Archives

Après le bouclier fiscal, bientôt un bouclier rural ?

Certains défendent le concept d’un bouclier fiscal… Alors pourquoi pas un bouclier rural, protecteur des campagnes et de leur population ? L’idée vient de Fabien Bazin, conseiller général PS du canton de Lormes, dans la Nièvre, et a pris récemment la forme d’un projet de loi. Au menu : des propositions pour garantir un service public minimum dans les zones rurales, des pistes pour y revitaliser l’économie ou encore une mise à l’ordre du jour du très haut-débit internet. L’occasion pour dijOnscOpe de porter un coup de projecteur sur ce projet ainsi que sur les initiatives développées en Côte-d’Or pour répondre aux fermetures de classes, à la disparition des bureaux de Poste et autres problématiques liées à la désertification médicale…

Une grève de la faim pour sauver son bureau de Poste

Nous sommes en juillet 2009. Le village de Verrey-sous-Salmaise, en Côte-d’Or, risque de perdre son bureau de Poste, condamnant ainsi les habitants à de nombreux déplacements pour des démarches qui nécessitaient jusqu’alors un court aller-retour à pieds. Par là-même, l’un des symboles du service public de proximité était appelé à disparaître du quotidien des villageois. Pendant deux jours, le maire de la commune, Jacky Chaudron, fera donc pression sur la direction de La Poste en entamant une grève de la faim… dans leurs locaux ! « Finalement, notre détresse a été entendue : le bureau est resté au village et ouvre aujourd’hui ses portes treize heures par semaine », témoigne-t-il pour dijOnscOpe. Sa demande, à l’origine, était de quinze heures d’ouverture hebdomadaire…

Un exemple qui reflète une situation familière pour de nombreux villages de l’Hexagone. « La ruralité représente aujourd’hui près de 20% de la population française sur 80% du territoire. Mais l’Etat a choisi d’oublier cette France : loin des centres-villes, la campagne a disparu des écrans », déplore le dossier de presse relatif au projet de loi pour un bouclier rural (Voir document joint ci-dessous). Et de préciser : « Cela est confirmé par la disparition du ministère en charge de l’Aménagement rural ! ».

Ce constat alarmant rejoint l’inquiétude formulée par l’Ordre des médecins de Côte-d’Or au sujet de la désertification médicale en secteur rural, « due à un vieillissement du corps médical comme à une faible attirance des jeunes générations de médecins pour les campagnes » (Lire ici notre article). « La Bourgogne est un territoire qui comporte beaucoup de zones déficitaires du point de vue de l’offre de soins. Les zones rurales sont les plus concernées, notamment dans le pays du Nivernais-Morvan, qui manque fortement de médecins », relève pour sa part Florence Lemetayer, chargée de mission Santé au conseil régional de Bourgogne (Lire ici notre article).

Hameau écolo ou regroupement d’écoles… Tout est bon pour attirer la population !

Dans un style légèrement différent de la grève de la faim de Jacky Chaudron, d’autres maires de Côte-d’Or tentent, eux aussi, de lutter contre une désertification tout aussi préoccupante que celle des services : celle des habitants. « Suite à la fermeture de l’école dans le village voisin de Musigny, en Côte-d’Or, notre commune est passée, en cinq ans, de 58 à 45 habitants… Aujourd’hui, seule une enfant est scolarisée et aucun jeune couple n’habite au village », témoigne Michel Charles, maire de Longecourt-lès-Culêtre, dans le canton d’Arnay-le-Duc.

Pour tenter d’attirer de jeunes générations de propriétaires dans la commune, celui-ci a imaginé un projet d’éco-hameau : un lotissement novateur de sept lots, dont la consommation annuelle en électricité ne dépassera pas 50 kW/m² par maison. « Un objectif aujourd’hui écrit noir sur blanc par le Grenelle de l’environnement, que nous portions bien avant ! », précise Michel Charles. Deux familles ont déjà signifié leur intérêt pour ce hameau écolo et le maire réfléchit déjà à d’autres initiatives : « Dans le Sud de la Côte-d’Or, Longecourt est connu pour sa foire bio annuelle ; pourquoi ne pas y installer un marché bio mensuel ou une épicerie solidaire ? »…

Plus classique mais non moins efficace : le regroupement d’écoles entre villages voisins, qui permet de conserver un tissu éducatif dans les communes isolées. La conséquence principale en est une stabilité des parents et des enfants sur le territoire, non contraints de déménager pour scolariser leur enfant… « Le Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) qu’Ivry-en-Montagne, Molinot, Santosse, Jours-en-Vaux et Thury ont formé dans le Sud de la Côte-d’Or nous a permis d’éviter des fermetures d’écoles », remarque Christian Bressoulaly, maire d’Ivry-en-Montagne. Le principe, ici, est de confier à chaque commune la charge d’une ou plusieurs sections du cursus scolaire, de la maternelle au CM2. « Depuis la création du RPI en 2009, l’effectif d’élèves a augmenté ! Notre objectif, aujourd’hui, est de pouvoir ouvrir une nouvelle classe de maternelle à Ivry », livre Christian Bressoulaly.

Solution globale pour désordre local

« Au quotidien, les élus locaux se mobilisent contre la fermeture d’une classe ou celle d’un bureau de poste… Cependant, ils ont tellement le « nez dans le guidon » qu’ils n’ont pas le temps de réfléchir à un moyen de changer les choses plus globalement : le bouclier rural est né de ce constat », explique Fabien Bazin (PS), maire de Lormes et conseiller général de ce canton situé dans la Nièvre. Et d’ajouter : « L’idée est d’autant plus urgente que nous assistons aujourd’hui à un exode urbain. En 2008, huit millions de citadins voulaient s’installer à la campagne ; ils étaient onze millions en 2009 selon l’Insee ». Selon le projet de loi pour un bouclier rural, qui cite également l’Insee, les pôles urbains ont effectivement perdu des habitants entre 1999 et 2004 – 72 sur 10.000 en moyenne – alors que les zones rurales en gagnaient 88 dans le même temps.

Pour améliorer le quotidien du monde rural, le projet de loi formule plusieurs pistes. Tout d’abord, l’article 2 impose un temps d’accès maximal aux services publics : l’organisation du système de soins devra ainsi « garantir aux populations des territoires ruraux l’accès à un service de médecine générale à vingt minutes maximum de trajet automobile (…) et, dans les mêmes conditions, à un service d’urgence à trente minutes maximum et à une maternité à 45 minutes maximum ». L’article 3, quant à lui, garantirait aux élèves « un temps d’accès maximum à l’école élémentaire et primaire de vingt minutes de trajet automobile individuel ».

« Au sujet du développement économique, nous tenons à ce que les petites entreprises et les commerces soient mieux considérés : ils sont le poumon du monde rural. Nous formulons ainsi des propositions telles qu’une fiscalité basée sur la saisonnalité du chiffre d’affaires dans ces zones, des aides à la mise aux normes ou encore un soutien de l’Etat pour les activités qui exercent une fonction de quasi-service public », précise Fabien Bazin. Au sujet de l’accès à internet, la proposition de loi évoque l’idée d’un déploiement de la fibre optique « partout et pour tous », « et non pas en hiérarchisant les territoires comme le fait aujourd’hui l’Etat », remarque l’élu lormois. Cet aspect est important : il permet de désenclaver les zones éloignées des services et favorise le développement du télétravail dans le monde rural…

Le texte de loi sera présenté par les députés PS dans l’Hémicycle le 25 mars 2011, avec de maigres chances d’être adopté. « Notre objectif est surtout de remettre la ruralité dans le débat public : la mission est en partie remplie. Aujourd’hui, l’UMP veut monter un groupe appelé « La droite rurale » et Martine Aubry, première secrétaire du PS, a repris l’expression de « bouclier rural » à son compte », note Fabien Bazin. Et de conclure : « Il n’est donc pas totalement décalé de dire qu’au sein du système turbo-libéral dans lequel nous vivons, la campagne est un lieu où l’on peut réinventer le vivre ensemble »…

Dijon : « Pastas party », un nouveau concept pour célibataires !

Des hommes et des femmes célibataires – qui ne se connaissent pas – se réunissent pour partager un plat de pâtes un dimanche soir… Dix-neuf villes sont déjà accros au concept des Pastas Party – dont Paris, Lyon, Aix en Provence, Nantes, Bordeaux, Strasbourg, Lille, Toulouse, Montpellier, Marseille, Nice, Clermont-Ferrand, Rennes, Grenoble, Rouen, Nancy, Angers, Orléans et Reims -, qui débarque cette fois à Dijon pour une soirée de lancement dimanche 20 février 2011.

« Une fois entré dans la vie active, il est de plus en plus difficile de faire de nouvelles rencontres. On a certes ses amis, on connaît même les amis de ses amis mais après c’est l’impasse », souligne Héloïse Dion, la fondatrice du concept. Et pourquoi le dimanche soir ? « J’étais célibataire au moment de créer le concept et j’ai toujours trouvé que le dimanche soir était un moment horrible. On se retrouve souvent seuls à regarder Capital ou Zone interdite (ndlr : émissions diffusées sur la chaîne M6) ! Et puis le dimanche soir, l’ambiance est moins à la chasse que les vendredis et samedis soirs… ».

Pour ne pas finir trop tard, le dîner commence à 19h30 pour s’achever vers 23h, et se déroule dans un restaurant privatisé pour l’occasion. Héloïse Dion confirme que des pâtes sont bien servies aux Pastas party car « il s’agit d’un plat basique qui peut se révéler élaboré ». Des animations viennent dynamiser la soirée, « des prétextes pas trop grossiers pour que les gens puissent se parler ». Un plan de table est établi aux préalables selon des critères d’âges, de situation familiale et professionnelle. « Le but est de sortir du cercle d’actuelles connaissances ». Tous les âges sont les bienvenus même si les trentenaires sont les plus nombreux.

« 10% de couples se forment par soirée environ, assure Héloïse Dion. Mais en terme amical, la réussite est de 100% ! Ce sont des personnes qui vont se revoir, lors des « post-pastas » comme la communauté les appellent ». 35.000 personnes ont d’ores et déjà participé à ces soirées d’un nouveau genre, qui se déroulent dans un climat autrement plus convivial que le speed dating selon la fondatrice du concept : « Le speed dating est un one to one ; les personnes sont là pour se vendre ; l’ambiance est un peu : « Je viens chercher mon mari ». Et puis en sept minutes, ce qui prévaut est forcément l’aspect physique. Aux Pastas party, on a vraiment le temps de faire connaissance ».

infOs pratiques
La première Pastas Party à Dijon aura lieu le dimanche 20 février 2011, à 19h30, dans un lieu tenu secret mais qui sera communiqué aux personnes qui s’inscrivent à cette soirée.
– Les inscriptions se font directement sur le site internet http://www.pastasparty.com).
– Prix : 35 euros (dîner et boissons compris)

30 à 40 personnes sont attendues pour la soirée de lancement. Ensuite, les soirées seront mensuelles voire hebdomadaires, et devraient compter 60 à 70 personnes.

Côte-d’Or : Bilan d’étape du Plan départemental de prévention de la délinquance

Dans un communiqué reçu lundi 14 février 2011, la préfecture de Côte-d’Or informe que le Conseil départemental de prévention de la délinquance s’est réuni le même jour : « Anne Boquet, préfète de la région Bourgogne, préfète de la Côte-d’Or, a présidé cet après midi le Conseil départemental de prévention de la délinquance, aux côtés de M. le Procureur de la République et de M. le Président du Conseil général ».

Pour en savoir plus, lire la suite du communiqué ci-dessous.

« Le CDPD assure la coordination entre les différents acteurs concernés par la lutte contre la délinquance et les actions préventives dans différents domaines : les mineurs, les violences faites aux femmes, les incivilités, les atteintes aux biens…. Cette instance est fréquemment à l’origine d’initiatives sur le terrain, décidées en concertation par tous les acteurs.

La lutte contre la délinquance englobe le travail des forces de l’ordre ; il va de la constatation de l’infraction ou de la prise de plainte à l’exécution de la sanction pénale ou de la mesure judiciaire, en passant par un travail d’investigation et des procédures. Mais le travail des services de police et de gendarmerie ne s’arrête pas là car ils prennent davantage en compte la prévention : prévention au quotidien, par des réunions publiques de sensibilisation et d’information, des conseils aussi aux populations fragiles, et également un rôle très spécifique dévolu aux référents sûreté qui sont appelés à réaliser des diagnostics préventifs pour différents besoins (commerçants, zones à risques, …).

Les acteurs de ce CDPD ont relevé l’importance de concentrer leur action sur ce qu’ils ont à partager et ce qu’ils peuvent améliorer ensemble, la coordination et l’échange d’informations notamment.

Madame la préfète a tenu à saluer les maires présents et notamment leur rôle au sein des CLSPD (conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance) qui réunissent tous les acteurs institutionnels et associatifs autour des thématiques de la prévention de la délinquance.

Cette réunion a permis de proposer un bilan d’étape du Plan départemental de prévention de la délinquance et d’aide aux victimes de la Côte-d’Or sur divers thèmes :
– la coordination des acteurs locaux (et notamment l’engagement dans une charte de déontologie permettant l’échange d’informations confidentielles),
– la vidéoprotection (90 caméras sont installées dans le département, 150 à l’horizon 2012),
– la prévention de la délinquance des mineurs et le soutien à la parentalité,
– la lutte contre les violences scolaires (le rôle des équipes mobiles de sécurité de l’académie),
– la stratégie de communication sur les actions de prévention,
– les perspectives en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, la prévention de la délinquance routière et la lutte contre la toxicomanie. »

Bourgogne : 2010, la meilleure saison depuis cinq ans pour l’hôtellerie

Dans un communiqué reçu lundi 14 février 2011, l’Insee Bourgogne informe que l’année 2010 a été une « très bonne saison pour les hôtels bourguignons ». Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Très bonne saison 2010 pour les hôtels bourguignons

Dans un contexte économique difficile, la saison touristique de mai à septembre 2010 est la meilleure des cinq dernières années, avec une augmentation des arrivées de 4% et des nuitées de 5,5%. À la progression modérée des clients français s’ajoute l’afflux des touristes étrangers. Les principales clientèles étrangères retrouvent le chemin de la Bourgogne. Seuls les Néerlandais délaissent les hôtels bourguignons, avec une baisse des arrivées de 5,8% et des nuitées de 2,8%. Les Américains, avec des arrivées et des nuitées en hausse de 25%, reviennent en nombre en Bourgogne.

Les hôtels de classe économique (zéro et une étoile) bénéficient de la hausse de la clientèle française (+10,1%) et étrangère (+5,6%). L’augmentation des nuitées (+7,7%) dans les hôtels « haut de gamme » est tirée par les touristes étrangers (+ 12,6 %), surtout les Américains et les Suisses. La fréquentation des hôtels de gamme moyenne progresse moins (+2,4%). Le taux d’occupation augmente pour toutes les catégories d’hôtels, pour atteindre 63,9 %, en hausse de 3,1 points par rapport à la saison 2009. La hausse des nuitées est forte en Saône-et-Loire et en Côte d’Or, dopée par la présence des touristes étrangers.La progression est moins importante dans l’Yonne et la Nièvre , respectivement +3,9% et +2,8%, due à une légère baisse de la fréquentation hôtelière au mois d’août 2010. »

Le site Dijon-Santé.fr inaugure sa version mobile !

Dans un communiqué reçu lundi 14 février 2011, l’équipe de Dijon-Santé.fr informe qu’il existe désormais la version mobile du site. Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Dijon-Santé.fr présente sa version mobile !

* Historique

Sur une idée originale imaginée par le Docteur François-André Allaert*, l’Association « Santé Droits des Patients » qu’il préside a créé en Janvier 2009 la Web TV « Dijon-Sante.fr ». Cette association a pour mission d’informer les patients sur les grands progrès accomplis dans le domaine médical et sur leurs droits.

*Le Docteur François-André Allaert est médecin de santé publique et s’est investi depuis de très nombreuses années dans le domaine de la prévention et de l’information des patients. Ancien Directeur des relations médicales pour l’hebdomadaire santé-société « PANORAMA du Médecin », il a su mettre à profit son expérience pour donner aux patients un moyen permettant de toucher l’ensemble de la population : la création d’une Web TV régionale consacrée à la santé.

* Concept

Répondant aux attentes des patients en matière d’informations locales, par sa parution mensuelle en numéros thématiques, la Web TV Dijon-Sante.fr est un outil d’information associatif unique en son genre. Il s’agit en effet de la première Web TV locale dédiée à la Santé et aux politiques sanitaires locales. Son contenu est structuré en diverses rubriques : Reportages thématiques, actualité, fiches pratiques, village des associations, qui comportent de la vidéo (reportages, interviews) ainsi que du texte. La Web TV est aussi engagée dans la défense des droits des patients et en particulier le droit à l’égalité des soins devant la maladie, elle est clairement dans un camp, celui des patients !

* La rédaction : Qui sont-ils ?

Qu’ils soient professionnels de la Santé ou non, professeur de communication ou encore étudiants, tous les contributeurs de cette Web TV sont bénévoles et réalisent des reportages sur un thème qui les rassemble : la protection des droits des patients. Son comité de rédaction se réunit chaque mois pour décider des reportages qui seront traités dans le prochain numéro. Un vrai fonctionnement journalistique qui s’explique par une volonté de donner une information la plus transparente possible aux « web-lecteurs ».

* Chiffres 2010

La Web TV a réuni en 2010 plus de 40.000 visiteurs uniques au travers de douze numéros soit près de 200 vidéos, reportages et interviews pour un nombre total de 80 000 pages vues. Elle a vu ainsi lors de cette année 2010 son nombre de visiteurs doubler.

* Certification

Notre site Web détient depuis sa création la certification auprès de la Fondation « HON – Health On the Net ». Cette Fondation qui est en partenariat avec la Haute Autorité de la Santé certifie les sites web qui traitent de la Santé et qui répondent à divers critères concernant leur organisation, leur financement, leur transparence et leur contenu.

* Partenariat

Le CISS Bourgogne (Collectif Interassociatif Sur la Santé) qui regroupe la très grande majorité des associations de patients de la région est partenaire de notre Web TV depuis sa création et dispose d’ailleurs d’une rubrique pour s’y exprimer.

* Nouveautés 2011

– Depuis quelques semaines, nous étendons le champ d’action de Dijon-Santé.fr à la Bourgogne Franche-Comté, pour répondre aux demandes grandissantes des patients. Ainsi, il est indéniable que c’est en dehors de l’agglomération dijonnaise que les déserts médicaux s’accroissent et que l’inégalité d’accès aux soins se fait de plus en plus sentir. C’est donc là qu’il faut être présent pour tenir notre engagement de militants de la santé. Cette extension suscite des difficultés financières et techniques qui conduiront l’association à insérer des espaces de publicité mais soulignons que jusqu’à présent, malgré les sommes importantes que cela implique, cette télévision n’a été financée et mise en œuvre exclusivement que par les dons et le bénévolat de ses membres.

– Depuis le 05 février, vous pouvez admirer le nouveau site http://www.dijon-sante.fr. Plus clair, plus fonctionnel, découvrez de nouvelles rubriques, telle que « Actualité » ou encore « fiches pratiques » et toujours nos « reportages thématiques » ainsi que le « village des associations » ou « l’agenda » retraçant les évènements de santé de Bourgogne et Franche-Comté.

– Et maintenant dans votre mobile ! Désormais, vous pouvez consulter la Web TV Dijon-Santé.fr depuis votre mobile et retrouver vos rubriques « bulletins », « actualités », « agenda », « village des associations » et « fiches pratiques » partout où vous êtes.

* Prochains numéros

Notre prochain bulletin s’intitulera « Le circuit du médicament » et sortira le 5 mars 2011 / http://www.dijon-sante.fr »

Cantonales 2011 : La Côte-d’Or se met sur son 21 !

Les dimanches 20 et 27 mars 2011, une partie des électeurs de Côte-d’Or sont appelés aux urnes pour élire ce qui devrait être la dernière promotion du conseil général tel qu’on le connait actuellement. Ainsi, 21 conseillers vont remettre leur siège en jeu, pour une élection qui s’annonce très serrée puisque la droite majoritaire ne dispose que d’un siège d’avance, suite au ralliement de dernière minute du centriste Marc Frot. Pour ce feuilleton qui s’annonce palpitant, dijOnscOpe s’est d’ores et déjà mis sur 21 ! Rappel des enjeux de ces élections et mode d’emploi de son traitement à venir sur votre quotidien en ligne…

Depuis quand le département existe-t-il ?

Depuis l’entrée de Mayotte au 1er janvier 2011, la France compte 101 départements. Subdivision territoriale à mi-chemin entre l’arrondissement (Dijon, Montbard et Beaune dans le cas de la Côte-d’Or) et la région, les départements sont nés au lendemain de la Révolution, en 1790. Fruit des demandes des cahiers de doléance, le décret du 22 décembre 1789 les met sur pied pour une création effective le 04 mars 1790. Comprenant initialement 83 département, la France en compte 130 en 1811. A partir de 2014, la réforme des collectivités prévoit notamment la création de 3.485 conseillers territoriaux en lieu et place des 6.000 conseillers généraux et régionaux actuels : En Côte-d’Or, 41 conseillers territoriaux devraient être élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, 135 en Bourgogne, le seuil de qualification au second tour étant fixé à 12,5 % des électeurs inscrits.

D’où vient le nom de Côte-d’Or ?

Les vignobles de la Côte-d’Or s’étendent sur une superficie d’environ 9.500 hectares du Châtillonnais jusqu’à la côte de Beaune, en passant par la côte de Nuits. En 1790 et suite à la loi du 22 décembre 1789, les constituants doivent diviser la France en 83 départements. La polémique se créer autour de la dénomination de la future Côte-d’Or, certains députés étant plus en faveur d’un « Seine-et-Saône » tandis que d’autre prônent la « Haute-Seine ». Finalement, le département doit son salut à l’avocat et député de Dijon, Chares-André-Rémy Arnoult, qui met en avant la couleur de la vigne en automne…

Quels sont les fonctions d’un conseiller général ?

Le département de la Côte-d’Or compte 43 cantons* et donc 43 conseillers généraux élus pour six ans au suffrage universel direct. Au sein de l’assemblée départementale, il travaille dans l’une des cinq grandes commissions intérieures, qui ont en charge de l’étude des affaires qui leur sont soumises et de la préparation des décisions :

Affaires financières, Générales et Ressources Humaines
Aménagement du territoire, Économie, Agriculture et Développement Durable
Infrastructures, Transports, Bâtiments et Habitat
Actions sociales et intergénérationnelles
Jeunesse, animation touristique, sportive et culturelle
Quelles sont les fonctions du conseil général ?

Depuis la loi sur la décentralisation de 1982, le conseil général exerce ses responsabilités dans quatre domaines différents :

Sociale et sanitaire : Aide à l’enfance, aux handicapés et aux personnes âgées ; insertion professionnelle avec l’application du RSA et du RMI ; aide au logement ; protection judiciaire de la jeunesse.
Aménagement du territoire : Entretien de la voirie départementale ; organisation des transports en commun hors agglomération Dijonnaise ; gestion des espaces naturels (cours d’eau,…).
Éducation, culture et patrimoine : construction, fonctionnement des collèges ; gestion du patrimoine et des archives départementales.
Économie : Aides aux entreprises.
Qui est appelé à voter ?

En France, 2.023 cantons – hors Paris et Outre-mer – sont renouvelables. En Côte-d’Or, 21 cantons sont concernés. Deux de ces cantons ont déjà été le théâtre de cantonales partielles : Saint-Seine-l’Abbaye le 24 novembre 2011 suite au décès de Christian Myon, et Dijon V, suite à la démission de François Rebsamen, élu sénateur en novembre 2008.

Comment se déroule les élections ?

Le 20 mars 2011, les Côte-d’Oriens résidants dans les cantons cités ci-dessous* seront donc appelés à voter. Le seuil permettant à un candidat de se maintenir a été relevé à 12,5% contre 10% précédemment, diminuant de fait la possibilité de voir survenir des triangulaires. Si un candidat recueille plus de la moitié des suffrages de 25% des inscrits, alors il sera élu dès le premier tour. Dans le cas contraire, un second rendez-vous est fixé au 27 mars.

Et la parité dans tout ca ?

Depuis le 06 juin 2000, la loi sur la parité doit favoriser « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives » en faisant varier le montant de l’aide publique aux partis politiques en fonction de leur respect de l’application de la parité pour la présentation des candidats aux élections. De fait, le suppléant aux Cantonales doit être d’un sexe différent, ce qui a pour but de limiter les différences de représentation… A noter qu’actuellement, le nombre de femmes dans l’assemblée départemental est de quatre.

Pour combien de temps les conseillers seront-ils élus ?

C’est là que réside la particularité de cette élection. En raison de l’application en 2014 de la réforme territoriale, les nouveaux élus le seront pour une durée de trois ans.

Comment faire une procuration ?

D’après le site Service-public.fr, le vote par procuration « permet à un électeur absent, de se faire représenter, le jour d’une élection, par un électeur de son choix ». Cette procuration peut se demander au commissariat de police, à la brigade de gendarmerie ou au tribunal d’instance de son domicile ou de son lieu de travail ou bien à l’ambassade ou au consulat de France si l’on réside à l’étranger.

Les Cantonales 2011 sur dijOnscOpe : Mode d’emploi
Cette année encore, la rédaction de dijOnscOpe entre au cœur des élections et personne ne sera oublié ! Chaque candidat dans chaque canton sera confronté aux questions de trois journalistes de notre rédaction. L’objectif ? Les confronter aux questions directes du journal sur les thèmes d’actualité et surtout, aux exemples concrets impliquant l’action du conseil général de Côte-d’Or.

Bien entendu, dijOnscOpe s’engage à respecter le temps de parole et de visibilité impartis à chaque liste candidate. Les cantons et candidats seront présentés par ordre alphabétique quatre fois par semaine, soit un jour = un canton et tous ses candidats. Chaque lundi, nous vous proposerons un autre regard sur l’élection, pour découvrir autrement le conseil général ou les candidats par exemple.

Bonne campagne à tous !

* Aignay-le-Duc, Arnay-le-Duc, Auxonne, Baigneux-les-Juifs, Beaune-Nord, Beaune-Sud, Bligny-sur-Ouche, Châtillon-sur-Seine, Chenôve, Dijon-1, Dijon-2, Dijon-3, Dijon-4, Dijon-5, Dijon-6, Dijon-7, Dijon-8, Fontaine-Française, Fontaine-lès-Dijon, Genlis, Gevrey-Chambertin, Grancey-le-Château-Neuvelle, Laignes, Liernais, Mirebeau-sur-Bèze, Montbard, Montigny-sur-Aube, Nolay, Nuits-Saint-Georges, Pontailler-sur-Saône, Pouilly-en-Auxois, Précy-sous-Thil, Recey-sur-Ource, Saint-Jean-de-Losne, Saint-Seine-l’Abbaye, Saulieu, Selongey, Semur-en-Auxois, Seurre, Sombernon, Venarey-les-Laumes, Vitteaux, Is-sur-Tille.

Côte-d’Or l Adie : « Créer son entreprise est un droit pour tous ! »

Le micro-crédit n’est pas qu’un prêt applicable aux pays du tiers-monde. Inventé par l’économiste Mohammed Yunus pour aider les populations pauvres du Bangladesh à créer leur activité, il permet aujourd’hui d’aider de nombreux entrepreneurs, en France, à lancer leur affaire malgré la réticence des banques… A la tête de ce dispositif : l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), qui a connu un véritable essor en 2010 sur tout le territoire côte-d’orien. Gilles Bernardin, responsable de l’accompagnement pour le département, livre pour dijOnscOpe une vue d’ensemble des actions de l’association…

Gilles Bernardin, bonjour. Quelles sont les principales missions de l’Adie ?

« Trois axes majeurs guident notre action au quotidien. Tout d’abord, l’Adie apporte une aide financière aux personnes qui n’ont pas accès au crédit bancaire en raison d’un « trop jeune âge », d’un âge « trop élevé » ou encore d’un projet atypique. L’aide peut aller jusqu’à 10.000 euros, en direction de projets aussi divers que les services à la personne, l’artisanat, la restauration rapide ou encore la création d’une épicerie en milieu rural…

Ensuite, nous accompagnons les personnes que l’on finance par des ateliers collectifs ou des entretiens individuels afin de faire avancer le projet. Pour finir, nous faisons régulièrement remonter au niveau national les problématiques que nous rencontrons sur le terrain afin d’améliorer les conditions réglementaires autour de la création d’une petite entreprise et du micro-crédit.

A l’échelle du département, quelles tendances ressortent de votre activité en 2010 ?

En premier lieu, nous pouvons remarquer une nette augmentation des personnes qui ont contacté l’Adie pour monter leur projet : en 2010, 322 Côte-d’Oriens et Côte-d’Oriennes nous ont sollicité, soit 60% de plus qu’en 2009. Cette hausse peut être expliquée par le boom de l’auto-entrepreneur, qui a permis de démystifier la création d’entreprise. Au final, du point de vue du crédit, nous avons participé à la création de 67 activités.

2010 aura également été l’année du lancement d’un « micro-crédit personnel pour l’emploi », qui consiste à prêter une somme d’argent à une personne ayant besoin d’une formation complémentaire avant de monter son entreprise – le permis de conduire par exemple. A ce sujet, nous intervenons en complément de l’aide sociale, parfois insuffisante. Enfin, nous avons considérablement étoffé nos services d’accompagnement, tant en amont, pour la préparation du projet, qu’en aval, afin d’aider les entrepreneurs dans leurs démarches commerciales, la gestion de leur société… Une salariée s’occupe désormais de ces aspects et nous recherchons toujours des chefs d’entreprise volontaires pour faire partager leur expérience.

Quelles sont vos perspectives pour 2011 ?

Nous venons de mettre en place des ateliers collectifs d’information, afin de sensibiliser davantage de monde en amont sur le thème de la micro-entreprise. En 2011, nous mènerons par ailleurs des actions plus spécifiques dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche de Dijon, ainsi qu’à Chenôve et à Longvic, qui sont des territoires fragilisés en terme d’emploi. Enfin, nous tenterons d’être plus présents en milieu rural ».

Grand Dijon : Grève des chauffeurs de bus dans l’agglomération lundi 14 février

Dans un communiqué reçu samedi 12 février 2011, Divia informe de perturbations sur son réseau lundi 14 février : « Comme suite à la récente agression de l’un des conducteurs du réseau Divia, le syndicat CGT de Keolis Dijon a déposé un préavis de grève pour la journée du 14 février ».

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Conformément à la loi d’août 2007, le plan de transport de ce jour permet d’assurer les services suivants :

> Lignes et fréquences, de 6h25 à 20h (passage au centre ville de Dijon), un bus toutes les …

– Lianes 1 = 12 min
– Lianes 2 = 15 min
– Lianes 3 = 20 min
– COROL = 25 min
– Lianes 4 = 22 min
– Lianes 5 = 15 min
– Lianes 6 = 20 min
– Ligne 11 = 20 min

> Autres lignes : horaires de départ des terminus

– Ligne 12
PLOMBIERES : 6h57 – 16h52
Chicago : 7h53 – 17h47

– Ligne 13
FONTAINE Village : 6h59 – 17h00
Motte-Giron : 7h50 -17h51

– Ligne 14
MARSANNAY Charon : 7h14 -17h58
Parc Techno. : 8h15 – 17h02

– Ligne 15
PERRIGNY : 6h47 – 17h09
Montagne de Larrey : 7h27 – 17h49

– Ligne 16
NEUILLY : 6h55 – 8h05 – 16h46 – 18h
Sainte-Anne : 6h55 – 8h10 – 16h50 – 18h

– Ligne 18
AHUY : 7h – 8h19 – 16h42 – 17h59
LONGVIC Carmélites : 7h00 – 8h14 – 16h40 – 17h55

> Fonctionnement normal pour les lignes : 17, 20 à 23, 30 à 35, FLEXO 40, Bus Class’, DiviAccès

> La ligne 19 et CITY, la navette de centre ville, ne circuleront pas

> Aucun service ne sera assuré après 20h (horaire des derniers passages au centre ville). »

Côte-d’Or l Localisation d’Alésia : La polémique continue

La localisation d’Alésia déchaine décidemment les passions ! Suite à notre édition du 02 février 2011, Danièlle Porte, maître de conférences sur les religions et l’histoire romaine au sein de l’Institut d’études latines de la Sorbonne, a souhaité apporté de nouvelles précisions. Elle conclut ainsi, contredisant chacun des arguments de Claude Grapin, conservateur départemental du patrimoine de la Côte-d’Or et chargé du musée d’Alésia : « Si on prend chaque fil du fameux « faisceau d’indices » qui permet aux Alisiens d’identifier Alésia dans Alise, et que chaque fil craque à son tour, comme c’est le cas, que reste-t-il du faisceau ? ».

Elle dénonce ainsi plusieurs incohérences au niveau de l’interprétation et des techniques employés : « C’eût été un vrai miracle que ces monnaies aient été perdues par 254.000 Gaulois dans 500 m de fossé, et à proportion des contingents envoyés par les 42 tribus… Car elles représentent toutes les tribus de Gaule, y compris celles qui n’étaient pas là ! ». Elle pointe aussi du doigt quelques incohérences historiques comme la présence du système de la clauicula, qui n’apparaît pas chez César, mais sous Trajan seulement !

Pour en savoir plus, lire sa réponse ci-dessous.

« La méthode d’André Berthier obéit à la logique pure : étudier l’énoncé d’un problème avant de vouloir le résoudre. L’archéologie prend le problème à l’envers : elle choisit une solution d’après ce que livre le sol sans avoir regardé l’énoncé, puis elle prétend que l’énoncé colle avec cette solution, même si toutes ses données s’y refusent.

Dion Cassius ainsi que Plutarque situent Alésia « chez les Séquanes » ou « après la frontière des Lingons », non pas chez les Éduens, et ne le font pas à la légère, disposant des œuvres sur la guerre des Gaules dont nous connaissons auteurs et titres à défaut des textes. Le moine Héric, bible des Alisiens, écrit qu’Alésia est « chez les Éduens » (Te Hæduos fines tuentem) : ce ne peut donc pas être l’Alésia « des Mandubiens » de César.

Quand Pline parle des harnais plaqués argent, spécialité d’Alésia, il peut s’agir de l’*Alesia Æduorum = Alise, mais pas de l’Alésia que détruisit César, l’Alesia Mandubiorum.

La fameuse stèle de 1839 donne le nom officiel de la ville, qui est Alisija, pas Alesia. Je conjecture que la forme Alisija ne présentant pas l’alternance de syllabes brèves et de longues qui permettrait de l’inclure dans un vers latin, le moine Héric, traducteur du B.G., l’a remplacée par Alesia, quitte à revenir à la graphie Alisia dans son ouvrage suivant (en prose). Toute notre documentation antérieure à lui appelle la bourgade Alisia, jamais Alesia. Après lui, on l’appelle toujours Alisia… preuve que son identification avec l’Alesia de César n’allait pas de soi. Les jetons des Alisenses portent Ali, pas Ale.

Pline ne situe pas Alésia parce que la référence « s’imposait à ses contemporains » ? Sous Claude, on pense que c’est Vercingétorix qui a assiégé César dans Alésia (Tacite, ., XI, 23) : il est peu probable que les gens de Rome, cent ans après le siège, aient su où était au juste la ville gauloise, surtout si elle a été détruite et son nom aboli, comme c’était l’usage (cf. César qui prive de leur nom les Éburons vaincus après les avoir rayés de la carte, BG., VI, 34, 8).

Autorisation de fouilles suspendues sur le site du camp Nord (Chaux) : elles ne l’ont pas été parce qu’elles étaient négatives, mais dès qu’on a eu trouvé du matériel romain (clef romaine, armes, clous de sandales, tessons républicains). D’autre part : les autorisations n’ont été que de sondages, pas de fouilles, et parce qu’André Berthier avait obtenu des autorisations « verticales », directement des ministres A.Malraux, E.Michelet, J.Duhamel. Aujourd’hui, faute d’archéologue consentant à s’investir dans l’affaire Alésia, il n’y a plus de sondages…

Pour la plaine à mesurer en ligne courbe ou en zig-zag, César doit sortir de sa tombe s’il entend ça, et Vitruve avec lui.

Si Alise est une « citadelle » , et « inexpugnable », c’est que le renom des Romains était bien surfait… ou la myopie des Alisiens irrécupérable.

Bien sûr que César ne pouvait pas exagérer les chiffres ! mais alors, Alise est hors du jeu… avec ses 97 ha pour y loger une ville, ses habitants et 95 000 guerriers, les chevaux, le bétail…

Les lignes qui apparaissent autour d’Alise, sur les photos, correspondent au périmètre indiqué par César, mais pas au périmètre qui aurait suffi pour encercler Alise qui mesure, sur le plan d’Espérandieu, 4,575 km de tour, pas 14 km. La nécessité de faire cadrer le périmètre des fortifications donné par César et les reliefs d’Alise entraîne à une disposition fantaisiste des lignes, tantôt jointives tantôt exagérément écartelées. Napoléon III a réinventé un périmètre qui correspondît à César, mais a mis dans le même sac des lignes qui, vu leur disparate, appartiennent à plusieurs sièges différents (les 4 couches de cendres déterminées à Alise par J. Quicherat et J. Le Gall plaident pour 4 incendies différents). Ces lignes de fossés ne correspondent jamais, vu leur nombre, leur profondeur, leur disposition, aux indications de César (selon les écrits des fouilleurs alisiens eux-mêmes). Vu leur profondeur (35 cm) ce sont souvent, dans un terrain marécageux, des fossés de drainage.

Les camps « ne sont pas des enclos à bestiaux » ? Peut-on admettre que des camps d’une superficie de 35 ares jusqu’à 7,9 hectares (il n’y a pas plus grand) aient pu abriter des légions romaines, pour lesquelles les normes étaient de 45 ha pour 2 légions ? Peut-on admettre leur installation en-dehors des lignes destinées à les protéger, nécessitée par le resserrement excessif des deux lignes de plaine qui ne laissent même pas entre elles la place de caser un camp ? (350 m quand il en faudrait 800). Ne parlons pas des mesures indiquées pour la distance entre les tours (24 m) qu’on n’a pas retrouvée une seule fois (de 15 m à 60 !)

Quant au système de la clauicula, il n’apparaît pas chez César, mais sous Trajan seulement.

Les fameux statères d’or qui « prouvent la présence de Vercingétorix sur le mont Auxois » : ils n’ont rien à voir avec Alésia, puisqu’ils ont été achetés en Auvergne en 1867. Les deux statères de bronze ou plutôt d’orichalque réellement trouvés à Alise sont, quant à eux, très usés : s’ils avaient été frappés au moment du siège, ils seraient neufs. L’usure ne peut s’expliquer par une longue circulation, puisqu’ils n’ont pas bougé d’Alise…

La numismatique, sous Napoléon III : il devait y avoir tout de même quelques personnes capables d’identifier les monnaies et d’avoir monté le faux de provenance qu’on dénonce depuis le Second Empire. C’eût été un vrai miracle que ces monnaies aient été perdues par 254 000 Gaulois dans 500 m de fossé, et à proportion des contingents envoyés par les 42 tribus… car elles représentent toutes les tribus de Gaule y compris celles qui n’étaient pas là ; de plus, au pied du Réa dont on admet aujourd’hui qu’il ne pouvait pas être le camp Nord puisqu’il est en bas du mont et que César situe le camp Nord en haut. Les relevés de l’époque ne concordent d’ailleurs jamais sur le nombre des trouvailles.

La « scientificité » (?) des fouilles napoléoniennes : il y aurait aussi beaucoup à dire : on gomme les fossés en trop, on trace des lignes continues à travers les ruines d’une basilique dont on ne s’est pas aperçu qu’elle était là, preuve qu’on n’a pas creusé ; ou encore les ouvriers ont déclaré qu’ils avaient trouvé 80 trous de lilia, ce qui n’était pas vrai non plus !

« Ne pas juger le lieu du seul fait d’un texte » ? Il ne faut pas pour autant gober toutes les révélations contradictoires et invraisemblables qui surgissent du sol pour les faire servir de preuves sans les examiner. Et il faut s’interroger aussi sur les manques : pas de localisation pour le combat de cavalerie, pas de remparts néolithiques, pas de vestiges cultuels, pas assez de place pour loger les troupes sur l’oppidum, impossibilité de reconstituer le dernier combat, de comprendre le départ des cavaliers, invisible à travers la grande plaine, ni l’escalade des abrupts (!) du Réa sans avoir franchi les lignes etc.

Conclusion : si on prend chaque fil du fameux « faisceau d’indices » qui permet aux Alisiens d’identifier Alésia dans Alise, et que chaque fil craque à son tour, comme c’est le cas, que reste-t-il du faisceau ? »

Grand Dijon : Un bien vert conseil… avant de voir rouge ?

« Vous n’avez pas encore tout vu ! ». Le sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon, François Rebsamen, l’affirme : le pire reste à venir concernant les travaux du futur tramway du Grand Dijon. En préambule du conseil d’agglomération qui se tenait jeudi 10 février 2011, il a donc fait le point sur ce dossier et diverses questions environnementales dans le cadre de cette session « longue et sans dossiers exceptionnels »…

Tramway : Le pire reste à venir !

L’environnement était au cœur de la session, « longue et sans dossiers exceptionnels », de l’aveu même du président de la collectivité, François Rebsamen. Une vingtaine de dossiers découlaient de la dissolution du Syndicat mixte du Dijonnais (SMD). Les compétences « Eau » et « Assainissement », exercées jusqu’à cette date par le SMD ont donc été repris par le Grand Dijon, qui a décidé d’ouvrir deux budgets annexes de l’eau et de l’assainissement (4,35 M€, dont 2,53 M€ d’équipement), avec notamment la reprise du programme de suppression des branchements en plomb – au nombre de 650 – pour un coût de 1.200 euros hors taxe par branchement, ou encore l’approbation de divers projets de zonage d’assainissement.

Les travaux liés à ces projets ne toucheront pas les secteurs impactés par le tramway, d’autant que, comme l’affirme François Rebsamen : « Vous n’avez encore rien vu ! ». A partir du 11 avril 2011, l’accès à la gare de Dijon par l’avenue Foch sera totalement interdit au bus et aux voitures. La rue des Perrières fera alors office de voie principale, justifiant l’installation des « PV automatiques », selon le premier édile. Toujours sur cette gare, le Réseau ferré de France (RFF), la SNCF, le conseil régional de Bourgogne et le Grand Dijon vont chacun financer à hauteur de 25% une passerelle accolée au pont de l’Arquebuse, permettant un accès direct sur la rue Mariotte et les arrêt de bus Divia. Ce projet de 2,45 millions d’euros sera définitivement ouvert à l’été 2012, juste avant l’arrivée du tram !

Agriculture : Une étude prospective sur 46 communes

En préambule à ce conseil de communauté, la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) de Côte-d’Or a signé une convention de concours technique avec la communauté d’agglomération du Grand Dijon. Pour le directeur départemental de la Safer, Daniel Caron, il s’agit ici de répondre à trois objectifs : « Motiver les projets de filières courtes ; permettre le développement d’Agronov, le technopole agro-environnemental de Bretenière, qui a besoin de vingt à trente hectares de terres supplémentaires ; et offrir les conditions d’un maintien pérenne qualitatif et quantitatif de l’agriculture ». Lors du comité syndical du 04 novembre 2010, le Schéma territorial de cohérence des territoires (Scot) a été adopté par les élus du bassin de vie du Dijonnais avec pour objectif, selon François Rebsamen, président du Grand Dijon, de « permettre une harmonisation des politiques d’aménagement du territoire ».

La Safer aura donc pour mission d’effectuer cette étude prospective sur pas moins de 46 communes autour de l’agglomération dans un délai de huit mois, le tout avec une enveloppe de 22.724 euros. Les services estiment ainsi à 90 le nombre d’exploitations tenues par des agriculteurs de plus de 50 ans, qui devront être visitées. Et François Rebsamen de lancer une légère pique à destination de son collègue président du conseil général de la Côte-d’Or, François Sauvadet : « Le nombre d’exploitants agricoles sur le territoire du Grand Dijon a augmenté de 22% alors que dans le même temps, il diminuait de 8% sur le département […] C’est une réalité », estime-t-il… avant de reconnaitre que ce chiffre est principalement dû à l’entrée de nouvelles communes dans l’agglomération.

Environnement : Vers le développement des Amap

« On se donne le temps et les moyens de faire une telle recherche », conclut Daniel Caron, qui ne manque pas de souligner le premier point de l’ordre du jour de la session, qui n’est autre que l’adhésion de l’agglomération au réseau « Terre en villes ». Pour Benoit Bordat, désigné suppléant de François Rebsamen au sein de l’association, il s’agit ici de rejoindre un réseau « qui réfléchit, agit et s’investit sur les questions du péri-urbain, des circuits courts et des nouvelles politiques d’aménagement liant l’urbain et le rural ». Le 19 novembre 2010, il avait déjà présenté ce projet devant l’assemblée et déclarait « qu’en France, chaque jour, 160 hectares de terres agricoles disparaissait » (Lire notre article ici). Catherine Hervieu, conseillère Europe Ecologie-Les Verts (EELV21), avait pour sa part dénoncé « une stratégie d’approche cloisonnée ».

« Cette adhésion se situe dans le prolongement du partenariat avec la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or, explique Benoit Bordat, […] et confirme la volonté du Grand Dijon de redonner à l’agriculture un intérêt stratégique mais aussi de maintenir l’agriculture locale et de proximité ». Ainsi, les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) devraient être valorisées parce que « c’est la mode », plaisante le président du Grand Dijon. Avant d’ajouter que ces réseaux sont « garants du développement d’une production durable et d’une consommation responsable ».

En bref :

Santé : Dans le cadre du développement du cluster pharmaco-imagerie, le GIE Pharm’image a sollicité le Grand Dijon pour une subvention d’équipement de la plateforme de radio marquage ou cyclotron (Lire notre article ici), actuellement en construction sur l’espace régional de l’innovation et de entrepreneuriat. Sur un investissement total de 1 millions d’euros, la collectivité versera 200.000 euros.
Transport : Le Grand Dijon a acté le lancement de la demande de déclaration d’utilité publique et l’ouverture d’une enquête parcellaire pour l’aménagement d’une piste cyclable reliant la RD 996 à la BA 102 de long de la RD 996A. Celle-ci représente une bande de cinq mètres de large représentant une superficie globale d’environ 5.250 euros et appartenant à six propriétaires différents.
High-tech : Une subvention de 5.000 euros – au lieu des 20.000 demandés – a été accordé à l’Université de Bourgogne pour la création de son réseau social. Celui-ci devrait permettre de « systématiser les liens avec les anciens ».
Logement : Avant de distribuer les premières subventions pour la construction de logement, François Rebsamen et Pierre Pribetich, vice-président du Grand Dijon, se sont tous deux réjouis du record établi l’an passé sur Dijon : « Pas moins de 721 logements ont été financés alors que l’objectif était de 590 », a ainsi expliqué l’adjoint, le président du Grand Dijon s’amusant que ce record permette à Benoist Apparu, Secrétaire d’État chargé du Logement, « de faire le beau » !
Tourisme : François Rebsamen a annonce avoir envoyé une lettre à Aubert de Villaine, président de l’association qui porte le dossier de la candidature des Climats de Bourgogne au Patrimoine Mondial de l’Humanité à l’Unesco, afin de lui demander d’intégrer les territoires de Talant, Fontaine-lès-Dijon et Plombières-lès-Dijon dans la zone de classification, ces derniers étant encore des lieux de productions viticoles (La Combe à Talant, la butte Saint-Bernard à Fontaine et le Plateau de la Cras de Plombières).