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LGV Rhin-Rhône : François Fillon, une visite et toujours des questions…

La question que tout le monde se pose, François Fillon, premier ministre, n’y aura pas répondu. De passage en Côte-d’Or pour sceller la fin de la première tranche des travaux de la LGV Rhin-Rhône, lundi 31 janvier 2011 à Villers-les-Pots et Auxonne, le chef du gouvernement n’a pas éclairé l’avenir des branches Sud et Ouest de la ligne à grande vitesse, dont l’avancement est aujourd’hui au point mort… Le chantier qui s’achève n’en est pas moins digne d’intérêt, puisqu’il pourra dès décembre 2011 relier Dijon à Strasbourg en moins de deux heures. Retour sur cet après-midi ministériel entre discours, échanges millimétrés avec les ouvriers et… cours de soudure !

LGV Rhin-Rhône : au Sud et à l’Ouest, rien de nouveau…

La LGV Rhin-Rhône est un projet de raccordement ferroviaire dont l’efficacité repose sur la réalisation de trois branches (Lire ici notre article). L’une, la branche Est, est aujourd’hui celle qui avance au rythme le plus soutenu : elle permettra de relier Dijon à Strasbourg en moins de deux heures dès décembre 2011. Les deux autres, dont l’objectif est de proposer une alternative au trajet Paris-Lyon par la construction de nouveaux tronçons Paris-Dijon et Dijon-Lyon, sont au point mort. Dans cette situation, le grand projet européen qui guidait la LGV Rhin-Rhône à son origine – relier Barcelone à Berlin et l’Ouest de la France à l’Allemagne – est largement amputé…

« Je sais combien vous tenez à l’avancement des branches Ouest et Sud : elles sont en effet moins avancées mais ce n’est pas un argument pour insinuer que nous ne ferons rien », remarque François Fillon, Premier ministre. Lors du discours prononcé à Auxonne (21) lundi 31 janvier 2011, le chef du gouvernement est pourtant resté très évasif sur le déroulement des opérations : « Pour la branche Ouest (Paris-Dijon), je souhaite que la commission nationale des débats publics soit saisie d’ici la fin de l’année ; pour la branche Sud (Dijon-Lyon), des études complémentaires doivent être menées avant d’établir un carnet de route avec tous les partenaires du dossier ». La seule certitude formulée à ce sujet par le chef du gouvernement concerne le financement des opérations, qui « devra être assumé par l’ensemble des collectivités car dans l’état actuel des finances de l’Etat, nous ne pourrons pas en porter la charge seuls ».

François Fillon à la rescousse des usagers de la SNCF !

Rapidement, le propos a revêtu une couleur plus politique. « L’action de la SNCF doit d’abord être guidée par le quotidien des usagers : je crois que son président (ndlr : Guillaume Pepy) l’a bien compris récemment », a-t-il relevé, en référence à la gestion de l’épisode neigeux de décembre 2010 qui avait paralysé le transport ferroviaire dans l’Hexagone (Lire ici Libération.fr). Et d’ajouter : « Régularité, sécurité et information doivent impérativement être garanties. Je demande à la SNCF d’en tenir compte ».

Au sujet de la politique des transports pour 2011, François Fillon a énuméré tous les chantiers qui rythmeront l’année. « L’Autorité de régulation des activités ferroviaires permettra d’introduire en France une concurrence saine et maîtrisée dans le domaine du transport par le rail », a-t-il noté. Et de continuer : « La réforme du fret, primordiale, sera prolongée par le gouvernement, tout comme celle des ports, dont je regrette qu’elle entraîne un tel mouvement social : elle vise avant tout à améliorer leur compétitivité ! ».

S’il s’est également félicité de « l’exemple environnemental » que constituait la LGV Rhin-Rhône, tout comme de « l’excellence d’un savoir-faire que le monde entier nous envie », le Premier ministre a tout de même conclu son discours par une note de réalisme : « La France n’est plus leader de la grande vitesse. Nous devons donc redoubler d’efforts pour nous hisser de nouveau au premier rang mondial ».

Température extérieure : -2°C ; température « ambiante » : 750°C !

Et la visite du chantier de la LGV Rhin-Rhône à Villers-les-Pots, en Côte-d’Or ? Calme et sans éclat, conforme à l’image « d’homme de dossiers » qui colle à la peau du Premier ministre… Côté protocole, la mise en scène était presque identique à celle déployée pour la venue de Nicolas Sarkozy à Montbard, le 03 septembre 2010 (Lire ici notre article) : même dispositif de sécurité, mêmes répétitions pour les ouvriers appelés à approcher le chef du gouvernement, même cohue du côté des photographes…

Arrivé sur place à 15h10, François Fillon a d’abord suivi un topo technique sur les travaux de la LGV Rhin-Rhône avant de souder symboliquement le dernier rail du tronçon Auxonne-Belfort, achevant ainsi la première phase du chantier de la branche Est. Sur le ballast, l’opération avait tout l’air d’un petit feu de camp… Certains membres de l’entourage du ministre ont d’ailleurs profité des 750°C de température de fusion pour se réchauffer les mains, engourdies par une température ambiante avoisinant -2°C !

Suite à ce petit « cours de soudure », François Fillon s’est ensuite séparé de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et des Transports, pour saluer une dizaine d’ouvriers triés sur le volet, plus étonnés par la ruche de photographes que par le chef du gouvernement ! La rencontre signait dans le même temps la fin du parcours ministériel sur le chantier.

Un discours, des mains serrées, une soudure : si la visite du ministre a parfaitement respecté les limites du protocole, elle n’en laisse donc pas moins de nombreuses questions en suspens au sujet de l’avenir de la LGV Rhin-Rhône…

Bourgogne : 12% des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté

En Bourgogne, 12% de la population vit sous le seuil de pauvreté en 2006″, informe un communiqué de l’Insee Bourgogne reçu lundi 31 janvier 2011. « Plus de 192.000 Bourguignons vivent sous le seuil de pauvreté en 2006, soit 12% de la population régionale. La Bourgogne figure parmi les régions où ce taux de pauvreté, c’est-à-dire la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté, est le plus bas, inférieur à celui observé au plan national et bien en deçà des taux observés dans les régions du sud (Corse : 19,3% ; Languedoc-Roussillon : 18,3%) et du nord de la France (Nord-Pas-de-Calais : 18%) ».

« La pauvreté est plus fréquente dans les grandes villes et l’espace rural qu’en zone périurbaine. Elle concerne davantage les familles monoparentales et les jeunes. Avoir un emploi ne protège pas toujours de la précarité monétaire puisque la Bourgogne compte 30.000 travailleurs « pauvres » et que 21% des salariés bourguignons perçoivent un bas salaire.Toutefois, le poids de la pauvreté et les inégalités entre ménages sont atténués par la redistribution des richesses avec la fiscalité et les dispositifs sociaux ».

Pour en savoir plus, lire la suite du communiqué ci-dessous.

« Pauvreté en France : différents profils de régions et départements

Le taux de pauvreté monétaire atteint 13,1% en 2006 en France métropolitaine mais varie selon les régions de 10% en Alsace à 19% en Corse et 12% en Bourgogne. Ces écarts sont liés en partie à la situation locale du marché du travail mais aussi aux caractéristiques sociodémographiques des personnes. Ainsi, les jeunes actifs sont surreprésentés dans le Nord – Pas-de-Calais et le Languedoc-Roussillon, et les retraités dans les zones rurales du sud de la France. En outre, l’étude des inégalités, des bas salaires, des travailleurs pauvres et des bénéficiaires de minima sociaux, peut faire émerger, à l’aune de ces différentes formes d’insuffisance de ressources monétaires, six familles de départements.

Dans les extrémités nord et sud, la pauvreté est élevée dans toutes les catégories de la population tandis qu’elle est limitée aux retraités dans les zones rurales du Massif central. De même, le faible taux de pauvreté des départements de l’ouest traduit une grande homogénéité des niveaux de vie tandis que dans l’ouest parisien il masque de fortes inégalités. À mi-chemin entre ces deux situations se trouvent les départements d’Alsace, de Rhône-Alpes et du grand Bassin parisien, tandis que d’autres départements du grand quart nord-est présentent un profil intermédiaire.

Des données ou cartes départementales et cantonales sont aussi disponibles sur le site internet.

Donnéees sur les taux de pauvreté 2008

> Taux de pauvreté à 60%

– Bourgogne = 12,0%
– Côte-d’Or = 9,9%
– Nièvre = 14,7%
– Saône-et-Loire = 12,7%
– Yonne = 12,3%
– Province = 13,2%
– France métropolitaine = 13,0%
Source : Insee, Revenus disponibles localisés 2008.

Côte-d’Or
En 2008, la moitié des ménages de Côte-d’Or déclarent un revenu fiscal inférieur à 18.950 euros par unité de consommation. Ce niveau de revenu médian est supérieur au revenu médian de France métropolitaine hors Ile-de-France (17.600 euros) ; il classe la Côte-d’Or parmi les dix départements français les mieux dotés. 12,3% de la population de Côte-d’Or vit avec un bas revenu (foyers allocataires Caf). Ce taux est inférieur à celui de la moyenne régionale (14,9%).

Nièvre
En 2008, la moitié de la population nivernaise vit dans un ménage qui déclare un revenu fiscal par unité de consommation inférieur à 16.700 euros. Ce niveau médian de revenu, inférieur aux valeurs régionale (17.650 euros) et de France métropolitaine hors Ile-de-France (17.630 euros), classe la Nièvre au 60e rang des départements français. En 2008, 18,8% de la population de la Nièvre vit avec un bas revenu (foyers allocataires Caf). Ce taux est supérieur à celui de la moyenne régionale (14,9%).

Saone-et-Loire
En 2008, la moitié de la population de Saône-et-Loire vit dans un ménage qui déclare un revenu fiscal par unité de consommation inférieur à 17.000 euros. Ce revenu médian est inférieur à celui du niveau régional (17.650 euros) et classe la Saône-et-Loire au 50e rang des départements français. En 2008, 14,9% de la population de Saône-et-Loire vit avec un bas revenu (foyers allocataires Caf). Ce taux est identique à celui de la moyenne régionale.

Yonne
En 2008, la moitié de la population icaunaise vit dans un ménage qui déclare un revenu fiscal par unité de consommation supérieur à 17.500 euros. Ce revenu médian, un peu inférieur au revenu médian de la France métropolitaine hors Ile-de-France (17.630 euros), classe l’Yonne dans la première moitié des départements français. Au sein de l’espace bourguignon, l’Yonne arrive en deuxième position, nettement derrière la Côte-d’Or, mais devant la Nièvre et la Saône-et-Loire.En 2008, 16,5% de la population icaunaise vit avec un bas revenu (foyers allocataires Caf). Ce taux est légèrement supérieur à la moyenne régionale (14,9%). »

Saint-Vincent tournante à Corgoloin (21) : Honneur au patron des vignerons

Pour la première fois depuis sa création en 1938, la Saint-Vincent tournante a été organisée à Corgoloin, en Côte-d’Or. Pour son édition 2011, qui a eu lieu samedi 29 et dimanche 30 janvier au village de la Côte de Nuits, le défilé traditionnel a ouvert le bal des dégustations. Retour en images sur une procession aux couleurs de la Bourgogne, des terroirs qui la composent et des hommes qui la font vivre…

Dijon : « Le CHU ne peut pas être une entreprise marchande ! »

Alors que les malfaçons se multiplient sur le site du futur Bocage central à Dijon, les déconvenues se multiplient pour l’hôpital public. Vendredi 28 janvier 2011, la CGT a tiré la sonnette d’alarme suite à un conseil de surveillance extraordinaire, qui s’est tenu un peu plus tôt dans la journée. Selon les membres du syndicat, on veut « purement et simplement sabrer l’hôpital de l’intérieur »…

Le CHU voit rouge…

Depuis plusieurs semaines, la Centre hospitalier universitaire (CHU) de Dijon cumule les déboires financiers. Le 29 décembre 2010, le syndicat CGT 21 annonçait que la Caisse primaire d’assurance maladie de Côte-d’Or (CPAM) réclame au CHU de Dijon la somme de 3,7 millions d’euros au titre d’une sanction, suite à l’édition de 910.000 euros de factures « en trop » (Lire le communiqué ici). Quelques jours plus tard, l’Assurance maladie dément catégoriquement cette information et tient à faire le point en précisant que la CPAM a estimé le préjudice subi à hauteur de 1,68 millions d’euros, sans pour autant réclamer 3,7 millions d’euros de remboursement (Lire le communiqué ici). Ce chiffre n’est en fait qu’une estimation réalisée par l’Agence régionale de santé (ARS), calculant le montant potentiel que pouvait atteindre la sanction.

Puis la Confédération des praticiens des hôpitaux prend le CHU de Dijon comme exemple de la « machine à tuer » que représente la tarification à l’activité (T2A). Selon eux, « du fait de l’obligation du retour à l’équilibre en 2011, il n’y aura pas d’autre possibilité que la suppression, en nombre, de postes de médecins et de non médecins : c’est l’équivalent de 30.000 postes qui devront disparaître des établissements », ajoutant que « l’Objectifs nationaux des dépenses Assurance maladie (Ondam), enveloppe contraignante déterminée au niveau national par décision du gouvernement, impose à tous une chape de plomb qui ne permet même pas le financement des décisions de ce même gouvernement… ».

Bref, Dijon ne sera pas épargnée par cette conjoncture puisque selon la confédération, « c’est vingt postes d’infirmières que l’on va devoir supprimer et partout ailleurs, il faudra en moyenne supprimer 10% des effectifs ».

Une épée de Damoclès planerait au-dessus du CHU…

Si, du côté de la CGT, aucun chiffre n’est avancé, c’est que la situation est encore plus complexe. D’une part, comme l’explique Frédérique Mugnier, cadre de santé et syndicaliste, « la convergence tarifaire qui doit s’appliquer dans les Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) prévoit la diminution des budgets des établissements essentiellement publics ». En clair, le centre gériatrique Champmaillot de Dijon par exemple, verra son budget passer de cinq à six millions d’euros, soit l’équivalent de vingt-cinq à trente postes… De plus, la sanction du CHU, si elle n’est en aucun cas remise en cause par le syndicat, est jugée comme injuste : « la Caisse primaire d’assurance maladie donne chaque jour un million d’euros au CHU ! Il est normal que celle-ci ait un droit de contrôle », précise-t-elle.

Or cette amende se décompose en deux volets : un premier de 7,740 millions d’euros, ferme, payable en trente-six mensualités ; et un second de 1,1 millions d’euros. C’est cette dernière somme qui provoque la colère de la syndicaliste : « Cette somme ne nous sera pas facturée si nous faisons moins de 1% d’erreurs lors des prochains contrôles… Soit un barème en dessous du seuil de l’erreur humaine, qui est de 2 à 3% ! On sait donc d’emblée que ce n’est pas tenable ! ». Réunie en conseil de surveillance extraordinaire, la cadre de santé ironise en expliquant que « pour la première fois, j’ai appris que l’on pouvait obtenir l’unanimité » sur le fait que le CHU puisse engager « tous les recours gracieux ou contentieux contre la sanction ». Le tout en présence de Pierre Routhier, directeur de la CPAM de la Côte-d’Or.

« Une sensation d’abandon »

Car cette amende est un nouveau coup de massue sur l’hôpital, qui sort de deux plans de redressement budgétaire. Le premier, en 2006, avait engendré la suppression de soixante-cinq postes ; le second, en 2007, 135. Depuis, bien que le nombre de postes et de lits ait diminué, le spectre du plan de redressement refait son apparition, d’autant plus que l’engagement de l’Etat a été revu à la baisse, faisant de l’année 2010 un exercice non équilibré… Ainsi, alors qu’il devait finir 2010 en excédant de deux à trois millions d’euros, le CHU connait un déficit de plusieurs millions d’euros.

La faute, selon le syndicat, au non-respect des engagements de l’Etat sur les missions d’intérêt général (MIG) à hauteur de 29% des sommes. Pour résumer, le ministère, craignant un dépassement de l’Ondam, aurait gelé en octobre 2010 une partie du crédit, avant de le geler totalement en décembre pour l’ensemble des hôpitaux, même ceux respectant l’inflation des dépenses comme Dijon : il manque désormais 10 millions d’euros dans les caisses, dont 6,2 millions pour les seuls MIG, parmi lesquelles on trouve les missions de veille et de vigilance, les prises en charge des équipes pluridisciplinaires et des produits d’origines humaines, les aides d’urgences comme le SAMU ou le SMUR, les soins aux détenus… 2,6 millions sont aussi manquants pour financer le déménagement au Bocage central, lui aussi montré du doigt : parties entières de services non chauffées, portes non automatisées, absence de vitres de protection à l’accueil, etc. Certains praticiens avancent même le fait que l’hélicoptère ne pourra finalement pas se poser sur le toit en raison de la fragilité des vitres, et sera basé à la BA 102 de Longvic, dans le Grand Dijon… Affaire à suivre.

« Ne pas céder à l’affolement »

Le 26 janvier 2011, le député-maire de Saint-Apollinaire (21) a rencontré Xavier Bertrand, ministre du travail, de l’emploi et de la santé, pour « attirer son attention sur les décisions injustes qui contraignent budgétairement le CHU de Dijon alors que celui-ci a réduit considérablement son déficit en 2009 grâce à une forte progression de son activité, à des mesures sociales et à l’amélioration du codage, il se voit financièrement pénalisé en 2010 en raison d’une maitrise nationale des dépenses de santé qui ne prend en compte ni les spécificités régionales, ni celles du C.H.U. qui est en phase de restructuration autour d’un seul site »… Une délégation composée de ce dernier mais aussi de François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, François Patriat, sénateur et président du conseil régional de Bourgogne, ou encore de François Sauvadet, député et président du Cconseil général de Côte-d’Or, devrait rencontrer Xavier Bertrand dans les prochains jours.

Une bonne chose pour Frédérique Mugnier, qui note cependant que « loin d’être à une contradiction près, deux ont voté le budget ! » Une lettre sera envoyée dès lundi 31 janvier 2011 pour présenter le plan de redressement, troisième du nom, qui sera mis en place. En découlera, pour la partie visible, le non remplacement de plusieurs départ à la retraite… « Il ne faut pas céder à l’affolement mais les contractuels sont sur la corde raide ». Accompagnée de Daniel Salaville, frigoriste à l’hôpital, et Luc Chapuis, aide-soignant, elle renouvelle son appel aux salariés, médecins, familles ou usagers pour faire front commun.

Car du côté des syndicats, l’union est loin de faire la force… Souhaitant convoquer une intersyndicale, Frédérique Mugnier s’est vu constituer une fin de non-recevoir : FO a tout simplement quitté la réunion, la CGC est arrivée avec une heure de retard tandis que la CFDT a déclaré que « ce n’était sans doute pas la meilleure période »… « C’est une gestion cynique des soins », conclut la syndicaliste, qui s’appuie sur le discours des vœux de Nicolas Sarkozy aux personnels de santé en 2010 (Voir ici sur France2.fr).

Bourgogne : 100 km à travers le Morvan pour vaincre la pauvreté !

Après le succès de l’édition 2010, qui avait vu s’élancer plus de 900 personnes et 88 équipes dans le cadre du parc naturel régional du Morvan, Oxfam présentait jeudi 27 janvier 2011, à la maison du parc de Saint-Brisson, dans la Nièvre, les détails de son Trailwalker version 2011.

Pour rappel, le Trailwalker (ndlr : contraction des termes anglais trail, « le chemin », et walker, « le marcheur ») est l’un des plus importants défis sportifs par équipe de la planète qui se court en Australie, Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Canada, Espagne, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Irlande ou encore Japon. L’objectif est simple : combattre les injustices et la pauvreté à travers le monde en marchant 100 kilomètres en moins de 30 heures par équipe de 4 personnes, et en s’engageant à collecter au moins 1.500 euros de dons (375 euros par participant) pour soutenir l’association dans ses projets.

Pour sa deuxième édition française, le Trailwalker Oxfam se déroulera les 11 et 12 juin 2011, toujours dans le Parc naturel régional du Morvan en Bourgogne, avec un parcours revisité. Le terrain d’évolution sera le domaine boisé de moyenne montagne, d’une superficie totale de 2.990 km², réparti sur les quatre départements que sont la Côte-d’Or, la Nièvre, la Saône et Loire et l’Yonne : « Le parcours proposé consiste en une boucle de 100 km, avec la ville de Saulieu (21) comme point de départ et d’arrivée. A la moitié du parcours, les marcheurs arriveront à Lormes avant de traverser des bois, des plaines, des collines… dans lesquels les équipes croiseront de nombreux cours d’eau ainsi que des grands lacs », explique le communiqué d’Oxfam.

A l’occasion de cette présentation, les « Gazelles du Morvan », quatre Morvandelles ayant participé au Trailwalker 2010, ont tenu un stand pour alimenter leur collecte et n’excluent pas de se réinscrire en 2011… A suivre donc !

Côte-d’Or : Un dernier rail de LGV Rhin-Rhône pour François Fillon et ses ministres !

Ils ne seront pas trop de six pour souder le dernier rail de la ligne à grande vitesse (LGV) lundi 31 janvier 2011 ! En effet, dans un communiqué reçu vendredi 28 janvier 2011, Matignon annonce la venue du premier ministre François Fillon, qui se rendra à Villers-les-Pots puis à Auxonne, en Côte-d’Or, sur le site de la LGV Rhin-Rhône, reliant Dijon à Mulhouse à partir du 11 décembre 2011. Il sera accompagné pour l’occasion de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, d’Henri de Raincourt, ministre chargé de la Coopération, de Philippe Richert, ministre chargé des Collectivités territoriales, de Thierry Mariani, secrétaire d’État chargé des Transports mais aussi d’Hubert du Mesnil, président de Réseau ferré de France (RFF), et de Guillaume Pépy, président de la SNCF.

Le programme complet :

Villers-les-Pots :
– Visite de la LGV en présence de Hubert du Mesnil, président de RFF, et de Guillaume Pépy, président de la SNCF.

– Présentation technique de la LGV – Soudure du dernier rail – Présentation d’aménagements environnementaux – Échanges avec des salariés.

Salle des fêtes d’Auxonne
– Film sur la construction de la ligne.

– Présentation de la ligne LGV Rhin-Rhône par Hubert du Mesnil.

– Discours du premier ministre.

Dijon : Quand les salariés deviennent chefs d’entreprise avec le BGE !

Créer son entreprise, un rêve ? Et si le rêve devenait réalité grâce au réseau « Ensemble pour agir et entreprendre » (BGE) de Côte-d’Or ! Quoi qu’il en soit, la part de créateurs d’entreprises issus du salariat est impressionnante à en croire Christophe Costantini, chargé de mission au BGE 21, qui présentait aux salariés souhaitant devenir un jour leur propre patron les dispositifs d’aides à la création d’entreprise, jeudi 27 janvier 2011, à la Maison des entreprises à Dijon.

« Nous sommes partis du constat que près de 39% des créateurs d’entreprise étaient en fait des salariés ! Nous pouvons les aider car nous avons pour mission d’aider au développement des entreprises et d’accompagner les porteurs de projets ». Pour l’année 2010, le BGE de Côte-d’Or a accompagné la création de 140 entreprises totalisant 161 emplois. Les actions proposées par ce réseau sont très larges, allant de la définition du projet à l’aide à la recherche de financements.

Un entrepreneur seul est toujours mal accompagné !

D’après Christophe Costantini, « devant le nombre de salariés intéressés par la création d’entreprise, nous cherchons à communiquer sur le sujet car beaucoup se demandent comment procéder et ne sont pas au courant des aides et formations auxquelles ils ont droit ». Pour les salariés qui ne souhaitent pas informer leur employeur de leur projet, des formations peuvent se faire hors du temps de travail. « A partir d’un an dans l’entreprise, les salariés doivent savoir qu’ils disposent du droit individuel à la formation (DIF) ».

Selon la situation du salarié, il existe encore le convention de reclassement personnalisé (CRP), le congé individuel de formation (CIF), etc. Pour leur part, les demandeurs d’emploi peuvent aussi bénéficier d’aides spécifiques à la création d’entreprise. « Pour les salariés, attention par exemple au respect de l’obligation de loyauté [ndlr : ne rien faire qui puisse nuire à l’intérêt de l’employeur et bien exécuter son contrat de travail]. Si d’autres structures d’accompagnement existent, l’important est avant tout d’être entouré, conseillé et accompagné dans son projet. Notre but est de vous mettre en posture d’acteur pour que vous puissiez maitriser votre projet », résume Christophe Costantini.

Longvic (21) : La gendarmerie a du mordant !

Appuis opérationnels majeurs, les chiens d’intervention et les chiens d’investigation sont de précieux alliés pour les gendarmes. Jeudi 27 janvier 2011 a donc eu lieu l’instruction annuelle des équipes cynophiles de la région de gendarmerie de Bourgogne. A noter que les équipes cynophiles font partie intégrante des pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG). Elles sont constituées d’un chien, d’un maître-chien et d’un gendarme adjoint volontaire. Leurs missions, très variées, vont de la recherche de personnes disparues à la surveillance, en passant par la protection et l’embuscade ainsi que par la détection de produits stupéfiants. Pour assurer cette polyvalence, les chiens – des bergers allemands et belges malinois – ont une double spécificité, articulée autour de la défense/piste et défense/stupéfiant. Enfin, si vous recherchez un emploi, sachez que la gendarmerie recrute activement des adjoints volontaires de gendarmerie…

Côte-d’Or : « Délinquance en baisse et maîtrisée »

Mercredi 26 janvier 2011, Anne Boquet, préfète de Côte-d’Or et de Bourgogne, présentait le bilan de la délinquance en Côte-d’Or pour l’année 2010 en compagnie d’Éric Lallement, procureur de la République. Alors que certains outils d’évaluation de la délinquance ont changé pour aller vers des indicateurs plus ciblés, Anne Boquet a évoqué pour sa part un bilan globalement bon avec « une délinquance en baisse et maîtrisée ». Pour autant, les violences faites aux femmes et les atteintes aux biens se révèlent préoccupantes…

Un département relativement calme mais…

En 2010, « pour la huitième année consécutive, les chiffres de la délinquance dans le département de la Côte-d’Or sont en baisse », s’est félicitée Anne Boquet, préfète de Côte-d’Or et de Bourgogne, qui présentait le bilan de la délinquance pour l’année écoulée en compagnie du procureur de la République, Éric Lallement. Si la Côte-d’Or se présente comme un département relativement calme, elle se caractérise par une délinquance dispersée sur l’ensemble du territoire.

D’après les chiffres de la police et de la gendarmerie, la délinquance générale a baissé de 4,5% en 2010 [ndlr : par rapport à 2009] tandis que la délinquance de proximité [ndlr : celle de voie publique] aurait baissé de 6,75%. A l’aune de ces chiffres, la préfète a évoqué une « délinquance maîtrisée », bien qu’elle ait parallèlement tenu à souligner le caractère évolutif des actes de délinquance. Concernant les violences urbaines – dégradations, incendies, notamment de véhicules –, Anne Boquet l’affirme : « Malgré une situation moins préoccupante en 2010, les incendies de voitures à Chenôve de janvier 2011 ont appelé de nouveau à une vigilance renforcée » (Lire notre article ici).

« Ce n’est pas parce que nous avons moins d’effectifs de police au commissariat de la police nationale situé à Chenôve que nous avons une baisse de l’efficacité. Je ne laisserai pas tomber le maire de Chenôve [ndlr : Jean Esmonin] et je vais d’ailleurs aller le rencontrer prochainement », a confirmé la préfète. Toujours au sujet des violences urbaines, Anne Boquet s’est inquiétée de la forte augmentation des violences à l’encontre des dépositaires de l’autorité publique : police, gendarmerie, pompiers, secours, etc.

Des chiffres qui suscitent le débat

Rappelons que l’outil servant à mesurer la délinquance a connu des changements pour les calculs des chiffres de l’année 2010. Les faits de délinquance sont désormais distingués au travers d’indicateurs permanents et d’indicateurs ciblés. Ces indicateurs ciblés sont censés refléter les formes de délinquance « les plus visibles à l’origine du sentiment d’insécurité des citoyens » : violences physiques crapuleuses, intrafamiliales, cambriolages, etc. Pour leur part, les indicateurs permanents recouvrent les atteintes volontaires à l’intégrité physique, les atteintes aux biens, les escroqueries et autres infractions financières.

Ces chiffres et leur interprétation suscitent parfois de vives controverses (Lire l’article d’Owni.fr ici). Quoi qu’il en soit, les atteintes aux biens connaissent une baisse globale d’environ 4,20%, avec des baisses notables pour pour les cambriolages, les vols d’automobiles et de deux-roues. Cependant, les cambriolages de locaux industriels et commerciaux sont eux en augmentation de 6,27%. Quant aux atteintes volontaires à l’intégrité physique, elles sont en recul, de même que les escroqueries et infractions économiques et financières. « Le taux d’élucidation des faits révélés est lui en hausse de 1,48% », s’est réjouit Anne Boquet.

Eric Lallement, procureur de la République, relève que « la lutte contre la délinquance revêt deux volets : nous agissons d’une part auprès des victimes potentielles pour les sensibiliser et les accompagner ; d’autre part, auprès des auteurs, l’important est d’appliquer ce que j’appelle « la règle des trois certitudes » : certitude de l’interpellation, certitude du passage en justice, certitude de la condamnation ». Le procureur de la République insiste sur ce fait : « 90% des infractions trouvent une réponse pénale ! ».

Perspectives pour 2011

D’après la préfète de Bourgogne, « les priorités de l’État en matière de lutte contre la délinquance pour 2011 concernent d’abord la lutte contre le trafic de stupéfiants et l’économie souterraine, car il s’agit de facteurs qui favorisent directement les autres faits de délinquance ». Devraient également faire l’objet d’une attention particulière les cambriolages – en particulier dans les locaux industriels et commerciaux -, ainsi que les violences scolaires et les atteintes à l’intégrité des personnes sur la voie publique, notamment les atteintes aux femmes.

« Parallèlement, la vigilance de la population reste essentielle pour endiguer les actes de délinquance », ont estimé les deux fonctionnaires d’État.

Dijon : La mission locale s’agrandit

Située au centre-ville de Dijon, rue du temple, la Mission locale de l’arrondissement de Dijon est fière de son bilan annuel. Alors que la crise économique a menacé tout au long de l’année 2010 cette structure dépendante des fonds d’Etat, le plan de relance l’a finalement sauvée de la faillite. Pourtant, l’année 2011 s’annonce plutôt sombre. Pour les jeunes de 16 à 25 ans, qui représentent 100% du public reçu par la Mission locale, l’avenir reste très incertain, sachant que les financements dédiés à ce co-traitant de Pôle Emploi sont également envisagés à la baisse.

Un bilan positif pour un budget minime

« Sans résoudre la question du chômage des jeunes, le modèle des missions locales produit des résultats qui témoignent d’un réel potentiel pour des coûts inférieurs à ceux des dispositifs comparables » : c’est en ces termes que l’Inspection générale des finances (IGF) conclut son rapport consacré au réseau des missions locales pour l’insertion professionnelle des jeunes, remis au ministère du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat, et au ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi en juillet 2010. Et les résultats sont éloquents : le coût moyen par jeune suivi en mission locale était de 417 euros en 2008 contre près de 30.000 euros dans les centres Défense deuxième chance.

Au niveau local, la Mission locale de l’arrondissement de Dijon a vu son activité croitre de 17% en deux ans. 1.000 jeunes supplémentaires ont été reçus par rapport à 2008 et près de 7.200 jeunes sont désormais « en contact », c’est-à-dire inscrits, avec la Mission locale. « Nous obtenons une moyenne annuelle de 40% de sorties positives pour ces jeunes, donc des contrats d’au moins six mois », explique Frédéric Rémond, directeur de la mission locale de Dijon.

Une situation précaire en hausse

Bien que ces chiffres croissants montrent l’importance d’une structure telle que la Mission locale et la confiance qu’elle inspire à ces jeunes, ils démontrent également l’impasse grandissante dans laquelle les 16-25 ans, voire au-delà, peuvent se trouver : « La plupart des jeunes qui viennent nous voir ont un niveau d’étude 5, c’est-à-dire un CAP ou en-dessous. Mais nous recevons également de plus en plus de jeunes diplômés avec un BTS en poche. C’est ce qui est le plus inquiétant ! », ajoute Frédéric Rémond.

Pour essayer d’endiguer au maximum ce déclassement de la jeunesse, la Mission locale de l’arrondissement de Dijon a donc décidé, malgré les restrictions budgétaires qui s’annoncent avec grand fracas pour 2011, de s’implanter au plus près des quartiers, principaux viviers de ces jeunes demandeurs d’emploi. Pour ce faire, de nouveaux locaux seront aménagés au cœur de la Fontaine d’Ouche et, par la suite, dans le quartier des Grésilles : « Nous allons également expérimenter de nouvelles méthodes, notamment l’accueil collectif des jeunes qui est, pour l’instant, individuel ». Et même si la Mission locale de Dijon risque de se voir privée de 10% de son effectif en 2011 pour cause de fonds insuffisants, elle compte bien sur le soutien de la ville de Dijon déjà effectif, notamment avec le financement des permis de conduire pour certains jeunes (Lire notre article ici) : « Nous sommes encore prêts à « ramer » pour améliorer ces chiffres ! », conclut Michel Julien, président de la Mission locale de Dijon.