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Inauguration des œuvres magistrales du bisontin Loïc Raguénès jeudi 03 mars

Vous les avez peut-être remarqués, depuis quelques jours ? Deux nouvelles œuvres magistrales de l’artiste bisontin Loïc Raguénès ornent les façades du quartier Wilson, à Dijon. La première, une peinture murale d’une dimension de 5,30 par 8 mètres, s’étend entre le 34 et le 34bis de la rue d’Auxonne ; la seconde, une impression sur bâche de dimension légèrement plus modeste, trône sur le côté du cinéma l’Eldorado, rue Alfred de Mussey. Ces deux œuvres, Les Roseaux et Femme au miroir, seront inaugurées jeudi 03 mars 2011, entre 11h30 et midi.

Au point de départ de cette mise en scène unique, se trouve l’envie d’un certain nombre d’acteurs du secteur Wilson de mettre en valeur l’identité culturelle et artistique de leur quartier, où se côtoient le cinéma l’Eldorado, le Fonds régional d’art contemporain de Bourgogne (FRAC Bourgogne) ou encore le Consortium. Dans un communiqué, la mairie de Dijon, explique qu’à l’initiative de Xavier Douroux, médiateur agréé de la Fondation de France et directeur du Consortium, Loïc Raguénès, peintre d’envergure résidant à Dijon, a été choisi pour répondre à cette double commande : « Sa proposition consiste en deux œuvres murales fonctionnant en écho. De part et d’autre de l’artère commerçante du quartier, elles donnent du caractère à l’environnement bâti et attisent le regard des habitants et passants ».

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous :

« Réalisées à partir de photographies (une image de film et un cliché personnel) retravaillées selon un processus de pixellisation (proche du pointillisme de Seurat et ses émules, mais pouvant aussi rappeler les trames de l’impression mécanique utilisées dans le pop Art), ces deux œuvres réintroduisent dans la ville des éléments visuels gratuits et d’autant plus forts au plan symbolique. Délicatesse des corps et des attitudes, suggestivité douce des images et transposition ferme des possibles de la peinture, elles ont la bienveillance d’une surprise dont on garde un moment le souvenir, ou celle d’une fréquentation qui durablement vous attache. Contribuant à construire le bien commun, elles s’offrent au regard de celui ou celle qui voudra bien leur manifester perception et attention« .

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton de Dijon V

Entre ville et campagne… Bienvenue dans le canton de Dijon V ! Pour le septième épisode de son tour de Côte-d’Or en prévision des élections cantonales de mars 2011, dijOnscOpe porte son regard sur les terres de Dijon V, où les candidats en lice – Pierre Campagnac (Front de gauche), Lionel Fourré (Initiatives Côte-d’Or), Jérôme Gagniarre (Alliance écologiste), Laurent Grandguillaume (Forces de progrès), Jérémy Lambert (Front national), Mickaël Rialland (Europe écologie-Les Verts) et Yves Louis Simonin (Parti ouvrier indépendant) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…

  • Portrait-robot du canton

Le canton de Dijon V compte 28.047 habitants selon l’Insee. Les huit communes qui le composent sont Corcelles-lès-Monts, Dijon (partiel), Flavignerot, Fleurey-sur-Ouche, Lantenay, Pasques, Prenois et Velars-sur-Ouche. Il compte 11,7% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 19,6% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.

  • Sept candidats

– Solidarités 21 (Liste Front de gauche) : Pierre Campagnac, 39 ans, facteur.

UMP (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Lionel Fourré, 37 ans, conseiller-manager en communication, président-fondateur du club Lamartine.

Alliance écologiste : Jérôme Gagniarre, 36 ans, plombier chauffagiste, écrivain de deux livres (Pensée unique et Pensée globale).  

Parti socialiste (Liste Forces de Progrès) : Laurent Grandguillaume, 33 ans, adjoint au maire de Dijon, vice-président du Grand Dijon, premier secrétaire de la section de Dijon et membre du conseil national du Parti socialiste.

Front National : Jérémy Lambert. Le candidat ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes. 

Liste Europe Écologie/Les Verts/CAP21 : Mickaël Rialland, 39 ans, enseignant-chercheur. 

Parti ouvrier indépendant : Yves-Louis Simonin. Réponses non parvenues.

→ Le conseiller général actuel du canton est Laurent Grandguillaume, 33 ans, adjoint au maire de Dijon, vice-président du Grand Dijon, premier secrétaire de la section de Dijon et membre du conseil national du Parti socialiste.

  •  Le canton en cinq questions… 

1 – La future Lino aura une influence directe sur la vie du canton : d’une manière générale, êtes-vous partisan d’une promesse de financement du conseil général pour des travaux d’élargissement à « deux fois deux voies » ou pensez-vous suffisant de conserver à terme sa forme actuelle, à « deux fois une voie » ? Pourquoi ?

– Pierre Campagnac (Front de gauche) : « La relance du débat sur l’élargissement à « deux fois deux voies » alors que la Lino est en cours d’achèvement est un « truc » de la droite pour laisser croire qu’elle a quelque chose à proposer. La Lino, même si elle avait été conçue dès le départ à « deux fois deux voies », ne peut pas régler nos problèmes de circulation. Ce type d’équipement, s’il soulage au départ d’autres axes, joue aussi un rôle d’aspirateur du trafic qu’il contribue à développer. Je défends la perspective d’une limitation de la circulation des camions aux livraisons de proximité et le transport sur rail pour tout le reste et en attendant la mise en place de droits de passage en rapport avec les nuisances créées, notamment aux entrées de ville. Dijon y a renoncé à la différence d’autres villes européennes. Le problème, c’est ce « tout en camion » qui réjouit le puissant lobby des entreprises de transport routier mais enquiquine la vie des habitants. »

– Lionel Fourré (Initiatives Côte-d’Or) : « Nous nous retrouvons aujourd’hui avec une Lino deux fois une voie à cause de la gauche qui n’a pas voulu faire une deux fois deux voies. L’histoire leur donnera tort. Avec le projet pharaonique du tramway et le centre ville de Dijon 100% piéton, voulus par le maire de Dijon, les voitures ne pourront plus passer par le cœur de ville. De fait, bon nombre d’automobilistes prendront la Lino et la circulation sera saturée. La gauche n’a pas de réflexion et de vision globales sur l’avenir de Dijon ! Elle agit au coup par coup, ce qui coûte plus cher aux citoyens contribuables. Très rapidement, la seconde tranche de travaux devra être lancée pour aboutir à une deux fois deux voies pour l’avenir de l’agglomération et du département. »

– Jérôme Gagniarre (Alliance écologiste) : « Je suis opposé à une Lino deux fois deux voies parce que cela augmentera les impacts négatifs sur les vergers de Plombières et de Fontaine et augmentera l’emprise au sol étant donné les reliefs (creusements). La limitation de vitesse s’impose non seulement pour garder sa vigilance mais aussi pour limiter la pollution atmosphérique et sonore. Elle aura suffisamment d’impact négatif pour les randonneurs, les vttistes ; pour les animaux aussi. Nul besoin de l’élargir… »

– Laurent Grandguillaume (Forces de progrès) : « Avant de faire des promesses, il faut déjà regarder si on est en capacité de les tenir. Personnellement je trouve ces promesses totalement fantaisistes parce qu’il ne faut pas oublier que le conseil général de la Côte-d’Or est dans une situation financière difficile puisque la majorité UMP-NC a augmenté la dette de plus de 150% en trois ans. Notre priorité doit être pour le moment la réalisation de la Lino à deux fois une voie car nous savons que les financements existent et sont garantis. Quand on connait les difficultés financières et techniques qu’ont connu l’Etat et les collectivités locales pour atteindre ce compromis, il me semble plus qu’hasardeux de promettre davantage dans ce contexte. La première priorité doit être la réfection et la sécurisation des routes existantes afin de ne pas accentuer la fracture territoriale. Il est aussi urgent de développer de nouveaux modes de déplacements respectueux de l’environnement et adaptés aux besoins pour faire face au défi climatique. »

– Jérémy Lambert (Front national) : Le candidat ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.  

– Mickaël Rialland (EELV- Cap 21) : « Dans l’attente d’infrastructures alternatives, la Lino permettra entre autres aux habitants de la vallée de l’Ouche de rejoindre l’Est dijonnais sans emprunter les boulevards intérieurs. Cependant, ces arguments ne doivent pas servir de caution au développement sur notre canton du tout par et pour la route et une volonté forte de mettre en place des moyens de transport autres est la solution pour lutter à notre échelle contre le changement climatique. Financer les travaux de la Lino à deux fois une voie à une vitesse limitée à 90 km/h est actuellement un compromis qui permet de limiter les coûts et les impacts environnementaux. Les économies effectuées seront autant de financements possibles pour défendre la construction à Dijon d’une seconde ligne de tramway avec une station relais à la Fontaine d’Ouche, pour étudier la faisabilité d’une réhabilitation du réseau ferré de la vallée de l’Ouche et enfin, pour faire du Transco un moyen de transport efficace pour tous les habitants. Surtout, les déplacements doivent être pensés en concertation avec les différentes collectivités et en cohérence avec le territoire. »

– Yves-Louis Simonin (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.

2 – Le collège Rameau a inauguré le dispositif « Sport au collège » : au vu de l’expérience vécue sur le canton de Dijon V, seriez-vous partisan d’une extension du dispositif sur tout le territoire de la Côte-d’Or ou êtes-vous au contraire dubitatif quant à ce projet ? Pourquoi ?

– Pierre Campagnac (Front de gauche) : « Le collège J.-P. Rameau  expérimente avec d’autres et depuis la rentrée dernière cette modification du temps d’étude avec des cours classiques le matin, des activités sportives, artistiques ou culturelles l’après-midi. Un tel emploi du temps, pourquoi pas ? Je ne comprends pas en revanche qu’on le nomme, ici, « sport au collège », reléguant les activités culturelles au second plan. Je suis un passionné de cinéma. J’anime même une émission hebdomadaire Cinecittà sur Radio Cultures Dijon 100.FM et il y aurait dans les secteurs de la Culture de quoi satisfaire beaucoup de jeunes. Reste la question des moyens qui engage l’État et le Département. Au collège Rameau, il n’y a même pas un gymnase ! Et puis, restons vigilants pour tout ce qui touche à l’école. Les droites la malmènent à longueur d’années, y supprimant des dizaines de milliers de postes. Je tiens à ce que des enseignants formés et non des animateurs remplissent la mission éducative. »

– Lionel Fourré (Initiatives Côte-d’Or) : « Ce dispositif n’est pas de la responsabilité du conseil général mais de l’Éducation nationale. Néanmoins, je trouve cette expérience très intéressante. De plus, les parents d’élèves semblent satisfaits de cette initiative. Toutefois, ce collège n’a pas de gymnase. Depuis treize ans, le canton Dijon V est géré par des élus successifs de gauche. Il est invraisemblable qu’ils n’aient pas été capables de porter ce projet. Ils sont très certainement plus préoccupés par leurs autres mandats et fonctions que d’agir en tant que conseiller général. Elu, ce sera le premier dossier que je prendrai en charge. »

– Jérôme Gagniarre (Alliance écologiste) : « Le sport au collège, avec cours le matin de 8h à 12h30, l’après-midi pour les activités sportives (VTT, voile, golf, arts, boxe française) et culturelles (arts plastiques, musique, conception et animation d’une web radio…) et enfin, soutien et aide scolaire de 16h45 à 18h, est un dispositif que je souhaiterais étendre. C’est lors de l’adolescence que l’on construit le plus son squelette, d’où l’importance de se muscler, de trouver des sensations physiques et de ne pas se réfugier dans les sucreries. Cependant, l’objectif majoritaire n’est pas le sport de haut niveau, donc pourquoi ne pas faire une activité physique telle que le jardinage ou des chantiers « nature » (utile à la communauté) pour joindre le sport à la nature… »

– Laurent Grandguillaume (Forces de progrès) : « Il faut rappeler que le dispositif « sport au collège » a été mis en place dans plusieurs classes du collège Jean Philippe Rameau à Dijon sur décision de l’Etat. Or ce collège n’a toujours pas de gymnase car la majorité UMP-NC du conseil général n’a pas respecté ses promesses. C’est une situation ubuesque ! Cette même majorité a divisé par près de dix les investissements dans les collèges lors du vote du budget 2010. Ces décisions s’inscrivent dans la même logique que la politique du gouvernement qui supprime des milliers de postes dans l’école publique. Pour développer ce type de dispositif, il faudrait donc commencer par cesser de supprimer des postes et construire les équipements promis. Nous défendrons une politique ambitieuse pour l’éducation à travers la priorité donnée à l’investissement pour rénover les collèges, à l’équipement en matériel informatique, au maintien de la gratuité des transports scolaires et à la lutte contre les violences dans les établissements scolaires. »

– Jérémy Lambert (Front national) : Le candidat ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.  

– Mickaël Rialland (EELV- Cap 21) : « Ce dispositif inspiré du modèle éducatif allemand offre aux élèves un accès à la culture et au sport tous les après-midi après une matinée de cours. Nous ne pouvons être que favorables à plus de sport et de culture qui sont des vecteurs essentiels du mieux vivre ensemble. Cette pratique est pourtant actuellement sujette à débat en Allemagne. Selon l’étude PISA de 2001, la baisse des résultats scolaires des jeunes allemands serait imputable à l’absence de cours l’après-midi. Des réformes ont été entreprises et il semble que la tendance se soit inversée. Cette amélioration peut être attribuée à l’instauration de cours toute la journée mais surtout à des investissements financiers conséquents dans l’éducation.

À l’issue de l’expérience, l’autorité compétente devra se prononcer avec parents et équipes pédagogiques sur la généralisation de « Sport au collège ». Si ce dispositif conduit à de meilleurs résultats scolaires et aide l’élève à se réaliser quelles que soient son origine sociale et la situation géographique de l’établissement, alors le dispositif méritera d’être étendu avec le soutien du conseil général (financement des intervenants et des infrastructures). »

– Yves-Louis Simonin (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.

3 – Installation prochaine de Teletech, présence de l’entreprise Reine de Dijon, rénovation du centre commercial de la Fontaine d’Ouche, création de « parcs d’activités économiques » à Fleurey-sur-Ouche, Velars-sur-Ouche et Lantenay pour garder les jeunes… La vitalité économique du canton est en plein boom. Quel rôle peut jouer le conseil général pour soutenir ce mouvement ?

– Pierre Campagnac (Front de gauche) : « Parler de « vitalité économique en plein boom », c’est oublier la réalité, hélas, bien différente dans ce canton, comme dans toute l’agglomération. Le taux de chômage est en progression. La politique d’austérité du gouvernement est en effet terrible pour l’emploi mais sape aussi durablement toute perspective de relance. Teletech, à la place d’Amora, mais, avec des emplois précaires à la clé susceptibles par ailleurs de disparaître du jour au lendemain. La rénovation du centre commercial et d’autres éléments du renouvellement de Fontaine d’Ouche comme la réhabilitation de l’habitat sont certes indispensables mais toujours en panne sèche. Cela fait au moins dix ans qu’ils sont à l’ordre du jour et l’on ne vit pas « mieux » de le savoir. Quant aux zones d’activités, j’inciterais à la prudence car le bon critère, le seul pertinent à mes yeux, c’est le nombre d’emplois durables et correctement rémunérés créés.  Et là, tout le monde le sait, il n’y a rien, rien de rien à ce jour. »

– Lionel Fourré (Initiatives Côte-d’Or) : « Le conseil général n’a pas de compétence directe dans le domaine de l’économie. Toutefois, la majorité départementale a beaucoup agi pour soutenir l’activité en aidant aux financements de bâtiments d’entreprises et en soutenant le maintien et l’installation de commerces de proximité en milieu rural. De plus, elle a mis en place un dispositif afin de faciliter l’accès des PME à la commande publique. Je suis attaché à l’entreprise et je soutiendrai ce mouvement en organisant des rencontres entre les maires et les entrepreneurs. De plus, j’accompagnerai les jeunes créateurs du canton car il n’est pas simple de lancer son activité. »

– Jérôme Gagniarre (Alliance écologiste) : « Les investissements du conseil général produisent la vitalité et l’enthousiasme qui développent ce canton. Les conseillers généraux décident pour le département des orientations concernant l’environnement, l’éducation, les collèges, les transports régionaux, les aides sociales. De plus, le conseil général doit veiller à la bonne gestion de son département. Il est important de soutenir les projets en cours. »

– Laurent Grandguillaume (Forces de progrès) : « Ce dynamisme est une bonne illustration de la vitalité et de la capacité d’innovation des habitants, des commerçants et des PME de ce canton. C’est le résultat de la mobilisation des élus locaux pour défendre l’emploi face à la politique catastrophique du gouvernement. Il faut rappeler que les crédits nécessaires à la rénovation du centre commercial de la Fontaine d’Ouche ont été récemment votés grâce à la volonté de François Rebsamen. L’installation de l’entreprise Télétech International sur le site industriel quai Nicolas Rolin est une très bonne nouvelle, résultat d’un travail de longue haleine. Le conseil général peut développer les dispositifs d’aide à la création d’entreprises et l’accès au microcrédit pour soutenir les projets qui permettent de maintenir ou de créer des emplois. Il faut aussi défendre le commerce de proximité dans l’urbain et le rural. Il ne suffit pas de signer des chartes, encore faut-il les appliquer et travailler en permanence avec les acteurs économiques. »

– Jérémy Lambert (Front national) : Le candidat ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.  

– Mickaël Rialland (EELV- Cap 21) : « Favoriser l’emploi à tout prix mais pas à n’importe quel prix, est un des leviers pour le mieux vivre ensemble et avoir un véritable projet d’avenir. Le conseil général (CG) n’a pas dans ses attributions, l’obligation de soutenir le développement économique mais comment agir sur le volet social et la solidarité sans contribuer à la création d’emplois pour tous sans discrimination. Le CG doit s’emparer de cette compétence pour être le garant avec les autres collectivités du développement de zones d’activités en cohérence avec les territoires et en prenant la dimension environnementale en considération. Il devra par exemple veiller à ne pas dénaturer les paysages sous couvert du développement de ces zones et perdre du même coup tout le potentiel d’emplois liés aux activités touristiques. Par ailleurs, le CG a le devoir d’agir pour la protection des salariés. Il s’agit par exemple de promouvoir des activités avec des emplois non délocalisables et de favoriser l’émergence d’entreprises coopératives dans lesquelles les salariés sont également des décideurs. Cette économie de proximité « verte‑ueuse » nécessite des infrastructures adaptées (services publics, crèches) ! »

– Yves-Louis Simonin (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.


4 – Les sessions se résument souvent à une caricature d’opposition entre la ville et la campagne. Selon vous, faut-il privilégier une capitale départementale forte ou conforter les moyens dans le développement des zones rurales ?

– Pierre Campagnac (Front de gauche) : « L’écrasante majorité des Européens vivent dans les grands centres urbains. C’est un fait. Mais ce n’est pas une raison pour abandonner les zones rurales en les transformant comme le fait la droite, et quoi qu’elle en dise, en campagne sans paysans ou avec des paysans sans revenus et en retirant tous les services publics des petites communes. Je m’oppose en outre catégoriquement, au nom de l’égalité et de la démocratie, à ce mode de scrutin arrangé qui fait que le canton de Grancey élit un conseiller général au même titre que d’autres qui sont trente fois plus peuplés. « Prééminence » du rural revendiquée par messieurs Houpert et Sauvadet qui évoque davantage le « pays réel » de Mauras et Pétain que la France du XXIème siècle. Mais à l’inverse, je ne cautionnerai jamais la théorie de l’oasis qui implique que tout aille à l’agglomération dijonnaise et au sein de celle-ci à la ville centre. Je préfère l’égalité, gage de cohésion sociale aussi dans l’organisation des territoires. »

– Lionel Fourré (Initiatives Côte-d’Or) : « La Côte-d’Or a besoin d’une capitale dynamique. Pour cette raison, la majorité départementale a financé les grandes infrastructures dijonnaises comme la piscine olympique et soutenu la rénovation des quartiers tel que la Fontaine d’Ouche. Néanmoins, ce financement ne peut pas se faire au détriment des zones rurales. Nous n’avons pas comme projet pour la campagne de la bétonner ou de l’abandonner. De fait, les contrats Ambitions Côte-d’Or que les élus de gauche n’ont pas votés, ont permis de développer et d’agir sur toutes les territoires tout en respectant leurs histoires et l’équilibre entre ville et campagne. »

– Jérôme Gagniarre (Alliance écologiste) : « La capitale départementale est forte par sa culture : cinémas, théâtres, musées, zénith, bibliothèques, gros investissement citoyen associatif… Ces moyens sont importants à partager dans la capitale départementale qui nécessite de gros investissements. Et à la campagne, il est plus facile de respirer de l’air pur, de se promener, de voir les étoiles sans pollution… Les zones rurales peuvent proposer des activités en accord avec les spécificités géographiques, alliant l’authentique, le travail du sol et des matériaux naturels, la biodiversité. Au niveau des besoins pour les achats vitaux, tout devrait se trouver sans faire trop de kilomètres. En matière de suivi social et sanitaire, par contre, les choses sont plus compliquées à la campagne. »

– Laurent Grandguillaume (Forces de progrès) : « Il faut un développement équilibré du territoire, respectueux de notre environnement autour d’une capitale régionale forte. Beaucoup d’habitants du département travaillent dans l’agglomération dijonnaise car c’est le premier bassin d’emploi. En témoigne l’importance de la question des transports autour des déplacements dits « pendulaires » (domicile / travail). Il faut donc cesser d’opposer le rural et l’urbain et défendre par les actes les commerces, la relocalisation des activités et les services publics locaux dans les communes rurales. De quels avantages les zones rurales ont-elles bénéficié avec cette opposition artificiellement entretenue par la majorité UMP-NC du conseil général entre Dijon et le rural ? Certains habitants ne reçoivent toujours pas la TNT ! On ne peut pas se dire défenseur du rural en Côte-d’Or et dans le même temps soutenir à Paris la suppression de plus de dizaines de milliers de postes dans les gendarmeries, les écoles, les hôpitaux publics… »

– Jérémy Lambert (Front national) : Le candidat ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.  

– Mickaël Rialland (EELV- Cap 21) : « La Côte-d’Or possède des atouts avec la capitale bourguignonne et un territoire rural dont le fort potentiel d’attractivité ne demande qu’à être mis en œuvre. Le conseil général doit assumer une politique de l’équilibre des territoires, au-delà des caricatures. Aucun habitant, aucun canton ne doit être laissé pour compte. Europe Écologie-Les Verts porte un projet de solidarité entre les citoyens et les territoires. Cette politique s’entreprend avec objectivité et sans arrière pensée clientéliste. Nous agirons pour le maintien de services publics et de petits commerces de proximité tant pour l’urbain que le rural. Soutenir le maintien des services de proximité d’utilité sociale comme l’agence du Crédit municipal de la Fontaine d’Ouche à Dijon que la municipalité démantèle ; soutenir le développement de l’agriculture biologique et favoriser les circuits courts plutôt que de gaspiller outrageusement l’argent du conseil général dans une vitrine telle que « la ferme de Côte-d’Or » durant la foire de Dijon sont des actions que mèneront les élus Europe Écologie-Les Verts au conseil général pour la dynamique de tous les territoires. »

– Yves-Louis Simonin (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.

5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?

– Pierre Campagnac (Front de gauche) : « Il y en a beaucoup. Aussi, je vais choisir la première mesure que Michelle Meurville, ma suppléante, et moi-même, défendons tous les jours chez nos électeurs. La lutte contre la grande pauvreté, sortir des êtres humains de la misère où ils survivent avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté. Ils sont au moins 25.000 en Côte-d’Or ! C’est l’ardoise sociale laissée par Sauvadet. Un beau défi à la fois humain et politique. Alors, oui, on l’emporte les 20 et 27 mars prochains avec le soutien du peuple de gauche mobilisé comme jamais. Notre proposition est devenue entre les deux tours celle de toute la gauche, PS compris. Il faudra pousser fort, mais qui sait ? On décide donc les mesures qui permettent de le réaliser dès l’installation de la nouvelle majorité de gauche, débarrassée des représentants « centristes » de la droite, en avril. Et le 14 juillet 2011, on organise une grande fête de la fraternité comme en 1936. C’est l’agenda de rêve que je propose. »

– Lionel Fourré (Initiatives Côte-d’Or) : « Elu, je me consacrerai à mon mandat unique de conseiller général. A l’avenir, je ne postulerai ni à un mandat à la mairie de Dijon ni au Grand Dijon. De fait, mon temps d’élu sera pour les habitants du canton Dijon V. En plus d’agir pour la construction du gymnase du collège Jean-Philippe Rameau, je mobiliserai toute mon énergie pour soutenir les commerçants du centre de Dijon qui sont en train d’être asphyxiés par les travaux du tramway car ce sont des centaines d’emplois qui sont en danger. Sans compter que j’organiserai très vite une rencontre avec les chefs d’entreprise pour soutenir la création d’emplois dans le canton. »

– Jérôme Gagniarre (Alliance écologiste) : « Les élections cantonales ont une problématique purement locale. Cependant, nous savons que toute modification vitale et en profondeur de la société ne peut venir que de la base. C’est pourquoi j’aimerais faire partager une proposition d’évolution, où le conseil général pourrait en partie contribuer. Rien n’est impossible pour un Français, il suffit de croire et de le faire. Pourquoi pas commencer sur ce canton ? C’est une évolution et c’est à vous de choisir, et vous pouvez même le voir (Cliquer ici pour voir la vidéo) : la première vidéo est la bande annonce (7mn16) ; puis le film dure 1h36m. Tous les êtres humains naissent libre et égaux en droit. L’évolution dans les pays arabes, pour un pays sans gouvernement tel que la Belgique, demande une évolution en profondeur, sans violence. La France a toujours mis en avant sa démocratie, nous avons le temps et le devoir d’évoluer posément et correctement afin de donner les fondements pour une diversité humaine respectée. »

– Laurent Grandguillaume (Forces de progrès) : « Un des projets qui me tient à cœur est celui qui concerne la jeunesse car elle est confrontée à un chômage de masse dans notre pays. Il faut donc mobiliser tous les acteurs locaux pour agir pour l’emploi. Il nous faudra développer les partenariats avec les entreprises pour aider les jeunes dans leurs recherches d’apprentissage et de stages et généraliser les clauses d’insertion dans les marchés publics pour que les entreprises recrutent des jeunes en difficulté. Il faudra aussi rétablir l’aide financière à la formation des animateurs et directeurs de centres de vacances et de loisirs (BAFA, BAFD) que l’actuelle majorité du conseil général a supprimée. Il nous faudra abonder le fonds local d’aide à l’initiative des jeunes (FLAIJ) pour permettre aux jeunes de réaliser leurs projets. Je me suis d’ailleurs battu au côté des jeunes contre la suppression des dispositifs « Envie d’Agir » par le gouvernement. La jeunesse doit être considérée enfin comme une ressource et non comme un problème. »

– Jérémy Lambert (Front national) : Le candidat ne souhaite pas répondre aux questions des journalistes.  

– Mickaël Rialland (EELV- Cap 21) : « Notre projet est de travailler en transversalité et en transparence en lien réel et constructif avec les habitants des cantons en installant des outils performants et participatifs tels que l’Agenda 21 : ce « contrat » participe de toutes les politiques publiques et permet de dynamiser des solidarités sur tous les plans (éducation, économie, handicap…). En outre, et c’est là un des points qui me tient à cœur, il est temps que cessent l’opacité et le clientélisme politiques, que notre boussole sociale, économique et environnementale ne soit plus financière et spéculative. Il est temps de changer de logiciel politique et faire de notre département, de notre pays, de notre planète, des lieux de tolérance, de respect, de démocratie et de fraternité. Ces mots ne sont plus à classer dans le chapitre des utopies mais dans celui du mieux être pour tous. Quand le FN discrimine, quand l’UMP divise et balance entre le centre et l’extrême droite, quand le PS a du mal à assumer ses propres valeurs, Europe Écologie Les Verts met en œuvre un autre projet de société, pour un avenir en phase avec les enjeux de notre monde, pour que progressent les solidarités, la recherche, l’éducation, l’emploi. »

– Yves-Louis Simonin (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.

  • * Les Cantonales 2011 sur dijOnscOpe : Mode d’emploi

Cette année encore, la rédaction de dijOnscOpe entre au cœur des élections et personne ne sera oublié ! Chaque candidat dans chaque canton sera confronté aux questions de trois journalistes de notre rédaction. L’objectif ? Les confronter aux questions directes du journal sur les thèmes d’actualité et surtout, aux exemples concrets impliquant l’action du conseil général de Côte-d’Or. Bien entendu, dijOnscOpe s’engage à respecter le temps de parole et de visibilité impartis à chaque liste candidate. Les cantons et candidats seront présentés par ordre alphabétique cinq fois par semaine, soit un jour = un canton et tous ses candidats.

A lire sur dijOnscOpe :

 

 

 

 

 

Is-sur-Tille (21) : Urgence Tibet ouvre son carnet de voyage mercredi 02 mars

Dans un communiqué reçu jeudi 24 février 2011, l’association Urgence Tibet annonce le lancement de sa nouvelle exposition de photographies, mercredi 02 Mars 2011 à Is-sur-Tille, en Côte-d’Or. Un travail pensé comme « un carnet de voyage » au cœur des terres tibétaines…

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Le Tibet s’expose à Is sur Tille du 2 au 13 mars par l’intermédiaire d’un carnet de voyage.

Organisé par la Ville d’IS SUR TILLE avec l’aide de l’association Urgence Tibet Dijon ce carnet de voyage annuel sera ponctué de nombreux évènements en entrée libre.

> Une exposition de photographies à l’espace culturel Carnot – du 2 au 9 mars – le mardi et vendredi de 16h30 à 18h, le mercredi de 11h à 12h et de 14h à 19h, le samedi de 14h à 17h

Un salon de la culture tibétaine à la salle de l’Orangerie – du 11 au 13 mars- de 14h30 à 18h avec une exposition historique et culturelle, de l’artisanat et une tente Tibétaine.

> Différentes activités pourront être pratiquées par l’intermédiaire d’ateliers accessibles à tous (inscription à la bibliothèque au 03 80 95 23 33 ) :

Mandala (pour enfants) mercredi 9 mars à partir de 14h30, espace culturel Carnot.
Initiation à la calligraphie tibétaine (pour adultes) samedi 5 mars à partir de 14h30, espace Carnot.
Initiation à la cuisine tibétaine (pour adultes) samedi 12 mars à partir de 14h30, salle de l’Orangerie.
Une exposition vente d’objets artisanaux au profit d’un village de réfugiés tibétains le samedi 12 et dimanche 13 de 14h30 à 18h à la salle de l’orangerie.

> Un film-débat « Tibet histoire d’une tragédie » le vendredi 11 mars à 20h30 à la salle de l’orangerie .

> Une conférence « Tibet, le temps cyclique et les 4 âges de l’humanité » le samedi 12 mars à 20h30 à la salle de l’orangerie. »

Bourgogne l Présidentielle 2012 : Un vrai festival de Kahn pour François Patriat !

Et si DSK se déclarait candidat aux primaires socialistes ? Même dans ses rêves les plus fous, François Patriat, sénateur et président du conseil régional de Bourgogne, n’a sans doute osé l’imaginer. Et pourtant… Depuis la déclaration de son épouse, Anne Sinclair, se disant opposée à un second mandat de son mari à la tête du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn entretient le suspense, lui qui interviendra au journal de 20 heures de France 2, dimanche 20 février 2011. En attendant cette interview, le président de la région Bourgogne a souhaité réaffirmer son soutien à celui qui, selon lui, est « le seul candidat de gauche à rassembler au-delà de son camp ».

Pour François Patriat, le patron du FMI est en effet « un candidat solide de l’alternance », contre qui les « attaques malveillantes de l’UMP et des membres du gouvernement sont inopérantes ». A quatorze mois de la Présidentielle, il renouvelle ainsi son appel à « toutes celles et ceux qui veulent donner tout son sens à cette candidature à faire en sorte que le temps de l’impatience cède la place au temps du projet ». Réponse dimanche soir ?…

Côte-d’Or : Famille d’accueil, un métier comme un autre ?

Début février 2011 dans le Gers, une petite fille est « arrachée » à sa famille d’accueil qui l’élevait depuis cinq ans sous le prétexte – annoncé par les médias – que celle-ci « l’aimait trop ». La situation suscite l’émoi général. Le président du conseil général du département, Philippe Martin, se défend : « Je sais bien que tout ce que je dis ne changera rien à l’opinion publique qui pensera majoritairement que je suis un monstre ». Les services sociaux seraient-ils vraiment sans coeur ? Marie-Line Drié, chef de service de l’Aide social à l’enfance, répond aux questions de dijOnscOpe…

Marie-Line Drié, bonjour. Comment l’Aide sociale à l’enfance (ASE) de Côte-d’Or réagirait-elle dans une situation similaire à celle qui s’est produite dans le Gers ? 

« En Côte-d’Or, un enfant ne part pas de sa famille d’accueil parce qu’il y est trop attaché ! Nous n’allons pas l’enlever pour cela tout de suite, sans savoir ce qu’il s’est passé. Si la famille d’accueil ne permet pas que le lien entre les parents et l’enfant soit maintenu alors que l’ensemble de l’équipe administrative et le magistrat ont axé le travail sur un maintien du lien et un retour de l’enfant, nous avertirons à un moment la famille d’accueil en lui disant : « Attention ! Nous ne pouvons pas envisager le travail comme cela, il faut que l’on revienne sur la manière dont vous travaillez – je n’aime pas trop le terme car c’est au delà d’un travail – avec l’enfant ». En tout cas nous les prévenons. Nous savons bien que tous ces aspects sont difficiles ; il existe même une procédure pour prévenir très en amont les familles d’accueil quand nous sommes inquiets de voir que le projet que nous avions mis en place ne vit pas de la même manière chez eux. Dans ce cas, nous faisons une évaluation avec les référents des enfants et la famille d’accueil. Nous nous donnons deux ou trois mois et ensuite nous prenons des décisions. 

L’objectif de la prise en charge de ces enfants en famille d’accueil est de travailler au maintien des liens avec les parents biologiques lorsque c’est possible, et d’autre part, au retour de l’enfant dans la famille. Forcément cela nécessite une forme de distance mais cela ne signifie que l’on ne s’attache pas. Une famille d’accueil qui n’est pas attachée à un enfant et inversement peut nous questionner. Mais la famille d’accueil étant une professionnelle, elle a suffisamment de recul. 

Dans le cas où vous retirez un enfant de sa famille d’accueil, comment celle-ci réagit-elle en général ? 

Lorsque nous prenons la décision de retirer un enfant, nous l’exprimons aux assistants familiaux qui parfois le perçoivent mal évidemment, parce qu’il existe justement un attachement. Ils peuvent ressentir cette décision comme une sanction et comme quelque chose d’injuste. Quand ça tombe, ça tombe et il faut souvent du temps pour que la famille d’accueil comprenne. En tout cas, ce n’est jamais sans raison. Nous savons bien que cela est traumatisant pour des enfants de quitter un lieu d’accueil trop rapidement. Je n’aime pas le faire, c’est terrible. Il faut bien se dire que l’on ne fait jamais cela de gaieté de coeur, que l’on se pose toujours des questions. Et des fois, le départ de l’enfant ne correspond pas à celui que l’on aurait voulu qu’il soit : on aurait souhaité préparer plus mais l’on se rend compte qu’un élément fait que ce n’est pas possible. Heureusement, ces situations restent rares… Mais quand cela arrive, nous mettons toujours la psychologue de l’accueil familial à la disposition des familles pour les soutenir. Passé le choc, elles souhaitent le plus souvent retravailler. 

Vous affirmez ne pas aimer le terme de « travail » en évoquant la mission des familles d’accueil. Pourtant, il s’agit bel et bien d’un métier ?

Oui, en effet. La famille d’accueil doit compter au moins un membre qui a reçu l’agrément par le président du conseil général et par le service de la PMI qui, par le biais d’une investigation sociale ou psychologique de plusieurs mois, attribue un agrément pour cinq ans. Il est rare qu’une famille monoparentale soit agréée car nous recherchons pour les enfants un contexte qui ressemble à une forme familiale traditionnelle. Mais il arrive aussi que des dames soient seules avec un enfant. Quant aux personnes d’un certain âge, cela arrive car l’image de grands-parents peut être intéressante pour certains enfants. 

Une fois que les personnes sont agréées et recrutées par notre service ou par une association habilitée à travailler dans le domaine de la protection de l’enfance – en Côte-d’Or, il existe l’Acodège, l’association beaunoise de protection de l’enfance (ABPE), les Pupilles de l’enseignement public (PEP21) Maison de Coutivert -, elles sont ensuite formées durant 240h, soit pratiquement deux ans de formation obligatoire durant les deux premières années de leur activité. Aujourd’hui, cette formation est qualifiante et peut aboutir à un diplôme si les personnes formées le souhaitent. Lors de la dernière promotion, l’ensemble des personnes qui ont participé ont passé cet examen. Ils ont en main un diplôme d’assistant familial, qui n’est ensuite plus remis en cause. Globalement, les assistants familialiaux touchent une rémunération d’environ 1.000 euros par mois pour un enfant et environ 3.000 euros pour trois enfants, soit le maximum. Ensuite, ils perçoivent une indemnité d’entretien journalière, équivalente à peu près à quinze euros par jour, qui permet de subvenir aux besoins de l’enfant. 

Les familles d’accueil sont-elles assez nombreuses en Côte-d’Or ? 

Au conseil général, nous comptons actuellement 330 familles d’accueil salariés. Côté associations, une centaine de familles font partie de l’ABPE, une cinquantaine sont à l’Acodège et une trentaine à Coutivert. Environ 870 enfants sont confiés à une famille d’accueil en Côte-d’Or alors qu’il existe moins de 500 familles d’accueil qui reçoivent le plus souvent un ou deux enfants : aussi, nous sommes toujours à la recherche de familles d’accueil car elles ne sont pas assez nombreuses. Mais c’est un métier très particulier qui ne convient pas à tout le monde : il faut accepter de travailler chez soi, d’avoir des enfants 24h sur 24h, bien souvent en souffrance. Des enfants qui ont déjà des parents et à qui il faut faire une petite place… 

Ce qu’il faut absolument, c’est de ne pas laisser seules les familles d’accueil. C’est du moins ce que nous tentons de faire, avec les moyens que nous avons… Pour cela, les travailleurs sociaux – référents des enfants – sont très importants. Nous avons également un service d’accompagnement des familles d’accueil, tout à fait modeste puisqu’il est composé d’une responsable de cellule, de trois travailleurs sociaux et d’une psychologue à temps complet. Ces personnes rencontrent ou ponctuellement ou régulièrement certaines familles d’accueil qui sollicitent leur intervention à cause d’une difficulté particulière, à la suite d’un problème ou avec un enfant ou dans leur propre famille. Le service peut également intervenir s’il a des inquiétudes par rapport à la prise en charge de l’enfant dans la famille d’accueil. Nous tentons autant que possible de faire en sorte que le profil de l’enfant soit en adéquation avec la demande et la capacité d’accueillir de l’assistante familiale. Mais tant que l’enfant n’est pas installé dans la famille d’accueil, que la situation n’est pas établie, il peut toujours y avoir des difficultés que nous n’avons pas repérées. 

Quelles types de difficultés peuvent aboutir à retirer un enfant de sa famille d’accueil ? La maltraitance par exemple ? 

Quand cela arrive vous savez, nous ne nous posons pas de questions : il y a la loi. Nous signalons les faits de maltraitances et nous retirons l’enfant. Mais cela est rarissime… Sinon, une prise en charge de mauvaise qualité au niveau de l’hygiène et de la prise en charge des devoirs, des carences, ou une famille d’accueil qui fait peu de choses avec l’enfant, qui ne lui permet pas de s’épanouir, de s’ouvrir sur l’extérieur, ou encore une famille qui ne permet pas à l’enfant d’avoir son parent au téléphone de temps en temps, qui répond à celui-ci : « Je ne peux pas vous le passer, il est couché »… Ou encore une famille d’accueil qui refuse d’exercer des droits de visite tels qu’ils sont fixés par le juge des enfants… Toutes ces situations peuvent nous amener à retirer un enfant. Mais en tout cas, le problème n’est pas d’appeler papa ou maman la famille d’accueil… »

Dijon : Le coup de Poker de Fabien Goby…

Ils s’appellent Fab-Oz, Rootsy ou encore Pad ! et sont animés par une seule et même passion : celle du poker. Samedi 19 et dimanche 20 février 2011, ils se rendront tous à Lille pour défendre les couleurs du Dijon Poker lors de la finale du Championnat national par équipe des clubs. Un événement qui ne fait pas froid aux yeux de Fabien Goby, président du club et sélectionné dans l’équipe…

Une place pour 170 prétendants

Depuis juin 2010, la France a ouvert à la concurrence le marché de certains jeux d’argent et de hasard, dont le poker. S’affichant désormais en grand dans les médias, il n’en reste pas moins, pour certains, un véritable sport. Créé en 1800, sa paternité est sujette à de nombreuses polémiques mais tient en haleine des milliers de joueurs de tous âges. Cette passion est, elle, assez récente pour Fabien Goby, président du Dijon Poker  : « J’étais passionné de jeux de cartes en tous genres et en regardant certaines émissions télé, j’ai été attiré par ce jeu ». Voilà désormais cinq ans qu’il pratique, ce qui lui a valu une sélection pour les troisièmes finales du championnat national par équipe des clubs regroupant vingt-quatre équipes qualifiées dans les différentes étapes régionales durant l’année 2010 parmi plus de 170 clubs …

Au terme de plusieurs phases dites régionales, Dijon a en effet décroché sa place pour cette finale. Organisée par le Club des clubs, cette première étape mettait aux mains, à travers quatre manches, les différentes équipes de la zone grand Est, c’est-à-dire les neuf clubs bourguignons et les huit club franc-Comtois. La seconde étape opposait alors les quatre premiers de chaque classement régional (Dijon, Chalon, Sanvignes et Saint-Usage à Lons-le-Saunier, Montbéliard, Morteau et Besançon) au cours de cinq manches. En terminant deuxième de la phase finale, le Dijon poker s’est donc assuré une représentation en finale, tout comme Chalon-sur-Saône et Lons-le-Saunier.

Un retour à la compétition

En 2009, à Coudoux (Bouches-du-Rhône), le club avait terminé à la quatrième place et tentera donc de faire mieux. « Les joueurs qui ont été sélectionnés ne sont pas forcément les meilleurs pour ce système de jeu mais nous avons fait en fonction des disponibilités », souligne Fabien Goby qui précise que tous ont participé à la qualification du club. Avec 120 adhérents en décembre 2010 et 90 au mois de janvier 2010 – une baisse qui s’explique par le système de renouvellement d’adhésion – Dijon Poker, qui est une association de loi 1901, surfe sur ce regain d’attractivité du poker et est actuellement le plus gros club du genre en Bourgogne : « Nos adhérents sont aussi bien des retraités que des jeunes étudiants de dix-huit ans », se réjouit le président qui explique que « la libéralisation des marchés, qui était en fait plus une officialisation, ne change pas grand-chose pour le poker associatif ».

Mais, remettant sa casquette de joueur, il souligne les motivations qui le pousse à jouer au poker : « Je retiendrai tout d’abord la convivialité, car c’est avant tout un jeu de cartes, mais aussi l’esprit de compétition et de stratégie lorsqu’il s’agit d’un tournoi de 250 personnes. En cela, on se rapproche du sport ». L’aspect psychologique est aussi un pilier, le comportement étant primordial et nécessitant presque d’être travaillé : « Notre façon de jouer et de s’exprimer permet à l’adversaire de se faire une image, celle que l’on veut bien lui montrer, mais la prise d’infos n’est pas non plus à négliger ».

Jusqu’à 5h30 de combat !

Entre hasard et technique, le simple fait de « passer un bluff », pour Fabien Goby est le fruit d’une analyse fine : « Le comportement à adopter varie en fonction des joueurs de la table. En fonction qu’ils prennent très peu la main ou qu’ils soient à l’inverse hyperactifs, il va falloir avoir un jeu agressif ou ralentir et s’adapter en permanence ». C’est donc vers la grande inconnue que se dirige la délégation dijonnaise : « En interclubs, on commence à connaitre le profil des différents joueurs, ajoute Fabien Goby. Mais eux aussi connaissent le nôtre ! ». Il faudra donc attendre le premier jour de compétition pour dégager les favoris.

« Quelques équipes ont déjà percé, elles ont donc un potentiel mais il est difficile de se projeter dès aujourd’hui. Nous connaissons d’ores et déjà Chalon-sur-Saône et Lons-le-Saunier », le reste restera une surprise. Plus de 150 clubs ont participé aux manches qualificatives régionales et les 24 meilleures de l’hexagone se retrouveront donc dans le Nord pour se disputer le titre national et succéder à la Ligue Rochelaise de poker. La structure de chaque manche est prévue pour durer entre 5h et 5h30 !

Grand Dijon : Diviavélo, des vélos en location made in Dijon !

Hier le bus, aujourd’hui, le vélo, demain le tramway », la chaine de la mobilité est presque bouclée pour le Grand Dijon et Kéolis. Exploitant du réseau Divia, le groupe s’est mis aux deux roues et lance, vendredi 17 février 2011, Diviavélo, son nouveau service de location de vélo longue durée. Quatre cents bicyclettes issues de la collection « SitandGo » de l’entreprise dijonnaise Cycles Lapierre qui seront disponibles à la location moyennant des abonnements au mois ou à l’année de 7,5 euros à 80 euros.

La vélorution se poursuit …

« Souvenez-vous de ces jeunes demoiselles dans le panier avant du vélodi que conduisait leur copain », se rappelle, non sans émotion, Catherine Hervieux, vice-présidente du Grand Dijon pour les modes de déplacements doux. Aujourd’hui, si le service de vélo de libre-service semble s’essouffler, l’objectif du nouveau système de Kéolis n’est pas de le concurrencer. En effet, si Vélodi convient aux utilisateurs occasionnels, réalisant généralement des déplacements sur de courtes distances, Diviavélo vise une population principalement jeune et souhaitant se déplacer régulièrement sur des distances plus longues.

Pour Gilles Fargier, directeur de Kéolis Dijon, c’est surtout une pierre de plus à la compétence vélo que développe son entreprise dans quatorze agglomérations françaises. S’il reconnait le côté très élégant du modèle, il se dédouane du choix des couleurs : le fameux rose cassis qui devrait être également la couleur des bus et du tramway en 2013 ! Mais la chose dont il est le plus fier, est sans doute le choix du constructeur : un acteur majeur de l’industrie du cycle, l’entreprise Lapierre. Une revanche puisqu’en attribuant le marché du mobilier urbain à Clear Channel aux dépends du Français JC Decaux, le Grand Dijon s’était privé des services d’une entreprise phare qui avait fait ses gammes à Paris avec les Vélib, ou encore à Dublin et à Bruxelles.

Du « clou rouillé » au club des villes et territoires cyclables

Alors que la ville de Dijon accueillera les 05, 06 et 07 octobre 2011 le Club des villes et territoires cyclables, l’ensemble des acteurs de la mobilité étaient réunis à l’occasion de l’inauguration du service, dans les locaux de La Bécane à Jules, l’un des partenaires. L’originalité du projet réside d’ailleurs dans la multiplicité des partenariats qui ont été noués : l’association La bécane à Jules donc, qui a tout juste soufflé sa troisième bougie et qui assurera l’entretien de l’ensemble du parc, le Crous et l’Université de Bourgogne, qui feront ainsi – enfin – entrer le vélo sur le campus et la SNCF puisque la Vélostation inauguré en octobre 2010  mutualisera son espace avec Diviavélo.

Au nombre de 400 dans un premier temps, 1.600 bicyclettes seront mises en service, parmi lesquelles compteront des vélos électriques et pliants. Pour s’inscrire, il faudra se rendre dans l’un des deux points de location que sont l’agence commerciale Divia de la place Grangier et l’espace vente TER/Transco/Divia de la gare Dijon-Ville, avant de se rendre dans l’une des trois stations de retrait (La Bécane à Jules, le Crous Mansart et la Vélostation de la gare SNCF). Quarante kilomètres de pistes cyclables supplémentaires seront ouvertes avec l’arrivée du tramway. D’ici là, planifiez bien votre trajet !

Dijon : Carrefour devant le tribunal pour des Smic… inférieurs au Smic !

La Cour de cassation a tranché jeudi 17 février 2011 : les syndicats CGT et CFDT ne peuvent pas être déboutés de leur plainte contre Carrefour, comme l’avait d’abord décidé la cour d’appel de Lyon le 1er juin 2010. L’affaire concerne 172 salariés d’un grand magasin de Givors, dans le Rhône, mais aura des répercussions en Côte-d’Or : en effet, trente salariés de Carrefour Quetigny sont également dans l’attente d’une décision de justice concernant le calcul du Smic par la chaîne d’hypermarchés…

« Le « forfait pause » est une partie du salaire qui rémunère, comme son nom l’indique, le temps de pause », explique Aleth Poupon, déléguée syndicale CGT chez Carrefour Quetigny. Et d’ajouter : « Il ne peut donc pas entrer dans la rémunération du temps de travail ! C’est pourtant le calcul que fait notre employeur… Par conséquent, quand nous retirons du total ce forfait, qui devrait s’y ajouter, nous constatons que notre paie est inférieure au Smic ».

En septembre 2009, trente salariés de Carrefour Quetigny avaient saisi la justice à ce sujet, obtenant gain de cause devant les prud’hommes de Dijon le 29 octobre 2010. Aujourd’hui, Carrefour a renvoyé le dossier en Cour de cassation. « Le jugement positif qu’elle vient de rendre pour l’affaire de Givors rend aujourd’hui compliqué toute décision allant à l’encontre des salariés ! », remarque Aleth Poupon. Si la bataille n’est donc pas encore gagnée, il est presque certain que l’issue sera favorable aux trente employés de Carrefour Quetigny. Prochaine étape de ce combat judiciaire : le jugement de la cour d’appel de Dijon, à une date encore inconnue, qui déterminera les conditions d’indemnisation des salariés de Givors… Et fera sûrement jurisprudence pour ceux de Quetigny

Emploi des cadres : L’année 2011 pleine de promesses en Bourgogne !

Dans un communiqué reçu jeudi 17 février 2011, la Confédération générale des cadres de Bourgogne (CFE-CGC) se félicite de l’embellie d’embauches prévue pour cette catégorie professionnelle en 2011. Selon une enquête menée par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) au niveau national, 181.000 recrutements seraient en effet prévus par les chefs d’entreprise… Une évolution qui semble toutefois passer à côté de l’emploi des jeunes, puisque seulement 36.500 postes leurs seraient réservés.

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Malgré la dégradation continue du chômage depuis trois ans, l’emploi des cadres tire son épingle du jeu. Avec 181.000 embauches prévues, 2011 s’annonce prometteuse, selon les dernières estimations de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec).

Optimisme de rigueur pour les cadres en 2011. Selon le dernier panel Apec Entreprise, les 11.000 employeurs interrogés prévoient de recruter entre 169.000 et 181.000 cadres cette année. Soit une progression comprise entre 3% et 10%. Et d’après les projections de l’Apec, cette embellie devrait se poursuivre durant les quatre années qui viennent, pour atteindre près de 230.000 créations de postes en 2015.

Au niveau des secteurs, les services restent loin devant, avec 7 embauches sur 10 et une croissance attendue de 12% en 2011. Après plusieurs années de morosité, l’industrie retrouve son dynamisme : jusqu’à 27.600 postes pourraient être créés cette année. Seule la construction pâtit des fluctuations du marché immobilier.

Les métiers les plus porteurs restent l’informatique (15% des recrutements) et tous les profils commerciaux. Plus de 40.000 postes de vendeurs seront à pourvoir en 2011. Parallèlement, les investissements massifs des entreprises dans l’innovation entraînent un rebond des embauches dans les fonctions « R&D » (+11%) avec 30.000 recrutements prévus en 2011.

Les jeunes diplômés peinent toujours à décrocher leur premier job

Reste un bémol : les jeunes diplômés ne profitent pas de ce regain d’activité. Seuls 33.000 à 36.500 postes leur seraient réservés. Soit trois fois moins que pour les cadres confirmés ayant plus de 5 ans d’expérience, note l’étude. En fait, les postes de débutants reviennent à ceux qui disposent déjà d’une à cinq années d’expérience.

→ L’UNION REGIONALE CFE CGC DE BOURGOGNE par la voix de son secrétaire général se félicite de cette embellie de l’emploi des cadres.

Reste maintenant à trouver les dispositifs adéquats pour que les jeunes et seniors n’en soient pas exclus et qu’ils ne migrent pas vers d’autres territoires.

Force est de constater que la formation est l’un des sesames permettant de trouver plus facilement des emplois. Raison de plus pour remercier le conseil régional et les branches professionnelles de leurs efforts en ce domaine ».

Bourgogne : La gendarmerie ouvre ses portes aux étudiants en Droit

Jeunes titulaires d’un Master en droit, saviez-vous que le concours des officiers de gendarmerie est un débouché possible à vos études au même titre qu’avocat, huissier ou commissaire de police ? Voilà le thème qui a motivé la rencontre, mercredi 16 février 2011, entre la promotion du Master 2 Droit de l’université de Dijon (UB) et les professionnels de la gendarmerie de Bourgogne.

Tout d’abord accueillis par le général Jean-Robert Bauquis, commandant de la région de gendarmerie de Bourgogne, les étudiants ont découvert le panel professionnel proposé par le corps de gendarmerie, ainsi que le cadre juridique dans lequel il s’exerce. Les étudiants ont ensuite fait le tour de différents ateliers destinés à leur faire découvrir les missions les plus emblématiques du secteur, de la brigade aéroportée à la gendarmerie mobile, en passant par la sécurité routière ou le pôle de recherche en cybercriminalité. Bref, des débouchés bien réels pour des jeunes diplômés, attirés par la notion de service public et la stabilité des postes proposés.