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Bourgogne : Devenez micro-entrepreneur avec le microcrédit, du 07 au 11 juin

Dans un communiqué reçu le 18 mai 2011, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) annonce la Semaine du Microcrédit©, qui aura lieu du 07 au 11 juin 2011 dans toute la France : « Dans ce cadre, l’Adie propose une rencontre entre porteurs de projets de création d’activité et entrepreneurs déjà installés. Dans la région Bourgogne, des journées portes ouvertes sont organisées dans les antennes Adie de Chenôve (21), Chalon-sur-Saône (71), Saint-Denis-lès-Sens (89), Montchanin (71) ; de l’information sur l’offre Adie : microcrédit et accompagnement à la création d’entreprise ; des témoignages de micro-entrepreneurs soutenus par l’Adie ». 

« Une semaine pour faire connaître le microcrédit au plus grand nombre

Créée à l’occasion de l’Année Internationale du Microcrédit en 2005, la Semaine du Microcrédit© organisée chaque année par l’Adie, vise à démontrer que le microcrédit est un outil adapté pour lutter contre le chômage et l’exclusion sociale, à informer sur l’offre d’accompagnement proposée par l’Adie aux créateurs d’entreprise, à encourager les porteurs de projet à passer à l’action et à déposer leur projet, et à sensibiliser l’opinion publique, les décideurs politiques, économiques et sociaux à l’entrepreneuriat populaire.

En seulement cinq jours, la Semaine du Microcrédit© 2010 a permis à près de 40 000 personnes à travers la France, de s’informer sur le microcrédit et 7 500 d’entre elles ont fait part à l’Adie de leur volonté d’obtenir un microcrédit pour créer leur propre activité.

> L’édition 2011 se tiendra du 7 au 11 juin. En Bourgogne, elle se caractérisera par : 

– Une présence en centre-ville de Chenôve (galerie du centre commercial Saint Exupéry) toute la semaine pour recevoir et discuter avec des porteurs de projets
– Une journée portes ouvertes à l’antenne Adie de Chenôve en Côte d’Or (9 rue Edouard Herriot) le jeudi 9 juin de 14 à 17h
– Une journée portes ouvertes à l’antenne Adie de Chalon sur Saône (5 Boulevard de la République) le jeudi 9 juin de 14 à 17h
– Une journée portes ouvertes à l’antenne Adie de Saint Denis les Sens (Galerie Commercial E. Leclerc Saint Denis les Sens) le mercredi 8 juin de 14 à 17h
– Un atelier collectif sur la création d’entreprise et les services de l’Adie le vendredi 10 juin de 9 H à 11 H à l’Espace Tuilerie de Montchanin (12 rue Lamartine)
– Une journée portes ouvertes dans les bureaux de l’Adie à Montchanin (Espace Tuilerie 12 rue Lamartine) le vendredi 10 juin de 14 à 17h

A l’occasion de la 7e édition de la Semaine du Microcrédit© , Jean Yves GERMON, responsable crédit vous donne rendez-vous le lundi 6 juin à 17 H dans le local de l’Adie à Chenôve (9 rue Edouard Herriot), pour une rencontre entre porteurs de projets et de micro-entrepreneurs financés par l’Adie. 

A propos de l’Adie 

Fondée en 1989 par Maria Nowak, l’Adie est une association reconnue d’utilité publique qui aide les personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique à créer leur entreprise, et donc leur emploi, grâce au microcrédit. L’Adie accompagne par ailleurs les porteurs de projet afin de les soutenir en amont et en aval du lancement de leur micro-entreprise. Elle est présidée par Catherine Barbaroux.

Avec 130 antennes et 190 permanences, l’Adie couvre tout le territoire français. Plus de 450 salariés sont à l’écoute des créateurs d’entreprises, aidés par plus de 1700 bénévoles disposant de compétences variées (gestion, appui administratif, développement commercial, marketing, insertion bancaire, etc…). Depuis sa création, l’Adie a financé près de 96 000 microcrédits, générant plus de 95 500 emplois, avec un taux de pérénnité après deux ans de 68 % et un taux d’insertion des personnes financées après deux ans de 79 %. En 2010, l’Adie a délivré 12 000 prêts sur toute la France, dont près de 200 en Bourgogne et a permis la création de plus de 250 emplois sur le territoire. 

infOs pratiques

Adie : 9 rue Edouard Herriot- 21300 Chenôve
N° vert 0800 800 566 begin_of_the_skype_highlighting              0800 800 566      end_of_the_skype_highlighting / site internet : http://www.adie.org »

Auxonne (21) : La ville s’ouvre sur la Saône

Si les travaux du barrage en aval d’Auxonne, en Côte-d’Or, touchent bientôt à leur fin, son port créé de toutes pièces fait déjà le plein ! Au pied de la citadelle fortifiée par Vauban, 112.000 m3 de terre ont été évacués pour construire depuis rien un nouvel espace d’accueil destiné aux plaisanciers et bateliers empruntant le principal affluent du Rhône. 150 emplacements pour des embarcations de 6 à 38 mètres ont ainsi vu le jour grâce à un projet qui occupait l’esprit des autorités auxonnaises depuis 1995…

A l’abordage (enfin) !

Le cadre est prestigieux et le projet un peu fou : créer de toutes pièces un port là où il y a un peu plus d’un an ne s’étendait qu’une vaste zone humide et boisée. Aux confins des remparts, témoins de la position frontalière qu’a occupée la ville entre 1493 et 1678, l’espace portuaire se veut être en pointe. À quelques kilomètres, Saint-Jean-de-Losne, situé entre la Saône et le canal de Bourgogne, est le deuxième port fluvial de plaisance de France. Fort de 350 anneaux, il fait déjà le plein et sature. Dès lors, il est dommage de laisser partir les plaisanciers, consommateurs et touristes potentiels, d’autant plus dans une ville qui bénéficie actuellement d’un regain d’attractivité et de vitalité de par sa proximité avec l’agglomération dijonnaise ! Pourtant, le projet remonte déjà à seize ans.

En 1995, la municipalité, dirigée par Camilles Deschamps, étudie la possibilité de se doter d’un port. Deuxième axe fluvial en terme de trafic après le canal du midi, le potentiel est très important et restait jusqu’à alors très peu exploité. Il faudra cependant attendre 2006 pour que la situation se débloque totalement : lors de la révision générale du Plan local d’urbanisme, le zonage « AU1 Port » est arrêté et en 2009, un partenariat est signé entre la société H2O, qui gère déjà le port de Saint-Jean-de-Losne et la ville d’Auxonne qui a alors changé de bord politique. Pour Raoul Langlois, l’actuel maire, ce projet est cependant la consécration d’un travail d’équipe : « En mars 2008, alors que nous étions encore en campagne, nous avons noué les premiers contacts », lance-t-il avant de rendre hommage à son prédécesseur.

Des contraintes naturelles à surpasser

Au rythme des intempéries, les travaux de terrassement s’engagent en juin 2010 pour faire naitre ce qui sera, aux dires des entrepreneurs, « le plus beau port intérieur de France ». Des trois hectares cédés par la commune, il faudra extraire 112.000 m3 de terre ! Un chantier titanesque qui nécessite en tout 15.000 allers/retours d’engins avec la promesse d’une profondeur de 2,20 mètres. La société H2O investit ainsi 2 millions d’euros financés à hauteur de 30% par le conseil général de Côte-d’Or, le conseil régional de Bourgogne et le Fonds européen de développement régional (Feder). La ville d’Auxonne apporte sa pierre à l’édifice à travers l’aménagement de la voirie et la gestion des flux en eau et électricité.

Un investissement que chacune des personnalités présentes pour l’inauguration de ce nouvel outil, samedi 04 juin 2011, n’ont pas manqué de souligner. Difficile alors de dire si les spectateurs présents écoutent plus les discours des dirigeants ou admirent l’Espérance de Saint-Coin, une troupe au regard décalé, reprenant à leur gré les codes des harmonies municipales et n’hésitant pas à s’allonger au sol devant la durée des discours ! « Vous ne vous coucherez pas », interpelle avant son discours le maire de la ville avant de revenir sur les différents écueils qui ont marqué la réalisation : « Il a fallu réviser le plan local d’urbanisme, mais surtout trouver une compensation pour les zones humides détruites. On y trouvait en effet des moustiques engendrant la classification en zone Natura 2000 pour la présence d’une colonie de chauves-souris ».

Une mane touristique sous-exploitée

Autant de difficultés qui n’ont pas arrêté le maire qui explique que « cette volonté d’ouvrir le port lui était chevillée au corps ». Le 13 septembre 2010, une première brèche est ouverte dans la digue pour la mise en eau. Après négociation avec Voies navigables de France (VNF) qui est le seul à pouvoir attribuer ou non une ouverture sur un cours d’eau, la mise en eau s’est faite de façon progressive pour ne pas dérégler le débit de la Saône. Le lendemain, le port était rempli, il ne manquait plus qu’à creuser l’ouverture au moyen de pelles équipées de GPS pour garantir une profondeur suffisante.

« Nous voulions créer quelque chose d’exceptionnel dans un cadre qui l’est tout autant », rappelle Max Gérard, cogérant de la société H2O, « ce que je vois aujourd’hui est un très bon début ». Le port devrait en effet se développer encore avec la création d’une capitainerie, mais est surtout aujourd’hui un nouveau gisement touristique : « Le port est déjà totalement accepté et intégré par la population. C’est une ville chargée d’histoire pour les touristes et cette date est historique, c’est le début d’une nouvelle histoire d’amour entre Auxonne et son port ! ».

Et, derrière son nom de Port-Royal, se cache un nouvel hommage à l’histoire et plus précisément à la porte nord de la ville co-réalisée par le comte d’Apremont, chargé de fortifié la ville en 1673 puis par Vauban en 1699. « Durant le chantier poursuit Max Gérard, j’avais l’impression d’être dans un gigantesque bac à sable dont le creusement consistait à réaliser un énorme mécanno » ! Pour l’adjoint au maire d’Auxonne, Claude Lapostolle, ce projet qu’il attendait depuis 1995 est la première pierre du développement touristique de la ville : « Nous avons ici un outil touristique de premier choix qui a souvent été sous-exploité ». Tirant son nom de la déesse celtique de l’eau, Assona, Auxonne renoue avec son passé…

Aéroport Dijon Bourgogne : La ligne Dijon-Southampton prend son envol dès lundi 06 juin

Dans un communiqué reçu vendredi 03 juin 2011, la compagnie d’aviation Eastern Airways annonce la mise en place d’une nouvelle ligne Southampton-Dijon pour sa clientèle bourguignonne, à compter du lundi 06 juin.

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Eastern Airways lance Southampton-Dijon
 
Eastern Airways lance un nouveau vol Dijon-Southampton lundi 6 juin 2011. Ce nouveau service d’Eastern Airways fait partie de la stratégie de développement de la compagnie régionale britannique depuis sa base française de Dijon, au départ de laquelle elle a construit, depuis septembre 2010, un réseau de liaisons transversales vers Bordeaux, Toulouse et Nantes.
 
Un Jetstream 41 de 29 places, opérera ce service d’été trois fois par semaine, les lundis, vendredis et dimanches. Pour sa clientèle bourguignonne, ce nouveau vol permettra de rejoindre le sud-ouest de l’Angleterre ainsi que Londres, relié à l’aéroport de Southampton par un service ferroviaire direct d’une heure jusqu’à la gare de Waterloo, au cœur de la capitale britannique. Cette liaison offre aussi une connexion directe avec le réseau domestique d’Eastern Airways, qui propose des vols réguliers au départ de Southampton depuis huit ans, vers Aberdeen, Durham Tees Valley, Leeds Bradford et Liverpool.
 
Les prix du billet débutent à 85 euros l’aller simple, taxes comprises, et les billets peuvent être réservés sur le site web http://www.easternairways.fr , ou en agences de voyages.
 
Les lundis, le vol décollera de Dijon à 11h30 pour arriver à Southampton à 12h20 heure locale. Le vol du retour repartira de Southampton à 12h50, pour arriver à Dijon à 15h40 heure locale.
 
Les vols du vendredi partiront de Dijon à 12h30 pour un atterrissage prévu à 13h20 heure locale, et repartiront de Southampton à 13h50, pour atteindre Dijon à 16h40.
 
Enfin le dimanche, le décollage est prévu à 12h20 depuis Dijon pour rejoindre Southampton à 13h10 heure locale. Le service quittera Southampton à 13h40, pour une arrivée prévue à Dijon à 16h30.
 
Kay Ryan, directeur commercial d’Eastern Airways, déclare : “Offrir une liaison vers le sud de la Grande-Bretagne a toujours fait partie de nos plans de développement pour Dijon, et Southampton est la porte d’entrée idéale pour les voyageurs d’affaires et les touristes voyageant entre les deux régions. Les clients venant de Dijon pourront ainsi continuer vers une des nombreuses destinations proposées par le réseau britannique d’Eastern Airways”. 
 
“Nous sommes absolument ravis qu’Eastern Airways ait commencé cette nouvelle route entre Dijon et Southampton pour l’été. C’est la première liaison aérienne jamais établie entre les deux villes, et la seule offre internationale au départ de Dijon,”, estime Jean-François Damongeot, directeur de la CCI Côte d’Or et responsable de l’aéroport Dijon Bourgogne.
 
Les étudiants sont les autres grands gagnants de cette nouvelle liaison, grâce à l’accord de partenariat signé, fin mars dernier, entre l’ESC Bourgogne (Ecole Supérieure de Commerce) et l’Oxford Brookes University Business School. L’aéroport de Southampton étant relié par une liaison ferroviaire directe d’une heure avec Oxford, nul doute que les étudiants et les chercheurs des deux prestigieuses écoles emprunteront cette nouvelle ligne d’Eastern Airways.
 
Tous les passagers d’Eastern Airways voyageant depuis Southampton bénéficieront d’un accès dédié, permettant d’éviter les files d’attente des contrôles de sécurité. A l’embarquement, les passagers seront chaleureusement accueillis par un équipage offrant un service efficace, avec des boissons chaudes et froides et des snacks gratuits. Aucun coût supplémentaire ne sera demandé pour l’enregistrement, les bagages à mains ou le choix des sièges, Eastern Airways offrant un service tout inclus.
 
Créée en 1997, Eastern Airways a initialement construit un réseau de vols réguliers autour de l’industrie offshore de la mer du Nord, avec des vols vers la côte est d’Angleterre jusqu’à Aberdeen. La compagnie aérienne exploite maintenant plus de vols au départ d’Aberdeen que tout autre transporteur, et possède d’autres bases-clés à Newcastle et Southampton. Les services intérieurs à travers le pays comprennent également Newcastle-Cardiff, Liverpool-Aberdeen et Southampton-Leeds Bradford. La compagnie aérienne offre aussi des services norvégiens, vers Stavanger et Bergen, en Norvège, au départ de Newcastle et Aberdeen. La compagnie est le second transporteur régional en Grande-Bretagne, avec une flotte de 30 appareils opérant depuis 22 aéroports au Royaume-Uni, en Irlande, en Norvège et en France. »

Grand Dijon : Les ambulanciers en ont ras-le-bol !

Dans le Grand Dijon, se rendre au cinéma en taxi ira toujours plus vite qu’aller à l’hôpital en ambulance. Pourquoi ? Car cette dernière, en cas de transport non-urgent, n’a pas le droit d’emprunter les voies de bus. A l’heure où les travaux du tramway transforment en profondeur le plan de déplacement à Dijon, les ambulanciers accumulent les retards et tirent la sonnette d’alarme. Selon Stéphane Combe, président de l’Association des transports sanitaires urgents de Côte-d’Or (Atsu 21), « une simple décision de la municipalité pourrait changer la vie des patients »…

Ambulances verbalisées : le monde à l’envers ?

Pour tous les modes de déplacement, le Grand Dijon a connu un avant-tramway et un après-tramway. Du côté des transports sanitaires, la situation s’est aggravée, déjà difficile à cause d’un blocage juridique empêchant les ambulances d’emprunter les voies de bus. « La problématique de l’accès aux voies de bus existe depuis plusieurs années pour les ambulanciers : jamais nous n’avons pu nous rendre dans les rues de la Liberté, du Chapeau Rouge, où exercent pourtant un neurologue et un ophtalmologue… », témoigne Stéphane Combe, gérant de l’entreprise d’ambulances et de transports sanitaires La Parisienne-Jussieu, également président de l’Association des transports sanitaires d’urgence de Côte-d’Or (Atsu 21). Les travaux du tramway ont aggravé le problème. « Un transport qui prenait trente minutes dure 45 minutes aujourd’hui. Globalement, nos missions s’enchaînent les unes après les autres avec un quart d’heure de plus à chaque trajet… Le patient, le médecin et les cabinets ne sont pas satisfaits. La qualité de service que l’on est en droit d’offrir à la personne malade se dégrade fortement », regrette-t-il. Accès bloqués, voies rapides interdites, patients mécontents : les ambulanciers tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme.

Où se situe le vide juridique ? « Pour les transports urgents que nous transfère le Samu 21, tout va bien. Mais ils ne représentent que 10% de notre activité, soit environ 25 trajets par jour et par entreprise », témoigne Stéphane Combe. Dans ce cas, l’utilisation du gyrophare et des voies de bus est permise. Et pour les deux cents trajets non-urgents effectués par chaque société privée au quotidien ? Les embouteillages sont de mise. « Il peut s’agir d’une habitante de la Fontaine d’Ouche qui doit être dialysée trois fois par semaine à la clinique de Talant ; de quelqu’un qui vit à Talant et va consulter son cardiologue en ville ; ou encore d’un patient hospitalisé sur avis médical, que l’on accompagne sur son lieu de soins », énumère Stéphane Combe. Et de résumer : « Une personne âgée qui habite à Saint-Apollinaire et veut aller au cinéma en taxi va arriver à l’heure grâce à la circulation rue de la Liberté ; et cette même personne qui devra se faire dialyser à la clinique Drevon de Dijon devra attendre la fin des embouteillages dans les voies générales… Vous savez, quand nous sommes bloqués dans la circulation et qu’on voit les taxis foncer dans les voies de bus, ça énerve ».

Problème : si les ambulances utilisent les voies réservées en cas de non-urgence, elles sont verbalisées. « Les transports en commun, les taxis et les transports de fonds peuvent circuler sur les voies de bus mais le Code des collectivités territoriales ne prévoit pas nos véhicules dans la liste… Cela a conduit, en novembre 2010 par exemple, à des journées où nous récoltions près de dix amendes par jour ! », livre Stéphane Combe. A première vue, la situation semble problématique : pourquoi un service public – par délégation – serait-il empêché de fonctionner par l’autorité publique ?

La mairie « ne veut pas pénaliser la circulation des bus »

Du côté de la mairie, la réponse est simple : « La circulation des bus est déjà fortement perturbée à cause des travaux du tramway et nous ne voulons pas surcharger leurs voies davantage », explique André Gervais, adjoint au maire de Dijon délégué à l’équipement urbain, à la circulation et aux déplacements. Si la priorité est donc de ne pas retrouver les bus en fin de file, quid de la circulation des taxis, dont on pourrait penser qu’ils sont moins urgents qu’un transport de patient ? « Le taxi fait partie de la chaîne des déplacements, voilà pourquoi il peut utiliser ces voies », élude-t-il. Avant de préciser : « Contrairement aux véhicules sanitaires, qui facturent leurs déplacements au kilomètre parcouru, les taxis sont rémunérés également sur la durée du trajet : voilà pourquoi la question de la vitesse est importante pour les usagers ».

A Paris, la question est réglée depuis longtemps. Au cours de la séance du Sénat du mardi 09 mai 2006, consacrée aux questions orales sans débat, le sénateur PS Roger Madec a interrogé le gouvernement sur les difficultés rencontrées par les ambulanciers dans l’accomplissement de leurs missions à Paris, remarquant que « les couloirs de bus n’étaient qu’exceptionnellement autorisés pour les ambulances privées » (Lire ici CarrefourSénat.fr). Dominique Perben, alors ministre des Transports et de l’Équipement, avait alors jugé cette situation peu satisfaisante et s’était prononcé pour une évolution des règles, « afin de permettre le passage des ambulances dans les couloirs de bus ». La meilleure solution consistait, selon lui, à modifier l’article L2213 du Code général des collectivités territoriales, qui donne au maire le pouvoir d’autoriser la circulation de certains véhicules dans les voies réservées au transport public. Aujourd’hui, des villes comme Paris, Rennes ou Nantes ont facilité l’accès des ambulances aux couloirs de bus.

A Dijon, « la municipalité n’est pas contre le principe », note André Gervais. Et de citer l’exemple du passage du Parc à Dijon, ouvert le 06 mai 2011 à la circulation des ambulances. « A cet endroit, la circulation des ambulances ne perturbe pas celle des bus et nous avons donc pu faire un geste », explique-t-il. « Un geste notoirement insuffisant », relève Stéphane Combe, qui estime que « cinquante mètres de voie sur vingt kilomètres ne nous calmerons pas ».

Et le service public dans tout ça ?

Au mois de décembre 2010, les ambulanciers de Côte-d’Or rencontraient André Gervais pour exposer leurs problèmes. « Il nous a fait remarquer que nous n’avions qu’à partir plus tôt pour ne pas être en retard dans nos trajets ! », témoigne Stéphane Combe. Pour ce gérant d’entreprise, toutefois, l’humour a ses limites. « Nous attendons de vraies réponses. Il s’agit ici d’un service public par délégation, ce qui veut dire que notre cœur de métier est dirigé vers les citoyens ! Nous ne nous battons pas pour faire plus de profits mais bien pour rendre un meilleur service aux habitants du Grand Dijon. Et le seul blocage que nous rencontrons aujourd’hui vient des autorités publiques, qui ont le pouvoir de faire changer les choses. La mairie accueillait une conférence sur le courage il y a peu (Lire ici notre article sur le sujet) : et bien qu’elle en ait, du courage ! ». Et de préciser : « Nous savons que ces conditions de transport vont s’installer dans le temps pour les trente ou quarante prochaines années. Il faut donc que les personnes en responsabilité trouvent une solution qui nous permette de travailler et de rendre un service correct ».

Le dialogue de sourds risque pourtant d’être long. En effet, si l’Atsu 21 demande que « la législation soit remise en conformité avant l’été » au risque « d’opérations musclées de grèves et de blocages dès la rentrée 2011 », André Gervais assure qu’il faudra attendre « la fin des travaux et la révision du plan de déplacement » avant que les choses évoluent… En attendant ? « Un délai de transport, même d’un quart d’heure, peut se révéler très dangereux pour les patients. Par exemple, si nous prenons du retard pour arriver sur un lieu de soins où a été diagnostiquée une embolie pulmonaire, la question des couloirs de bus prend tout de suite un autre sens », conclut Stéphane Combe. Difficile, dans ce contexte, de deviner à profitera vraiment ce status quo

Grand Dijon : 11% des habitants en situation de précarité !

Après les études effectuées sur les agglomérations de Saône-et-Loire en 2008, de l’Yonne et de la Nièvre en 2009, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de Bourgogne ont présenté, mardi 31 mai 2011, leur dernière analyse, intitulée :  »Regards sur les quartiers du Grand Dijon ». Objectif de cette étude remise aux politiques locaux ? Leur donner les éléments concrets permettant la mise en place de politiques publiques cohérentes, améliorant notamment la mixité sociale sur le territoire du Grand Dijon…

93 quartiers analysés…

L’analyse porte sur 93 quartiers de neuf communes : Dijon, Chenôve, Talant, Quetigny, Chevigny-Saint-Sauveur, Longvic, Saint-Apollinaire, Fontaine-lès-Dijon, Marsannay-la-Côte. Ils regroupent 227.000 habitants, soit 93% de la population de la communauté d’agglomération du Grand Dijon. Sur l’ensemble du territoire, le nombre d’habitants est en légère hausse : +0,1% par an, soit 130 habitants de plus par an. Chenôve, Perrigny-lès-Dijon et Neuilly-lès-Dijon perdent des habitants, contrairement à Plombières-lès-Dijon, Ouges, Crimolois, Saint-Apollinaire, Magny-sur-Tille et Bressey-sur-Tille, qui marquent la hausse la plus élevée.

 »Chenôve perd de la population depuis le dernier recensement en 1999. Il s’agit d’une zone urbaine sensible. À Dijon, les quartiers qui gagnent des habitants sont ceux du Nord de la ville, à proximité de la Toison d’Or. La baisse de la population est remarquée dans les quartiers Montchapet et Victor Hugo », explique Christine Lecrenais, chef de projet d’action régionale de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) de Bourgogne. Cinq quartiers sont définis comme cibles prioritaires de la politique du Grand Dijon : le Mail à Chenôve, le Belvédère à Talant, les Grésilles et la Fontaine d’Ouche à Dijon, et le centre-ville de Quetigny.

6 « profils » détectés…

Sur les neufs principales communes analysées, six profils socio-démographiques de quartiers ont ainsi été détectés : les quartiers des classes supérieurs, des retraités, des actifs salariés et des plus âgés, mais aussi les quartiers précaires et les quartiers intermédiaires-étudiants.

Par rapport à la catégorie sociale de la population active, les cadres et les catégories intermédiaires résident majoritairement dans le secteur Nord-Ouest, à Fontaine-lès-Dijon, au quartier Victor Hugo, à Montchapet, au centre-ville de Dijon, sans oublier les abords de l’université. Les employés et ouvriers occupent majoritairement les quartiers de la Fontaine d’Ouche et des Grésilles, à Dijon, ainsi que les villes de Chenôve, Longvic, Quetigny et Chevigny-Saint-Sauveur.

Au centre-ville de Dijon, dominent les logements collectifs en location. À côté du centre, se situent majoritairement les logements collectifs en propriété. Les communes autour de Dijon se caractérisent par des logements individuels en propriété. Les quartiers de la Fontaine d’Ouche et des Grésilles à Dijon, les quartiers du Mail à Chenôve et Belvédère à Talant représentent le plus grand nombre de logements sociaux.

18% de la population vit dans des quartiers aisés

Quels sont les quartiers les plus riches de l’agglomération ? Les secteurs Darcy, Victor Hugo, Montchapet, Jouvence, le secteur des allées du Parc, Champmaillot et le quartier Montagne Sainte-Anne à Dijon, Saverney à Fontaine-lès-Dijon, Montoillots-Logis-de-France à Talant, Champagne-Haute à Marsannay-la-Côte et Nord-Village à Saint-Apollinaire. Ces quartiers accueillent d’avantage de cadres et de chefs d’entreprises, soit 18% de la population du Grand Dijon. Leur revenu est supérieur à celui de l’ensemble des neuf principales communes et s’élève à 23.100 euros par an en moyenne. Les propriétaires de l’ensemble des logements représentent 57% des ménages. Les logement sociaux sont rares – 3% – et le taux de couverture des Caisses d’Allocations Familiales (Caf) et le taux de dépendance financière sont les moins élevés.

6% de la population vit dans les quartiers de retraités

La deuxième catégorie regroupe six quartiers de retraités et de propriétaires avec une moyenne de revenus de 21.600 euros par an, soit 6% de la population. Un tiers des habitants sont des retraités ; 78% des habitants de cette catégorie sont propriétaires de leurs logements. Le parc immobilier consiste majoritairement en des maisons individuelles (67%). Ces quartiers de retraités se situent tous à proximité des quartiers des cadres et chefs d’entreprises. Il s’agit des Valendons à Dijon, Vieux-Village et Saint-Martin à Fontaine-lès-Dijon, Vieux-Talant-Clinique à Talant, Le Bourg à Marsannay-la-Côte et Sud-Village à Saint-Apollinaire. Les indicateurs de précarité sont parmi les moins élevés.

29% de la population vit dans des quartiers âgés

29 quartiers sont identifiés comme quartiers plus âgés et regroupent 29% de la population. Ces quartiers sont présents dans toutes les communes, à l’exception de Fontaine-lès-Dijon. À Dijon, ces quartiers correspondent aux anciens faubourgs. Leur revenu moyen est de 18.700 euros par an. Les personnes âgées de 75 ans ou plus y sont plus fréquentes que dans les autres groupes et représentent 14% de la population, contre 8% pour l’ensemble du territoire analysé. L’habitat de ces quartier est diversifié, ce groupe incluant sept quartiers ciblés par la politique de la ville : York, Tire-Pesseau et Champ-Perdrix à Dijon, Boris-Vian-Triolet et Prévert-Plein-Ciel à Talant, Place-Centrale-Quetignerots-Pré-Bourgeot à Quetigny, et Parc-Poussots-Pommerets à Longvic.

Les salariés majoritaires dans 22 quartiers

Les salariés actifs avec peu de retraités sont majoritaires dans 22 quartiers qui se situent autour de la place de la République, à proximité de la Toison d’Or et du centre-ville de Dijon. Le territoire proche du Canal de Bourgogne et du Port du Canal fait partie de cet ensemble, auquel il faut encore ajouter la majeure partie des quartiers de Chevigny-Saint-Sauveur, le quartier Majnoni à Fontaine-lès-Dijon, Bourg-Valentin-Prévots à Longvic et Atrias-Vieux-Village-Grand Chaignet à Quetigny. Ce groupe rassemble 22% de la population, dont le revenu moyen est de 18.900 euros par an. 51% de la population bénéficie des allocations Caf, mais la part des bénéficiaires de minima n’est pas plus forte. Il s’agit d’une population plutôt jeune : 22% des habitants ont moins de 18 ans. Le parc de logements est constitué à 82% d’appartements et l’habitat y est plus récent.

Et le centre-ville de Dijon ?

Une forte présence d’étudiants est remarquée dans dix quartiers appelés intermédiaires et hétérogènes. Ce profil se situe uniquement à Dijon, dans le centre-ville et à proximité de l’université, et regroupe 13% de la population. Un tiers des habitants de ce groupe sont étudiants, contre 13% pour l’ensemble. Leur revenu moyen est de 18.300 euros par an. Les cadres et chefs d’entreprises résident également d’avantage dans ces quartiers. Les personnes dont le revenu dépend à plus de 80% des allocations Caf sont moins présentes ainsi que les bénéficiaires de minima –  seulement 7% de la population.

 »L’analyse montre aussi que le centre-ville de Dijon n’a pas de caractéristiques particulières. Il s’agit d’un territoire où réside une population mixte. Nous avons beaucoup de jeunes et de personnes âgés qui habitent au centre-ville. Il s’agit d’un parc immobilier locatif où on trouve des logements de type collectifs avec une population mixte », explique Christine Lecrenais, chef de projet d’action régionale de l’Insee Bourgogne. Pouvons-nous dire alors que la mixité sociale est réussie au centre-ville de Dijon?  »Elle est assez développée », a conclu Georges Regnaud, directeur régional de la Dreal annonçant que la prochaine analyse aura lieu dans deux ans.

Treize quartiers et 11% des habitants en situation de précarité...

La dernière catégorie regroupe treize quartiers où la précarité est importante, soit 11% de la population. Il s’agit des quartiers situés dans les zones urbaines sensibles (Zus) et dont le revenu moyen est de seulement 10.800 euros par an. Le taux d’actifs est le plus faible ; la part des pensions et retraites est assez élevé – 23% – contrairement aux cadres – seulement 3% d’entre-eux résident dans ces quartiers. La part des bénéficiaires de minima sociaux et taux de couverture Caf est élevé. Le parc de logements est essentiellement composé d’appartements et d’habitats sociaux – 71% des résidences principales appartiennent à un organisme de type HLM et seulement 20% des ménages sont propriétaires de leur logement.

 »Le développement durable est toujours un compromis entre la protection de l’environnement, le développement économique et la politique sociale. Ce compromis peut se faire si celui qui en décide a une bonne compréhension de la situation d’aujourd’hui. Notre ambition est, après avoir établie un état des lieux, de mettre à jour cette analyse, à intervalle régulier, pour voir les effets que les  politiques ont mené sur ce territoire. Voir par exemple, s’ils ont augmenté les habitations à loyer modéré (HLM) dans les quartiers où il n’y en avait pas beaucoup. Avec cette analyse nous allons observer comment le paysage change », explique Georges Regnaud, directeur régional de la Dreal.

Bourgogne : Rendez-vous aux Jardins… et sur vos mobiles du 03 au 05 juin !

Dans un communiqué reçu mardi 24 mai 2011, la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) Bourgogne annonce les 9èmes Rendez-vous aux Jardins, qui se dérouleront le week-end du 03 au 05 juin, sur le thème des Jardins nourriciers : « 81 jardins seront ouverts de manière événementielle ces jours-là en Bourgogne, et figureront encore dans l’application Smartphone Click n’visit, née en Bourgogne l’an dernier et qui sera déclinée dans la plupart des régions de France ».

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous et le dossier de presse ci-joint. 

« Rendez-vous aux jardins 2011 

Du 4 au 6 juin prochains seront organisés les 9èmes « Rendez-vous aux jardins » : trois jours de visites et de découvertes des plus beaux jardins de Bourgogne pour tous les publics, sur le thème du « jardin nourricier ». En Bourgogne, 78 jardins sont ouverts pour l’occasion, parmi eux, 16 sont classés « Jardin remarquable ». Cette année, 12 jardins participeront pour la première fois aux Rendez-vous aux jardins et 12 jardins ouvriront à titre tout à fait exceptionnel. 

Par ailleurs, nombre d’entre-eux reverseront les bénéfices de leurs entrées à l’association « Jardins et santé », qui favorise la création de jardins à but thérapeutique dans les établissements hospitaliers et médico-sociaux. Le thème des Rendez-vous aux jardins 2011, « le jardin nourricier » permettra au public de prendre conscience du rôle important joué par les jardins dans les grandes aventures 

humaines. En effet, ces derniers nous nourrissent et participent aux enjeux contemporains de notre société en nous interrogeant sur ce que veut dire produire et consommer et nous questionnant sur la biodiversité cultivée et sur la sécurité alimentaire. 

Ainsi, les jardins de Bourgogne proposeront visites guidées, démonstrations de savoir-faire, expositions, jeux, ateliers pour les enfants et les adultes, dégustations afin de faire comprendre au public l’importance de toutes les actions en faveur de la connaissance, la protection, la conservation, la gestion des parcs et jardins. Cette année encore, le public pourra connaître la liste des jardins participant à l’opération sur 

l’application Click’N’Visit disponible sur Smartphone. Cette application, développée par l’agence Mobile en Bourgogne, sera disponible sur tout le territoire français. Les Rendez-vous aux jardins sont organisées par le ministère de la Culture et de la Communication, en collaboration étroite avec le Comité des parcs et jardins de France, la Demeure Historique, les Vieilles maisons Françaises et le Centre des monuments nationaux. 

GDF Suez, Moët Hennessy et l’Union nationale des entrepreneurs du paysage (UNEP) sont, comme pour les éditions précédentes, les mécènes de cette nouvelle édition des Rendez vous aux jardins. En Bourgogne, la délégation régionale GDF Suez est le partenaire fidèle depuis plusieurs années des Rendez-vous aux jardins. 

LES RENDEZ-VOUS AUX JARDINS EN BOURGOGNE 

81 jardins de toute la région participent aux « Rendez-vous aux jardins » édition 2011 (voir programme joint). Le programme est disponible sur : http://www.rendezvousauxjardins.culture.fr ainsi qu’une version imprimable sur le site de la DRAC, section « Rendez-voux aux Jardins » ; http://www.bourgogne.culture.gouv.fr. 

15 jardins participent pour la première fois aux Rendez-vous aux jardins : 

• Parc de la Préfecture de Nevers (58 Nevers) 
• Jardin de Cuy (58 Chougny) 
• Jardins de Thaveneau (58 Mouron-sur-Yonne) 
• Jardin biologique (58 Nevers) 
• Corbelin (58 La Chapelle-Saint-André) 
• Jardin de simples médecines (71 Tournus) 
• Le jardin de l’artiste (71 Saint-Didier-en-Brionnais) 
• À la Française (71 Mâcon) 
• Manoir de Val en Sel (89 Saint-Père-Sous-Vézelay) 
• Les jardins de Baloo (21 Villeneuve-sous-Charigny ) 
• Le jardin Japonais (21 Mussy-la-Fosse) 
• Les jardins du domaine Chandon de Briailles (21 Savigny-les-Beaune) 
• Jardin du Rempart (21 Semur en Auxois) 
• Jardin du Hêtre Pourpre (21 Vic-de-Chassenay) 
• La folie sur la Brenne (21 Montbard) 

  • 15 jardins ouvrent à titre exceptionnel le 3,4,5 juin : 

• Parc de la Préfecture de Nevers (58 Nevers) 
• Le clos Monard (58 Nevers) 
• Jardins de Thaveneau (58 Mouron-sur-Yonne) 
• Jardin biologique (58 Nevers) 
• Jardin de Cuy (58 Chougny) 
• Jardin de simples médecines (71 Tournus) 
• Le jardin de l’artiste (71 Saint-Didier-en-Brionnais) 
• Manoir de Val en Sel (89 Saint-Père-Sous-Vézelay) 
• Les jardins du domaine Chandon de Briailles (21) 
• Le jardin Japonais (21 Mussy-la-Fosse) 
• Les jardins de Baloo (21 Villeneuve-sous-Charigny) 
• Entre Cour Et Jardin (21 Bussy-le-Grand) 
• Jardin du Rempart (21 Semur en Auxois) 
• Jardin du Hêtre Pourpre (21 Vic-de-Chassenay) 
• La folie sur la Brenne (21 Montbard) 

11 jardins verseront les bénéfices de leur ouverture pour les RDV à l’association Jardins et Santé : http://www.jardins-sante.org dont l’objectif est de financer des bourses de recherche clinique sur les maladies cérébrales et de financer la création, la réhabilitation, et le développement de jardins à but thérapeutique en milieu hospitalier, en maisons de retraites ou en institut médico-éducatifs. 

• Jardin de l’Hôtel Fyot de Mimeure (21 Dijon) 
• Jardin du Petit Lavoir (21 Bèze) 
• Jardin du moulin d’Athie (21 Athie) 
• Jardin des pics verts (21 Saint-Germain-de-Modéon) 
• Les jardins de Baloo (21 Villeneuve-sous-Charigny) 
• Jardin de l’Hotel Maleteste (21 Dijon) 
• Jardin japonais (21 Mussy-la-Fosse) 
• Jardin de la Terrasse (21 Nan-sous-Thil) 
• Jardin du Rempart (21 Semur en Auxois) 
• Jardin du Hêtre Pourpre (21 Vic-de-Chassenay) 
• La folie sur la Brenne (21 Montbard) 

LE LABEL JARDIN REMARQUABLE EN BOURGOGNE 

17 jardins sont labellisés « Jardin remarquable » en Bourgogne : Le label « jardin remarquable » est un label d’État accordé depuis 2004 et qui témoigne de la qualité de certains jardins – protégés ou non au titre des Monuments Historiques – et des efforts faits pour leur présentation et l’accueil du public. Il vise à reconnaître et valoriser des parcs et jardins ouverts au public et dont le dessin, les plantes et l’entretien sont d’un niveau remarquable. Ils peuvent être privés ou publics, protégés ou non au titre des monuments historiques ou des sites.

Ce label national est attribué pour une durée de 5 ans sur proposition des commissions régionales formées sous l’égide des directions régionales des affaires culturelles. Les jardins pensant pouvoir postuler peuvent télécharger un dossier de participation pour la session 2011 du groupe de travail, qui se déroulera en octobre. 

Plus d’informations sur le site http://www.bourgogne.culture.gouv.fr – section aides et démarches / label jardin remarquable. 

> Les jardins remarquables en Bourgogne : 

  • CÔTE D’OR 

• Arceau – Parc du château d’Arcelot 
• Athie – Jardin du moulin 
• Barbirey-sur-Ouche – Parc du Château 
• Lantilly – Potager fleuri du Château de Lantilly 
• Marmagne – Abbaye de Fontenay 
• Saint-Léger-de-Fourches – Parc de Saint-Léger 
• Talmay – Jardin du Château 

  • NIÈVRE 

• Alligny-en-Morvan – Jardin de la Chaux 
• Châtillon-en-Bazois – Parc du Château 
• Coulanges-les-Nevers – Forgeneuve 
• Limanton – Jardin du Château 

  • SAÔNE-ET- LOIRE 

• Anglure-sous-Dun – Le jardin de Zéphyr 
• Curbigny – Les jardins du Château de Drée 
• Oyé – Jardin du Château de Chaumont 
• Palinges – Jardin du Château de Digoine 
• Sully – Parc et jardin du Château 

  • YONNE 

• Thorigny-sur-Oreuse – Parc du château« 

Saison estivale 2011 : Dijon se met à l’heure d’été…

Intitulé  »L’été on continue – Dijon en continu », l’édition 2011 du guide de l’été destiné aux Dijonnais est arrivée ! Au menu culturel : expositions, festivals, concerts, plage…  »Nous avons préparé pour vous un été riche en couleurs, riche en culture. Notre objectif est d’offrir une culture accessible à tous – c’est une culture pour tous et pas la culture pour chacun », promet Christine Martin, adjointe déléguée à l’animation de la Ville de Dijon, aux festivals et à l’attractivité. À la traditionnelle Fête de la musique le 21 juin, s’ajoutent deux grands festivals qui marqueront la fin du mois de juin et le début du mois de juillet.

  • Festival Estivade, du 22 au 30 juin.

Une quarantaine d’associations amateurs animeront les neuf quartiers de la ville.  »Cette année nous avons préparé plusieurs nouveautés : l’ouverture du festival se fera en fanfares dans le parc du château de Pouilly. Un bal des danses du monde sera organisé au parc Carrelet de Loisy, ainsi qu’un pique-nique au parc de la Colombière dimanche 26 juin. La clôture du festival se fera au Port du Canal, avec un bal latino où les Dijonnais pourront apprendre à danser », explique Philippe Grongnet, chargé de mission à la Direction des affaires culturelles (Drac) Bourgogne.

> À noter : tous les événements du festival Estivade sont gratuits.

  • Festival Dièse, du 04 au 09 juillet 

Dédié aux performances et à la création contemporaine, le festival Dièse animera la rue de la chouette du 04 au 09 juillet et proposera aux Dijonnais des spectacles participatifs et installations. Pour pétanque sonore, la limite d’âge n’existe pas mais  »il faut venir avec un certificat de bon humeur », conseillent les organisateurs. L’exposition Dijon vu par de Aurélien Benoist et Frédéric Gagné est à visiter du 18 juin au 4 septembre à l’hôtel de ville.

> À noter : la 6eme édition du Dièse est quasiment gratuite. « Nous avons fait en sorte que l’Estivade soit entièrement gratuit et Dièse soit le plus possible gratuit. Les autres propositions d’été sont payantes mais chaque fois nous avons vérifié que les prix restent très raisonnables pour tout le public dijonnais », a expliqué Christine Martin, adjointe déléguée à l’animation de la ville, aux festivals et à l’attractivité.

  • Et encore… 

> Dijon plage ouvre le 10 juin et propose des animations au lac Kir jusqu’au 10 septembre.

> Pour l’incontournable Fête du 14 juillet une grand spectacle pyromusical est prévu.

> Les fans de jazz pourront profiter de la musique au jardin Darcy du 11 au 16 juillet et au Lac Kir avec D’jazz à la plage les vendredis 05, 12 et 19 août.

> Le mois d’août propose aussi les  »mercredis du conte » et les  »jeudis de la voix ».

> Enfin, le concert de rentrée se déroulera le 02 septembre.

Tiger’s Den Dijon : Jamal Wahib et Patrick Djanang ont les crocs…

Le Tiger’s Den est aujourd’hui à un tournant de son histoire. Tout jeune club de boxe, ses deux principaux licenciés, Jamal Wahib – devenu professionnel depuis novembre 2009 – et Patrick Djanang, vont participer à Dijon à deux matchs de championnats d’Europe. Respectivement en boxe thaïlandaise et en K1, ils rencontreront le gratin de la discipline pour de « magnifiques combats » selon leur entraîneur, Mokhtar Rouji, qui affirme qu’ils « n’auront peur de personne » !

Le gratin de la discipline, à domicile

Après s’être essayé au très réputé circuit nord-américain en décembre 2010 (Lire notre article ici), Jamal Wahib revient sur ses terres pour un nouveau combat d’une grande importance. Venu au Muay Thaï – un art martial créé pour les militaires thaïlandais au XVIe siècle – sur le tard, il conquiert cependant, en 2009, la place de numéro 1 européen puis mondial dans la catégorie amateur grâce à un parcours sans faute. Vendredi 10 juin 2011, c’est à domicile qu’il va boxer en compagnie de son coéquipier du Tiger’s Den Dijon, Patrick Djanang. « Ces championnats d’Europe représentent un superbe enjeu pour nous, commente l’entraîneur Mokhtar Rouji. Nous sommes à un virage de la carrière du club tout d’abord mais aussi de celle de nos deux athlètes professionnels, car ils sont dans leur catégorie respective chacun prétendant au titre contre deux adversaires qui sont véritablement très forts ».

Ainsi, Jamal Wahib affrontera le numéro un européen, le Bosniaque Didic Selmedin (26 ans, 1m77), la tête de série à abattre. « Notre Raphaël Nadal« , comme aime à le présenter Mokhtar Rouji et Patrick Djanang, retrouvera quant à lui Danijel Solaja, un serbe de vingt ans : « C’est un véritable prodige avec à son actif une trentaine de combats. Il est quasiment invaincu et a suivi une carrière exemplaire en Asie. Il est champion d’Europe dans une autre fédération mais souhaite unifier les ceintures ». Un entraînement spécifique a cependant dû être suivi, cet adversaire présentant la particularité d’être gaucher !

Un entraînement spécifique

Du haut de son mètre 80 et de ses 70 kilos, Jamal Wahib aborde de façon assez sereine la rencontre : « On ne peut pas dire que j’appréhende. Vu la préparation que j’ai et vu la confiance que j’ai en mon coach, je me prépare et j’attends ». Avec des programmes spécifiques, se renouvelant chaque mois, l’entraînement s’est voulu plus explosif au fur et à mesure que l’échéance approchait : « J’ai vraiment suivi une préparation hors norme. Une grosse préparation physique tous les jours mais surtout une extrême confiance en mon coach et en son savoir ».  Misant absolument tout sur son instructeur, il le considère par ailleurs comme son principal atout pour la rencontre. Sur une série de six victoires dont quatre par KO, la confiance est de son côté.

« Quand on arrive à un très haut niveau, que l’on est prêt physiquement et qu’en face on a un adversaire qui l’est tout autant, le seul joker que l’on puisse avoir c’est son coin et mon coin, c’est Mokhtar aussi bien psychologiquement que techniquement ». Pour Patrick Djanang , l’affaire sera plus difficile : « Il aura face à lui un profil de boxeur très spécifique. Ils ont la réputation de frapper très fort et techniquement, pour éviter de s’emmêler les pinceaux, c’est très très compliqué ». De fait, ils présentent un profil totalement différent et avec leur technique défensive, ils attendent de pouvoir contrer une attaque en profitant d’une plus forte expérience. « En effet, précise Mokhtar Rouji, ils ont plus l’habitude de boxer des droitiers que nous de boxer des gauchers ».

« Ils n’auront peur de personne ! »

« Au niveau moral et au niveau de la préparation, je me sens très bien », considère pour sa part le principal intéressé, Patrick Djanang. « Il est vrai que vu qu’il est gaucher, c’est une autre façon de combattre mais je me suis préparé et je suis prêt à le battre. Il va falloir faire très attention à son bras droit ; je serai obligé de me retourner de l’autre côté pour me dégager ». Tout un ensemble de réflexes à acquérir et un gros travail notamment physique était indispensable : « Sur leur carrière et même en amateur, ils ont la réputation d’être des boxeurs très physiques donc il a fallu surenchérir pour être encore plus généreux sur le ring », ajoute Mokhtar Rouji.

Face à des têtes d’affiche, il affirme que ses hommes n’auront peur de personne. « Ils sont jeunes : à eux deux, ils ont à peine dix ans de pratique. Nous avons donc travaillé toute l’approche tactique pour pallier ce léger manque de maturité ». Cependant l’esprit est globalement serein « pour la simple et bonne raison que même lorsque l’on était amateur, on avait une approche professionnelle ». Après avoir boxé dans toute l’Europe – Allemagne, Écosse, Irlande, Belgique, Suisse -, l’échéance du 10 juin est pour chacun d’eux un nouveau championnat du monde !

Création d’entreprise : La CCI Côte-d’Or et les experts-comptables signent un pacte de non concurrence !

Dans un communiqué reçu mardi 31 mai 2011, la CCI de Côte-d’Or informe que « depuis la naissance de l’Ecole du créateur en 2002, celle-ci et l’Ordre des Experts-Comptables de Bourgogne Franche-Comté travaillent en étroite collaboration. Leur objectif commun : accompagner au mieux les créateurs d’entreprise dans toutes les étapes de leur projet, de l’idée à la transmission, en passant par des étapes clés comme la création. Un objectif qui les conduit à réfléchir à chaque action dans une logique de complémentarité et de non-concurrence. Mardi 31 mai, à la CCI Côte-d’Or, Rémy Seguin, président du conseil régional de l’Ordre des experts-comptables de Bourgogne Franche-Comté et Patrick Laforêt, Président de la CCI Côte-d’Or, ont signé une convention de partenariat en ce sens ».

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous. 

« Accompagner ensemble les futurs créateurs d’entreprises

Les deux parties se sont ainsi engagées à orienter les porteurs de projet accueillis vers celle qui les accompagnera au mieux. Ainsi, l’Ordre des Experts-Comptables de Bourgogne Franche-Comté proposera au porteur d’un projet peu avancé dans sa réflexion de suivre les stages de l’Ecole du Créateur, qui quant à elle orientera ses clients en fin de parcours d’accompagnement vers les cabinets comptables partenaires de l’offre « créer, accompagner la jeune entreprise ».

Cette offre, lancée en début d’année, offre 12 heures d’expertise gratuites pour tout porteur de projet. Depuis le mois de mars, 77 clients en ont déjà bénéficié en Bourgogne Franche-Comté. Un bon moyen pour le futur chef d’entreprise de se rendre compte du service que l’expert-comptable peut lui apporter au quotidien, au-delà des obligations fiscales auxquelles on pense systématiquement.

De son côté, l’Ecole du Créateur conseille environ 700 porteurs de projet par an. Le tiers d’entre eux créera effectivement son entreprise. Une chiffre qui pointe du doigt le rôle d’accompagnateur et de conseiller de la CCI Côte-d’Or, qui consiste également à avertir, raisonner, voire dissuader les porteurs de projets qui ne semblent pas viables… Grâce à cette philosophie, 85 % des entreprises accompagnées par l’Ecole du Créateur de la CCI Côte-d’Or sont toujours en activité après 3 ans d’existence, un chiffre bien supérieur à la moyenne nationale (autour de 70%). »

Dijon : Pour les Identitaires de Bourgogne, tous les chemins mènent à Lampedusa…

« Lampedusa 2.300 km ». Vous avez été nombreux à contacter la rédaction de dijOnscOpe mardi 31 mai 2011, afin de nous faire part de votre étonnement au sujet de panneaux qui portaient cette inscription place Wilson à Dijon. Une initiative de la mairie ? Absolument pas : il s’agit là d’une action d’un groupuscule d’extrême droite local, à savoir « Les Identitaires de Bourgogne« . Ces derniers ont installé ces panneaux, notamment place Wilson et aux carrefours environnants, pour « indiquer avec « humour » aux migrants Tunisiens le chemin du retour, afin que ceux-ci puissent participer à l’effort de développement de leur patrie et profiter enfin de leur démocratie nouvellement retrouvée »…

Avec les révolutions du Printemps arabe, 20.000 à 30.000 Tunisiens ont débarqué sur l’île italienne de Lampedusa, incitant le gouvernement italien à délivrer des titres de séjour temporaire, porte ouverte à une libre circulation dans l’espace Schengen dont la France fait partie (Lire ici l’article du NouvelObs.com sur le sujet). Mais du côté des Identitaires, on estime à 25.000 le nombre de clandestins Tunisiens qui ont pénétré en France en avril 2011. Un chiffre qui ne peut être vérifié… Néanmoins, le collectif considère que cet afflux s’est fait « contre toute attente, puisque la démocratie venait justement d’être instaurée dans leur pays ».

Comme un pied de nez aux manifestations qui ont eu lieu samedi 28 mai 2011 sur la place Wilson à Dijon, les identitaires Bourguignons ont choisi une mise en scène assez particulière pour « alerter les Dijonnais sur la véritable situation migratoire de la France, où près de 300.000 personnes d’origine extra-européenne s’installent clandestinement en France chaque année ». Ces derniers se sont même postés à différents carrefour afin de distribuer des tracts ; d’autres ont été distribués dans les boites aux lettres des riverains.