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Economie : La CCI Côte-d’Or pose les bases de son avenir !

Aussitôt née, aussitôt en chantier ! La Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or (CCI 21), fusion des anciennes chambres consulaires de Dijon et de Beaune, a posé lundi 24 janvier 2011 les fondements de son action pour les années à venir lors de sa première assemblée générale…

La réunion a débuté de manière très « administrative », par la validation de nombreux points concernant les statuts et la gestion de la CCI 21. Parmi les sujets soumis au vote des membres, on notera la suppression de deux postes suite au rapprochement des chambres ou encore la demande de subventions pour le dispositif Alizé – qui permettra aux patrons de PME de recueillir des conseils auprès des grandes entreprises du département dès le 03 février 2011.

La deuxième partie de l’assemblée générale a permis à Patrick Laforêt, président de la CCI 21, de présenter le « plan de bataille » de l’institution pour 2011. Une sorte de grand débat d’idées qui permettra de nourrir le contrat de mandature, divisé en quatre étapes : des réunions d’information pour les nouveaux membres ; une présentation des actions déjà engagées par la CCI ; une collecte d’idées ; puis, en juin 2011, la structuration du projet de mandature.

Aucune action concrète n’a donc été engagée lors de cette assemblée générale, qui a surtout permis de régler des affaires courantes et de fixer le calendrier des rendez-vous de la CCI 21 pour 2011…

Dijon : Rassemblement contre les suppressions de postes à l’École

Plus d’élèves mais moins de professeurs pour la rentrée des classes 2011 ? Samedi 22 janvier 2011, près de 150 personnes se sont rassemblées place Darcy à Dijon pour manifester leur vive opposition aux 16.000 suppressions de postes d’enseignants prévues en France pour la rentrée 2011. En Bourgogne, alors que 312 élèves supplémentaires sont attendus pour la rentrée, ce sont 186 postes d’enseignants dans les collèges et lycées qui devraient être supprimés dans l’Académie de Dijon d’après les syndicats…

« Dans le budget 2011, nous déplorons une baisse de l’ambition éducative. La baisse des moyens, notamment ceux alloués aux réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), va engendrer une hausse des inégalités entre élèves et la multiplication des échecs scolaires », regrette Martial Crance, secrétaire du Sgen-CFDT Bourgogne. « Pour les très bons élèves, pas de problèmes mais je suis inquiet pour la grande majorité des autres », poursuit Martial Crance, à l’instar de Véronique Martin de la Fédération syndicale unitaire (FSU) ou de Yasmina Soltani de la CGT Educ’action 21.

Justement, pour illustrer leurs inquiétudes et marquer les esprits, les manifestants du collectif « L’éducation est notre avenir », formé de 29 organisations syndicales, associatives et politiques, ont inauguré de façon symbolique la « porte des indignés, place de l’éducation perdue » [ndlr : à la place de la porte Guillaume, place Darcy]. Au pied de la porte Guillaume ainsi rebaptisée, les manifestants ont installé un mur d’expression « pour que chacun puisse laisser son témoignage ».

A quelques pas de la nouvelle plaque apposée par les manifestants, Michel Fallet, président départemental de la FCPE, dénonce pour sa part « une gestion purement comptable d’un système humain ». Le représentant syndical critique une politique gouvernementale qui serait contre-productive : « Les Français étaient réputés pour l’importance de leur culture générale et la qualité de leur formation. En portant à la baisse depuis neuf années le budget de l’Éducation nationale, on diminue la qualité de la formation des jeunes, par exemple en orthographe, ce qui est préjudiciable non seulement pour les jeunes mais aussi pour les entreprises ».

Quand à Yannick Plumet, enseignant au collège Bachelard au quartier de la Fontaine d’Ouche à Dijon, il est venu avec ses collègues. Tous sont très inquiets de la perte de moyens qui devrait frapper leur établissement à la rentrée prochaine. « Comment ferons-nous pour accueillir dans la dignité les élèves handicapés – sourds et déficients intellectuels légers – qui fréquentent nos classes ? Sans moyen, leur intégration aux classes ordinaires ne sera plus possible ; nous allons à l’encontre des textes voulus par le ministère. C’est absurde ! ».

Pour Bruno Lombard, de la Ligue de l’enseignement, le secteur scolaire n’est pas le seul concerné. « Le para-scolaire, qui fonctionne avec des dotations de l’Etat et des collectivités, est en difficulté. Nous organisons des sorties culturelles ou sportives pour les enfants dans le département. Les plus pénalisés par les baisses budgétaires seront ceux qui habitent le plus loin alors qu’ils ont déjà un accès plus compliqué à la culture ».

Côte-d’Or : La préfète active le plan d’urgence hivernale

Le froid signe son grand retour ! Dans les prochains jours, les températures pourraient être inférieures à -10°C la nuit. En conséquent, Anne Boquet, préfète de la Côte-d’Or, a décidé d’activer le niveau 2 du plan départemental d’urgence hivernal.

Dans un communiqué reçu vendredi 21 janvier 2011, la préfecture de Côte-d’Or annonce donc l’activation ce même jour, à 16h, du niveau 2 du plan départemental d’urgence hivernal. Et de préciser « que les personnes admises en hébergement d’urgence y sont maintenues pendant toute la durée d’activation du niveau mobilisation grand froid ». Ce déclenchement implique le renforcement des capacités d’hébergement, des équipes du 115 et l’accentuation des tournées du Samu Social à Dijon.

A noter qu’il est possible de signaler par un appel au 115 toute personne visiblement en difficulté sur la voie publique.

Sécurité routière en Côte-d’Or : Un bilan 2010 très positif !

Afin de présenter les résultats du département de la Côte-d’Or en matière de sécurité routière pour l’année 2010, Anne Boquet, préfète de la Région Bourgogne, préfète de la Côte-d’Or, a organisé une conférence de presse sur le terrain à l’occasion d’un contrôle coordonné police-gendarmerie sur les poids lourds jeudi 20 janvier 2011. Elle était accompagnée d’Alexander Grimaud, directeur de cabinet, du commissaire divisionnaire François Perrault, directeur départemental de la Sécurité publique de Côte-d’Or, du colonel Christian Janus, commandant le groupement de gendarmerie du département de la Côte-d’Or, de Jean Escale, responsable de la régulation des transports terrestres à la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Bourgogne (DREAL). 

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous ainsi que le discours ci-joint du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, sur le même sujet. 

« Sécurité routière : Bilan 2010 – Perspectives 2011

  • L’accidentalité

Pour la première fois en France, le nombre de tués est passé sous le seuil des 4.000, confortant ainsi une baisse continue de la mortalité sur les routes depuis 9 ans. En 2010, 3994 personnes sont décédées dans un accident de la route, soit une baisse de 6,5% par rapport à 2009. Les nombres d’accidents (63.986) et de blessés (79.056) baissent respectivement de 6,6% et de 13,1%.

En Côte d’Or, l’accidentalité a connu une évolution globale très favorable sur ces dix dernières années (1.425 accidents et 111 tués en 2000 contre 464 accidents et 33 tués en 2010). Toutefois cette évolution, après avoir marqué un palier sur ces trois dernières années, s’est avérée très positive pour l’année 2010. En effet, le nombre d’accidents a ainsi baissé de 19,7%, le nombre de blessés de 16,2% et le nombre de tués de 34%.

> Accidents 
– Evolution 2005/2004 = -13,17% ; 613
– Evolution 2006/2005 = -16,26% ; 614
– Evolution 2007/2006 = 0% ; 593
– Evolution 2008/2007 = -3,4% ; 578
– Evolution 2008/2009 = -2,5% ; 464
– Evolution 2009/2010 = -19,7%

> Tués 
– Evolution 2005/2004 = +21,28% ; 43
– Evolution 2006/2005 = -24,56% ; 40
– Évolution 2007/2006 = -6,98% ; 41
– Évolution 2008/2007 = 0% ; 50
– Évolution 2008/2009 = +22% ; 33
– Évolution 2009/2010 = -34%

> Blessés hospitalisés et non hospitalisés
– Evolution 2005/2004 = -19,88% ; 752
– Evolution 2006/2005 = -16,35% ; 766
– Evolution 2007/2006 = +1,86% ; 742
– Évolution 2008/2007 = -3,1% ; 709
– Évolution 2008/2009 = -4,4% ; 594
– Évolution 2009/2010 = -16,2%

Les bons résultats obtenus en Côte d’Or sont le fruit d’une politique fondée simultanément sur la prévention et la répression et sur un pilotage dynamique. Ainsi un suivi mensuel de l’accidentalité, du comportement des usagers, des actions de prévention, de communication menés au travers au travers du Plan départemental d’actions de sécurité routière et du Plan départemental de contrôle routier a permis d’adapter cette politique en temps réel à l’évolution de ces indicateurs et ainsi d’être réactif.

  • La prévention

La politique de prévention s’est articulée essentiellement autour d’actions de sensibilisation, de formation, d’information et d’une communication innovante à destination du grand public.

Les actions suivantes, parmi les plus importantes, peuvent être citées :

– Action sur l’hypovigilance sur autoroute réalisée lors du chassé-croisé des juillettistes et aoutiens avec environ plus de 1000 personnes sensibilisées
– Formation (comportement et pratique) des motards sur le circuit de DIJON PRENOIS le 1er septembre 2010 avec une centaine de participants
– Semaine de la mobilité et de la sécurité routière accompagnée d’une médiatisation de chacune des actions : une action par jour avec en ouverture l’inauguration d’une affiche géante sur une place au centre de DIJON ayant pour thème les 2 roues motorisés suivie de : une opération curvomètre devant un lycée ; participation aux deux journées de la mobilité organisées par la DREAL dans un centre commercial de DIJON ; des opérations conjointes police-gendarmerie de contrôle « positif » d’alcoolémie en sortie de discothèques ; des actions organisées par la prévention routière avec la police pour récompenser des cyclomotoristes ayant fait preuve d’un bon comportement sur la route ; la remise officielle d’un livret sur le trajet domicile école – collège en toute sécurité réalisé par plusieurs établissements scolaires ; une journée BSR à Beaune.
– Actions de sensibilisation dans les collèges et lycées. 
– Action « auto-moto-cyclo : respect mutuel ». 
– Convention Etat – CAPEB pour la conduite accompagnée des apprentis du bâtiment. 
– Action « ensemble à vélo » à destination des élèves de fin de primaire. 
– Journée de la Sécurité Intérieure dans un centre commercial à Chenôve : présence d’un stand sécurité routière avec une association œuvrant dans le domaine des addictions. 
– Réalisation d’une affiche Sécurité Routière Place de la République et d’une bande dessinée sur les risques spécifiques des cylomoteurs. 
– Campagne d’affichage sécurité routière « La conscience de ma fragilité c’est ma force » en novembre. 

  • Le volet répressif

La politique de répression s’appuie sur les contrôles réalisés par les forces de l’ordre et sur les dispositifs de contrôle sanction automatisé. Définie dans le plan départemental de contrôle routier, elle s’est fixée comme objectif  que le délinquant routier ait le sentiment de pouvoir être contrôlé partout, à toute heure, éventuellement plusieurs fois sur un même axe, mais aussi que le contrôle soit compris par l’usager.

> Pour les contrôles réalisés par les forces de l’ordre, on peut relever en 2010 :
– une augmentation du nombre d’opérations de contrôle conjointes (aussi bien sur l’alcoolémie, la vitesse, les règles de comportement ) entre police et gendarmerie sur une même zone, des mêmes axes et même entre départements et entre polices européennes (action gendarmerie sur réseau autoroutier en juillet)
– une augmentation des dépistages de stupéfiants
– un développement des opérations de contrôle banalisé
– la réalisation de contrôles de vitesse à proximité des radars fixes et l’utilisation de nouveaux sites pour les radars mobiles embarqués
– l’acquisition pour les forces de l’ordre de deux cinémomètres laser mobile haute performance, de deux curvomètres permettant de mesurer la vitesse des cyclomoteurs et de kits de radioguidage pour les contrôles banalisés

S’agissant du contrôle sanction automatisé, l’année 2010 a permis d’étudier l’implantation de nouveaux sites de contrôle vitesse et de contrôle de franchissement de feux qui feront l’objet d’installation au cours de l’année 2011.

Ainsi, pour la vitesse, 1 site (RD 974 MARSANNAY LA COTE) a été mis en service le 1er janvier 2011, 2 sites (RD905 SOIRANS – RD 18 TAILLY) seront équipés début 2011 et d’autres sites au cours de l’année.

On compte désormais 14 sites de contrôle automatisé de vitesse en fonction dans le département de la Côte-d’Or :

RD 968 – Ouges
RD 981 – Mimeure
RD 974 – Meursault
A38 – Plombières
RN 274 – Saint-Apollinaire
Boulevard des Allobroges – Fontaine-les-Dijon
A6 – Bessey-en-Chaume
A31 – Vernois-les-Vesvres)
A 6 – Eguilly sens Paris-Lyon
A6 – Eguilly sens Lyon-Paris
RD 996 – FENAY
RD 974 – MARSANNAY LE BOIS
RD 107 – DIJON rue de Sully
RD 974 – MARSANNAY LA COTE

> Deux sites de contrôle de franchissement de feux rouges :
– carrefour place Saint Exupéry-Boulevard des Martyrs de la Résistance
– carrefour Boulevard Champollion-Avenue de Dallas

  • Perspectives 2011

A l’occasion de l’annonce du bilan de l’accidentalité 2010, le ministre de l’intérieur a annoncé que la politique de sécurité routière en 2011 s’axera sur la « défense absolue de la vie et une tolérance zéro pour les délinquants de la route ».

Au plan départemental, la politique menée en 2010, tant sur le plan de la prévention que sur le plan de la répression, sera poursuivie au regard notamment des bons résultats obtenus et le pilotage mis en place en 2010 continuera en 2011 afin d’adapter régulièrement cette politique aux résultats de l’accidentalité et à l’évolution du comportement des usagers.

Ainsi, si les jeunes de 15 à 24 ans, les accidents avec au moins un véhicule léger ou utilitaire, les deux-roues motorisés de type cyclomoteurs, l’alcool et la vitesse resteront des enjeux tels que définis dans le DGO 2008-2012, les piétons et les professionnels de la route, particulièrement impliqués en 2010 dans les accidents de la route, constitueront également des enjeux pour 2011.

La communication, notamment « grand public », sera également un axe fort de la politique de prévention mise en place dans le département.

En matière de contrôle sanction automatisé, des nouveaux sites seront déployés au cours de l’année 2011 tant pour la vitesse (a priori 6 radars – 2 déjà prévus début 2011 et 4 en cours d’année) que pour le franchissement de feux rouges (a priori 7 radars début 2011). »

Rentrée 2011 : L’académie de Dijon fait table rase…

Suppressions de postes, évaluation des CM2, problèmes de recrutement des enseignants en secteur rural ou encore réforme des filières STI… Lors d’un déjeuner de presse organisé lundi 17 janvier 2011, Florence Legros, recteur de l’académie de Dijon, a brossé un large portrait des chantiers qui attendent le monde de l’éducation à la rentrée 2011. Un tableau exhaustif, dont certains points suscitent déjà l’inquiétude…

311 suppressions de postes à la rentrée 2011

Premier sujet de discussion : les suppressions de postes annoncées au niveau national par Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, qui auront d’importantes répercussions au niveau local. Ainsi, 311 enseignants et 24 personnels administratifs verront leur poste supprimé à la rentrée 2011 à l’échelle de l’académie de Dijon…

« Pour le premier degré (ndlr : 125 suppressions), nous devons en effet adapter les postes d’enseignants à la baisse des effectifs d’élèves, dont le nombre chuterait de 850 d’après les prévisions effectuées pour la rentrée 2011 », note Florence Legros, recteur de l’académie de Dijon. Et d’ajouter : « Dans la mesure du possible, notre priorité sera de conserver un taux d’encadrement égal dans les quatre départements de la région, c’est-à-dire que nous veillerons à ne pas pénaliser les zones moins bien dotées en enseignants ».

Du côté de l’enseignement secondaire, qui subira 186 suppressions de postes, la répartition sera effectuée « selon la démographie des filières », note Florence Legros. Et de préciser : « Pour la rentrée 2011, les collèges devraient par exemple connaître une hausse de leurs effectifs équivalente à 350 élèves, tandis que les lycées professionnels devront faire face à une chute représentant le même volume d’élèves… ».

Des problèmes de recrutement en secteur rural

Si certaines zones du département auront à souffrir de coupes dans les effectifs enseignants, d’autres éprouvent au contraire des difficultés pour les attirer ! Un sujet qui préoccupe notamment Daniel Bouvard, inspecteur d’académie de l’académie de la Nièvre : « Lors du dernier mouvement d’enseignants dans le département à la rentrée 2010, quinze professeurs de mathématiques n’ont pas pris leurs fonctions », témoigne-t-il.

Une problématique qui pourrait s’aggraver quand l’on constate le faible nombre d’élèves qui passent chaque année le Capes dans certains spécialités… « Alors que la réalité de l’emploi montre que la demande est énorme en mathématiques, allemand et latin-grec, les candidats sont parfois moins de cinq à passer le concours à l’échelle de l’académie ! », remarque Florence Legros. « Par ailleurs, l’académie de Dijon peut se prévaloir d’un taux de remplacement des enseignants égal à 96% », ajoute Daniel Bouvard. Et de tempérer : « Cette moyenne cache à nouveau d’importantes variations entre les départements ».

A ce problème de recrutement s’ajoutent les perturbations causées par la réforme des contenus… « Avec la suppression de la physique appliquée au lycée, nos 45 professeurs spécialisés dans cette matière devront se reconvertir », explique Florence Legros. Problème : la filière physique-chimie est déjà surchargée en terme de professeurs. La situation posera certainement problème à la rentrée…

Les filières STI en mutation

Elles étaient douze, elles ne seront plus que cinq en septembre 2011. Les filières sciences et techniques de l’industrie (STI), qui peinent à trouver leur place entre les filières générales et professionnelles, « doivent être plus lisibles », estime Florence Legros. Ainsi, dès la rentrée, les cinq nouveaux cursus proposés seront les suivants : sciences et techniques de l’industrie et développement durable (STI2D) ; sciences et technologies de laboratoire (STL) ; sciences et technologies du design et des arts appliquées (STD2A) ; sciences et technologies de la santé et du social (ST2S) ; et sciences et technologies de la gestion (STG).

« Je tiens à préciser à François Patriat, sénateur et président du conseil régional de Bourgogne, que, contrairement à ce qu’il a pu dire dans la presse, la désindustrialisation de la région ne trouve pas sa cause dans la faible attirance pour les filières STI », remarque le recteur d’académie. Et de préciser : « Il s’agit davantage d’un problème d’image des branches et de séquelles dues aux traumatismes de 1973 et 1978, pour les enfants dont les parents travaillaient dans l’industrie… ».

Martine Pohl, secrétaire générale adjointe de l’académie de Dijon, précise quant à elle que « la nouvelle carte des STI respectera celle des formations déjà existantes », à l’exception des lycées du Creusot et d’Autun, en Saône-et-Loire, qui pourraient faire l’objet d’un rapprochement.

L’évaluation des CM2, la masterisation, la scolarisation des demandeurs d’asile…

Au cours du déjeuner, des questions d’actualité ont également été abordées. Au sujet des évaluations de classes de CM2, en cours cette semaine à travers toute la France, François Bourguignon, inspecteur d’académie de Saône-et-Loire, a précisé qu’elles « permettent de faire un premier bilan sur les compétences à améliorer d’ici la fin d’année scolaire » mais qu’elles « n’influencent pas la décision de faire passer l’élève en classe de sixième ».

Florence Legros a également évoqué la formation des enseignants. « La masterisation du cursus ne semble poser de problème ni pour les professeurs ni pour les élèves », a-t-elle noté. Et d’ajouter : « Au sujet du volume horaire assumé par les jeunes enseignants, souvent critiqué, je ne trouve pas incroyable de travailler 36 heures la première année de son exercice ! ».

Enfin, le questionnement des associations au sujet de la scolarisation des mineurs demandeurs d’asile à Dijon (Lire ici notre article) a obtenu une réponse d’Annaïck Loisel, inspectrice d’académie pour la Côte-d’Or. « Par manque de ressource enseignante, sept enfants étaient en attente de scolarisation : le problème est réglé puisqu’ils ont pu intégrer le collège Clos de Pouilly ». Et de conclure : « Aller trop vite est parfois un facteur de risque car une personne peut disposer d’énormes compétences et n’avoir que la frontière de la langue pour l’empêcher de les exprimer : il serait peu judicieux de l’inscrire immédiatement dans une filière qui ne lui correspond pas ».

France et Bourgogne : Le recensement de la population, J-1 !

Dans un communiqué reçu mardi 18 janvier 2011, l’Insee annonce le lancement de l’enquête de recensement de la population le jeudi 20 janvier 2011 : « L’enquête de recensement organisée en 2011 se déroulera du jeudi 20 janvier aux samedis 19 ou 26 février selon la taille de la commune. Dans ce cadre, une partie de la population sera invitée par les agents recenseurs à remplir et remettre un « bulletin individuel » et « une feuille de logement ». Toutes les informations recueillies sont strictement confidentielles et traitées de manière anonyme ».

Pour en savoir plus, lire la suite du communiqué ci-dessous et le dossier de presse ci-joint.

« Pour les habitants des communes de moins de 10.000 habitants, il est possible de se renseigner sur le site de l’Insee, http://www.insee.fr, afin de savoir si la commune réalise l’enquête de recensement en 2011. Les habitants des communes de 10.000 habitants ou plus peuvent se renseigner auprès de leur mairie, afin de savoir si leur logement est concerné par l’enquête de recensement en 2011.

Communes enquêtées en 2011 en Bourgogne :
– Côte d’Or : 149 communes enquêtées en 2011 sur 706.

– Nièvre : 74 communes enquêtées en 2011 sur 312.

– Saône-et-Loire : 108 communes enquêtées en 2011 sur 573.

– Yonne : 91 communes enquêtées en 2011 sur 455.

> Un site évenementiel dédié est mis à la disposition du grand public pendant toute la durée de la collecte : le-recensement-et-moi

Des données
– Historique des populations légales

– Les populations légales en Bourgogne

Dijon : La presse sous pressions

Une ombre menaçante plane sur la liberté de la presse à Dijon ! Les cas de journalistes victimes de menaces et d’intimidations sortent aujourd’hui du domaine de l’exception pour s’inviter sur le terrain des habitudes anti-démocratiques… Une situation dont Reporters sans frontières se fait l’écho dans un communiqué* daté du lundi 17 janvier 2011, qui s’alarme d’une « série d’actes inacceptables survenus au cours des derniers mois à Dijon ». Jérémie Demay, journaliste pour La Gazette de Côte-d’Or et les Dossiers du Canard Enchaîné, témoigne pour dijOnscOpe des pressions dont il est aujourd’hui l’objet…

Tentative de manipulation contre La Gazette de Côte-d’Or

« Je n’évoquerai que les faits pour lesquels les preuves sont irréfutables », précise d’emblée Jérémie Demay, collaborateur de La Gazette de Côte-d’Or et des Dossiers du Canard Enchaîné. Pour ce journaliste dijonnais, le quotidien a pris un triste tournant depuis la parution d’un article du journal en ligne Rue89.com, dévoilant les dessous du fonctionnement de la chaîne de télévision locale Voo Tv (Lire ici l’article de Rue89, là le nôtre)…

L’enquête, signée d’Augustin Scalbert et Jacques Thomas, s’interroge notamment sur les nominations du président et du directeur général de la chaîne par le sénateur-maire PS de la ville, François Rebsamen, ainsi que sur les intérêts économiques et politiques que partageraient les trois hommes. « Comme je préparais une enquête sur le même sujet pour les Dossiers du Canard Enchaîné, Patrice Tapie, président de la CGPME et président de Voo Tv, tout comme Jean-Louis Pierre, directeur général de la chaîne, ont conclu que j’étais en réalité le second signataire de l’article, ce qui est totalement faux ! », raconte Jérémie Demay.

Si l’affaire s’en était tenue là, elle aurait relevé de la mésentente et n’aurait pas franchi la frontière du raisonnable. Pourtant, quelques jours après la parution de l’article, les deux principaux intéressés « ont interpellé publiquement Thomas Barbier, directeur de la Gazette de Côte-d’Or, pour lui demander de me licencier », témoigne-t-il. Et d’ajouter : « On ne voit pas ça en France, normalement ! Heureusement, Thomas Barbier leur a demandé de rester polis et a opposé une fin de non-recevoir à leur demande ».

« Éradiquer le journalisme de caniveau »

Comme le fait remarquer le communiqué de Reporters sans frontières (RSF), daté du lundi 17 janvier 2011, le « climat délétère » qui règne dans la capitale des ducs de Bourgogne a connu un nouvel épisode lors de la cérémonie des vœux de la CGPME, lundi 10 janvier 2011 à la mairie de Dijon (Lire ici notre article)…

« Dans une série de vœux enregistrés en vidéo apparaît Jean-Louis Pierre, directeur de la chaîne de télévision locale Voo Tv. Celui-ci a été nommé à ce poste en juillet dernier par François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon (PS). Dans la vidéo, Jean-Louis Pierre tient des propos pour le moins étonnants : « Un vœu que j’adresse à François Rebsamen : j’aimerais qu’il fasse passer plus souvent la balayeuse municipale pour éradiquer, une fois pour toutes, le journalisme de caniveau », rapporte l’organisation qui milite pour la liberté de la presse (Voir ici la vidéo).

Menaces contre le groupe Forum Eco

Et de rappeler que des faits similaires étaient survenus lors de la même cérémonie des vœux, en janvier 2009… « Patrice Tapie, président de la CGPME et actuel président de la chaîne Voo Tv, avait demandé aux dirigeants du groupe Forum Eco, groupe propriétaire du Journal du Palais à Dijon, de « faire le ménage dans leur journal », ciblant ouvertement le rédacteur en chef de l’hebdomadaire (ndlr : Patrice Bouillot) dont il avait également demandé la mise à pied », ajoute le communiqué.

Au regard de ces événements, RSF demande ainsi « aux élus, garants des bonnes pratiques démocratiques, de veiller à empêcher toute forme de censure et de pression sur les professionnels des médias locaux ». « En tant que premier magistrat de la ville, François Rebsamen doit au plus vite mettre fin publiquement à de tels procédés », conclut le document.

*Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

« Reporters sans frontières – Communiqué de presse – 17/01/2011

A Dijon, la liberté de la presse n’est pas du goût de tout le monde

A Dijon, de nombreux journalistes et collaborateurs des médias s’inquiètent du climat délétère et de la multiplication des pressions dont ils font l’objet.

Dernier fait en date : le 10 janvier 2011, la mairie de Dijon accueillait la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME). Dans une série de vœux enregistrés en vidéo apparait Jean-Louis Pierre, directeur de la chaine de télévision locale VOO TV. Celui-ci a été nommé à ce poste en juillet dernier par François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon (PS). Dans la vidéo, Jean-Louis Pierre tient des propos pour le moins étonnants : « Un vœu que j’adresse à François Rebsamen. J’aimerais qu’il fasse passer plus souvent la balayeuse municipale pour éradiquer, une fois pour toutes, le journalisme de caniveau ».

Ce n’est pas la première fois que cette cérémonie des vœux est le théâtre de tels propos. En janvier 2009, Patrice Tapie, président de la CGPME et actuel Président de la chaîne VOO TV, avait demandé aux dirigeants du groupe FORUM ECO, groupe propriétaire du Journal du Palais (journal économique bourguignon) de « faire le ménage dans leur journal », ciblant ouvertement le rédacteur en chef de l’hebdomadaire dont il avait également demandé la mise à pied.

Plusieurs journalistes de la ville s’inquiètent également de voir Jean-Louis Pierre animer prochainement une émission politique sur l’antenne de VOO TV alors qu’il a été nommé par le pouvoir en place et que les élections cantonales se tiendront dans quelques semaines.

Ces propos s’inscrivent dans une série d’actes inacceptables survenus au cours des derniers mois à Dijon : pressions sur les patrons de presse afin qu’ils licencient leurs reporters trop curieux, intimidations de journalistes, menaces de suppression de budgets publicitaires, etc.

Reporters sans frontières demande en conséquence aux élus, garants des bonnes pratiques démocratiques, de veiller à empêcher toute forme de censure et de pression sur les professionnels des médias locaux. En tant que premier magistrat de la ville, François Rebsamen, doit au plus vite mettre fin publiquement à de tels procédés. »

Voitures incendiées à Chenôve (21) : Une ville sous le choc…

Après l’incendie de deux véhicules à Chenôve (21) dans la nuit du jeudi 13 janvier 2011*, pas moins de dix autres – pour cinq départs de feu différents – ont été dénombrés tout au long de la nuit du vendredi 14 jusqu’au samedi 15 janvier vers 7h30 du matin… puis à nouveau cinq autres sur un seul et même lieu, dimanche 16 janvier, vers 6h35. Au total, une vingtaine de voitures ont totalement été détruites ou partiellement endommagées ces derniers jours dans la commune du Grand Dijon. « Il y a des mois que nous étions tranquilles… Cela fait un mal fou aux gens qui le découvrent en double-pages dans le journal. Et cela nous fait de la peine, cela me fait de la peine », a exprimé Jean Esmonin, maire de Chenôve, lors de la conférence de presse organisée lundi 17 janvier 2011 (Lire ci-dessous sa déclaration en entier).

Ce dernier a souhaité réunir rapidement les médias afin d’exprimer sa « colère » : « De tels actes ne doivent pas rester impunis ! On ne peut pas transiger avec ceux qui, par leur comportement, tentent de s’accaparer des territoires et installent un climat d’insécurité, de peur, au mépris des lois et des fondements-mêmes de notre République qui, plus que jamais aujourd’hui, sont gravement menacés sur nos quartiers et sur nos villes ». Et de demander le retour de la police de proximité : « J’en appelle à l’Etat afin qu’il assume pleinement ses responsabilités », (…) « la vidéoprotection ne suffit pas », (…) « nous avions demandé une Unité territoriale de quartier (Uteq) mais nous n’en avons pas eue (…) ; nous avons un commissariat où il n’y a presque plus personne ».

Si le maire a lancé un appel à témoigner aux concitoyens « qui auraient aperçu quelques mouvements ou individus », en précisant qu’il ne s’agissait pas de « délation », lundi 17 janvier, trois jeunes hommes avaient d’ores et déjà été interpellés dans cette affaire et étaient toujours en garde à vue à l’hôtel de police de Dijon. Des appels anonymes auraient permis ces arrestations… « Ce sont des gens très connus des services de police », a précisé le maire.

Quant à l’indemnisation des victimes, Jean Esmonin affirme avoir « espéré que la loi du 1er juillet 2008 ** constituerait une avancée significative. Aujourd’hui, plus de deux ans après son entrée en vigueur le 1er octobre 2008, force est de constater que de nombreuses interrogations demeurent bien présentes quant à l’application réelle de cette disposition législative… Et je ne peux manquer de m’interroger régulièrement sur l’efficacité et la rapidité d’intervention de ce « fonds de garantie », via la Commission d’indemnisation mise en place auprès du tribunal de grande instance ».

L’une des victimes était justement présente à la conférence de presse. Au sujet de l’indemnisation, celle-ci prend alors la parole : « Je vous remercie monsieur le maire pour les trois cents euros que vous m’avez donné. Je crois bien que vous êtes la seule mairie en France à le faire. Je sais que je ne peux pas compter être remboursée par les responsables : ils ne sont pas solvables. Trois cents euros, bien sûr que cela aide, mais cela ne sera pas assez. Je venais d’acheter cette voiture 1.600 euros. J’ai dû économiser des mois pour pouvoir me la payer – je travaille à l’usine et j’élève seule mon enfant. Et je ne vais être remboursée de rien du tout : je n’étais pas assurée contre les incendies. Et vous savez pourquoi ? Parce que mon ancienne voiture avait déjà été incendiée l’été dernier (ndlr : 2010) et que mon assureur n’a pas souhaité me réassurer sur l’incendie de véhicules ».

* Ces deux véhicules avait été préalablement volés sur Dijon.

** Cette loi a créé de nouveaux droits pour les victimes et vise à étendre aux propriétaires de véhicules incendiés le principe de réparation inscrit dans le Code de procédure pénale.

Grand Dijon : Des financements incertains pour la politique de la ville

Le 14 novembre 2010, la France s’est vue dotée d’un nouveau ministère au sein du gouvernement Fillon III : le ministère de la Ville. Depuis, tous les regards se portent sur le ministre en charge de la politique de la ville, Maurice Leroy. Réajustement des Zones urbaines sensibles (ZUS), prolongation des Contrats urbain de cohésion sociale (CUCS), etc. Pour l’heure, les dispositifs entrés en vigueur en 2007 restent en place mais avec quels financements ?

Les Contrats urbains de cohésion sociale : une prolongation sans garanties

Mis en place en 2007 pour aider et favoriser les actions portées par les acteurs locaux des quartiers estampillés « prioritaires », les Contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) ont pour but d’éviter l’abandon des quartiers défavorisés situés autour du centre de la métropole, et ainsi leur permettre de s’animer au même titre que la commune à laquelle ils appartiennent. Alors que les CUCS devaient rendre leur dernier souffle fin 2010, des avenants de prolongation sont prévus pour la période 2011-2013.

Pourtant, la circulaire du 8 novembre 2010 ne garantit aucunement que les financements de ces CUCS suivront la marche. En effet, les CUCS ont également été mis en place pour alléger les crédits dédiés à la politique de la ville, qui sont provisoires et expérimentaux, vers les crédits de « droit commun », le tout chapeauté par l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé). Mais, comme le souligne Yves Berteloot, vice-président en charge de la politique de la ville au Grand Dijon, « la prolongation du CUCS pour la période 2011-2013 ne donne aucune garantie sur les financements d’Etat à l’aune de la période de référence 2007-2010 ».

Quartiers sensibles : le maintien des Zones urbaines sensibles

Un rapport d’information réalisé au nom du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l’évaluation des aides aux quartiers défavorisés a été rendu publique le 21 octobre 2010. Tandis qu’il prodigue la réduction de 20% des ZUS, Yves Berteloot assure que « sur l’agglomération dijonnaise, les annonces effectuées par le gouvernement permettent d’envisager le maintien du cadre d’intervention de l’Etat jusqu’à fin 2014 ». Les cinq communes du Grand Dijon actuellement déclarées ZUS sont donc maintenues : Chenôve, Dijon, Longvic, Quetigny et Talant continueront à bénéficier d’aides spécifiques, sous forme notamment d’exonérations fiscales et sociales.

Néanmoins, tout comme pour les CUCS, des baisses de financement de l’Etat sont envisagées particulièrement pour 2011. En effet, le budget de l’Acsé, chargée de mettre en œuvre les orientations gouvernementales en matière de politique de la ville et détentrice d’une enveloppe annuelle, a connu une baisse de 5% « qui sera répercutée à l’échelle de l’agglomération dijonnaise dans des proportions encore non connues », souligne Yves Berteloot. En conséquence, la ville de Dijon a d’ores et déjà prévu de mettre en place au niveau local un Observatoire de la politique de la ville (Lire ici le rapport 2010 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles), dans le but de « maintenir un niveau d’intervention important sur nos territoires prioritaires lorsque nous observons que plus de 40% de la population des quartiers pris en charge par le domaine « Politique de la ville » vit sous le seuil de pauvreté ».

Dijon : La rénovation du quartier Fontaine d’Ouche passe à la vitesse supérieure

Le cœur du quartier de la Fontaine d’Ouche à Dijon est en pleine mutation. Mercredi 12 janvier 2011, lors d’une réunion publique d’information, François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, a fait le point avec les habitants sur l’avancement des travaux de renouvellement urbain dans le quartier. Pour cerner les enjeux de ce chantier d’envergure, dijOnscOpe a interrogé Laurent Grandguillaume, adjoint au maire de Dijon et conseiller général du canton de Dijon V qui comprend notamment le quartier de la Fontaine d’Ouche.

Laurent Grandguillaume, bonjour. Pouvez-vous nous présenter les grandes lignes du programme de renouvellent urbain du quartier de la Fontaine d’Ouche ?

« Cette opération s’inscrit dans un cadre validé par l’État, par l’intermédiaire de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) mais aussi dans celui du contrat urbain de cohésion sociale qui existe au sein de l’agglomération du Grand Dijon. Il s’agit d’abord de rénover entièrement le centre commercial de la Fontaine d’Ouche, véritable cœur du quartier. Le but est de développer l’attractivité de ce quartier qui possède un réel potentiel avec les bords du canal, le lac Kir et la Combe à la serpent à deux pas. Nous entendons également renforcer la mixité sociale par le biais de la construction de logements en accession à la propriété. La construction d’une centaine de logements est prévue aux abords du centre commercial et trois cents autres devraient voir le jour le long du quai des Carrières blanches, en lien avec le réaménagement des berges du canal…

Le programme de renouvellement urbain du quartier ne prévoit pas de démolition de tours et de barres, pourquoi ?

Nous ne procéderons pas à des déconstructions de logements au quartier de la Fontaine d’Ouche car ceux-ci sont, globalement, de bonne qualité. Par contre, l’objectif est de procéder à des réhabilitations et de sécuriser les halls d’immeubles. Parallèlement, dans tout projet urbain, l’humain doit avoir toute sa place : avec les habitants, nous avons établi un contrat de quartier pour améliorer l’environnement et la qualité de vie au sein du quartier, lutter contre l’isolement, etc. Parmi les actions concrètes sur lesquelles nous travaillons, je citerai l’exemple des jardins spécialement accessibles aux personnes handicapées…

Qu’est-il prévu pour le centre commercial de la Fontaine d’Ouche que vous qualifiez de « cœur de quartier » ?

Il fallait d’abord libérer de l’espace à l’intérieur du centre avant d’entamer les travaux. Nous avons donc décidé de faire sortir du centre plusieurs équipements publics comme la Maison de la petite enfance, l’école des sports et le poste de la police nationale. Par contre, La Poste, le théâtre et la bibliothèque municipale restent dans le centre. En 2011, sont prévus le désamiantage et la destruction du parking existant. Les travaux vont être effectués par tranches jusqu’en début 2014 mais certaines parties devraient être achevées dès 2013… Quant aux travaux du boulevard Gaston Bachelard qui se sont achevés en 2010, ils ont représenté une opération préalable à la rénovation du cente commercial. La réduction de la voirie et l’installation d’un rond-point visent à réduire la vitesse de circulation, favoriser les déplacements doux et faciliter l’accès au centre commercial, notamment via un cheminement piétonnier ».