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Le danger nucléaire s’arrête-t-il vraiment aux frontières de la Bourgogne ?

Imagerie médicale irradiante en plein boom, sites sensibles ou méconnus : d’un point de vue nucléaire, la Bourgogne est moins menacée par la catastrophe japonaise de Fukushima que par la radioactivité de son propre territoire… Mardi 31 mai 2011, l’Autorité de sûreté nucléaire en Bourgogne Franche-Comté présentait justement le bilan de ses actions en 2010, ainsi que ses sujets d’inquiétude pour l’avenir.

Deux sites d’Areva particulièrement surveillés

Areva, leader mondial de l’énergie nucléaire, aura beau tenter l’exercice périlleux du greenwashing publicitaire (Lire ici l’article de Rue89.com sur le sujet), son action n’en sera pas moins surveillée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en Bourgogne ! En effet, alors que sa dernière publicité en date présente le nucléaire comme une énergie propre, l’ASN s’intéresse au contraire à un site problématique de stockage de déchets en Saône-et-Loire, à deux pas de la ville de Gueugnon et propriété d’Areva. « Dans l’ancienne mine des Bauzots, reconvertie pour accueillir des déchets, nous ne savons pas ce que l’entreprise stocke ni si le contenu est radioactif », explique Alain Rivière, chef de la division dijonnaise de l’ASN. Et de préciser : « Ce sont des déchets qui proviennent d’autres installations exploitées par Areva, du Commissariat à l’énergie atomique de Valduc… Depuis combien de temps ? L’exploitation de la mine s’est achevée dans les années 1980 donc tous les déchets ont été stockés avant ». Aux Bauzots, Areva devra donc mener une campagne de caractérisation avant d’envisager, au besoin, des solutions en terme de consolidation du stockage.

« Il ne faut pas s’inquiéter pour autant ! Nous demandons ces contrôles car notre niveau d’exigence a augmenté, pas parce que nous avons identifié un risque grave », nuance Georges Regnaud, délégué territorial de l’ASN pour la Bourgogne et la Franche-Comté. « La plupart du temps ce sont des déchets inertes, pas du combustible usé ! On peut par exemple y trouver du gravat issu du démantèlement d’un bâtiment, des résidus matériels, des résidus miniers… En revanche, des choses ont été mises là, à l’époque, en étant considérées comme inertes et ne seraient peut-être plus vues comme telles aujourd’hui… Il faut lever le doute sur ce qui a été stocké », ajoute Alain Rivière. En France, des mines d’uranium ont été exploitées de 1948 à 2011, conduisant à la production de 76.000 tonnes de ce matériau. Des activités d’exploration, d’extraction et de traitement ont concerné environ 210 sites en France dont une trentaine se situe en région Bourgogne : dans ce cadre, la mine des Bauzots fera également l’objet d’investigations hydrogéologiques.

A quelques kilomètres de ce site méconnu, un autre est l’objet de toute l’attention de l’ASN : celui de l’usine Areva (ex-Cogema) de Gueugnon, qui a traité des minerais d’uranium jusque dans les années 1980. En 2007, des traces de radioactivité ont été détectées à des niveaux anormalement élevés en particulier sur le parking du stade de football, simplement séparé du site par une rivière… A la demande de l’ASN, d’importants travaux ont été réalisés entre 2009 et 2010 pour normaliser la situation. Dans un premier temps, les terrains en place ont été retirés et remplacés par des matériaux neutres, sur une épaisseur d’au moins vingt centimètres. Dans un deuxième temps, l’ensemble du parking a été recouvert d’un revêtement bitumineux courant 2010. « Sur l’ensemble des zones de travaux, une cartographie finale a montré qu’en quelques points, nous trouvions encore des traces de radioactivité importantes. Normalement, ces points ont été repris par Areva et aujourd’hui l’ensemble des travaux semble terminé », conclut Alain Rivière. La réouverture du parking du stade de football, quant à elle, n’a toujours pas été décidée.

Le boom des scanners en milieu médical : prudence !

Dans un tout autre registre, l’utilisation de la radioactivité en milieu médical est également surveillée par l’ASN : 33 opérations de contrôle ont par exemple été réalisées en 2010 pour la zone Bourgogne-Franche Comté, conduisant à la mise au jour de neuf événements significatifs de niveau un, « ce qui veut dire sans conséquences sur la santé du patient ou du personnel médical », précise Alain Rivière. Dans les hôpitaux, l’énergie nucléaire est notamment en plein essor avec les succès de la radiothérapie. « Cette technique traite un nombre croissant de patients, avec près de 200.000 personnes concernées chaque année en France – 7.600 en Bourgogne et en Franche-Comté. Avec un taux d’environ 80% de guérison des patients pris en charge, elle est une méthode de traitement des cancers pleinement justifiée », constate-t-il.

En terme d’imagerie médicale, la radioactivité pourrait également passer pour être la poule aux oeufs d’or… En effet, la performance diagnostique obtenue par l’utilisation des scanners, qui utilisent des rayonnements nucléaires pour fonctionner, entraîne même une hausse de son usage dans toute la France. Entre 2002 et 2007, la dose efficace moyenne par habitant en France a par ailleurs augmenté de 57%. « Cette augmentation est due à plusieurs facteurs : la hausse du nombre d’examens réalisés du fait de leur performance diagnostique ; l’augmentation du nombre de scanners, qui délivrent des doses plus élevées que les appareils conventionnels ; et l’augmentation du nombre d’examens nouveaux, plus irradiants, comme le scanner du corps entier », remarque Alain Rivière. Et de préciser : « Cette qualité d’image exceptionnelle s’obtient donc au prix de doses de plus en plus importantes pour les patients »…

Aujourd’hui en France, l’ASN accepte que toute activité professionnelle n’induise pas une dose radioactive annuelle supérieure à un millisievert. Pour un travailleur du nucléaire, le plafond est situé à vingt millisieverts. « Un scanner corps entier, c’est vingt millisieverts d’un coup. Donc quand vous avez une personne qui nécessite de faire un, deux ou trois scanners dans une année, il faut quand même que ce soit justifié ! », souligne-t-il. Et d’ajouter : « Il existe d’autres techniques moins irradiantes ou même pas du tout – l’IRM (ndlr : imagerie par résonance magnétique), par exemple, n’émet pas de rayonnement radioactif. Nous avons donc un travail de fond à mener pour sensibiliser les professionnels de santé sur l’utilisation et la prescription des scanners… ». Pour 2011, l’ASN considère donc que « la maîtrise de la progression des doses délivrées aux patients dans le domaine de l’imagerie médicale est une nécessité » et qu’il « convient de favoriser l’accès à l’IRM dans le cadre de la planification régionale des équipements lourds ». Seule ombre au tableau : l’IRM est nettement plus onéreuse, d’où la généralisation des solutions radioactives…

Catastrophe de Fukushima, désengagement de l’Allemagne : aucun effet sur le nucléaire en Bourgogne

Au niveau mondial, les remous de l’activité nucléaire n’ont, quant à eux, que peu d’effet sur la situation en Bourgogne selon l’ASN. La catastrophe nucléaire qui s’est abattue sur le Japon le 11 mars 2011 ? « Les mesures réalisées montrent que cet accident n’aura aucune conséquence en France. On est sur des pouillèmes, des valeurs extrêmements faibles ! Tellement faibles qu’au premier jour de nos mesures, nous n’avons rien trouvé et qu’il a fallu effectuer des prélèvements sur la durée pour obtenir des résultats après le passage du nuage radioactif. Mais les mesures sont très faibles et sans conséquences sur la santé », souligne le directeur de la division dijonnaise de l’ASN. En France, des inspections seront tout de même menées auprès des installations nucléaires de base (IBN) sur des thèmes tels que les inondations, les séismes, la perte des alimentations électriques, le refroidissement et la gestion des situations accidentelles. La Bourgogne n’abritant pas d’IBN, elle ne participera donc pas à cette campagne nationale en 2011.

Pas touchée directement par les conséquences de la catastrophe japonaise, l’ASN Bourgogne Franche-Comté verrait-elle sont activité modifiée en cas de désengagement du nucléaire, comme l’Allemagne va le faire d’ici 2022 (Lire ici l’article de NouvelObs.com sur le sujet) ? « Ce sont des décisions politiques. Nous sommes chargés du contrôle », répond Alain Rivière. Avant d’ajouter : « De toute manière, lorsque l’on sort du nucléaire, il reste encore des choses à vérifier postérieurement. Aujourd’hui en France, nous avons par exemple une centrale, Super Phénix, qui a été arrêtée il y a plus de dix ans : elle n’est toujours pas totalement démantelée. Il y a donc toujours des activités jusqu’au démantèlement complet des installations ». Les Ducs de Bourgogne peuvent dormir tranquilles : le danger nucléaire contournerait donc la région cette année…

Dijon : Sebastian Ribas et Mickaël Isabey quittent le Dijon Football Côte-d’Or (DFCO)

L’argent a toujours le dernier mot… En fin de contrat avec le Dijon football Côte-d’Or (DFCO), le meilleur buteur de Ligue 2, Sebastian Ribas, courtisé par de nombreux clubs d’Italie notamment, a décidé de ne pas reconduire son contrat. Le club lui proposait une prolongation de trois ans avec une revalorisation de salaire, qui n’a pas été acceptée par le joueur, dont le père et agent était en France depuis quelques jours. Avec ses 23 buts, on lui doit notamment la montée du club dans l’élite du football français.

Dans le même temps, l’expérimenté milieu de terrain Mickaël Isabey devrait lui aussi quitter Dijon alors qu’il était sous contrat optionnel jusqu’en juin 2012.

Michel Mercier : « L’agglomération de Dijon a besoin d’une prison »

A l’occasion de la rentrée de l’école nationale des greffes de Dijon, le garde des Sceaux et ministre de la Justice, Michel Mercier, était dans la capitale des Ducs, lundi 30 mai 2011 pour rencontrer les 220 stagiaires greffiers de la première promotion 2011 et inaugurer les nouveaux locaux de l’école. Cette année, près de 760 greffiers seront formés dans l’une des quatre écoles françaises. L’occasion pour lui de lancer une campagne nationale de communication sur les métiers de la justice, mais aussi de faire le point sur un sujet important dans le microcosme local : l’implantation annoncée du futur centre pénitencier à Chenôve…

Des effectifs en augmentation

« Je veux dire toute l’importance de renforcer nos effectifs dès à présent, et d’intensifier les recrutements dans les années à venir ». Michel Mercier lance avec ces mots une nouvelle campagne de recrutement. Dans un contexte de réformes d’envergure – la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale, la réforme de l’hospitalisation d’office, la loi relative à la répartition des contentieux – la justice manque de personnel. Pourtant, entre 2002 et 2011, les effectifs de magistrats ont augmenté de 17,8% – passant de 6.952 à 8.197 magistrats – et ceux des fonctionnaires de greffes de 18% – passant de 20.461 fonctionnaires dont 7.860 greffiers à 21.091 fonctionnaires à 9.237 greffiers en 2011.

« J’ai constaté l’importance de la charge de travail des juridictions et je sais combien les attentes sont fortes en ce domaine ; j’ai donc souhaité que de nouveaux moyens soient alloués aux juridictions », introduit-il avant d’annoncer que le nombre d’auditeurs à l’École national de magistrature sera élargi à 240, contre 180 comme prévu initialement, le tout en plus d’un concours exceptionnel de magistrats, en septembre 2011, pour permettre une arrivée en juridiction de 90 magistrats supplémentaires dès septembre 2012. Du côté de l’École nationale des greffes, 399 postes seront créés en 2011, 400 en 2012 : « Nous n’avions pas connu pareil recrutement depuis des années », précise-t-il avant d’annoncer l’organisation d’un concours exceptionnel début 2012, pour venir renforcer dès l’automne 2012 les juridictions au vu des nouvelles charges induites par les réformes récentes. 485 postes supplémentaires seront encore créés avant 2013 soit un total de 2.200 postes de greffiers.

Une campagne nationale pour renflouer les banc

Pour satisfaire ces besoins, une campagne de communication va débuter le 13 juin 2011. Quatre visuels autour des quatre écoles du ministère – magistrats, greffiers, surveillants pénitentiaires, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse – seront déclinés sur divers supports : les médias traditionnels, mais aussi numériques en incorporant un flashcode, permettant au possesseur d’un smartphone de se rendre directement sur le site web ou bien encore l’investissement dans les réseaux sociaux avec l’ouverture d’une page Facebook !

Mais, ces embauches, si elles sont présentées comme une politique audacieuse, ne sont-elles pas juste une réponse aux départs en retraite touchant la profession ? Non pour le garde des Sceaux qui reconnait tout de même être dans une période de modification de la structure de la profession, il affirme remplacer les gens qui partent tout en créant en plus des postes : « Il y a des réformes, la justice bouge et il y en a de plus en plus besoin au sens service public. Les greffiers sont un point nodal, un passage obligatoire pour la mise en œuvre de toutes ces réformes ». Dans cette école devraient donc passer 700 jeunes en formation de greffiers. « Un effort extrêmement important que fait le gouvernement dans un contexte de crise financière grave et de difficulté budgétaire essentiel ».

La prison de Chenôve, un choix non définitif

Pendant sa visite à l’école de greffe, des conseillers du ministère sont allés rencontrer le maire de Chenôve, Jean Esmonin. « C’est quand même un peu fort de café déclarait ce dernier mi-mai 2011, les élus de Chenôve ont d’autres ambitions pour ces 35.000 m2. J’aurais voulu le Zénith ou l’hôpital privé, mais non : pour nous, c’est l’établissement pénitentiaire. Alors ce sera non ! » (Lire notre article ici). Le premier édile de Chenôve ne mâchait pas ses mots quant à la possible implantation de la future prison de Dijon (Lire nos articles ici et ici). « Il y a besoin d’une prison sur l’agglomération de Dijon », explique-t-il, « je verrais le président de l’agglomération [ndlr, François Rebsamen], on va discuter et regarder avec la préfète de région [ndlr, Anne Boquet], je n’imagine pas qu’on ne trouve pas un terrain qui convienne sur l’agglomération de Dijon ».

Au 1er avril 2011 en France, 64.148 personnes étaient incarcérées en France selon le ministère de la Justice. Avec ce nouveau plan, présenté le 05 mai 2011, 7.577 nouvelles places de prison supplémentaires devraient être créées – 13.365 créations pures et 1.039 création par une extension de capacité moins 6.827 suppressions. 476 places devraient voir le jour en 2016, contre 188 actuellement. Le ministre se veut donc consensuel, ne « voulant pas faire la révolution » et rappelle « qu’aucun choix n’a été fait » et que l’on est aujourd’hui qu’au stade de la proposition. Il faut un peu de sérénité, je n’ai pas l’habitude de décider à l’emporte-pièce. « Je suis sûr qu’il faut une prison nouvelle, les élus de l’agglomération en sont également persuadés. On va donc regarder, mais ça m’étonnerait qu’il n’y ait pas de place sur Dijon pour une prison ».

Toison d’Or Dijon : Bientôt la fin du pugilat municipal ?

Le sort du centre commercial de la Toison d’Or est scellé. Après plusieurs semaines d’accrochages politiques entre la majorité PS et l’opposition UMP de la mairie de Dijon, la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) a décidé, lundi 30 mai 2011, d’autoriser l’extension de 11.000 m² demandée par la direction de la Toison d’Or. Danger mortel pour les commerces du centre-ville ? Opportunité pour l’attractivité du territoire ? Malgré la décision presque unanime de la commission, les débats ne devraient pas en rester là, avec la possibilité de recours qui s’offre aujourd’hui à l’opposition…

Neuf moyennes surfaces et 47 boutiques… dont Apple ?

La journée du lundi 30 mai 2011 avait commencé sur les chapeaux de roue. A 10h, François-Xavier Dugourd, chef de file de l’opposition municipale à Dijon, tenait sa dernière conférence de presse avant la réunion de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC). Dans son viseur : le projet d’extension de 10.966 m² de la Toison d’Or, zone d’achalandise implantée au Nord de Dijon depuis 1990… Plus précisément, ce projet d’extension comprend la création de neuf moyennes surfaces – deux dans le domaine « culture-sport-loisirs », une dans le domaine « équipement de la maison » et six dans le domaine « équipement de la personne » ; un agrandissement du magasin Go Sport ; et la création de 47 boutiques de moins de 300 m², dont quatre alimentaires. Côté calendrier, le tout pourrait être bouclé en octobre 2013.

Au sujet de cette extension, Nathalie Koenders, adjointe au Commerce et représentante de la mairie de Dijon à la CDAC, précise que « les développeurs ne veulent pas faire doublon avec le centre-ville en terme d’offre commerciale. Il s’agit de mettre en place des enseignes qui ne sont pas présentes à Dijon, voire en Rhône-Alpes ou même en France. Même s’ils ne communiquent pas encore beaucoup sur le sujet, nous savons par exemple qu’Apple a été approchée dans la perspective de l’ouverture d’un Apple Store »… D’après la préfecture de Côte-d’Or, l’extension de la Toison d’Or permettrait par ailleurs de créer 330 emplois.

Cette offre, « nouvelle et complémentaire » pour la majorité municipale, n’est pas vue du même oeil de l’autre côté de l’échiquier politique… « Dans ce dossier, il s’agit de la survie du commerce indépendant à Dijon », soulève François-Xavier Dugourd. Et de préciser : « La plupart des commerces qui ouvriront seront des franchises d’enseignes nationales, qui n’ont pas leur siège de décision à Dijon. A côté de ça, des commerçants qui ont donné vingt ou trente ans de leur vie pour faire vivre le centre-ville de Dijon disparaîtraient en un clin d’oeil, faute de pouvoir se battre à armes égales ? ». Lundi matin, au Café de la préfecture de Dijon, François-Xavier Dugourd tenait une grosse pile de feuilles dans ses mains : 320 pétitions, signées par des commerçants dijonnais, craignant pour leur avenir et opposés au projet d’extension du centre commercial…

« Un coup fatal pour le commerce dijonnais »

Pour l’élu départemental, chef de file de l’opposition UMP à la mairie de Dijon, le timing choisi pour la mise en place du projet « portera un coup fatal à l’activité économique du centre-ville ». « Le commerce dijonnais connaît d’abord des difficultés liées à un contexte global, notamment avec l’essor de la vente sur internet. D’autre part, le contexte local est particulièrement lourd : il tient aux problèmes d’accessibilité du centre-ville depuis plusieurs années, à la diminution des places de stationnement et, évidemment, aux travaux du tramway, qui ont un impact réel sur beaucoup de commerçants dijonnais », énumère-t-il. Et de continuer : « Nous observons des baisses de chiffres d’affaires allant parfois jusqu’à 50%, des fermetures, des liquidations, des pas de porte qui ne retrouvent pas preneur… Le maire nous dit que tout va bien au centre-ville (Lire ici notre article sur le sujet), j’aimerais d’abord qu’il me donne la source de ses informations ! ».

Les difficultés rencontrées par les consommateurs au centre-ville les porteraient-ils naturellement vers la zone de la Toison-d’Or, comme le suggère François-Xavier Dugourd ? En 2010, tel n’était pas le cas. En effet, d’après une étude publiée par la Chambre de commerce et d’industrie de Bourgogne (CCIR Bourgogne) au mois de mai 2011 (Lire ici le communiqué de presse sur ce sujet), le centre-ville, fort de 13% de la surface totale de vente de l’agglomération, réalise aujourd’hui 15% du chiffre d’affaires du Grand Dijon et peut se prévaloir d’être la zone commerciale la plus fréquentée – 60% des sondés déclarent s’y rendre. Pour comparaison, la zone commerciale Nord – qui regroupe la Toison d’Or, le Géant de Fontaine-lès-Dijon et la Zac des Grandes Varennes à Ahuy – représente 12% de la surface de vente du Grand Dijon, 18% de son chiffre d’affaires et elle est fréquentée par 56,3% des sondés. A ce titre, le ratio « chiffre d’affaire par mètre carré » semble plutôt égal entre la Toison d’Or et le centre-ville. Difficile, toutefois, de prévoir l’évolution des comportements consécutive à l’extension de la Toison d’Or…

En demande de transparence pour les informations concernant la santé du centre-ville, François-Xavier Dugourd déplore même les « mensonges de la majorité » au sujet du dossier Toison d’Or. « Ce projet avait été évoqué lors de la campagne municipale de 2008 et lors de la campagne des Cantonales en 2011. A chaque fois, le maire et son équipe ont menti publiquement en niant que ce dossier existait. C’est un mensonge grave et avéré car il est dans les tuyaux des services municipaux et du Grand Dijon depuis plusieurs mois, voire plusieurs années ! », souligne-t-il. Et de conclure : « Il ne faut pas prendre cette question à la légère. Les commerces indépendants, une fois qu’ils sont fermés, ils sont fermés ! On ne les revoit plus, c’est fini ! Ils ne reviendront pas dans trois ou quatre ans quand ça ira mieux… Ce n’est pas comme une grande chaîne qui a les moyens d’assumer des périodes de moindre activité ».

L’extension votée à sept voix contre une

A gauche, l’accent est davantage mis sur la nécessité de moderniser un centre commercial vieux de vingt ans, au coeur d’un quartier Nord en plein essor… « La Toison d’Or a aujourd’hui vingt ans. C’est un centre commercial qui vieillit et connaît une baisse de fréquentation d’après ses gestionnaires : il faut lui redonner un nouveau souffle. Plusieurs centres commerciaux en périphérie ont eu leur modernisation – je pense notamment à Chenôve, Quetigny, Fontaine-lès-Dijon – sans que l’on entende l’opposition ! Ni pour la création d’une zone commerciale à Saint-Apollinaire, ni pour les 7.000 m² à Fontaine-lès-Dijon (ndlr : deux municipalités de droite)… Donc ces arguments sont exclusivement politiques », explique Nathalie Koenders, adjointe au Commerce à la mairie de Dijon.

Et ces arguments énervent, d’après elle, bon nombre de commerçants du centre-ville… « Il faut savoir que le discours politique tenu par François-Xavier Dugourd en ce moment est que le centre-ville va mal, que c’est la sinistrose : c’est faux. Une récente étude de la CCIR montre au contraire que la part du chiffre d’affaires du centre-ville a augmenté de 3% dans les dix dernières années. D’ailleurs, beaucoup de commerçants commencent à s’énerver de ce discours très négatif », témoigne-t-elle.

5.000 logements, 12.000 habitants, un nouveau parc d’activités tertiaires – Valmy -, une future clinique ou encore l’arrivée prochaine du tramway et de la Lino… Le quartier Nord de Dijon est en pleine expansion « et la Toison d’Or se devait d’être étendue », note Nathalie Koenders. Pour elle, « cette augmentation de l’offre commerciale ne fera pas d’ombre aux actions menées en centre-ville ». « En revanche ce dernier a beaucoup d’atouts mais doit aussi se moderniser : c’est pour cela que, depuis 2008, j’ai mis en place le projet Coeur de ville, que la mairie aide les unions commerciales à monter des animations, que l’on piétonnise les rues (Liberté, Godrans)… ». Lundi 30 mai, les arguments de la majorité municipale ont eu le dessus : le projet d’extension a été validé par sept voix – quatre élus et trois personnes représentant les consommateurs, l’aménagement du territoire et le développement durable – contre une contre, celle du conseil général de Côte-d’Or.

Et après ? La guerre ou la paix

Dans un communiqué reçu lundi 30 mai à 19h, François-Xavier Dugourd faisait pourtant savoir qu’il n’en resterait pas là… « Les élus du groupe Initiatives Dijon (…) regrettent profondément cette décision. Nous allons désormais prendre connaissance dans le détail des arguments et des conclusions de la commission, avant d’en rendre compte aux commerçants en leur indiquant notamment les possibilités de recours et, le cas échéant, en les accompagnant dans leur démarche. La partie n’est pas finie », souligne ce message adressé à la presse (Voir document joint). En effet, l’opposition dispose d’un mois pour déposer un recours face à cette décision.

Parmi les arguments avancés par François-Xavier Dugourd lors de sa conférence de presse : celui d’une concurrence déloyale instaurée entre la Toison d’Or et le centre-ville. « Un centre commercial de ce type a quand même des avantages très importants par rapport au centre-ville. Le premier est qu’il est extrêmement facile d’accès par la rocade et, d’autre part, il offre de grandes facilités de stationnement – ce qui n’est pas le cas en ville aujourd’hui », détaille-t-il. Chef de l’opposition UMP, se ferait-il le défenseur de l’égalité des chances face à une conception libérale du commerce ? « Je suis pour l’activité libérale, bien sûr, mais dans des conditions de concurrence correctes et loyales. Si le centre-ville avait de nouveaux dispositifs de stationnement par exemple, le problème se poserait de manière différente et peut-être pourrions-nous l’envisager sous un autre angle. Mais aujourd’hui, les commerçants du centre-ville ne sont pas dans cette position : au contraire, on leur supprime des places de stationnement », se défend François-Xavier Dugourd.

Le vote de cette extension commerciale suscite à gauche davantage d’espoir. « Même l’Etat s’enthousiasme pour le projet ! Cet après-midi, par exemple, ses représentants ont déclaré que l’extension allait « être une véritable dynamique pour Dijon » et qu’il s’agissait « de créer une déambulation naturelle entre la Toison d’Or et le centre-ville ». C’est-à-dire qu’avec l’arrivée du tramway, on peut même imaginer que des gens de l’extérieur du département viennent pour la Toison d’Or et se déplacent ensuite au centre-ville… », témoigne Nathalie Koenders. « Après, il nous revient de travailler sur les synergies entre le centre-ville et la Toison d’Or. Cela a déjà été le cas, notamment pour les soldes d’hiver, pusique la le centre commercial et l’association de commerçants « Dijon je t’aime ! » ont mutualisé leurs moyens pour faire des publicités en commun en direction de l’extérieur de Dijon. Ils ont compris qu’ils n’étaient plus concurrents mais qu’il leur revenait d’attirer des gens de l’extérieur, avant que le client aille chez l’un et chez l’autre… Certains commerçants l’ont compris », souligne-t-elle. Et de conclure : « Dans certaines villes, les centres commerciaux travaillent même avec des tickets de caisse sur lesquels sont imprimées des réductions pour des commerces du centre-ville. Tout reste à inventer ». Côté calendrier, une enquête publique sera menée entre juin et juillet 2011, avant le depôt du permis de construire pendant l’été. Si tout se passe comme prévu, les travaux devraient ainsi commencer en mars 2012 pour se terminer en octobre 2013, quand le chantier du tramway dijonnais ne sera déjà plus qu’un lointain souvenir…

Grand Dijon : 323.000 euros pour soutenir les commerçants impactés par les travaux du tramway

Tandis que les travaux du futur tramway du Grand Dijon avancent positivement, les troubles collatéraux se font également sentir. Alors que les commerçants sont les premiers impactés par ce chantier contraignant, plus de 300.000 euros ont été débloqués par l’Etat au titre du Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et les commerce (Fisac). La première tranche de ce contrat a été officiellement signée jeudi 26 mai 2011, au siège du Grand Dijon…

323.000 euros pour la première phase

Comprenant un vaste éventail de moyens et de compétences, le Fisac est destiné à accompagner les activités commerciales et soutenir leur attractivité pendant la réalisation des deux lignes de tramway de l’agglomération dijonnaise. « La partie commerce du projet n’est pas la plus simple », avoue François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon. « Et si la première garantie reste identique, à savoir la finalisation du chantier pour septembre 2012, je considère le fonds comme un moyen de dynamisation et de valorisation ». Et de rappeler, pour faire taire les critiques, que « le chiffre d’affaire du commerce du centre-ville a augmenté de 3% en dix ans ». Ainsi, la zone centre concentrerait désormais 15% du chiffre d’affaire de l’ensemble des commerces de l’agglomération.

Faisant suite aux visites des délégations de Zurich ou de Montpellier, des Slovènes devraient se rendre également sur le chantier, un signe de qualité et de reconnaissance pour le sénateur-maire, soulignant que « les places Darcy et République seront des symboles de cette réussite en assurant une reconquête de l’espace au profit des modes de transport doux » (Lire notre article ici). Les commerces situés aux abords de ce chantier peuvent donc bénéficier du dispositif Fisac, dont la première tranche s’élève à 323.781 euros. Pour Anne Boquet, préfète de la région Bourgogne – découvrant à cette occasion la carte géante du tramway recouvrant le sol de la verrière Maurice Lombard, au Grand Dijon (Lire notre article ici), – souligne que dans ce contrat, « l’Etat facilite une autre façon de travailler ensemble ».

Cette dernière rappelle qu’en cas de satisfaction dans les opérations opérées, il n’y aura que peu de problèmes pour débloquer la seconde tranche de 620.000 euros : « Il va falloir être bon ! », confirme-t-elle. Pouvant être sollicitées à hauteur de 30.000 euros, les subventions doivent concerner des travaux allant de 6.000 à 75.000 euros comprenant notamment des rénovations de façades ou des aménagements pour l’accessibilité. Pour Sylvie du Parc, présidente de la fédération Désir de tram, regroupant les enseignes concernées par ce fonds, « la signature du Fisac est la reconnaissance du travail des 600 commerçants de la fédération ». Ainsi, après la distribution des 100.000 tickets de bus ou de parking dans le cadre de l’opération « J’ai le ticket avec mon commerçant« , l’opération Ams’tram’grat (Lire le communiqué de presse ici), l’été 2011 verra la mise en place d’une fête dans différents quartiers de Dijon, Festitram, suivie d’une opération de fidélisation à la rentrée.

Dijon : 24 heures au paradis !

C’est officiel : pour la première fois de son histoire, le football dijonnais va goûter au bonheur de côtoyer les grosses pointures de la Ligue 1 ! Si l’objectif premier de la saison qui s’annonce reste le maintien, le président du Dijon football Côte-d’Or (DFCO), Bernard Gnecchi, ne cache pas son envie de voir ses ouailles jouer aux avant-gardes dans quelques années. En pariant sur la jeunesse, Dijon a abattu la carte de l’audace. Une attitude remarquée et récompensée en premier lieu par les supporters, qui se sont déplacés en masse vendredi 27 et samedi 28 mai 2011 dans les rues dijonnaises, histoire de saluer dignement leur équipe. des moments assez intenses de communion avec le public, en présence de l’international de Chelsea, Florent Malouda, le tout animé par Younousse Sankharé…

Côte-d’Or : Rendez-vous avec des motos de légende samedi 28 et dimanche 29 mai

Dans un communiqué reçu le 20 mai 2011, il est annoncé le rassemblement de Coupes Moto Légende au circuit Dijon-Prenois, en Côte-d’Or, les samedi 28 et dimanche 29 mai : « Avec près de 20.000 visiteurs chaque année, cette manifestation d’envergure internationale aura lieu sur le circuit de Dijon-Prenois les 28 et 29 mai et propose un voyage dans l’histoire de la moto » (Toutes les infos pratiques sur cet évènement dans notre Agenda ici).

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« Avec cette année pas moins de 8 champions du monde et 1.000 motos inscrites pour des démonstrations en piste, le spectacle devrait être au RDV !

Les visiteurs pourront par ailleurs profiter de l’expérience des quelques 300 exposants présents :

– Les clubs qui présentent leurs activités et exposent leurs plus belles machines
– Les professionnels qui vendent leurs produits
– Les constructeurs qui font découvrir leur gamme en proposant des essais
– Des groupes de presse spécialisés
– Une des plus grosse bourses d’échanges en Europe qui permet de dénicher la pièce rare.

De quoi passer un agréable moment dans une ambiance conviviale… »

Côte-d’Or : Votre week-end (idéal) de sorties !

Prendre un grand bol de hip-hop à Chenôve, parler d’anges à Montbard ou porter un toast à la liberté à Dijon : ce week-end en Côte-d’Or, impossible de trouver le temps de s’ennuyer ! dijOnscOpe a sélectionné les moments forts de ces deux jours de sorties, samedi 28 et dimanche 29 mai 2011…

  • Samedi 28 mai 2011

10h30 – Combattre pour les gibbons et les forêts d’Indonésie l En Indonésie, les jeunes gibbons sont prisés comme animaux de compagnie mais, à la maturité sexuelle – 7 ans -, l’animal devient agressif et est tué. Au moment de la capture, les parents sont eux-mêmes tués. Contrairement à l’orang-outan, il n’existait aucun programme de réhabilitation pour le gibbon à Bornéo et à Sumatra : c’est la mission qu’a lancé Chanée, fondateur de l’association Kalaweit… Egalement fervent combattant de la déforestation en Indonésie, il animera une rencontre samedi 28 mai à 10h30 au musée François Pompon de Saulieu, en Côte-d’Or.

14h – Porter un toast à la liberté l Depuis cinquante ans, Amnesty International se bat contre les atteintes portées aux droits humains grâce à la mobilisation d’hommes et de femmes de tous horizons qui, à travers le monde, œuvrent pour le respect, la défense et la promotion des droits humains. A l’occasion du 50ème anniversaire de l’association, le groupe de Dijon organise plusieurs animations place François Rude, samedi 28 mai 2011, de 14h à 17h, entre exposition, prison fictive, jeu pour les enfants et présentation du rapport 2011 sur la situation des droits humains… Clou de l’après-midi : un toast à la liberté dès 17h, avec le public en présence et à l’unisson avec tous les autres membres d’Amnesty répartis dans le monde…

15h – Rencontrer l’écrivain Claudine Vincenot l Fille de l’écrivain bourguignon Henri Vincenot, Claudine perpétue la tradition d’écriture de la famille par des nouvelles romancées autour de personnages de la région… Elle dédicacera son livre Petites histoires douces-amères samedi dès 15h à la librairie de la Fnac Dijon.

16h – Prendre le goûter au son du violon l Fidèle à sa tradition de découverte des artistes en petit comité, l’Opéra Dijon propose samedi à 16h un goûter en compagnie de quelques musiciens de l’ensemble Gli Incogniti, qui présentera le lendemain un programme autour de Rosenmüller… L’occasion de découvrir en avant-première, dans le foyer du Grand théâtre, ce compositeur violoniste incontournable de la fin du XVIIe siècle…

20h – Figure 2 Style se met au jazz ! l Figure 2 Style est probablement la bande de danse hip-hop la plus active active et talentueuse de Dijon. Pour le festival Air de rue, elle a créé le spectacle Jazz on the Park, métissage de l’ambiance jazz du début du vingtième siècle et des prouesses de la danse hip-hop… Entre sens du feeling, syncopes et expression individuelle, le spectacle « s’inspire du clip Smooth Criminal de Michael Jackson, lui même faisant référence à la comédie musicale The Band Wagon interprétée par Fred Astaire« , précise le programme. A découvrir dès 20h à l’Hôtel de ville de Chenôve, dans le Grand Dijon.

20h – Faire un tour d’Europe du clavecin l « Pierre Hantaï est sans doute le claveciniste français parmi les plus doués de sa génération : découvrez sa grande maîtrise et son engagement dans un programme en forme de mosaïque de la musique européenne des XVIe et XVIIe siècles » : dans cette courte phrase de programme de l’Opéra Dijon, tout est dit ! Si ce n’est que le spectacle aura lieu à 20h au Grand théâtre de Dijon, autour des oeuvres de l’Italien Girolamo Frescobaldi, de l’Anglais William Byrd, de l’Allemand Johann Jakob Froberger ou encore le Français Couperin…

20h – Rêver avec les chevaux l Création spéciale pour le festival Théâtre en mai du Théâtre Dijon Bourgogne, la pièce À quoi rêvent les chevaux la nuit pour être si peureux le jour ? est avant tout une prouesse de mise en scène. Après un voyage en navette de Dijon à Saussy, en Côte-d’Or, om le spectacle a déjà commencé, l’aventure continue au coeur du manège historique de la commune, où les chevaux font partie intégrante de la pièce…  « Ce ne sera pas du théâtre pur, plutôt un voyage onirique dans des univers différents, passant des auteurs contemporains aux classiques comme Georges Feydeau, Guy de Maupassant, tout en s’invitant au coeur des mythologies urbaines d’aujourd’hui. Tout cela placé sous le signe de Pégase, animal psychopompe, transporteur d’âmes », promet la Compagnie des Gens, à l’origine de cette création. Une pièce à découvrir samedi en partance du Parvis-saint-Jean à 19h…

21h – Prendre un grand bol d’Amérique latine l Deux voyages pour le prix d’un en Colombie, ça vous tente ? Dès 21h, la Péniche Cancale invite en effet le collectif franco-colombien Cumbia Rockers Sound System, composé d’artistes issus notamment d’Assassin pour un mix entre musiques latines et hip-hop ; et Buena Vibra, entre samba, salsa et tambours colombiens…

  • Dimanche 29 mai 2011

15h – Découvrir Rosenmüller, compositeur oublié l L’ensemble classique Gli Incogniti se donne un objectif : faire découvrir au public les compositeurs oubliés. Entre recherches musicologiques et concerts, l’ensemble écume l’Europe et fera escale dimanche à 15h au Grand Théâtre de Dijon pour une découverte de Johann Rosenmüller, compositeur allemand dont certains passages ont été repris par Bach pour sa Cantate n° 27 BWV 27…

15h30 – Tout savoir sur l’ange dans les religions monothéistes l Dans le cadre du Festival de curiosités de Montbard, en Côte-d’Or, le père Eric Ardiet, curé de Montbard, a invité un moine de l’abbaye de la Pierre qui Vire pour aborder l’existence de l’ange dans les religions monothéistes. A écouter – et débattre – dès 15h30 à l’école Buffon.

17h30 – Rire belge l « Trois performers joyeux et déjantés vous invitent à découvrir quelques spécialités belges, de la bataille de Waterloo à la bière d’Orval en passant par la fameuse couque de Dinant, accompagnées par des instruments faits maison » : à 17h30, la Péniche Cancale promet quelques éclats de rire avant de reprendre la semaine…

Football : Dijon, rouge de bonheur !

Il est un peu plus de 2h du matin, samedi 28 mai 2011, quand les joueurs du Dijon football Côte-d’Or (DFCO) posent les pieds sur le tarmac de l’aéroport Dijon-Longvic. Derrière eux : une rencontre contre Angers qui ne restera pas dans les annales ; devant eux : l’élite, une accession en Ligue 1. Ivres de joie depuis la fin du match, qui a entériné la montée du DFCO, les supporters ont arrosé de leurs chants le centre-ville de Dijon avant de laisser place aux festivités…

Un week-end en rouge !

Si lors de la première journée de championnat, Dijon avait été accroché par Angers en concédant un nul (0-0), le sort s’est acharné sur les joueurs du DFCO cette fois-ci. Pour cette dernière journée, vendredi 27 mai 2011, ils se sont inclinés 1-0, souffrant même durant une bonne partie du match. Une défaite qui est d’ores et déjà occultée par l’euphorie de la montée en Ligue 1 et du derby qui s’annonce contre Auxerre ! Lors de la première période, les Rouges ont ainsi encaissé un but sur une tête de Claudiu Keseru (1-0, 27ème) ; puis ils n’ont pas trouvé de solutions malgré un sursaut d’orgueil en seconde période. Qu’importe ! Avant même le coup de sifflet final, le staff dijonnais laisse exploser sa joie, dévoilant un t-shirt spécial Ligue 1, préambule d’un week-end qui s’annonce des plus festifs en présence notamment de Florent Malouda, international de Chealsea (En savoir plus ici sur la parade en hommage du DFCO organisée à Dijon samedi 28 mai 2011).

450 supporters avaient fait le déplacement jusqu’à Angers pour porter les couleurs du DFCO. A Dijon, plusieurs centaines de personnes s’étaient donné rendez-vous au palais des sports pour la retransmission du match sur écran géant. Jouant pleinement leur rôle de douzième homme, ils ont déambulé dans les rues de la ville. Pour la première fois de son histoire, sept ans après son accession en Ligue 2, Patrice Carteron a réussi une mission que beaucoup qualifiaient encore d’impossible il y a quelques mois. Aux côtés d’Evian-Thonon-Gaillard et de l’AC Ajaccio, le DFCO ira affronter les plus grands tels le LOSC de Rudy Garcia, ancien entraineur du DFCO à qui on doit la montée en L2. Ce dernier a signé cette année un très beau parcours avec Lille en remportant la Coupe de France et le championnat !

Du beau spectacle en perspective…

Dijon : Faites connaissance avec vos voisins vendredi 27 mai !

Dans un communiqué reçu mardi 03 mai 2011, la mairie de Dijon annonce que la Fête des voisins aura lieu vendredi 27 mai 2011 à partir de 19h. Pour sa part, Orvitis fait part de son soutien à la manifestation par un autre communiqué.

Pour en savoir plus, lire les communiqués ci-dessous.

  • Communiqué de la ville de Dijon

« La fête des voisins – Immeubles en fete – le vendredi 27 mai 2011

La ville de Dijon vous informe que la 12ème édition de «La fête des voisins – Immeubles en fête» se déroulera à Dijon comme dans près de 590 villes françaises et européennes le vendredi 27 mai 2011 à partir de 19h.

Un rendez-vous national, européen et convivial pour lequel tous les Dijonnais – voisins d’étage, de rue, de quartier – sont invités à la rencontre, l’échange et le partage.

Dans votre maison, votre appartement, votre jardin, dans un hall, une cour, un parc, ou dans la rue, instaurez de nouvelles solidarités avec vos voisins dans un esprit de fête. 

Comme chaque année, la ville mettra à disposition – au gré de vos réservations et dans la limite de ses possibilités – t-shirts, ballons, affiches, flyers, tables, bancs et chaises.

Des barrières pourront vous être prêtées pour sécuriser, si besoin, votre emplacement de repas« .

  • Communiqué d’Orvitis

« 27 mai 2011 de 18h30 à 21h00 : Faire la Fête entre Voisins-Locataires

Orvitis reste fidèle à Immeubles en Fête, manifestation nationale placée sous le signe du lien social et de la convivialité. Pour cette 11ème édition, une fois n’est pas coutume, rendez-vous a été donné à plus de 2 000 familles de locataires au cœur de 5 quartiers sur 5 communes en Côte-d’Or

Le principe est toujours aussi simple : chacun prépare et amène « un petit quelque chose » à partager (salade, gâteaux, boissons…). Si le temps est au rendez-vous, la rencontre se déroule en plein air.

– Dijon : Quartier Fontaine d’Ouche – 2 au 16, allée de Beauce – Rendez-vous entre les entrées 2 et 4.

– Beaune : Rues des Noisetiers, des Prévoles et des Levées – sur le site du Jardin Partagé, rue des Noisetiers.

– Montbard : Quartiers Voltaire, Anatole France, Buffon et Jamet Thiard. Rendez-vous au Square Voltaire.

– Vitteaux : Rendez-vous rue de la Chapelle Sainte-Anne, pour les résidants des Lotissements Sainte-Anne et Saint-Vincent.

La Fête se poursuit le 6 juin à Pouilly-en-Auxois, rue Emile Zola. L’inauguration de la première résidence BBC de 20 appartements sera l’occasion, pour ses familles nouvellement arrivées, d’échanger et faire connaissance avec l’ensemble des résidants« .