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Sols en Bourgogne : « Préservons ces organismes qui travaillent gratuitement ! »

« Le sol grouille d’organismes vivants parfois inconnus qui travaillent gratuitement… », a expliqué le microbiologiste des sols Emmanuel Bourguignon, lors d’une rencontre-débat sur l’état des sols dans la région. Invité à Dijon jeudi 03 février 2011 par le parti Europe Écologie-Les Vert (EELV), le jeune scientifique, évoluant au sein du Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols (LAMS 21), estime que le modèle d’agriculture intensive est responsable d’un appauvrissement considérable du sol comme du sous-sol. Cette situation aurait des répercussions notables sur les rendements agricoles, sans parler des conséquences néfastes pour la santé humaine…

Un élément vivant et une part d’inconnu

« Il faut mettre les sols au centre des préoccupations ! Il s’agit d’un enjeu essentiel dans le débat sur l’agriculture mais aussi sur notre qualité de vie », estime Emmanuel Bourguignon, docteur ès Sciences, microbiologiste des sols au sein du Laboratoire analyses microbiologiques des sols (LAMS 21), situé à Marey-sur-Tille, en Côte-d’Or. Fondé par Claude et Lydia Bourguignon, ce laboratoire s’est notamment illustré dans l’analyse des sols de la côte viticole. « Un sol saturé d’intrants – ou produits apportés aux terres et aux cultures – peut se renouveler à l’échelle des temps géologiques mais pas à l’échelle humaine », avertit le jeune homme.

Reste alors à bien cerner ce qu’est le sol. D’après Emmanuel Bourguignon, « c’est un élément vivant qui possède encore une part d’inconnu. D’ailleurs, régulièrement, y compris en Bourgogne, nous découvrons de nouvelles espèces d’insectes et d’autres arthropodes, dont le rôle dans la vie du sol est encore ignoré ». Effectivement, de nouvelles espèces qui fertilisent le sol en brassant la matière organique sont régulièrement découvertes. Pour le microbiologiste, pour maintenir un sol en bonne santé, il faudrait par exemple entre 2 et 4 tonnes de vers de terre par hectare.

Emmanuel Bourguignon contre la « révolution verte »

A en croire Emmanuel Bourguignon, le territoire côte-d’orien serait dans une situation favorisée car la mono-culture y est peu pratiquée. « En Beauce par exemple, pour maintenir les mêmes rendements dans la culture des céréales, les agriculteurs sont contraints de mettre toujours plus d’intrants. Cette situation résulte de l’appauvrissement des sols, dépourvus des substances organiques utiles élaborées par le microcosme biologique du sol ».

Alors que le « bio » est à la mode et que les alternatives à l’agriculture intensive et productiviste se développent, Emmanuel Bourguignon se place sur cette lancée et n’hésite pas à remettre en question la « révolution verte » née de l’après-guerre, et qu’il n’a de cesse de critiquer. « Quand nous faisons le constat de la « révolution verte » sur l’état des sols depuis trente ans, elle se révèle être un échec, comme en atteste le problème majeur de l’érosion des sols ». Au passage, le scientifique défend aussi l’utilité des haies. Celles-ci permettraient « de garder l’eau, de la canaliser et de la filtrer pour en capter les éléments minéraux, sans parler de leur rôle dans la protection de la biodiversité des espèces ».

Des agriculteurs qui n’osent pas manger ce qu’ils produisent…

« J’ai plusieurs fois effectué des analyses de sols pour des agriculteurs qui affirmaient que pour rien au monde, ils ne donneraient à manger les légumes qu’ils produisent à leurs enfants ! ». Fort de ce constat global, le jeune homme plaide en faveur d’une agriculture vivrière car d’après lui, « contrairement à ce que vous pouvez entendre, cette agriculture est plus productive au m2 que l’agriculture intensive. Regardez les chiffres ! Elle est davantage génératrice d’emplois car il lui faut des bras, à l’inverse de l’agriculture intensive, fortement mécanisée ».

Très souvent montrés du doigt, « les agriculteurs ne sont pas les seuls responsables de la situation », estime Emmanuel Bourguignon. « Pendant plusieurs années, on ne leur a montré que les avantages de l’emploi massif des produits phytosanitaires et pas leurs inconvénients. Il faudra donc faire évoluer les contenus des formations agricoles car les gens sont persuadés que sans produit, ça ne peut pas marcher ».

Les « Marchés santé » envahissent les marchés de Bourgogne en février, mars, avril et mai

Dans un communiqué reçu lundi 31 janvier 2011, le Comité départemental d’éducation pour la santé de Côte-d’Or (Codes 21) informe du renouvellement du projet « les marchés santé » par le Collectif régional autour de la nutrition (Cran) les jeudis 03 février, 10 mars, 14 avril et 19 mai en Bourgogne, sur les marchés.

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous et ci-joint.

« Les Marchés santé en Bourgogne » : Partageons les bonnes idées ! 

Fruit de la réflexion et de la collaboration de partenaires professionnels & bénévoles pluridisciplinaires de la région Bourgogne, le CRAN (Collectif Régional Autour de la Nutrition) reconduit pour la 3ème année consécutive « Les Marchés santé » ! 

Objectifs : promouvoir des comportements favorables à la santé dans le champ de la nutrition (activité physique & alimentation) à travers des actions éducatives sur des stands présents dans trois départements Bourguignons : en Côte d’Or à Dijon (marché des Grésilles), en Saône-et-Loire à Chalon-sur-Saône (marché de stade) et dans l’Yonne à Sens (marché des Champs Plaisants).  

Un constat fort, à l’origine d’une démarche initiée en 2007

Face à la recrudescence des taux d’obésité adulte et infantile, et à l’augmentation de pathologies qui lui sont associées, la nutrition est devenue une préoccupation majeure de Santé Publique.  

En Bourgogne, un des axes prioritaires du Plan Régional de Santé Publique a pour but d’agir sur les comportements alimentaires et les modes de vie.

Dans la région, chez la population des 18 à 75 ans, 36% des hommes et 22% des femmes sont en surpoids et 11,1% des adultes sont obèses. Une grande majorité ne consomme pas assez de fruits et de légumes. De plus, un tiers des hommes et près d’une femme sur deux ne pratiquent pas de manière régulière d’activité physique.  

La déclinaison bourguignonne du Programme National Nutrition Santé 2 (PNNS 2) insiste sur les interventions auprès de populations vulnérables, c’est-à-dire les personnes en situation de précarité, les personnes âgées, les personnes isolées ou en difficultés sociales… Dans ce contexte, il est important de différencier les messages de prévention et de les adapter aux spécificités des populations ciblées. 

> En 2007, le CRAN a donc décidé de se réunir en vue d’élaborer un projet fédérateur : partir à la rencontre de la population fréquentant les marchés de territoires ruraux et urbains, afin de modifier les comportements en matière de nutrition.  

> En 2008, à la suite d’une étude psychosociologique conduite par l’Observatoire Régional de la Santé de Bourgogne (ORS) sur huit marchés bourguignons présentant des indicateurs socio-sanitaires défavorables, les marchés de Migennes et de Dijon (quartier des Grésilles) ont été sélectionnés pour développer le projet de manière expérimentale.  

> En 2009, fort de son succès, le projet s’est poursuivi sur les mêmes marchés et s’est étendu en Saône-et-Loire à Chalon-sur-Saône. Un renouvellement dans les activités a été un atout pour faire participer la population, qui est venue nombreuse à chaque séance.  

> En 2010, le CRAN lance la 3ème saison des « Marchés santé » !  

Objectif : s’engager ! 

Avec pour objectif général de permettre à la population fréquentant les marchés de Bourgogne de s’engager dans une démarche de pratique d’activité physique régulière et de consommation de fruits & légumes adaptée, ce projet s’articule autour de : 

– Dégustations de fruits et légumes sous différentes formes 
– Animations à l’aide de tests, d’outils éducatifs…  
– Démonstrations et pratique d’activité physique 
– Rencontres avec des professionnels qualifiés pour obtenir des conseils personnalisés 
– Distribution de documentation et autres outils ludiques (podomètres, stylos, blocs notes…) 

Les animations et les dégustations seront différentes d’une séance de « Marchés santé » à l’autre. »  

Grand bassin dijonnais : Les compétences des grandes entreprises au service des petites…

Dans un communiqué reçu jeudi 03 février 2011, la Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or (CCI 21) informe du lancement le même jour du dispositif Alizé® (Actions locales interentreprises en zones d’emploi) Grand Bassin Dijonnais : la solidarité inter‐entreprises pour créer des emplois : « Dix-huit grandes entreprises du territoire s’engagent à mettre gratuitement leurs compétences à disposition des PME locales. Une opération de solidarité inter-enteprises qui a déjà fait ses preuves dans vingt autres bassins français, dont la Haute Côte-d’Or depuis six ans ».

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous et ici le dossier de presse.

« Alizé est un dispositif national qui consiste au sein d’un territoire défini à mettre à disposition de petites et moyennes entreprises, l’expertise de grands groupes (dans des domaines tels que les ressources humaines, le contrôle de gestion, la qualité, la sécurité, le commercial…), dans le but de les aider à construire des projets de développement qui visent le maintien ou la création d’emplois.

Le principe s’articule autour de deux valeurs phares : le bénévolat et la solidarité internationale, par la mise à disposition gratuite d’un cadre expert dans un domaine, pour des interventions ponctuelles qui peuvent s’échelonner sur une année, et dont les effets sont évalués en fin de suivi. C’est ainsi qu’en six ans, Alizé Haute Côte-d’Or a permis l’accompagnement de 38 PME, soit 160 emplois créés ou maintenus sur le territoire, et près de 300 jours de compétences mises à disposition par les douze grandes entreprises partenaires.

Sur le Grand Bassin Dijonnais, 18 entreprises partenaires sont engagées :
– BARRY CALLEBAUT
– CEA
– Cermex
– EDF
– Elithis
– ERDF
– GLOBAL Hygiène
– Groupe SEB
– IKEA
– Laboratoires URGO
– Parc Départemental de la Côte‐d’Or
– Parker
– REGIS MARTELET
– Sanofi Aventis
– Schneider Electric
– SOLVAY – BENVIC France
– SPPH

C’est le centre culinaire Seb, à Selongey, qui accueille ce lancement officiel, sous la présidence d’Anne Boquet, Préfète de la région Bourgogne.

L’après-midi a été marquée par une table ronde, en présence de Harry Touret, directeur général adjoint RH du groupe Seb, sur le thème : de la gestion locale des ressources humaines aux coopérations inter-entreprises : en quoi Alizé favorise-t-il l’ancrage territorial des entreprises ?

La signature de la convention officielle et la visite de l’entreprise Seb a ponctué la journée. »

Cyclisme : Une année sur les chapeaux de roues pour le SCO Dijon

A la veille du départ pour Perpignan, qui sera le théâtre d’un nouveau stage, et avant la première épreuve de la saison qui se tiendra samedi 05 février 2011, l’ensemble des coureurs du SCO Dijon se sont présentés aux partenaires, jeudi 03 février 2011 au soir. L’occasion de faire le point avec Romain Mary, le manager de l’équipe, sur la saison à venir après les départs des deux historiques, Jérémie Dérangère et Olivier Grammaire, et l’arrivée de cinq nouvelles recrues…

Un p’tit vélo dans nos têtes

Alors que le Tour de France avait mis la région Bourgogne à l’honneur l’été dernier (Lire notre article ici), l’organisation du Paris-Nice a dévoilé, le 1er février 2011, le tracé de la soixante-neuvième édition de cette course. Du 06 au 13 mars prochain, cette « course au soleil » reliera Houdan (Yvelines) à Nice (PACA), soit un parcours de 1.307 kilomètres en huit étapes, tablant donc sur l’usure des professionnels tout en instaurant une pointe de nouveauté avec l’organisation d’un contre-la-montre individuel de 27 kilomètres. La troisième étape partira de Cosne-sur-Loire dans la Nièvre pour se terminer à Nuits-Saint-Georges en Côte-d’Or, à une vingtaine de kilomètres au sud de Dijon.

Le vélo sera donc roi en 2011 en Côte-d’Or et le SCOD entend bien surfer sur la vague. Après une saison en demi-teinte, 2011 sera symbole de renouveau : « Il faut bien avouer que l’on s’attendait à mieux, confie Romain Mary, manager du SCO Dijon. Nous pouvions sur le papier prétendre au tiercé gagnant en coupe de France mais nous avons eu quelques déceptions. Sur le plan local, nous avons réalisé de bonnes prestations au Tour de Côte-d’Or (Lire tous nos articles ici) et surtout au Dijon-Auxonne-Dijon » (Lire notre article ici). Lors de cette classique, Olivier Grammaire assure le travail et l’emporte au sprint. Une victoire qui manquait à son palmarès.

Cinq nouvelles recrues

Cette année pourtant, ses coéquipiers devront faire sans. « Une page se tourne », aime à assener le manager du club, puisqu’ils sont huit à quitter le club dont les « anciens » et emblématiques Jérémie Dérangère et Olivier Grammaire : « C’est vrai qu’ils quittent le navire, poursuit Romain Mary. Mais il faut un physique et nous pensons aussi à la reconversion professionnelle ». L’effectif prend donc un coup de jeune avec cinq nouvelles recrues et ne comptera pas cette année de grosses pointures avec de grands palmarès. Un nouveau défi pour le SCOD qui veut jouer les troubles fêtes au sein de la DN1.

Parmi les recrues, Benjamin Le Roscouet, 19 ans, et Herberts Pudans, 24 ans, viennent tout droit de Roanne, club qui a frôlé l’hémorragie. En effet, dans un premier temps, ceux-ci devaient être accompagnés de Jérôme Mainard. A 24 ans, ce courreur avait remporté en 2010 le grand prix de Vougy, l’étape en ligne classic Désertines-Huriel (2e du général), le championnat Rhône-Alpes, le tour du Nivernais-Morvan (3e d’étape) et une étape du tour d’Auvergne. Mais devant les difficultés créées par la réforme des divisions nationales, les deux clubs se sont mis d’accord pour annuler ce « transfert » afin de ne pas mettre en cause la pérennité du club de la Loire.

Des tempéraments de vainqueurs

Envieux du programme sportif du SCOD, les deux hommes vont donc venir grossir les rangs, résultat d’une démarche personnelle : « J’ai coutume de dire, précise Romain Mary, qu’il vaut mieux engager des coureurs qui ont envie de venir et non pas de les démarcher ». La technique a également été mise à profit pour recruter Sébastien Grédy. A 30 ans, le coureur en provenance du CC Etupes n’est pas un inconnu puisqu’il a couru avec celui qui est devenu son manager à l’époque où ce dernier évoluait encore sur le vélo ! « C’est un coureur expérimenté, qui possède de bonnes aptitudes en montagne ». Une aubaine puisque le club, s’il pouvait compter sur de bons sprinteurs, souffrait d’une carence au niveau des grimpeurs.

Jocelyn Lemperrière était également désireux de venir au SCO Dijon. En provenance de l’AS Marcoussis, ce coureur « au tempérament de vainqueur », à taper dans l’œil du recruteur lors du grand prix de Marcoussis : « A l’époque, il s’est battu pour son maillot face au SCO, une attitude qui m’a convaincu ». Mais la surprise du chef réside dans l’arrivée de Romain Fondard. En contact avec plusieurs clubs de Division nationale, l’Auvergnat a finalement signé pour rejoindre le groupe qui se compose désormais de quinze coureurs.

Jusqu’à 20.000 kilomètres par an

Mais l’objectif reste toujours inchangé : « Rester dans le top 5 en coupe de France voire monter sur le podium. Il ne faut pas être trop gourmand mais vu notre effectif, il y a une place pour nous ! ». Avec des valeurs sûres comme Pierre-Luc Périchon et Sébastien Grédy pour les étapes à relief, Romain Fondard et Sébastien boire pour les sprints mais aussi des jeunes pousses que le club fait évoluer depuis leurs plus jeunes âges comme Pierre-Alain Nicole ou encore Jonathan Cessot (Lire notre article ici), le club avance de bons arguments et entrera très rapidement dans le jeu puisque la saison débute dès samedi 05 février 2011 avec la boucle catalane, une course de 127 kilomètres au départ de Perpignan et jusqu’à Gérone.

Les huit manches de la coupe de France figurent ainsi parmi les priorités tout comme les courses locales (Retrouvez le programme dans notre agenda). Et pour le futur, le SCOD peut compter sur sa réserve : « En 2011, nous avons une réserve de coureur en collaboration avec le pôle espoir de Dijon. Ils bénéficient de notre encadrement et évoluent suivant des objectifs tout en suivant une scolarité normale ». Dans ces jeunes pousses figurent entre autre Jérémy Conord, dont le frère Charlie Conord vient de rejoindre l’équipe de course en ligne avec comme objectif de se préparer pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012… Quant aux coureurs de l’équipe 1, ils auront chacun 15.000 à 20.000 kilomètres au programme au cours de l’année, le tout pour un total de deux cents chambres à air !

Grand Dijon : Les défis du futur tramway

Quels tarifs appliquer pour garantir la rentabilité du futur réseau de tramway ? Comment conserver l’attractivité des déplacements en bus ? Que faire pour améliorer l’accessibilité des arrêts aux personnes à mobilité réduite ? Tels sont les questions que doivent se poser les acteurs du chantier du tramway dijonnais, selon le rapport « Observatoire tramway Grand Dijon » réalisé par le Centre d’études techniques de Lyon (Cete) et remis à dijOnscOpe lors du conseil municipal de Dijon, lundi 31 janvier 2011. Une analyse née de la comparaison avec d’autres agglomérations françaises d’environ 250.000 habitants sur le territoire hexagonal…

Le Havre, Tours, Reims, Brest : toutes ces villes ont en commun avec Dijon leur projet de mise en service d’un tramway à l’horizon 2012. Rythmé par de nombreuses comparaisons, le rapport du Cete débute avec l’analyse des vitesses commerciales observées sur chacun des réseaux de transports en commun existants. « Les vitesses commerciales permettent de détacher deux types de réseaux : ceux dont la vitesse est inférieure à 17 km/h, qui ont besoin d’un « nouveau souffle », et ceux dont la vitesse est supérieure à 17 km/h, ce qui est compétitif avec les automobiles », commence le rapport. Et d’ajouter : « Les réseaux de Dijon et Reims ont des vitesses commerciales inférieures à 17 km/h : ils doivent passer à un nouveau mode de transport en commun pour augmenter l’attractivité de leurs lignes ». L’un des premiers enjeux du tramway dijonnais sera donc de maintenir le niveau d’offre bus à un très bon niveau afin d’éviter la dérive d’un réseau à deux vitesses avec l’arrivée du tramway ; selon le rapport, la vitesse commerciale du réseau devra, d’une manière générale, être augmentée.

Du côté des tarifs, le Cete remarque qu’à Dijon, « le très bon usage du réseau ne se traduit pas en terme de recettes : il est donc « meilleur marché » que les autres pour les usagers ». L’enjeu, ici, sera donc « d’augmenter les recettes afin de compenser la hausse probable des coûts d’exploitation due à la mise en œuvre du tramway », note le rapport. Enfin, un questionnement sur l’accessibilité du réseau aux personnes à mobilité réduite a été mené, qui fait ressortir qu’à Dijon et au Havre, « moins de 10% des arrêts du réseau sont accessibles, ce qui reste faible ». Le dernier défi soulevé par le Cete est donc « d’améliorer la situation en terme de points d’arrêts accessibles », tout en « profitant de ce fait pour porter des efforts sur le réseau de bus afin d’arriver au niveau d’agglomérations plus importantes ».

Bourgogne : L’université ouvre grand ses portes le mercredi 02 février

Dans un communiqué reçu lundi 1er février 2011, l’université de Bourgogne annonce ses « Journées portes ouvertes », mercredi 02 février à Dijon et samedi 12 mars au Creusot, en Saône-et-Loire. Un second communiqué met l’accent sur l’Institut d’administration des entreprises (IAE), qui fera également découvrir ses formations mercredi 02 février, de 9h à 17h.

Pour en savoir plus, lire les deux communiqués de presse ci-dessous.

  • Communiqué n°1

« Journées portes ouvertes dans toute la Bourgogne pour les futurs étudiants, leurs parents et professeurs 

Réussir des études supérieures universitaires, préparer sérieusement sa vie professionnelle, envisager sa vie d’adulte, cela se prépare dès ce mois de février. 

A Dijon, Chalon, Nevers, Auxerre, Nevers et Le Creusot dans toute la Bourgogne, l’université ouvre ses portes aux jeunes plein d’avenir. Les JPO (journées portes ouvertes) annuelles sont une opportunité de s’informer sur les 400 diplômes organisés par l’uB, d’échanger avec des étudiants et des professeurs, de découvrir les locaux, les campus et toute une vie nouvelle à organiser.

A Dijon, 3000 élèves de terminale sont attendus ce mercredi 2 février dès 9 heures sur le campus Montmuzard.  Nombre d’entre eux arrivent en autobus avec leurs enseignants, grâce à la bonne organisation des collèges de l’Académie de Dijon. D’autres rejoignent le site 

universitaire avec leurs parents ou des amis et les dijonnais profitent des bus Divia (liane 1 Fac Mirande, liane 5 Erasme). Les visiteurs sont accueillis dans le Hall Mirande par le SIO (service d’information et d’orientation). Une documentation est préparée à leur intention et les services sont disponibles pour une information sur le processus d’inscription, les logements, la restauration, la vie étudiante, etc. L’accueil est voulu chaleureux : le CROUS offre le petit déjeuner et des étudiants de l’uB guident les visiteurs vers les disciplines de leur choix.

L’uB compte 10 UFR (Droit et Sciences politiques, Langues et communication, Lettres et philosophie, Médecine, Sciences pharmaceutiques, Sciences économiques et gestion, Sciences humaines, Sciences, vie, terre, environnement, Science et Techniques, STAPS). Toutes les disciplines sont organisées dans tous les niveaux sur le modèle européen LMD (licence, master, doctorat).

L’uB, c’est aussi plusieurs écoles d’ingénieurs : l’ESIREM (matériaux), ITII (ingénieur de l’industrie), ISAT (automobile et transport) et AGROSUP Dijon (l’institut national supérieur des sciences agronomiques, de l’alimentation et de l’environnement) et des DUT organisés dans les IUT. Ces facultés et instituts rassemblent près de 27.000 étudiants sur les 6 sites territoriaux dans les départements de la Côte d’Or, la Saône et Loire, la Nièvre et l’Yonne. 

Six rendez-vous JPO  

• Dijon (Campus Montmuzard), mercredi 2 février 2011 (9h-17h) 

• Nevers UFR Droit : mercredi 9 février (14h30 à 17h) 

• Auxerre : samedi 12 février (9h à 16h) 

• Nevers Isat : samedi 12 mars (9h à 17h) 

• Le Creusot : samedi 12 mars (9h à 17h)  

Plus d’information (sur l’uB et les JPO) : http://www.u-bourgogne.fr

Admission post-bac : http://www.admission-postbac.fr  

Orientation active : http://www.u-bourgogne.formation.fr »

  • Communiqué n°2

« Journée portes ouvertes à l’IAE de Dijon

L’IAE de Dijon, une école de Management Universitaire

Depuis maintenant 55 ans, l’Institut d’Administration des Entreprises de Dijon est devenu une référence dans l’enseignement du management. Véritable école de Management Universitaire, l’IAE de Dijon propose un cursus attractif Licence-Master-Doctorat dans un environnement dynamique appuyé par un réseau d’entreprises très présent.

Etablissement universitaire, l’IAE de Dijon allie enseignement de qualité et échange constant avec le monde de l’entreprise.

Des formations valorisantes et professionnelles autour du Management : l’IAE de Dijon propose des formations généralistes ou spécialisées dans les domaines du Management permettant à chacun d’adapter son parcours selon son projet qu’il soit professionnel ou orienté vers la recherche. Ces formations sont accessibles en formation initiale, en formation continue, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, en VAE…

Le 2 février 2011 de 9h à 17h – Campus de l’université de Bourgogne Bâtiment Droit-Lettre, salle R05-R02 – boulevard Gabriel, 21000 Dijon« .

Gendarmerie de Bourgogne : Plongée de l’extrême…

Le travail des plongeurs de la gendarmerie prend une autre dimension dès qu’une enquête judiciaire s’étend sous l’eau. C’est le cas ce jour avec l’affaire Laetitia… », relève la gendarmerie de Bourgogne, qui informe de la présélection des plongeurs de la gendarmerie lundi 31 janvier au lac de Chour en Côte-d’Or dans un communiqué reçu mardi 1er février 2011, évoquant ici le tragique dénouement de la disparition près de Pornic (Loire Atlantique) de Laetitia, une jeune fille de 18 ans dont le corps a été retrouvé démembré dans un étang mardi 1er février (Lire ici l’article de la Voix du Nord sur le sujet). 

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« Il faisait un froid de canard au lac de Chour à Pagny-le-Château et les gendarmes ont du briser une fine couche de glace pour se mettre à l’eau. Le but : présélectionner des candidats plongeurs pour un poste à la brigade fluviale de Saint-Jean-de-Losne (21). Deux candidats et une candidate devaient être suffisamment motivés pour se glisser dans une eau glacée. Le candidat retenu partira en formation à Antibes avant de revenir pour une affectation à la brigade fluviale de Saint Jean-de-Losne. 

Le travail des plongeurs de la gendarmerie prend une autre dimension dès qu’une enquête judiciaire s’étend sous l’eau. C’est le cas ce jour avec l’affaire Laetitia. En effet, les plongeurs, techniciens en investigations subaquatiques (TIS), sont chargés d’effectuer sous l’eau des opérations de police technique et scientifique qui permettront de relever des traces et indices utiles à l’enquête en cours. »

Bourgogne- Franche Comté: Des experts comptables qui travaillent gratuitement?

Formalités administratives, prêts bancaires mais surtout comptabilité… Pas facile de créer son entreprise ! Pourtant, au niveau de l’État, des collectivités territoriales et de leurs partenaires, des aides existent. Dernière en date, celle des experts comptables de Bourgogne–Franche Comté, qui proposent un accompagnement-conseil gratuit aux porteurs de projet. Vendredi 28 janvier 2011, dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Côte-d’Or, l’Ordre des experts-comptables de Franche Comté présentait les grandes lignes du nouveau dispositif, dont le but est aussi de revaloriser l’image du comptable après des entrepreneurs de demain…

12h offertes au créateur d’entreprise !

« Aider à la création d’entreprise est un enjeu majeur pour nous car il s’agit des entrepreneurs de demain. En tant qu’experts-comptables, nous intervenons au quotidien auprès des chefs d’entreprise », estime Éric Corret, expert-comptable, lors de la présentation du nouveau dispositif créer, accompagner la jeune entreprise, vendredi 28 janvier à la Cci de Côte-d’Or, avant de nouvelles réunions prévues courant février dans les autres départements de Bourgogne et de Franche Comté. D’ailleurs, il semble bien que la création d’entreprise ait le vent en poupe…

En effet, malgré un contexte économique global fortement éprouvé par la crise, le nombre de créations d’entreprises a quand-même connu une hausse de 7% pour l’année 2010, d’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Plusieurs structures existent pour accompagner et soutenir les porteurs de projets dans leur démarche, à l’instar du Réseau des boutiques de gestion (BGE). (Lire notre article ici). « Certes, l’important, pour le porteur de projet, est de se faire accompagner mais aussi d’accéder au financement pour démarrer son activité », résume Éric Corret.

Donner une autre image de l’expert-comptable

Avec la mission « Créer, accompagner la jeune entreprise », l’expert-comptable qui désire participer à l’opération « offre au créateur d’entreprise 12h de conseils et d’accompagnement sur la mise en place d’outils de gestion exclusivement ». (En savoir plus ici). Dans la pratique, lors du premier entretien, l’expert-comptable doit impérativement évaluer si le porteur de projet est est prêt ou non à créer son entreprise.

Attention, en cas d’accord, ce dernier doit s’engager à aller jusqu’au bout du parcours d’accompagnement. S’il refuse l’accès au parcours au porteur de projet, il doit lui expliquer pourquoi et le réorienter vers les réseaux consulaires – les chambres de commerce et d’industrie, la chambre d’agriculture, la chambre des métiers et de l’artisanat.

Un mois pour se préparer…

« Notre but est de nous faire davantage connaître des créateurs d’entreprise ; il s’agit aussi de rompre avec l’idée que dès qu’on va chez le comptable, on en sort avec une facture », confie Éric Corret. En prime, le nouveau dispositif « Créer, accompagner la jeune entreprise » propose aussi des services associés pour accéder à des solutions de financement de la part des banques mais aussi auprès d’Oséo, organisme public chargé de soutenir la croissance et l’innovation des petites et moyennes entreprise françaises.

D’autres facilités sont également prévues sur le plan de l’assurance et des outils de gestion. En plus d’Oséo, le conseil régional de Bourgogne et Pôle emploi ont décidé de soutenir le projet. Les experts-comptables soignent ainsi leur image auprès des créateurs d’entreprise et cherchent ainsi à attirer une nouvelle clientèle. Après la Bretagne, l’ordre des experts-comptables de Bourgogne – Franche Comté est le deuxième à mettre en place le dispositif « Créer, accompagner la jeune entreprise », qui devrait entrer en vigueur au 1er mars 2011.

Côte-d’Or : L’irréductible bataille d’Alésia

« La Gaule unie, formant une seule nation, animée d’un même esprit, peut défier l’Univers » : la maxime, gravée sur le socle de la statue de Vercingétorix, sonne comme un symbole de l’identité bourguignonne et même française. Depuis une commande de Napoléon III à Aimé Millet en 1866, l’insaisissable chef gaulois, soumis à l’autorité de Jules César, surplombe la vallée de la Vingeanne, en Côte-d’Or. Du haut de ses sept mètres, se doute-t-il de la nouvelle bataille que se livrent certains archéologues à son propos ? Pas sûr… A quelques semaines de l’ouverture du muséoparc d’Alésia, le grand projet touristique du conseil général, Claude Grapin, conservateur départemental du patrimoine de la Côte-d’Or, livre à dijOnscOpe sa version des faits.

Trois sites, et plus si affinités !

Les passionnés d’Alésia ne manquent pas ! En 2010, dijOnscOpe vous présentait le combat de Danielle Porte, maître de conférence sur les religions et l’histoire romaine au sein de l’Institut d’études latines de la Sorbonne. Se plaçant comme héritière des travaux d’André Berthier, conservateur en chef des Archives nationales entre 1966 et 2000, elle affirmait notamment qu’aujourd’hui, « tout le monde sait qu’Alésia n’est pas à Alise-Sainte-Reine mais on assure sereinement le contraire pour des raisons essentiellement économiques ». Il faut avouer que le muséoparc bourguignon, mémoire du siège de 52 avant J-C qui devrait être inauguré en Côte-d’Or en juin 2011, promet la création de 120 emplois et la venue de 150.000 visiteurs par an, pour un investissement de 52 millions d’euros. Bref, une véritable aubaine pour le site touristique, dont la survie économique est bien difficile.

Pour le conservateur départemental du patrimoine de la Côte-d’Or, Claude Grapin, rien n’y fait : « Avant 1855, l’identification du site d’Alésia ne posait pas de souci mais il en est tout autrement depuis que Napoléon III s’est intéressé à Jules César ». Une petite vingtaine de sites se targuent depuis d’être les lieux de la première bataille de l’Histoire de France. Le débat s’est cristallisé sur les plus célèbres d’entre eux : Alaise dans le Doubs ou Chaux-des-Crotenay/Syam dans le Jura. André Berthier a donc dressé une typologie type du site supposé d’Alésia et retenu le site de Chaux-des-Crotenay, confirmant ainsi les écrits de Dion Cassius, qui situait le siège chez les Sequanes.

D’Alisiia à Alésia

Pourtant, Claude Grapin ne transige pas sur ce sujet et affirme que les preuves sont irréfutables : « 250 ans après le départ de César, Dion Cassius, qui est un compilateur, a résumé le siège d’Alésia et a affirmé que le site était en Franche-Comté ». Mais, l’état des connaissances géographiques et même épistémologiques ne lui aurait pas permis de situer précisément le lieu. Selon lui, la découverte en 1839, sur le Mont Auxois, de la stèle gallo-romaine portant l’inscription en langue gauloise : « Alisiia », proche du nom d’Alaise d’ailleurs, devrait à elle seule sceller l’histoire, d’autant plus que huit tessères – ou jetons de plomb frappés aux noms des Alisienses, les habitants d’Alisiia – ont été découvertes à Alise-Sainte-Reine, tout comme des fragments d’objets en bronze argenté.

« Le naturaliste Pline l’Ancien parle d’Alésia dans son ouvrage consacré à la métallurgie, en expliquant que ce dernier a une spécialité qui consiste à appliquer du plomb blanc à chaud sur des objets en bronze pour prendre l’apparence de l’argent massif. » Pourquoi Pline l’Ancien ne précise-t-il pas la localisation d’Alésia ? Claude Grapin avance le fait que cette référence « s’imposait à ses contemporains ».

3.000 pas… Mais pas en ligne droite !

Néanmoins, la disciple d’André Berthier entend bien prouver le contraire : Chaux serait dérivé de Calmis – « le Mont chauve » – où rien ne subsiste, et viendrait supplanter le nom de la cité, détruit avec elle… Pourtant, aujourd’hui, les autorisations de fouilles ont été suspendues sur le site jurassien. Selon les textes, 95.000 guerriers prenaient place à l’intérieur de cette « très grande cité (…) très peuplée ». « A ceci, on ajoute le reste de la population, les troupeaux, les 15.000 chevaux, et on se rend compte que tenir sur un plateau de 97 hectares pendant un mois et demi est totalement incohérent ». Sachant que les deux rivières baignant les racines de la colline ne sont pas trois ruisseaux tandis que la plaine de 4,5 km n’est pas entourée de collines et s’étend sur plusieurs kilomètres…

Pour Claude Grapin, Jules César aurait utilisé à plusieurs reprises le terme « flumina » pour « désigner des cours d’eau de tailles différentes ». « La plaine est bien de 3.000 pas, soit 4,5 kilomètres », ajoute-t-il, avant de préciser que ce résultat est obtenu… si l’on ne mesure pas le terrain en ligne droite ! De plus, il distingue deux partie sur l’oppidum : « l’urbs » – ou la ville – et « l’arcs », terme qu’il emploi aussi pour le siège de Bourges puis de Besançon, et qui représente une citadelle saillante, quasi inexpugnable.

Les armes et les monnaies en renfort

Alors César pouvait il exagérer les chiffres ? En aucun cas pour Claude Grapin, qui précise que Labiénus, un de ses fidèles légionnaires, était présent et aurait pu les contester. De plus, les récentes fouilles archéologiques aidées des photographies aériennes ont mis en exergue les dispositifs d’encerclement décrits par Jules César. Fossés et circonvallations y apparaissent alors clairement : « Le premier, que César estime entre 14,5 et 16 kilomètres, mesure 14,9 kilomètres, et le second correspond exactement à la description, soit 20 à 21 kilomètres. On discerne bien les camps qui ne sont pas des enclos à bétail car, fait rare, on y aurait retrouvé des toiles de tente ainsi que deux portes équipées du système de clavicula, qui obligeait les assaillants à exposer leurs flancs droits aux défenseurs ».

La multitude des pièges retrouvés sur place (lillia, cippi, stimuli et même des tribuli) est une preuve des plus « pertinentes » alors même que du côté de la défense, Danielle Porte aimait à rappeler qu’en 1964, André Malraux, alors ministre de la Culture, envoyait André Berthier sur le site de Chaux-des-Crotenay avec la mission de « partir à la recherche de notre premier champs de bataille » ! Lieu de bataille, Alésia l’a pourtant sans nul doute été : « Signe d’un événement singulier, ajoute Claude Grapin, 731 monnaies gauloises ayant appartenu à 20% aux Arvennes, aux Sequanes ou encore aux Eduens, ont été collectées ».

Aux théoriciens du complot et de la collecte d’armes ou encore de monnaies pour satisfaire l’empereur, Claude Grapin répond que « c’est faire beaucoup de crédit » aux archéologues de l’époque, « absolument incapables de distinguer les différentes monnaies à l’époque ». Et de saluer la scientificité avec lesquels ces recherches ont été menées dès le Second Empire. Mais si les origines de la première bataille de France en resteront sans doute à la version officielle, l’homme fort du futur muséoparc affirme qu’il ne faut pas juger le lieu du seul fait d’un texte …

Dijon : L’actualité municipale revue et corrigée par F. Rebsamen…

A l’occasion de la conférence de presse d’avant conseil municipal lundi 31 janvier 2011, le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, est revenu sur les différents points à l’ordre du jour… mais surtout sur l’actualité qui entoure la vie municipale : la dette de la Ville, la vitesse sur la rocade, l’immeuble en construction rue de l’Égalité…

Dette : mauvaise pub

« J’ai vu qu’il y avait un tract qui avait été distribué disant que Dijon est la ville la plus endettée de France, selon le magazine Challenges (Consulter ici la fiche de Dijon). Je me suis procuré le magazine évidemment : sur cinq critères, Dijon en a trois qui sont bien et deux qui sont dans le rouge (« rigidité » et « service » dans le rouge ; « solvabilité », « fiscalité », « réalisations » dans le vert). Nous sommes 21e ville sur 37, devant Lyon, Rennes, Nantes… Je ne crois pas qu’il s’agisse de villes en faillite, ça se saurait. Je trouve donc cela très désagréable d’avoir ce genre de remarque. D’autant plus que nous avons un débat pour lequel je saisirai peut-être la justice administrative : la direction générale des collectivités locales se trompe dans son calcul sur l’un des critères, qui est l’épargne. Nous avons une épargne nette de 12 millions d’euros, ce qui est bien. Le ministère a mis en débit 12 millions d’euros mais il n’a pas mis en positif (ndrl : il s’agit d’une opération d’ordre). Je pense que cela nuit à la réputation de la ville et j’ai réécrit à la direction générale afin qu’ils corrigent leurs statistiques. Aussi, si nous avions en plus ce quatrième point, nous serions très bien classé… ». 

Sans doute François Rebsamen a-t-il fait ici allusion au communiqué du groupe d’opposition municipale (UMP) Initiatives Dijon, diffusé vendredi 14 janvier 2011 : « A l’heure où le maire de Dijon fait la promotion de sa politique financière à travers une série de réunions publiques, une agence d’évaluation indépendante et réputée publie une étude qui en dit long sur la gestion catastrophique de la majorité municipale emmenée par François Rebsamen. Réalisée par Public Evaluation System, en partenariat avec le magazine Challenges, cette étude est une évaluation annuelle sur la situation financière des 869 villes de plus de 10.000 habitants, réalisée sur la base des comptes 2009. Elle se fonde sur 5 critères de notation : marges de manœuvre, poids annuel de la dette, niveau d’endettement, fiscalité, degré de réalisation des prévisions budgétaires. Dijon fait en effet partie des villes lanternes rouge du classement, puisqu’elle est classée parmi les 12% de villes qui n’ont pas obtenu la moyenne et dont la situation financière est parmi les plus inquiétantes de France. Cette étude indépendante confirme malheureusement nos analyses, et celle de la Chambre régionale des comptes, sur l’état de la ville ».

La Lino à 70km/h ? 

« J’ai demandé à la préfète de limiter la vitesse sur la rocade Est et donc sur la future Lino à 90km/h au lieu de 110km/h, car cela permettrait d’améliorer la fluidité de la circulation. Les calculs établis par l’organisme CTE, qui relève du ministère, montrent que la Lino absorbera 20.000 véhicules/jour. Aujourd’hui, sur la rocade, il est comptabilisé 29.000 véhicules/jour côté nord et 48.000 véhicules/jour côté sud. Je suis donc tout à fait d’accord pour le passage à 90km/h sur la Lino, voire à 70km/h mais là, je ne sais pas si je serai suivi… ». 

Immeuble Seger en construction rue de l’Égalité : un étage en moins négocié…

« Il y a une campagne très politique qui se développe sur l’immeuble en construction rue de l’Égalité. Si certains propos sont tenus, je n’hésiterai pas à poursuivre en diffamation ceux qui laissent penser que la Ville de Dijon ou moi-même bénéficient d’avantages de Seger. Ce sont des bruits qui se répandent, il faut les arrêter vite. Hier (ndrl : dimanche 30 janvier), je suis allé vérifier le projet : cet espace était laissé à l’abandon, en plein centre urbain. La société Seger a l’argent pour acheter le terrain. Nous, la Ville, nous ne pouvions pas l’acheter. Ils ont déposé un permis de construire, conforme au plan d’occupation des sols (POS) de l’année 2000 de Robert Poujade (ndrl : ancien maire de Dijon), que je n’avais pas voté d’ailleurs. Ce POS prévoit des immeubles de grande hauteur. (…) J’ai reçu pendant une heure et demie les personnes de l’association qui s’est créée pour expliquer qu’à partir du moment où le projet est conforme au POS, nous ne pouvons pas nous y opposer. Par contre, nous avons obtenu de Seger qu’il baisse d’un étage qu’il avait essayé de gratter. Après, nous ne pouvons rien faire d’autre… Cela va mettre en valeur ce quartier plutôt que d’avoir un truc pourri avec des rats dedans ». 

Corcelles-les-Monts, la mal-aimée 

Au sujet du rapport n°11 sur le projet de Plan local d’urbanisme arrêté de la commune de Corcelles-les-Monts, François Rebsamen a affirmé ne rien avoir à dire en particulier : « Par contre, vous savez qu’il ne doit plus y avoir de communes isolées d’ici la fin de l’année en France. Il existe deux communes isolées autour de Dijon qui s’appellent Corcelles et Flavignerot et qui n’appartiennent à aucune communauté d’agglomération. Moi je leur ai dit – poliment – que je n’étais pas demandeur qu’ils viennent à l’agglomération ».  

Foyer de SDF cherche financement : 10 millions d’euros ! 

Interrogé sur le foyer d’accueil Sadi Carnot, au sujet duquel la nouvelle préfète de Côte-d’Or, Anne Boquet, a émis le souhait de le voir refait (Lire ici notre article), François Rebsamen a déclaré : « Cela fait six ans que je suis d’accord pour le refaire. Les crédits étaient inscrits au plan de relance et l’ancien préfet (ndrl : Christian de Lavernée) les a perdus, je ne sais pas comment mais en tout cas ils n’ont pas été consommés… Donc si elle arrive à retrouver les crédits, je la soutiens sur ce projet. C’est vrai que ce foyer, beaucoup de SDF ne veulent pas y aller. Il mérite d’être refait mais c’est de la responsabilité de l’État. La Ville veut bien mettre à disposition le terrain et ce n’est pas rien car nous pourrions nous en servir pour en faire des logements. Si l’État trouve le financement d’une partie de la construction, je suis prêt à aider la préfète à trouver d’autres sources de financement. Il y en a pour dix millions d’euros ».   

  • Quelques points à l’ordre du jour du conseil municipal… 

Environnement l Plan climat énergie territorial – Labellisation Cap Citergie. « La Ville se met dans la trajectoire de facteur 4 fixé en 2005 par la France dans la loi Programme d’orientations de la politique énergétique de la France (Pope), qui consiste à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. En 2009, pour satisfaire à ses obligations, la Ville s’est engagée dans l’élaboration de son Plan climat  énergie territorial aux côtés du Grand Dijon et de la ville de Chenôve, tous trois retenus dans le cadre de l’appel à candidatures de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et de la Région Bourgogne pour réaliser un Plan climat ambitieux. (…) Pour répondre à l’engagement du paquet « Energie-climat » européen, l’agglomération dijonnaise devrait réduite de 340.000 tonnes équivalent CO2 les émissions de son territoire d’ici 2020 autour des priorités suivantes : 40% dans l’habitat, 42% dans les bâtiments tertiaires, 21% sur le chauffage urbain. Quant à la Ville de Dijon, elle devra réduire ses émissions de 10.200 tonnes équivalent CO2 d’ici à 2020. Pour cela, il est proposé que la Ville adopte comme objectif prioritaire la réduction de 50% des émissions induites par son patrimoine « bâtiments et éclairage public). Cet objectif permettrait à lui seul d’atteindre 73% de l’objectif total de réduction que la ville s’est fixé d’ici 2020. 

Durant toute l’année 2010, la Ville a déployé la démarche Cit’ergie au sein de ses services. (…) Avec un potentiel d’actions mis en oeuvre à hauteur de 39%, la Ville vient d’être labellisée Cap Cit’ergie par la Commission nationale du label européen. Le Plan climat et Cit’ergie permettront à Dijon d’atteindre les exigences de la convention des maires. En mettant en oeuvre le programme d’actions qui va être défini d’ici l’automne 2011, la Ville devrait atteindre d’ici 2014 la labellisation européenne Cit’ergie. Dans la continuité du travail engagé depuis 2008 les élus étaient appelés à décider de la stratégie du Plan climat énergie territorial de la Ville établie en relation avec la démarche Cit’ergie. Pour cela, six axes étaient définis : aménager Dijon en faveur d’une meilleure qualité de vie, économe en énergie et en gaz à effet de serre ; être exemplaire en agissant en priorité sur le patrimoine ; développer les mobilités pour améliorer la qualité des parcours ; améliorer les modes de consommation, de gestion des déchets et de production d’énergie ; rendre l’organisation de la collectivité performante pour mener une politique « énergie climat » ambitieuse ; partager une culture commune des enjeux de l’énergie et du climat et favoriser la participation des acteurs locaux ». 

Patrimoine l Dijon, ville d’art et d’histoire. La ville a obtenu le label « ville d’art et d’histoire » en janvier 2008. Elle s’est engagée, dans le cadre d’une convention avec l’Etat signée le 30 novembre 2009, à mettre en place différentes actions dans le domaine de la valorisation et de l’animation du patrimoine, avec le soutien financier de l’Etat. En 2011, il est proposé de mettre en place un plan d’action décliné autour des cinq axes suivants : la sensibilisation des habitants au patrimoine, l’action éducative, le tourisme culturel, la préfiguration d’un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (CIAP), l’ouverture et la coopération. 

Education l Bourses municipales pour l’année universitaire 2010-2011. « Au titre de la précédente année universitaire, la Ville a attribué deux cents bourses réparties sur quatre niveaux, selon les modalités suivantes : les bourses ne pouvaient pas bénéficier qu’à des étudiants résident à Dijon depuis au moins cinq ans et fréquentant des établissements situés sur le territoire de la commune ; déterminées en fonction du quotient familial des intéressés, elles pouvaient se cumuler avec d’autres aides, telles que les bourses nationales, ou celles des fondations ou les secours « étudiants » par exemple ; le versement des sommes allouées sur le compte postal ou bancaire de l’étudiant n’intervenait qu’après la production d’un certificat d’assiduité établi par l’établissement d’enseignement supérieur concerné. Au titre de l’année universitaire 2010-2011, il était proposé aux élus de reconduire le dispositif adopté en 2010. 295 dossiers de demande de bourse municipale ont été retirés entre le 1er juillet et le 12 novembre 2010, date limite de retour des dossiers. 236 dossiers ont été étudiés. Le calcul du quotient familial des intéressés offre la possibilité d’octroyer deux cents bourses pour un montant global de 147.000 euros ». 

Emploi l Convention partenariale à passer entre la Ville et le groupement d’intérêt public – Maison de l’emploi et de la formation du bassin d’emploi dijonnais. Sur ce point, le maire a affirmé que la « Maison de l’emploi, avait encore des crédits en moins » : « Il y a 45.000 euros en moins – après les 800.000 euros en moins de l’année dernière quand même – ce qui représente un poste. Nous en parlerons à l’agglomération. (…) En réalité, l’État a changé de politique : Jean-Louis Borloo s’était lancé là-dedans mais avec Pôle emploi, c’est vrai que cela fait double usage. Sauf que Pôle emploi ne reprend pas tous les salariés de la Maison de l’emploi et c’est quand même là le problème… »