bourgogne : Le préfet, une femme… comme les autres ?

Si Anne Boquet, nouvelle préfète de Bourgogne et de Côte-d’Or en fonction depuis le 03 janvier 2011, aime faire du piano, du jogging et boire du vin, elle n’aime pas les polémiques politiciennes… A l’occasion d’une rencontre organisée avec les médias locaux à la préfecture de Dijon, celle qui – nommée par le président de la République le 24 novembre 2010 – succède à Christian de Lavernée, s’est présentée dans les grandes lignes. Mais au-delà de quelques considérations personnelles, à quel type de préfet auront affaire les Bourguignons ? Et d’ailleurs, doit-on dire « préfet » ou préfète » ?…

Préfet, rouage clé de l’administration française

« Préfète ? Cela me va de féminiser la fonction. En plus, c’est plus chaleureux », affirme en préambule Anne Boquet, « préfète » de Bourgogne et de Côte-d’Or. « Mais c’est plus compliqué pour une femme d’être préfet : on met plus de temps à s’habiller, à se coiffer… Il faudra donc me laisser plus de temps pour répondre aux questions ! », lance-t-elle ensuite malicieusement à son directeur de cabinet, Alexander Grimaud, placé à sa gauche dans la salle de réunion, faisant ainsi allusion à son rendez-vous devant suivre la rencontre. Celle-ci durera moins d’une heure, le temps de faire officiellement connaissance avec les médias, venus en nombre et parfois représentés par les rédacteurs en chef en personne. C’est dire si l’heure – même partielle – est importante. 

Il faut reconnaître que le préfet est l’un des personnages les plus importants d’une région ou d’un département : « Il est le représentant de l’État dans les départements et les régions et reste l’un des rouages clés de l’administration française, même si depuis la loi de décentralisation du 02 mars 1982, son pouvoir a diminué au profit des élus locaux », selon le ministère de l’Intérieur (En savoir plus ici). Outre veiller à l’application des lois sur le territoire, « le préfet a une enveloppe régionale et c’est lui qui détermine la répartition des enveloppes. Il y a une reconcentration des moyens auprès du préfet », explique Anne Boquet. 

« Il y a toujours de l’argent pour un bon projet » 

Cette enveloppe, comment compte-t-elle la dépenser ? Quelques priorités ont été déterminées. Ainsi, l’aspect de la sécurité en fait partie : « Il est évident qu’il n’y a pas la même pression que dans les Yvelines (ndrl : Anne Boquet était préfète des Yvelines, en Ile-de-France, avant d’être nommée en Bourgogne), mais il n’en faut pas moins de la fermeté et de la visibilité. Il faut tenir le terrain et monter des actions de prévention. J’ai la chance de travailler avec des élus, surtout le maire de Dijon (ndlr : François Rebsamen), qui sont sensibles à ces questions ». Anne Boquet a également évoqué l’économie et le soutien à l’emploi : « Les PME demandent un accompagnement supplémentaire de l’État ; il faut les aider à s’organiser. Concernant l’emploi, la situation en Côte-d’Or semble meilleure qu’ailleurs. Je crois beaucoup à l’alternance : c’est la meilleure façon pour un jeune de découvrir le monde de l’entreprise ».

Quant au Grenelle de l’environnement, elle précise qu’un comité de suivi sera installé dès la troisième semaine de janvier 2011 pour « tenter de le décliner en local » : « Ce que j’ai retenu de ces problématiques environnementales est que la Bourgogne est très en avance, avec une politique dynamique du conseil régional de Bourgogne ». Le dynamisme justement, la préfète affirme en avoir perçu dès son arrivée : « Les Yvelines sont très dynamiques et j’ai trouvé ici cette même volonté développer le territoire. Nous avons de grands projets d’infrastructures. Il faut que je sois présente également sur le dynamisme et la défense des territoires ruraux ». La réforme des collectivités territoriales a également été évoquée, de même que celle de l’intercommunalité. La loi publiée au Journal officiel du 17 décembre 2010 impose en effet une révision de la carte des intercommunalités et prévoit que l’autorité préfectorale puisse procéder à des créations, à des transformations, à des suppressions, à des fusions et à des modifications de périmètre (En savoir plus ici). Mais Anne Boquet l’assure : « Je ne vais violenter personne ! Il y aura un temps de concertation avec les maires ». 

Enfin – cela n’aura échappé à personne – à peine entrée en fonction, la préfète se rendait mercredi 05 janvier 2011 au centre d’accueil et d’orientation Sadi Carnot à Dijon (Lire notre article ici). « J’ai voulu symboliquement faire un geste en direction des personnes concernées mais aussi des associations. Je le voulais par nature et par goût car je porte beaucoup d’intérêt à la cohésion sociale. Il y a des gens qui ont besoin d’un accompagnement soutenu. C’est essentiel d’y répondre au nom de la solidarité républicaine ». Et de regretter l’état du centre Sadi Carnot, qui ne serait « pas digne »: « J’en ai parlé avec les collectivités concernées. Le maire de Dijon, François Rebsamen, est d’accord pour reconstruire un centre ». Dix minutes plus tard, la préfète reconnaît être « dans une période budgétaire contrainte. Cela suppose d’éviter le saupoudrage et de se concentrer sur les priorités. Mais il y a toujours de l’argent pour un bon projet… ». 

Par ailleurs, Anne Boquet a précisé qu’un plan d’intégration des populations étrangères lui avait été présenté lundi 10 janvier 2011… Mais comme sur tous les dossiers, la préfète n’a pas souhaité rentrer dans les détails : de nouveaux points presse seront organisés au moment souhaité, au maximum sur le terrain. 

Bourgogne VS Tahiti

« Le terrain », la préfète n’a cessé d’en parler. « J’aime aller voir, toucher. Pour moi, un dossier, c’est d’abord une personne. Le préfet a en charge de faire en sorte que les gens se parlent. A l’approche des élections cantonales (ndlr : en mars 2011), j’arrive dans une période de réserve donc cela va un peu me changer dans ma façon de faire. Neutralité, dialogue et terrain : voilà trois mots avec lesquels je voulais me présenter », affirme-t-elle. Sa manière de s’exprimer est tranchante mais sans aucune agressivité. Elle porte un carré blond et une perle de Tahiti en collier, souvenir sans doute des années passées au fenua (ndrl : mot tahitien désignant le pays polynésien) : elle y a travaillé trois ans d’abord comme secrétaire général du Haut-commissariat entre 1993 et 1996, puis comme haut-commissaire de la République entre 2005 et 2008, avant d’être nommée préfète des Yvelines. 

Dans un article de la Dépêche de Tahiti faisant le bilan de ces trois années passées au Haut-commissariat, le terme de « terrain » est à nouveau employé pour définir la préfète : « Ces tâches multiples auraient pu l’éloigner du terrain. Pourtant, c’est cette proximité avec les populations qu’elle revendiquait dès son arrivée, en septembre 2005. On va effectivement la voir poser le pied sur tous les archipels, plusieurs fois. Même à Rapa où elle s’y reprend à trois fois avant d’accoster ! Son côté têtu sans doute… Très attachée à la Polynésie qu’elle connaît bien, à ses habitants qu’elle va sans doute regretter, Anne Boquet part en laissant aussi le souvenir d’une femme, la première à ce poste, témoignant d’une vraie sensibilité mais aussi d’une grande fermeté » (Lire ici l’article). Le style et le caractère colle parfaitement avec l’image de celle qui avoue être un peu stressée si elle n’a pas le temps de pratiquer ses deux joggings hebdomadaires… 

La terre bourguignonne pourra-t-elle faire oublier les îles, l’Océan pacifique et les cocotiers à la préfète ? Possible : Anne Boquet est officier de l’Ordre national du Mérite, officier de la légion d’honneur mais aussi… chevalier du Tastevin : « J’adore le vin… trop ?! ». 

  • Curriculum vitae d’Anne Boquet, née le 19 mars 1952, à Bellac (Haute-Vienne)

1976 : Chef du bureau de la coordination à la direction des affaires sociales au ministère de l’Agriculture. 

1979 : Chargée de mission auprès du sous-directeur du travail à la direction des affaires sociales au ministère de l’agriculture. 

1984 : Elève de l’ENA (Promotion « Diderot »). 

01/06/1986 : Administrateur civil de 2e classe au ministère de l’Intérieur. 

16/06/1986 : Affectée à la DPFAS (sous-direction des personnels). 

20/10/1986 : Chef du bureau des personnels de préfecture (DPFAS). 

03/04/1989 : Sous-préfet de 2e classe, secrétaire général de la préfecture de Loir-et-Cher. 

01/06/1990 : Administrateur civil de 1ere classe. 

01/10/1990 : Chargée de mission auprès du sous-directeur du corps préfectoral et des administrateurs civils à la DATAP chef de la mission mobilité-débouchés. 

01/07/1992 : Administrateur civil hors classe. 

03/10/1993 : Secrétaire général de la Polynésie française. 

25/07/1996 : Sous-préfet hors classe, secrétaire général de la préfecture de l’Oise (1ère catégorie) et chargée de mission pour la politique de la ville auprès du préfet de l’Oise. 

01/09/1998 : Sous-directrice du corps préfectoral et des administrateurs civils (Datap). 

17/07/2000 : Préfète de l’Indre. 

14/03/2002 : Titularisée préfète. 

21/10/2002 : Directrice des affaires politiques, administratives et financières de l’Outre-mer. 

09/09/2005 : Haut-commissaire de la République en Polynésie française (détaché). 

13/06/2008 : Préfète des Yvelines. 

24/11/2010 : Préfète de la région Bourgogne, préfète de la Côte-d’Or.

Bourgogne : Un nouveau pôle sanitaire et médico-social à Dijon-Valmy

Une maison de retraite médicalisée accolée à un service de Soins de suite et de réadaptation (SSR), le tout sous couverture d’une cuisine centrale toute équipée : pour un coût total de 25,4 millions d’euros, voilà à quoi ressemblera le pôle gérontologique et d’hospitalisation du Parc Valmy à Dijon, qui devrait ouvrir au public en 2013.

Bien-être et sécurité des résidents : une nécessité !

En partenariat avec la société d’investissement immobilier cotée Icade et le cabinet d’architectes Tria, spécialiste de l’urbanisme et de l’architecture éco-responsable, la Mutualité française Côte-d’Or Yonne collabore depuis plus d’un an à ce projet de pôle sanitaire et médico-social, premier du genre en Bourgogne. « Face aux locaux vétustes de la maison de retraite mutualiste les Hortensias et au budget dédié aux soins de plus en plus restreint, il était urgent de réagir », explique Michel Martin, président de la Mutualité française Côte-d’Or Yonne.

Avec une unité générale de soins dédiée à Alzheimer, une unité de réadaptation des fonctions cognitives comportementales et une maison de retraite, le pôle gérontologique et d’hospitalisation du Parc Valmy à Dijon mutualisera les services rendus aux usagers de manière globale et complète. Condition sine qua none d’une fonctionnalité optimale de ces services ? Respecter au mieux l’intimité des résidents : « Lors de l’élaboration du projet, il a fallu tenir compte de plusieurs facteurs, notamment la séparation des personnes âgées et des personnes désorientées. L’établissement sera donc agencé en plusieurs secteurs et sous-secteurs, avec des accès distincts pour chaque unité », ajoute Jean-François Picoche, architecte chez Tria.

Un projet hospitalier régional d’envergure

21.530 m2 : c’est la taille totale de l’établissement prévu pour accueillir 86 résidents dans la maison de retraite médicalisée – au sein de laquelle les séjours peuvent aller de deux à trois ans -, et 112 patients au sein du service de SSR dans lequel les patients ne restent généralement pas plus de trois semaines. Un budget important donc, qui a notamment servi à « rendre l’établissement attractif », souligne Nathalie Arnould, directrice générale de la Mutualité française Côte-d’Or Yonne.

« Nous souhaitons mettre en place des formations pour de jeunes futurs professionnels de la santé. S’occuper des personnes âgées n’est généralement pas la voie vers laquelle nous nous tournons d’emblée, donc il faut pouvoir les « attirer » à nous ! », insiste Nathalie Arnould.
Également dans le cadre du plan Alzheimer, l’unité spécialisée de ce futur pôle gérontologique et d’hospitalisation bourguignon travaillera en étroite collaboration avec les autres établissements de la région. Pour Michel Martin, l’objectif annoncé est clair : « Une direction médicale experte est prévue. Nous pensons également à mettre en place un pôle hospitalier qui couvrirait à la fois la Bourgogne et la Franche-Comté. Cela permettra d’alléger les services des hôpitaux de proximité ».

Pour ce premier pôle sanitaire et médico-social, il faudra donc attendre juin 2011 pour engager le premier coup de pelle, et septembre 2013 pour l’ouverture des portes.

Beaune (21) aura-t-elle bientôt son école de cinéma ?

Le cinéaste français Claude Lelouch espère ouvrir son école de cinéma à Beaune, en Côte-d’Or, destinée à former les réalisateurs, scénaristes et comédiens de demain. Présent dans la capitale des vins de Bourgogne mardi 04 janvier 2011, il précise les linéaments de cette belle idée, qui tarde toutefois à rentrer dans sa phase concrète…

Claude Lelouch had a dream !

« A l’âge de seize ans, j’aurais rêvé d’une école de cinéma ouverte à tous, surtout aux autodidactes, sans condition de ressources », introduit Claude Lelouch, réalisateur français à qui l’on doit notamment Un homme et une femme, La bonne année ou encore une adaptation des Misérables, de Victor Hugo. Aujourd’hui fort de cinquante ans de cinéma, Claude Lelouch rêve toujours de son école. Seule différence : si le calendrier est respecté, il en sera le créateur et non l’élève !

« Ma conviction est que, pour être un bon cinéaste, il ne suffit pas de posséder une grande culture. Le réalisateur est avant tout une personne dotée d’un esprit de curiosité et d’une grande capacité de synthèse », note-t-il. Et de préciser : « Voir, entendre, parler… Chacun, au quotidien, filme sa vie grâce à ses cinq sens. La seule compétence supplémentaire que le réalisateur doit posséder est, outre la passion, de savoir compresser la vie en moins de deux heures ». Tel est donc l’objectif de la future école de cinéma de Claude Lelouch : former les futurs cinéastes à développer leurs sens puis à les condenser en films…

Woody Allen comme professeur : qui dit mieux ?

Depuis l’annonce du projet lors du Festival international du film policier de Beaune, en 2009, Claude Lelouch a précisé son idée. Du côté de l’effectif, le cinéaste table aujourd’hui sur cinquante élèves, répartis entre réalisateurs, comédiens et scénaristes. Chacun sera sélectionné sur foi d’un court-métrage original de cinq minutes mis en scène dans la région.

Temps fort de l’enseignement : l’école accueillera toutes les deux semaines une masterclass animée par un grand cinéaste… Lors de l’annonce du projet, Claude Lelouch avait d’ailleurs reçu l’accord de Woody Allen et Francis Ford Coppola. « L’idée serait de retransmettre ces cours à la télévision sur une chaîne qui voudrait bien être notre partenaire », explique-t-il. Un moyen pour les étudiants de se faire la main derrière la caméra, tout en dégageant des recettes télévisées afin de financer le fonctionnement de l’école.

A la fin de l’année, le meilleur élève aura la chance de pouvoir tourner son premier long-métrage, produit par Claude Lelouch, avec une équipe composée… des ses quarante-neuf camarades !

Quand ? Quoi ? Comment ? Quelques flous artistiques…

Plusieurs zones d’ombres continuent tout de même de planer sur ce projet. Questionné sur le contenu de l’enseignement, Claude Lelouch a répondu vouloir « dépasser le concept d’école, de cours magistraux », sans pour autant préciser le déroulement de la semaine pour les élèves. Tout juste a-t-il indiqué que les apprentis-cinéastes travailleraient par exemple à reproduire des scènes de films connus…

Même incertitude quant à la date d’ouverture de l’école. Annoncée à la rentrée 2011 dans le dossier de presse du projet (voir document joint), Claude Lelouch a estimé, mardi 04 janvier 2011, que le lieu « ouvrira dans dix-huit mois si tout va bien ». Aujourd’hui, le projet tient donc encore largement de l’utopie et devra passer la vitesse supérieure s’il veut continuer de faire rêver…

Dijon : Carrefour fait son marché !

Rue Bannelier, rue Paul Cabet, route de Langres… Petit à petit, Carrefour se fait un nom dans le centre-ville de Dijon, sous l’appellation « City » ou « Market », pour bien différencier l’hypermarché du groupe de sa chaîne de supérettes de proximité. Or cette omniprésence et surexposition inquiète les riverains. A juste titre ? Ils ne sont en tout cas pas les seuls : un avis de l’Autorité de la concurrence datant du 07 décembre 2010 pointe du doigt la multiplication de petites supérettes orchestrée par ce grand groupe, désormais numéro deux mondial et d’ores et déjà présent outre-Atlantique…

Une concurrence déloyale

Depuis le texte de loi sur la modernisation de l’économie en date du 1er janvier 2009, les autorisations d’installations concernant les commerces sont passées de 300 à 1000 m2. Une mesure supplémentaire destinée à favoriser l’émergence des leaders du marché dans des zones jusque là réservées aux petits commerçants. Mais pour François Gourt, directeur de Carrefour City situé rue Paul Cabet à Dijon, anciennement Marché Plus, il n’est absolument pas question de faire concurrence aux petits commerces qui jouxtent son magasin : »Je fais parti de l’association des commerçants du quartier, et mon but, en étant franchisé Carrefour City, n’est pas d’écraser mes concurrents. Bien au contraire ».

Pourtant, l’enseigne du grand groupe leader sur le marché fait peur : »Je vois bien au regard des gens et à ce que je peux entendre dans mon magasin que la présence d’un nouveau « petit » Carrefour effraie. Tout ce qui émane de la veine capitaliste est mal vue par les temps qui courent… », ajoute François Gourt. La faute à qui ? La crise économique qui touche actuellement l’Europe et ses riches voisins américains ne peut que renforcer l’idée selon laquelle les plus riches prennent aux plus démunis pour continuer à s’enrichir malgré une conjoncture en plein désarroi. Vision manichéenne ? Le fait est que la survie des petits commerces est actuellement menacée par l’arrivée de mastodontes tels que Carrefour dans leur quartier.

Une alternative économique incontournable ?

Au facteur des prix pratiqués par les Carrefour City et Market sur lesquels les petits commerces peuvent difficilement s’aligner, s’ajoute celui du prix des loyers qui peut atteindre des sommets lorsque la frontière de la pancarte « Dijon » est franchie. Une donnée que n’ignore pas François Gourt : »Nous ne nous en sortions pas sous la franchise Marché Plus qui pratique des prix trop élevés. Là où nous sommes installés, ce n’est pas évident de parer à tous les coûts de la vie ! En passant sous le nom de Carrefour, nous avons pu rentrer dans nos frais ! ». Une bien triste réalité qui ne fait que confirmer le développement inéluctable du groupe d’hypermarché et présage un monopole des prix déjà en cours.

Pourtant, ces petites supérettes de proximité, bien que portant l’enseigne du groupe Carrefour, appartiennent bien souvent à des commerçants indépendants – en 2005 ils étaient environs 93% – comme c’est le cas pour François Gourt : »La marque Carrefour nous a permis de baisser nos prix de 30 à 40%. Lorsque nous étions sous l’enseigne Marché Plus, le coût de fabrication des produits était plus élevé. A une certaine période, nous avons dû rogner sur nos marges ». Pour ce directeur indépendant, les commerces qui tiennent « sont ceux qui ont su s’adapter en redessinant leurs offres de produits. Quant aux autres, ils ont dû fermer boutique… ».

Vie de quartier redynamisée ou mondialisée ?

Bien loin de soulever le problème de cette prolifération intensive et systématique de l’implantation des grandes surfaces en centre-ville, Anne Faure, urbaniste au cabinet parisien Arch’urba, pense avant tout à la redynamisation des quartiers : »En terme d’aménagement urbain, c’est une bonne initiative de la part des grands groupes. Cela reforme la vie de quartier qui a eu tendance à s’effacer ces dernières années. Ces « nouveaux » quartiers pourraient favoriser la pérennisation des autres commerces, sous réserve bien-sûr que ceux-là s’organisent », explique-t-elle.

Une théorie encore en latence du fait du récent développement de ces supérettes de proximité par les grandes chaines de supermarché et dont certains élus municipaux, notamment parisiens, doutent encore aujourd’hui. Pour preuve, le communiqué paru le 9 décembre 2010 émanant de la ville de Paris (Lire ici le communiqué de la ville de Paris), signalant l’inquiétante progression de Carrefour et de Casino au cœur de la capitale. Différents points sont ainsi soulevés : la fragilisation du tissu commercial local, une concurrence déloyale vis-à-vis des petits commerces et donc l’éviction de ces commerçants trop « petits » pour remporter le combat.

Un marché émergeant encore libre

Heureusement, les supérettes de proximité développées par les supermarchés et hypermarchés restent pour beaucoup des franchises. Il s’agit donc très souvent de commerçants locaux travaillant en partenariat avec leurs confrères mitoyens : « Le pain que nous vendons à Carrefour City vient du boulanger d’à côté », précise François Gourt. « De plus, tous ceux qui tiennent des Shopi ou encore 8 à Huit, qui sont des enseignes appartenant au groupe Carrefour, ne sont pas pour l’heure dans l’obligation de changer d’enseigne pour prendre le nom de Carrefour Market ou City », ajoute-t-il. « Il y a un rééquilibrage qui est en train de se faire », explique, de son côté, Anne Faure. « La guerre des prix se fait quand même, même si effectivement les petits commerçants ont du mal à rivaliser avec les grandes enseignes. Mais il ne faut pas se leurrer, les commerces qui tiennent encore sont ceux qui ont su s’adapter à ce nouveau marché ».

De plus, un problème d’un autre genre vient se poser au cœur de ces quartiers en plein développement économique : celui des épiceries de nuit et autre kebab : « Cela fait trois ans que nous avons dû embaucher un vigile car depuis l’ouverture outrancière de ces épiceries de nuit à l’ambiance douteuse, nous avons quelques petits problèmes de « petite » délinquance », souligne François Gourt. Pour Anne Faure, la sécurité fait également partie des points positifs de la prolifération des grandes chaînes en centre-ville : « Un quartier qui ne vit plus est un quartier laissé à l’abandon et donc ouvert à n’importe quel dérive car livré à lui-même. Il est ici question de sécurité civile ».

Depuis plus de onze ans, le groupe Carrefour crée de multiples enseignes pour se développer et s’insérer sur un marché auquel il avait jusque-là un accès plus restreint. Pourtant, alors que l’économie du groupe se porte au beau-fixe, cette présence presque ubiquitaire est perçue comme une intrusion dans la vie privée des habitants. La distinction entre centre commerciaux et petits commerces de proximité reste bien ancrée dans les esprits, et les locaux refusent pour la plupart de devoir cohabiter et partager leur environnement avec ces grandes chaînes dont la réputation n’est plus à faire. A eux donc de s’assurer de la pérennité de leurs « petits » confrères pour éviter de s’attirer les foudres du peuple, et donc de leurs potentiels clients…

En 2011, les sorties reprennent de plus belle !

Doucement mais sûrement, la vie culturelle reprend ses quartiers en Côte-d’Or après une période d’accalmie pendant les fêtes de fin d’année ! Entre théâtre, érotisme et opéra, dijOnscOpe a sélectionné les événements qui rythmeront ces deux jours de sortie, samedi 08 et dimanche 09 décembre 2011…

  • Samedi 08 décembre 2011

17h – Refaire le monde sur les planches l Dans notre édition du jeudi 06 janvier 2011 (Lire ici l’article), nous vous présentions la pièce Que faire ? Le retour, mise en scène par Benoît Lambert en collaboration avec le Théâtre Dijon Bourgogne (TDB)… Samedi dès 17h, la salle Jacques Fornier de la rue d’Ahuy, à Dijon, ouvrira justement ses portes pour en proposer une représentation ! L’occasion de découvrir le duo Martine SchambacherFrançois Chattot à l’oeuvre dans une pièce qui part d’un quotidien ordinaire pour finir en rêve révolutionnaire…

20h – Un opéra entre Orphée et french cancan l Offenbach, l’impertinent… Dès 20h, l’Auditorium de Dijon accueillera sa parodie du mythe d’Orphée et de ses versions lyriques, où Orphée et Eurydice sont au bord du divorce pendant que les dieux se plaignent de ce qu’ils mangent… Orphée aux enfers ridiculise autant le pouvoir que le peuple et fit largement scandale à sa création. Pour prendre une bonne bouffée d’humour et plonger un temps dans l’esthétique propre au XIXème siècle… Et pour ceux qui auraient raté la séance : l’opéra sera également interprété dimanche 09 janvier 2011 à 15h.

20h30 – Se laisser bercer par quelques perles de jazz vocal l Au Bistrot de la scène, situé au 203 de la rue d’Auxonne à Dijon, la soirée débutera autour de Boris Vian avec l’ensemble Sullivan, mené par la voix chaude de Coline Lenoir… L’orchestre L’Jazz BigBand prendra leur suite pour une interprétation des plus grands tubes du jazz vocal. Energie et sensualité musicale en perspective…

  • Dimanche 09 décembre 2011

11h – Se dégourdir les jambes en découvrant la ville l Besoin d’évacuer les gourmandises dégustées pendant les fêtes de fin d’année ? Envie de découvrir la ville sous un autre angle ? Rendez-vous est donné dès 11h, place de la Libération à Dijon, pour un tour de vélo dans la ville ! L’occasion pour l’association Evad de communiquer sur quelques idées de bonnes résolutions, telles que « trente minutes d’activité physique par jour sont indispensables pour préserver sa santé et sa joie de vivre » ou encore « utilisez un peu moins la voiture et un peu plus le vélo ! »…

14h – Torride après-midi à Beaune (21) l L’événement est assez inhabituel pour être remarqué ! Dès 14h et jusqu’à 20h, le palais des congrès de Beaune, en Côte-d’Or, accueillera le salon de l’érotisme pour des spectacles, animations et autres stands de découverte… 

16h – Plonger dans un monde de féérie l Savant mélange entre performance corporelle des acrobates et beauté des jeux de lumières ou du décor, le spectacle Mana, de la compagnie des Farfadais, est un enchantement visuel. Dès 16h, le Zénith de Dijon accueillera cette performance, qui a fait le tour du monde, pour une échappée dans le monde du rêve…

Marathon des voeux : Ruée vers l’or et salon VIP…

C’est l’heure des vœux pour 2011 ! Après une escale au conseil général de Côte-d’Or, dijOnscOpe continue son « marathon des cocktails » et vous emmène fureter du côté de l’Auditorium, où l’équipe de la mairie de Dijon tenait sa cérémonie officielle, vendredi 07 janvier 2011…

  • Le discours : En toute solennité

Alors que les vœux de François Sauvadet, président du conseil général de Côte-d’Or, avaient résolument pris le parti de l’humour (Lire ici notre article), ceux de François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, ont revêtu vendredi 07 janvier 2011 une tournure plus sérieuse… Face à une salle comble, les mots du premier élu de la commune – traduits en langage des signes – ont d’abord rappelé les concepts directeurs de sa politique : l’identité de la France, pour lui synonyme « d’égalité sociale, de laïcité, de droit du sol, d’école publique… » ; la sécurité, « priorité politique pour le bien-être des Français » ; ou encore l’idée d’un pays uni dans la diversité, qui n’a « rien à craindre d’un Islam de France respectueux des valeurs et des lois de la République ».

Plus spécifiquement, François Rebsamen a également annoncé la création de 1.500 emplois à l’échelle du bassin dijonnais en 2011 et s’est félicité de mesures telles que la tarification adaptée aux revenus des familles dans les cantines scolaires ou encore de grands projets liés aux développement durable. Et de faire référence au chantier du futur tramway dijonnais : « Excusez-nous pour les travaux… Mais merci pour le soutien ! ». En somme : des vœux très « concrets », ancrés dans l’actualité locale et nationale, par un maire entouré de l’ensemble de l’équipe municipale – à l’exception de Laurent Grandguillaume, adjoint au maire, vraisemblablement absent de la cérémonie

  • L’ambiance : Ruée vers l’or et salon VIP

Les derniers mots du discours prononcés, la salle de l’Auditorium de Dijon s’est vidée en un clin d’œil… Direction le buffet disposé dans le hall de l’édifice, où plusieurs centaines de personnes se sont livrées à une véritable valse des plateaux de petits fours, grappillant ici quelques toasts, là quatre gougères, saisissant !… Vu : Un homme empoignant un plateau pour l’emmener, un autre le lui arrachant des mains avec virulence. Jouer des coudes semblait donc une bonne tactique pour arriver à sa « faim » ! 

Dans le salon d’honneur de l’Auditorium situé à l’étage supérieur, réservé aux représentants des autorités civiles, militaires, ainsi qu’aux proches collaborateurs de la mairie de Dijon, l’ambiance était moins survoltée… Non sans mal, dijOnscOpe s’y est finalement faufilé, sans appareil photo, avec l’accord de la personne chargée du protocole. Ici, les amuses-bouche concoctés par le chef étoilé Stéphane Derbord ont ravi les palais… « Le bonheur est contagieux : j’ai préparé quelques douceurs pour que le plus grand plaisir soit au rendez-vous ! », explique le patron du restaurant qui porte son nom, place Wilson à Dijon.

  • Le buffet l Moyenne générale : 8,5/10

Dans le hall de l’Auditorium, le public présent a pu déguster le crémant de la maison Louis Bouillot de Nuits-Saint-Georges (21), avec force gougères, toasts aux crevettes ou autres pics de comté et grains de raisins…

Chez les VIP, même traitement pour le crémant mais légère différence du côté du buffet, avec des mets étoilés tels que le « tartare de Saint-Jacques, mousseline d’avocats à l’huile de citron et pommes vertes », la « brochette de foie gras de canard à la poudre de pain d’épices » ou encore le « sushi de truite fumée à la cazette du Morvan »…

  • Côté people

Parmi les deux mille personnes attendues, difficile de distinguer l’ensemble des personnalités locales présentes… On notera tout de même la présence dans le salon d’honneur de Jean-Marc Vigilant, commandant de la base aérienne 102 de Dijon ; du réalisateur dijonnais Christophe Gomes ; de François Patriat, sénateur et président du conseil régional de Bourgogne ; de François Perrault, directeur départemental de la sécurité publique ; de Sylvie du Parc, directrice du cinéma Olympia ; de Thomas Barbier et Dominique Bruillot, respectivement directeurs de la Gazette de Côte-d’Or et de Bourgogne Magazine ; ou encore d’Anne Boquet, nouvelle préfète de Région…

Dijon : Un week-end de cape… et surtout d’épée !

Sur les traces de Boladé Apithy… Médaillé de bronze en individuel lors des championnats d’Europe d’escrime 2010 à Leipzig, le pensionnaire de l’ASPTT Dijon ouvre la voie à de jeunes pousses. Parmi elles, de nombreuses filles qui participeront dimanche 09 janvier 2011 à la 20ème édition de la Coupe du monde épée dames juniors à Dijon. Si aucune Bourguignonne ne défendra les couleurs de la France, 126 épéistes seront présentes.

Plus d’une centaine de tireuses

Fruit d’une désormais longue collaboration, l’Association sportive de la Poste et France Télécom de Dijon (ASPTT Dijon Escrime) reçoit les meilleures épéistes féminines de la catégorie. Après plusieurs années d’attente, la Fédération française d’escrime (FFE) obtient en 1991 la tenue d’une des manches de la Coupe du monde sur ses terres. Elle délègue alors à Dijon l’organisation de cet événement. Si l’an passé, la ville était la dernière des huit étapes de cette coupe, ne suscitant pas de fait un grand intérêt pour les tireuses internationales, elle en est cette année la quatrième étape, provoquant une explosion du nombre de participantes.

Pas moins de 126 escrimeuses – réparties dans un premier temps en dix-huit poules – se sont donné rendez-vous au Palais des sports Jean-Michel Geoffroy. Vingt-et-une nations, aux premiers rangs desquels figurent la France (19 tireuses) ou encore la Suisse, l’Espagne, l’Italie et les Etats-Unis (avec douze tireuses chacun), seront représentées. Un tel attrait qui s’explique par l’intégration de la compétition dans le circuit européen. En effet, cette compétition a la plupart du temps comme objectif de récolter des points pour une éventuelle sélection en équipe nationale ou pour le championnat d’Europe.

Des jeunes en devenir

Parmi ces jeunes filles, âgées entre 17 et 20 ans, figureront les quatre premières mondiales dont deux Françaises. La Grenobloise Clémentine Fernandez, qui l’avait emporté en 2010, défendra ainsi son titre face à la pensionnaire de l’Association sportive de Bondy (AS Bondy), Lauren Rembi, actuelle deuxième mondiale entre autre. Secrétaire du club, Fabrice Roussel tient à souligner la présence de 27 françaises dans le top 50 mondial, sans pour autant qu’une Dijonnaise ne soit présente.

Le club est pourtant un véritable vivier de jeunes talents : Boladé Apithy, membre de l’équipe de France et sociétaire de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), tout comme Nicolas Rousset lui aussi membre de l’Insep ou encore Valentin Sannier, en sont le symbole. Mais cela ne s’arrête pas là, comme l’explique Fabrice Roussel : « Nous avons différents ados en devenir comme Marion Chevallot, vice-championne de France Juniors ou encore Fabien Gruet Barbier mais aussi des personnes comme Jehanne Mazire, vice-championne du monde des maîtres d’armes ».

La règle de trois ?

Pour cette Coupe du monde, il faudra compter sur dix-huit poules différentes, composées chacune de sept tireuses. Cette compétition permettra de classer les escrimeuses pour passer au tableau éliminatoire. De 128, le nombre de tireuses passera à quatre – moment durant lequel la cérémonie protocolaire se déroulera avec en point d’orgue un spectacle pour célébrer les vingt ans de l’événement. Mais, comme l’explique Fabrice  Roussel, le club organisateur est victime de son succès : « Dix-huit pistes de dix-sept mètres de long chacune sont installées dans le Palais des sports », de la salle principale jusqu’au couloir !

La quatrième place n’existant pas en escrime, deux sportives cohabiteront donc sur la troisième marche du podium qui devrait ainsi récompenser les meilleures tireuses de l’étape. En 1991 et en 2001, des Françaises l’avaient emporté : aussi, pour respecter la tradition, il faudra donc à nouveau qu’une tricolore triomphe !

> Le millier de spectateurs attendu sur place pourra y assister, le club ayant décidé d’ouvrir gratuitement les entrées du Palais du sport aux curieux…