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Vignobles de Bourgogne : Restitution des contributions scientifiques, vendredi 17 juin

Dans un communiqué reçu le 14 juin 2011, l’Association pour l’inscription des climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco invite à participer à une conférence de restitution des contributions scientifiques les 17 et 18 juin 2011 au Palais des États et des Ducs de Bourgogne à Dijon. L’événement se tiendra dans le cadre de la publication de l’ouvrage Les climats du vignoble de Bourgogne comme patrimoine de l’humanité, prévue en juin 2011 aux Éditions universitaires dijonnaises (EUD).

Pour en savoir plus lire le communiqué ci-dessous.

 »Dans le cadre de la publication de l’ouvrage « les climats du vignoble de Bourgogne comme patrimoine de l’humanité » prévue en juin 2011 aux Editions Universitaires Dijonnaises (EUD), l’Association pour l’inscription des climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’UNESCO vous invite à participer à une conférence de restitution des contributions scientifiques les 17 et 18 juin 2011, dans la Salle de Flore du Palais des Etats et des Ducs de Bourgogne, à Dijon.
 
> Entrée libre et gratuite
 
Le programme et toutes les informations pratiques sont disponibles sur notre site internet : http://www.climats-bourgogne.com/fr/index.php#/Conference

cOntacts :

Jean-Pierre GARCIA, coordinateur scientifique
Université de Bourgogne
UMR ARTeHIS
6 Boulevard Gabriel – 21000 DIJON
Mail : jean-pierre.garcia@u-bourgogne.fr
 
Charlotte L’HERMITTE, comité d’organisation – inscriptions
Association pour l’inscription des climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine mondial  de l’UNESCO
12 Boulevard Bretonnière – 21200 BEAUNE
Mail : info@climats-bourgogne.com
Tel : 03 80 20 10 40

www.climats-bourgogne.com »

Côte-d’Or : Les employés de la vie scolaire dénoncent le « mépris » de l’État

Au nombre de 627 en Côte-d’Or en 2005, les employés de la vie scolaire (EVS) devraient continuer à disparaître à la rentrée 2011-2012… mais pas dans le silence ! Le collectif de défense des EVS, avec le soutien des syndicats – FSU*, CGT éduc’action*, Sgen-CFDT* -, a en effet manifesté mercredi 15 juin 2011 devant la préfecture de Côte-d’Or à Dijon, afin de dénoncer le non-respect de leurs contrats par l’État. Une vingtaine de participants se sont ainsi plaints de la précarité des contrats aidés, l’insuffisance des propositions de formation et le « mépris » avec lequel ils seraient considérés. Très en colère, ils envisagent même de saisir le Conseil des prud’hommes…

Des formations promises mais jamais (vraiment) effectuées 

En 2005, le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche lançait une mobilisation afin de faciliter l’insertion professionnelle aux personnes bénéficiaires du revenu minimum d’insertion et aux personnes au chômage en fin de droit. 45.000 emplois vie scolaire (EVS) à durée déterminée ont ainsi été distillés dans toute la France. Ces personnes, qui ont exercé principalement un travail d’assistance administrative et d’aide aux enseignants des écoles maternelles et primaires, devaient initialement suivre des formations professionnelles pour une meilleure insertion sur le marché du travail une fois leur contrat terminé… 

 »À l’heure d’aujourd’hui, nous sommes tous un peu déçus parce que nos contrats se terminent à la fin du mois et nous n’avons reçu aucune formation. Nous allons nous retrouver à la case départ, c’est-à-dire au Pôle emploi ! Normalement, ce travail était prévu comme contrat aidé – l’aide au retour à l’emploi. Mais nous nous apercevons que rien n’a été fait », conclut Christine, membre du collectif de défense des EVS.

Cependant, une formation a quand même été effectuée : en trois ans, tous ont reçu une formation de premier secours de 12 heures…  »Est-ce quelque chose de sérieux pour faciliter notre entrée dans le monde du travail ? ». Dix jours avant la fin de son contrat, Christine a l’occasion de faire une formation bureautique de 33 heures.  »Il s’agit d’une formation à distance et je ne peux même pas accéder au logiciel informatique ! Et ils m’ont dit que si je ne pouvais pas faire la formation sur mon temps de travail, je devrai l’effectuer chez moi », explique Christine.

Un salaire de 600 euros mensuel 

Les contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) et les contrats d’avenir (CA) créés en mars 2005, ont été fusionnés en contrat unique d’insertion (CUI) le 1er janvier 2010.  »L’intitulé est différent mais la formule est la même. Le nombre d’heures est passé de 26 à 20 heures par semaine. Avant 2010, il existait deux types de contrat : de 26 heures et 20 heures, selon la situation de chacun. Mais depuis 2010, les contrats de 26 heures n’existent plus, sauf pour ceux qui ont signé leurs contrat avant le 1er janvier 2010. Avec 20 heures de travail par semaine, nous gagnons à peine plus de 600 euros par mois. Les contrats aidés devraient faciliter les gens à se réinsérer dans le monde du travail or l’État se sert de cet argument pour les plonger encore plus dans la précarité. Chacun devrait pouvoir vivre correctement de son travail », conclut Emmanuel, membre du collectif EVS.

Le contrat d’Agnès, ancien agent administratif à un an de la retraite, touchera à sa fin le 31 août 2011.  »J’ai une formation courte qu’ils m’ont donné. J’ai posé la question de savoir s’ils vont me la prolonger et j’attends la réponse mais j’ai peur que ce soit négatif. Je ne sais pas ce que je vais faire. Il me manque une année jusqu’à la retraite. Je postule à des annonces pour les emplois proposés et ils ne répondent même pas à la candidature. J’ai postulé à une annonce quatre fois mais je n’ai reçu aucune réponse… », explique Agnès.

 »Il existe un besoin réel pour nos postes !  »

Les tâches habituelles des EVS ? Les missions d’animation et d’accompagnement des élèves handicapés. Mais ce personnel est également présent dans la classe avec l’instituteur afin de l’aider dans ses tâches et il s’occupe de travaux administratifs pour aider le directeur d’école.  »La classe et les instituteurs ont besoin de nous parce qu’il s’agit souvent d’un double niveau. Le maître est seul avec 25 enfants, il a besoin d’un EVS. Même si cela ne représente pas beaucoup d’heures, le peu que nous sommes là est déjà énorme pour eux. Il existe donc un réel besoin pour nos postes. Les directeurs ont des tâches administratives bien plus lourdes, bien plus importantes qu’auparavant or ils sont toujours en charge de leurs classes… », explique le collectif des EVS. 

 »Les pétitions ne sont pas compatibles avec l’emploi du temps du ministre !  »

« Différentes manifestations doivent se dérouler au cours du mois de juin en France et une pétition intersyndicale a circulé tout au long de l’année scolaire. Nos organisations, au niveau national, ont d’ailleurs fait un courriel au ministre du Travail, au ministre de l’Éducation nationale et au Premier ministre, afin de leur demander une audience pour remettre ces pétitions. Mais le Premier ministre (ndlr : François Fillon) a répondu que ce n’était pas compatible avec son emploi du temps. Et les deux autres ministres ne se sont même pas donné la peine de répondre », relatent les EVS.

Après leur rassemblement devant la préfecture, les manifestants ont été reçus par Christiane Chavanelle, chef de cabinet d’Anne Boquet, préfète de la Côte-d’Or, qui a affirmé qu’elle allait faire remonter toutes les remarques et qu’elle transmettra un compte-rendu de l’audience… Par ailleurs, le Collectif de défense des employés de vie scolaire envisage de déposer une plainte aux prud’hommes. À noter que selon Montpellier journal plusieurs conseillers prud’homaux – à Libourne (33), Angers (49), Digne-les-Bains (04), Nevers (58), Montluçon (03), Amiens (80) et Tours (37) -, ont rendu des jugements en faveur des EVS en raison du non respect du code du travail par l’employeur : l’État. 

* Fédération syndicale unitaire (FSU), confédération générale du travail (CGT éduc’action), syndicat général de l’Éducation nationale et confédération française démocratique du travail de Côte-d’Or (Sgen-CFDT). 

Dijon : L’urbanisme à hauteur d’habitant…

« Pour nous, l’urbanisme n’est pas une question de droite ou de gauche mais bien de confort et de sécurité dans les rues voisines de notre habitation ». Frédéric Ochem habite dans le quartier Montchapet à Dijon et, derrière sa maison, un immeuble de 25 logements va être construit en 2011. Pour lui comme pour les nombreuses associations et pétitions qui fourmillent à travers la ville dès qu’une opération est montée, il s’agit davantage de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences des projets en terme de stationnement, de circulation et de pollution visuelle dans son quartier que d’égratigner la majorité municipale. Sa vision serait « représentative », explique-t-il, à l’heure où la pétition qu’il a lancée a déjà recueilli 250 signatures dans le quartier…

L’urbanisme vu de sa rue

Au numéro 5 de la rue Joseph Boudot à Dijon, l’ardoise blanche qui trône à côté de la porte d’entrée de Frédéric Ochem annonce le même message depuis plusieurs semaines : « Si vous souhaitez signer la pétition contre le projet du 4 de la rue Bellesoeur, n’hésitez pas à sonner ! ». 250 personnes ont déjà franchi le pas, apportant leur contribution et leurs questions pendant quelques minutes au coeur de cette propriété bourgeoise, dont l’architecture ancienne rappelle celle de tout le quartier. Vendredi 10 juin 2011, lors de la visite de dijOnscOpe, la sonnette a également retenti : « Bonjour, c’est ici pour signer la pétition ? ». En quelques mots, la discussion exprime l’anxiété d’un projet immobilier mal connu, qui suscite les peurs des riverains. Sur la pancarte du permis de construire accrochée à la grille du 4 rue Bellesoeur, le nombre de lots et la nature de la construction ne sont effectivement pas spécifiés…

Demain, le quartier verra naître deux immeubles, en lieu et place de maisons aujourd’hui vidées de leurs habitants et revendues à des promoteurs privés. « A la place de l’ancien restaurant Quatre pentes, donnant sur le 28 du boulevard des Allobroges et reconverti depuis peu en demeure particulière, un projet de 38 logements est à l’étude : la société Est Promogim a d’ailleurs déjà déposé un permis de construire auprès du Grand Dijon« , explique Frédéric Ochem. Quelques dizaines de mètres plus loin, au 4 de la rue Joseph Bellesoeur, « la Sopirim a obtenu le permis de construire pour un projet concernant 25 logements, sur trois étages, en remplacement d’une maison individuelle », ajoute-t-il, lui qui redoute « qu’avec le vieillissement de la population, les promoteurs privés sautent sur toutes les occasions de racheter une maison pour la détruire et la remplacer par des logements collectifs »…

L’idée que la ville a besoin d’être densifiée (Lire ici notre article sur le sujet) ? Frédéric Ochem est pourtant loin d’être contre. « On ne peut pas en vouloir aux promoteurs immobiliers de faire leur travail de bâtisseurs, comme il est difficile de reprocher aux particuliers qui possèdent un bien de le valoriser en le vendant à un opérateur privé. Les personnels du service des droits du sol au Grand Dijon sont également inattaquables : ils se contentent d’étudier la conformité des permis de construire au vu du droit et des différents règlements. Ils n’ont pas à être des arbitres politiques », estime-t-il. Et pourtant, les 250 signatures déjà recueillies pour la pétition ont une explication. Elle tient en quelques mots : augmentation des voitures stationnées dans le quartier après la construction d’un immeuble ; confort visuel ; et inquiétude sur l’avenir des constructions à l’échelle de la ville. « Quels sont les objectifs en termes d’aménagement de Dijon et plus particulièrement du quartier Montchapet ? Y a-t-il des arbitrages à un niveau quelconque ? Si le bétonnage à outrance résulte d’un choix politique, il mérite d’être expliqué ! », souligne François Ochem. Sur les plans étalés aux quatre coins de la table de son salon : le projet Sopirim, « qui utilise le terrain dans toute sa largeur et s’arrête pile à la hauteur réglementaire »…

L’inquiétude, aux quatre coins de la ville

Dans tout le quartier, des pancartes en carton pullulent, soulignant l’opposition des riverains au projet : « Non à la défiguration béton ! Non à un urbanisme non négocié ! », peut-on lire en se promenant. Ou encore : « Comment nos villas vont-elles survivre au milieu de tant d’immeubles ? »… Un vent de révolte qui rappelle les nombreux cris d’alarme poussés par les habitants à chaque nouvelle construction collective à Dijon. Lundi 14 mars 2011, dijOnscOpe rencontrait ceux du quartier Victor Hugo suite à une profusion de pancartes autour de la rue de l’Egalité, soulignant toutes l’opposition des habitants à la construction d’un immeuble de près de vingt mètres dans leur rue, pour 89 logements (Lire ici notre article sur le sujet). « Un bâtiment de cette hauteur va plonger de nombreuses habitations dans l’ombre perpétuelle ! De plus, il faudra compter sur 89 logements et donc plus d’une centaine de voitures en plus dans des rues étroites, où le stationnement est déjà compliqué. Sans parler des enfants qui circulent régulièrement ! », s’indignait déjà le couple Tissier, à l’initiative de l’association de quartier opposée à la construction de l’immeuble.

Même son de cloche dans le quartier du Parc, à Dijon, où le projet de remplacement des terrains de tennis de la rue Chevreul avait fait se soulever les habitants en décembre 2009 (Lire ici notre article sur le sujet)… La raison ? « A 18 heures, rue Chevreul, je vous déconseille de circuler… C’est déjà l’horreur et ces immeubles vont empirer la situation tant en terme de circulation que de stationnement. Il y a également le problème des réseaux d’eau déjà bien encombrés. Et puis les riverains des résidences Grandes Bergeries sont inquiets de la vue qu’ils vont avoir. Nous savons que la densification de l’habitat est une volonté de la mairie doit-elle se faire au détriment des espaces verts et de loisirs ? Ces terrains appartiennent à la collectivité, ce sont des espaces verts que nous avons su préserver depuis des décennies. Demain, ils seront du domaine privé, nous ne savons d’ailleurs pas à qui la mairie va les vendre », témoignait alors Philippe Privat, président de l’association « Les amis des Allées »… Aujourd’hui, l’opération suit son cours. « 69 logements seront construits d’ici 2013, la moitié en accession abordable et l’autre en logement à loyer modéré. C’est un petit programme, pas la révolution. C’est simplement une utilisation intelligente de terrains de tennis qui n’étaient plus utilisés », explique Pierre Pribetich, adjoint au maire de Dijon délégué à l’urbanisme. Au numéro 36 des allées du Parc, une maison a également été préemptée par la mairie afin d’être vendue à un opérateur de logements à loyer modéré et des projets sont en cours de préparation tels que « 15 habitations au 59 cours du Parc, 22 au 31 et 18 au 16 de la même rue », note Frédéric Ochem.

Dans son propre quartier, ce dernier compte également monter une association pour « assurer un suivi des projets immobiliers dans leur ensemble à Montchapet, afin de faire preuve de vigilance et, si possible, s’opposer ou ralentir les projets non respectueux de la qualité de vie du quartier ». Et de préciser : « Je pense qu’il faut avoir une approche globale de ces questions d’urbanisme, la mairie ayant beau jeu, à chaque projet, de critiquer notre individualisme et la défense d’intérêts particuliers. J’entends donc également prendre contact avec les associations du même type ayant déja existé, comme celle concernant le projet de la rue de l’Egalité ou l’association Grand Montchapet »…

« Nous ne sommes pas pires que Poujade ! »

Catherine Vandriesse, gestionnaire de biens immobiliers pour la Cogim et conseillère municipale membre de l’opposition à Dijon, voit pour sa part d’autres conséquences hyperlocales de la politique d’urbanisme pensée à l’échelle de l’agglomération. Selon elle, la construction de logements collectifs pourrait avoir un impact négatif sur le marché de la vente. « Sur les prix des transactions, il y a un risque à terme car quand quelqu’un souhaite acheter, son premier critère est l’emplacement. Evidemment, ensuite, nous allons répondre à ses attentes parce qu’il veut un « coin cheminée » ou un balcon mais le premier des critères est indélébile : vous ne pouvez pas jouer dessus. La question de l’accessibilité et du stationnement dans des rues déjà très denses est donc primordiale et touchera le marché immobilier en cas de situations problématiques ». Pour le marché locatif, la question est quelque peu différente mais inquiète également cette professionnelle de l’immobilier : « Alors que le centre-ville dispose aujourd’hui de 50.000 m² de logements libres à louer, la municipalité construit des habitations pour densifier la ville ! Donc dire que l’on veut construire parce que l’on manque de logements n’est pas valable ».

Bétonneuse, la municipalité, comme en ont peur les habitants ? « Le Plan local d’urbanisme (PLU) donne des droits, qui sont conformes à la loi, et la mairie ne peut que signer le permis correspondant. Mais je peux aussi vous montrer ce que l’équipe précédente a fait sur l’urbanisme à Dijon : nous sommes des petits garçons avec nos 18 mètres réglementaires, parce que Poujade et Kir (ndlr : les anciens maires de Dijon), ce qu’ils ont fait… Place du 30 Octobre par exemple, allez voir de quelle hauteur sont les immeubles ! Sous l’ère Poujade, il n’y avait pas d’organisation, un Plan d’occupation des sols très lâche, pas de gestion de l’urbanisme… Nous, nous essayons de faire une ville qui soit respectueuse des principes du développement durable », répond Pierre Pribetich. Et de conclure : « Nous avons fixé la densité urbaine à 70 logements à l’hectare – soit celle du quartier Maladière. Pour mettre cette donnée en perspective, je rappelle qu’aujourd’hui l’avenue Victor Hugo en est à 200 logements par hectare… Donc il ne s’agit pas de bétonniser la ville et dans cette affaire, je pense que souffler sur les braises comme le fait aujourd’hui l’opposition avec les habitants est d’un égoïsme absolu, pour des petits problèmes politiciens ». Problème politicien ou mal-être ressenti à l’échelle de sa maison ou de sa rue, les choix d’urbanisme pour la ville de Dijon n’ont donc pas fini de délier les langues…

Vols de métaux en Bourgogne : « Donner du fil à retordre aux voleurs ! »

Les vols de métaux sur les chantiers et le long des voies de chemin de fer font depuis quelques années déjà la Une des médias. Le vol de cuivre, en particulier, prend de l’ampleur à mesure que le cours du métal augmente. En 2010, la Bourgogne a en effet connu une hausse de 110% des vols de métaux avec 460 faits, dont 73% concernaient des vols de cuivre. Il faut dire qu’à 6.554 euros la tonne, le fameux métal vaut de l’or… À l’occasion d’une conférence de presse organisée mercredi 15 juin 2011 sur le chantier Orvitis du Pré Thomas à Saint-Apollinaire (21), la préfecture de Côte-d’Or a annoncé les actions partenariales menées avec les forces de l’ordre et la Fédération des entreprises du recyclage, la SNCF mais aussi les entreprises du BTP.

Bourgogne : 44 vols de métaux constatés depuis le mois de février… 

« Avant le cuivre, les délinquants volaient les bouches d’égout », raconte l’adjudant Sébastien Raymond, devenu expert dans les vols de métaux depuis qu’il fait partie des quatre enquêteurs des groupements départementaux de gendarmerie et de la section de recherches, détachés à cette problématique en permanence au sein de la Côte-d’Or. Depuis le 25 février 2011, la région de gendarmerie a en effet mis en oeuvre une cellule de coordination régionale pour lutter contre les vols de métaux et depuis qu’elle existe, elle a ainsi recensé 44 faits constatés en Bourgogne (autres que ceux commis au préjudice de la SNCF et d’ERDF), dont dix commis sur des chantiers et 22 au préjudice d’entreprises… 

De quoi rendre les entrepreneurs nerveux. « Nous avons connu une recrudescence de vols au mois d’avril, explique Pascal Devroe, dirigeant de la STCE. Du coup, nous avons communiqué et nous avons fait monter la pression un peu partout »… Bingo ! Suite à une réunion avec la Fédération du bâtiment (FFB), il a été décidé de prendre le chantier Orvitis du Pré Thomas à Saint-Apollinaire (21) en exemple, afin d’en faire un chantier pilote quant à sa sécurisation.

Le référent sûreté de la gendarmerie, l’adjudant-chef Alain Michaut, explique le dispositif mis en oeuvre: « Le chantier étant déjà financé, il n’y avait plus d’argent. Il fallait donc trouver des solutions avec des financements quasi-nuls. Nous avons mis en place une protection mécanique, en évitant que soit entreposé n’importe comment le matériel et en bloquant les malfrats dans leur progression. Ensuite, il fallait détecter les intrus dans le bâtiment. Les électriciens ont mis en place un système visant à les mettre en fuite et de la vidéosurveillance a également été installée. Nous avons proposé de l’éclairage avec détecteurs de mouvement, de façon à faire fuir toute approche. Nous avons aussi sensibilisé le personnel en réunion de chantier ». 

Vols de métaux = coût de production multipliés + retard dans les délais

« Sur ce chantier, il y a eu des vols de câbles d’alimentation des grues car ils sont particulièrement convoités, précise Alain Michaut. Nous avons donc proposé d’enfouir les câbles ou encore des gainages de façon à ce que si on coupe le câble, on ne puisse pas le retirer tout de suite ». Selon Pascal Devroe, le vol de câbles de grue serait un véritable fléau : « On nous a volé trois ou quatre câbles pour 15.000 euros mais le préjudice est à multiplier par deux si l’on prend en compte le coût de production de perdu ». L’astuce : entreposer des pré-fabriqués en béton pour rendre la tâche plus compliquée au voleur. « Mais ça coûte de l’argent de mettre et de retirer ce béton »… 

L’argent, et plus précisément l’argent du cuivre, est le nerf de la guerre. Emmanuel Pion, dirigeant de l’entreprise Cepima, estime pour sa part « un manque à gagner de 50.000 euros sur ce chantier ! Mais le plus cher est le temps de tout remettre en état et l’impact sur les délais des travaux ». Pour la SNCF, particulièrement touchée par ses vols,  la situation serait pire encore selon Sébastien Raymond : « Sur la ligne LGV par exemple, l’unité de mesure du vol de câble de terre est du kilomètre : je ne vous dirai pas comment le câble est enterré mais certains le savent, le déterrent et prennent quatre kilomètres d’un coup ! Le préjudice est énorme et c’est pour cela qu’aujourd’hui, la SNCF privilégie autant qu’elle le peut l’aluminium plutôt que le cuivre. Mais il ne faudrait pas que le cours de l’alu augmente… ». 

Là est bien le problème : depuis trois ans, le cours du cuivre s’est envolé pour atteindre aujourd’hui 6.554 euros la tonne ! Autant dire que l’appât du gain en attire plus d’un… « Nous considérons comme professionnel tout ce qui est organisé en filière et comme amateur le particulier qui vient parce que le cours du cuivre est haut en ce moment. Il existe un effet boule de neige : la médiatisation des vols donnent des idées à certains… Mais un vol simple, c’est quand même trois ans de prison. Donc pour un particulier, l’idée de prendre un an ferme peut faire réfléchir. Au même temps, et je pense notamment aux toxicomanes, c’est moins « risqué » qu’un braquage », analyse l’enquêteur. 

Mais que fait la loi ? 

« L’Assemblée nationale vient d’adopter à l’unanimité des dispositions selon lesquelles les transactions de métaux ferreux ou non ferreux ne pourront plus se faire en numéraire mais obligatoirement par chèque ou par virement – une pièce bancaire en clair », explique Rémi Delatte, député de Côte-d’Or et maire de Saint-Apollinaire (21). « Une deuxième disposition prévoit de recourir au dispositif du tiers déclarant pour toute transaction de récupération de cuivre : celui qui rachète le cuivre devra déclarer au Fisc qu’il a acheté à telle ou telle personne. Donc il ne pourra plus y avoir de transactions avec des gens qui ne sont pas des professionnels. Mais il faut aussi que l’on interdise le rachat de cuivre brûlé… ».

Pourtant, selon Sébastien Raymond, « le problème aujourd’hui est qu’un particulier a le droit d’aller vendre chez un recycleur, dans un montant de 500 euros maximum. Mais le nombre de transactions n’est pas limité donc on peut en faire autant qu’on veut ! Après, la difficulté est de savoir si le cuivre est volé ou non. Mais si un particulier amène 400 kg de cuivre plusieurs fois, on peut se poser des questions. Et de par l’expérience que j’ai des registres, je sais qu’il existe beaucoup de particuliers qui amènent beaucoup de cuivre. Effectivement, il n’est pas marqué sur la gaine que le cuivre est volé mais il y a de quoi s’interroger ». Une marque pourrait tout de même révéler s’il y a eu vol ou non : les voleurs brûlent la gaine qui entoure le cuivre donc quelqu’un qui amène 300 kg de câbles brûlés serait particulièrement suspect…

Selon la préfecture, « pour renforcer la lutte contre le vol de métaux et lutter contre les filières de recel, le ministère de l’Intérieur a conclu en octobre 2008 un protocole avec la fédération des recycleurs de métaux (Federec). Cet engagement a pour but de favoriser le partenariat entre les forces de l’ordre et les professionnels à travers plusieurs axes de travail : mise en place d’un réseau d’alerte, mise en place d’une politique rigoureuse d’achat au détail, partenariat en matière de prévention situationnelle, plaintes, investigations et contrôles. Ce protocole, grâce à un important travail de partenariat et notamment avec la réunion de ce jour, est en cours de déclinaison au plan départemental ».

Des résultats

« Force est de constater que suite aux préconisations des référents sûreté, le vol s’est arrêté net sur le chantier. Alors que dans un chantier juste à côté, il y a encore eu des vols », reconnaît Emmanuel Pion. Selon Sébastien Raymond, depuis janvier 2011, dix-huit interpellations relatives aux vols de métaux en Côte-d’Or ont été recensées : « Nous avons deux types d’intervention : la brigade locale passe régulièrement sur le chantier pour « montrer du bleu ». Nous avons aussi des surveillances discrètes et des fois, cela fonctionne… C’est ce qu’il s’est passé récemment à Til-Châtel (21) : quand nous sommes arrivés, le gars était en train de voler. Il a pris deux ans ferme. Mais nous pouvons aussi recouper des informations grâce aux témoignages. Nous demandons aux gens de signaler les véhicules suspects : ça peut apporter une piste. Nous sommes dans un secteur où il existe peu de visibilité : la nuit, les gens dorment, donc le moindre petit détail, nous en sommes preneurs ».

Dijon l Basket : La JDA retourne en Pro A !

 l’issue d’une excellente saison 2010-2011, la Jeanne d’Arc (JDA) retrouve les chemins de l’élite Pro A ! Accueillis mercredi 15 juin 2011 dans les locaux du Grand Dijon, les basketteurs ont reçu les félicitations de François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, qui a également salué les performances de l’équipe dirigeante, l’encadrement technique et médical, sans oublier les différents partenaires du club… A cette occasion, le sénateur-maire s’est vu offrir un ballon dédicacé par les jeunes sportifs.

Avec le retour en Pro A de la JDA et la montée historique du Dijon football Côte-d’Or (DFCO) en Ligue 1, la ville de Dijon se voit propulsée sur le devant de la scène sportive nationale, « ce qui renforcera à n’en pas douter le rayonnement et l’attractivité de la ville », selon François Rebsamen. « Miroir des performances et de la compétence, le sport est aussi un formidable vecteur de cohésion sociale », souligne Gérard Dupire, adjoint délégué aux sports de la ville. Et de rappeler que si la ville de Dijon est aux côtés des grands clubs et des sportifs de haut niveau, elle soutient aussi quotidiennement quelques 30.000 licenciés pratiquant leur passion dans plus de trois cents clubs dijonnais.

Implantation de la future prison à Chenôve (21) : Le maire écrit au ministre de la Justice

Dans un communiqué reçu vendredi 10 juin 2011, la Ville de Chenôve (Grand Dijon) transmet une lettre du maire Jean Esmonin adressée au Ministre de la Justice, dans laquelle il le sollicite afin d’obtenir une audience relative à la possible implantation d’une prison à Chenôve (Lire ici et ici nos articles sur le sujet). Par ailleurs, il est annoncé qu’une lettre à la population sera distribuée sur toute la commune à compter du mardi 14 juin, appelant à la mobilisation. 

Pour en savoir plus, lire ci-dessous la motion adoptée à ce sujet par les élus en ouverture du conseil municipal du 23 mai dernier, et ci-joint les deux lettres de la mairie de Chenôve. 

« Conseil municipal du 23 mai 2011 : motion « NON A LA PRISON SUR CHENOVE ! » 

Le 5 mai dernier, le gouvernement, par le biais du Ministre de la Justice, annonçait à la presse les grands axes de son nouveau programme immobilier pénitentiaire. 

A cette occasion, le Garde des Sceaux a indiqué aux médias son intention d’implanter, entre autres possibilités, la future maison d’arrêt de Dijon sur le site d’Europa 2000 à Chenôve, en remplacement de l’actuelle prison de la rue d’Auxonne.

Les élus de Chenôve s’étonnent qu’une information de cette nature soit rendue publique de la sorte alors même que, pour leur part, ils n’ont fait l’objet d’aucune concertation préalable !

Ils dénoncent fermement de telles méthodes dont la brutalité et le caractère unilatéral vont à l’encontre de la souveraineté communale, fondement républicain essentiel, à la base du bon fonctionnement de notre démocratie.

Par la présente motion, les élus de Chenôve veulent manifester leur total désaccord face à cette tentative de passage en force qui n’est que le reflet du mépris évident manifesté par le gouvernement pour les élus locaux et donc pour leurs concitoyens. 

Par la présente motion, les élus de Chenôve refusent catégoriquement de se voir imposer une telle mesure qui ajoute à la ségrégation territoriale et à une stigmatisation injustifiée par l’implantation d’un équipement de cette nature sur une ville par ailleurs pleinement engagée dans une révolution urbaine, structurelle et culturelle d’envergure. 

Les élus de Chenôve demandent donc une audience rapide au Ministre de la Justice, en personne, afin de lui exprimer officiellement et directement leur position argumentée, leur opposition de principe, leur détermination sans faille et, si besoin, leur mobilisation résolue, tout en lui indiquant leurs plus grandes réserves quant à la faisabilité à la fois technique et écologique d’une telle opération sur Europa 2000, compte tenu des contraintes environnementales liées à la présence de la nappe phréatique.

Les élus de Chenôve profitent enfin de la présente motion pour rappeler les fortes potentialités de cette zone Europa pour la place de Chenôve et des Cheneveliers au sein de l’agglomération dijonnaise et leur souhait de la voir accueillir des activités structurantes, adaptées aux contraintes environnementales évoquées, dans le cadre du nécessaire développement du grand sud dijonnais dont Chenôve doit être la porte ouverte ! »

Dijon : Que reste-t-il de nos vieux jours ?…

Cette fois-ci, le sort du cinéma ABC de Dijon – appartenant au Groupe Massu – est scellé : mardi 14 juin 2011, le petit cinéma de quartier donnait en effet sa dernière séance, sa fermeture étant « définitive », selon la direction. L’occasion pour dijOnscOpe de faire le point sur l’avenir de plusieurs lieux mythiques, historiques ou encore populaires de la ville. En effet, que vont devenir les cinémas ABC et Alhambra, la poste Grangier, la maison des Cariatides ou le centre Dauphine ? Éléments de réponse…

  • Centre commercial Dauphine

Où ? Rue Bossuet. 

Quoi ? Avec ses cinq entrées piétonnes et ses 2.500m² de surface, le centre commercial Dauphine, idéalement placé entre la rue du Bourg et la rue Bossuet, commence à prendre quelques rides. Pourtant, le projet est bien là, d’un coût de 13 millions d’euros avec la promesse de lier le rez-de-chaussée et le premier étage avec un escalator. Un programme qui reste à l’état de projet puisque les commerçants, rassemblés en copropriété, n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un financement. « Une réflexion est en effet en court, à laquelle la Ville a été associée mais sans pouvoir de décision au sein de l’assemblée », introduit Nathalie Koenders, adjointe au maire de Dijon, déléguée au commerce, à l’artisanat et au projet « coeur de ville ».

En effet, l’ensemble a été scindé en deux et la Ville de Dijon n’est propriétaire que du parking sous-terrain, les quarante copropriétaires se partageant le reste du bâtiment. Des études de faisabilité ont déjà été réalisées mais « le nerf de la guerre, c’est l’argent », reconnaît l’élue. « La ville de Dijon suit le projet ; je sais qu’il existe des études pour la rénovation du parking mais nous ne pouvons pas nous substituer aux propriétaires ». Une chose est d’ores et déjà assurée : Dijon ne s’engagera pas, financièrement parlant, dans une rénovation hormis sur l’extérieur, c’est-à-dire la voirie : « Nous n’avons pas le droit de mettre de l’argent public dans un projet privé », ajoute l’élue avant de préciser qu’elle n’aura pas de droit de regard quant aux enseignes.

« Si une enseigne souhaite s’installer, nous pourrons l’accompagner mais il faut respecter la liberté d’installation du commerce. Un droit de préemption a été créé : c’est bien sur le papier mais difficile à mettre en place ». Une parade avait été mise en œuvre sur la place de la Libération lors de sa piétonisation : pour éviter l’installation de banques, François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, a purement et simplement interdit le transport de fonds sur l’écrin qui fait face au palais des Ducs de Bourgogne…

  • Poste Grangier

Où ? Place Grangier. 

Quoi ? Monument historique, la Poste Grangier est la propriété de Poste Immo, la filière immobilière du groupe qui travaille actuellement au niveau national sur une optimisation de son patrimoine. À Dijon, les locaux occupés par la Poste font des envieux et même le maire de Dijon a manifesté son intérêt pour les lieux : « Il a demandé au groupe de travailler sur une réflexion qui permettrait d’en faire une surface commerciale sur certaines parties », précise Nathalie Koenders. L’idée étant de garder le bureau de poste mais d’optimiser les surfaces à ce jour peut utilisées : « Ces transformations contribueraient au dynamisme du centre ville, poursuit-elle. D’autant plus qu’en 2013, une station de tramway desservira directement la rue des Godrans, rendue aux piétons depuis peu » (Lire ici notre article sur le sujet).

Pourtant, selon l’élue, il n’est pas question de « déshabiller une rue pour en habiller une autre ». L’ambition est d’apporter une nouvelle enseigne et non pas d’en déplacer une. Les commerçants de l’association Dijon je t’aime ont fait part de leur envie de voir se concrétiser le projet, tout comme le maire de Dijon, qui, selon l’adjointe, « suit particulièrement le dossier qui n’est pas simple car la mairie n’en est en rien propriétaire ». À ce jour, aucune enseigne n’aurait été approchée mais la mairie affirme qu’elle sera vigilante afin qu’une enseigne dynamique dans un secteur ne le quitte pas.

  • Maison des cariatides 

Où ? 28, rue Chaudronnerie. 

Quoi ? Construite pour les Pouffier, riches marchands chaudronniers, au début du XVIIe siècle – le décor des atlantes et cariatides étant dans la tradition d’Hugues Sambin -, la Maison des cariatides a été vendue par la mairie de Dijon en 2009. Le projet étant privé, aucune information n’a été transmise quant à celui-ci mais un panneau installé sur la Maison, relatif aux travaux en cours depuis avril 2011, indique le plus important : « Changement d’affectation ; aménagement d’un restaurant »…

  • Cinéma ABC 

Où ? 7, rue du Chapeau rouge. 

Quoi ? Dans un article publié le 02 septembre 2009, dijOnscOpe faisait part des rumeurs qui couraient alors : « Le cinéma l’ABC va fermer ses portes « à terme »… Sylvie du Parc, Directrice de l’établissement, affirmait alors « chercher activement une solution » pour ne pas laisser cet établissement en friche (Lire ici notre article). Un an et demi plus tard, c’est décidé : dans un courrier reçu mardi 14 juin 2011, la direction de l’établissement informe que « le cinéma fermera ses portes définitivement mardi 14 juin 2011, après la dernière séance ». Pour le moment, aucune information relative à la reconversion du lieu n’a été révélée. 

  • Cinéma Alhambra 

Où ? Place de la République. 

Quoi ? Fermé en 1978, l’ancien cinéma Alhambra a longtemps été l’objet de toutes les rumeurs quant à son devenir. En janvier 2011, Sylvie Massu du Parc, héritière du lieu mythique, révélait à La Gazette de Côte-d’Or le véritable avenir du lieu : « Une salle de spectacles, un équipement culturel totalement dans l’esprit du music-hall. Un concept assez proche de ce qu’est le Lieu Unique à Nantes. (…) Ce sera pour 2014 » (Lire ici l’article). 

Dijon Plage, c’est reparti pour un tour !

Comme depuis huit ans, le lac Kir va se transformer en mini-station balnéaire  durant une période de trois mois. Du 10 juin au 10 septembre, les Dijonnais pourront se détendre sur le sable chaud (ou pas) de Dijon Plage.

 

C’est sous un ciel maussade que s’est déroulée l’inauguration de Dijon Plage vendredi. Pour la huitième année consécutive, inspirée du modèle parisien, la municipalité de Dijon a décidé de transformer les abords du Lac Kir en véritable cité balnéaire l’espace de trois mois. Du 10 juin au 10 septembre, les Côte-d’Oriens pourront aller faire trempette et bronzette en famille sur Dijon Plage. Sympathique après une rude journée de boulot et pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir se payer des vacances en bord de mer. Pour donner un petit côté plus méditerranéen, 350 tonnes de sable fin de la Saône ont été rajoutés pour embellir la plage, 24 bungalows bleus et blancs servent de vestiaires, parasols et transats sont à disposition. Et pour la petite touche d’exotisme, 21 palmiers seront installés sur Dijon Plage.

 

Propre, sécurisée et animée

 

Pour garder les lieux accueillants, le service des espaces verts  de la Ville va nettoyer quotidiennement la plage. Niveau sécurité, tout est prévu. Deux équipes, constituées d’un policier municipal titulaire du brevet de sauveteur ou d’un maître nageur-sauveteur de la ville de Dijon et de trois nageurs-sauveteurs civils, se relaient 7 jours sur 7 de 11 h à 20 h pour assurer la surveillance et les premiers secours. Pour ceux qui ne tiennent pas en place, les doigts de pied en éventail, pourront se défouler grâce aux animations proposées ((beach-volley, tennis, water-polo, course sur sable et parcours aquatique, chasse au trésor…). Enfin, signalons que la ville de Dijon s’est vue décerner le label tourisme et handicap pour la qualité d’accueil des personnes handicapées à Dijon Plage.

Côte-d’Or : Le point sur la sécheresse et les restrictions d’eau

Dans trois communiqués reçus mercredi 08 juin 2011, la préfecture de Bourgogne et de Côte-d’Or, ainsi que Météo France, font le point sur la situation de sécheresse en Côte-d’Or, la gestion de la ressource en eau et les préconisations relatives à la création de réserves pour l’irrigation.
Pour en savoir plus, lire les communiqués de presse ci-dessous.
  • Communiqué de presse de Météo France relatif au bilan de la sécheresse au 1er juin 2011

« Sécheresse, bilan en Côte d’or au 1er juin 2011

La Côte-d’Or, comme une grande partie du pays connaît actuellement une sécheresse exceptionnelle. Cette situation est la conséquence de deux composantes bien distinctes :

– Un déficit pluviométrique modéré durant la période de recharge des nappes souterraines ;

– Un déficit pluviométrique exceptionnel ces derniers mois, accompagné de températures très nettement supérieures aux normales. Ces conditions ont eu pour conséquence un assèchement extrêmement précoce des sols superficiels.

Conditions durant la période de recharge

Les précipitations recueillies entre octobre 2010 et mars 2011, période propice à la recharge des nappes souterraines, ont été normales en Plaine de Saône mais déficitaires sur le reste du département. Cependant ce déficit est qualifié de modéré. Ces pluies hivernales ont été concentrées sur la période mi-novembre à fin décembre.

Conditions depuis le début de l’année

Depuis le 1er janvier, ces 5 derniers mois, les précipitations ont été déficitaires. Cependant grâce aux pluies importantes de décembre, les sols superficiels présentaient un état proche de la normale début mars. En mars, les précipitations mensuelles, comprises entre 40 et 50 mm, sont souvent proches des normales, valeurs légèrement déficitaires cependant en Auxois, Duesmois et Est Châtillonnais. Sans être exceptionnelles, les températures moyennes se sont trouvées bien au-dessus des moyennes (excédent de 1 à 2 degrés) et l’ensoleillement atteint à Dijon les 200 heures (50 de plus que la normale).

Mais c’est surtout avril qui se distingue par des températures très élevées, supérieures aux normales de 3 à 5 degrés de l’Auxois à la côte viticole, des valeurs légèrement en-dessous d’avril 2007, également très chaud ; un ensoleillement particulièrement exceptionnel, approchant les valeurs records d’avril 2007 et d’avril 1955 ; ainsi que des précipitations très faibles, entre 10 à 30 mm soit un déficit par rapport à la normale de 50 % au nord de la plaine de Saône jusqu’à 80 % dans l’Auxois et la partie Est du Morvan. La sécheresse s’accentue.

L’ ETP (EvapoTranspiration Potentielle) a été à Dijon de 107.5 mm (quantité d’eau qu’il faudrait fournir – précipitations ou réserve du sol – pour que la plante se développe de façon optimale). En mai, la situation est contrastée. Les orages et averses ont été nombreux mais certains points du département n’ont pas eu la chance de recevoir beaucoup d’eau.

C’est le cas de la région de Seurre avec seulement 30 mm, 30 à 40 dans le Dijonnais, soit un déficit de 60 à 70 %. Le cumul mensuel atteint rarement les valeurs de saison (70 mm). Ce chiffre est dépassé localement du côté de Semur-en-Auxois et de Bure-les-Templiers, ainsi que dans les secteurs de Messigny-Vantoux et Savigny-le-Sec en raison de l’orage du 20. Le poste de la Rochepot bien servi quant à lui, totalise 95 mm.

Les températures ont été à nouveau très supérieures aux normales, jusqu’à 3 degrés de Marsannay à Beaune et pour le 3ème mois consécutif, l’ensoleillement est très généreux avec près de 300 heures à Dijon ( 210 heures pour un mois normal ). En conséquence, L’ETP est une nouvelle fois forte et dépasse les 120 mm à Dijon.

L’ensoleillement approche les 800 heures à Dijon, 2ème valeur la plus forte depuis 1945. Le record est toujours détenu par le printemps 1953 avec ses 825 heures, un peu moins chaud mais plus sec (83 mm ). Conséquence directe, début juin, une grande partie de la France connaît des niveaux de sécheresse des sols superficiels jamais atteints à cette date durant des cinquante dernières années. Ces niveaux correspondent sur de nombreuses régions à ceux normalement observés en fin juillet.

L’indice d’humidité des sols superficiels issu de la modélisation est un bon ndicateur de la sécheresse agricole. La comparaison avec quelques années sèches montre la sévérité de l’année 2011 au démarrage de la saison estivale.

Sécheresses et changement climatique

L’analyse des séries quotidiennes de la région dont certaines sont centenaires a permis de dégager les tendances de l’évolution déjà perceptible de notre climat notamment à partir de la fin des années 80 avec une augmentation sensible des températures à toutes les saisons. Côté précipitations, augmentation des précipitations hivernales et légère diminution des estivales alors que printemps et automne ont peu évolué.

A l’échelle européenne, les projections vers la fin du XXIème siècle réalisées avec des modèles climatiques, indiquent que les contrastes des régimes de précipitation entre le sud et le nord de l’Europe devraient s’accentuer. L’augmentation prévue des précipitations est plus importante l’hiver au nord de l’Europe et la diminution plus importante au sud en été. Cependant, la limite nord-sud entre l’augmentation et la diminution des pluies varie non seulement en fonction de la saison, mais aussi en fonction des scénarios GIEC d’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre.

Les travaux menés plus spécifiquement sur l’évolution des sécheresses en France ont montré une augmentation importante du nombre de sécheresses des sols superficiels surtout en deuxième moitié du XXIème siècle, quels que soient les scénarios climatiques et les modèles de climat utilisés. Ces sécheresses augmenteront fortement en nombre, mais aussi en intensité et en étendue spatiale« .

  • Communiqué de presse de la préfecture de Côte-d’Or relatif à la gestion de la ressource en eau en période d’étiage en Côte-d’Or

« La gestion de la ressource en eau en période d’étiage s’articule en Côte d’Or autour des trois éléments suivants :

L’arrêté préfectoral cadre du 15 juin 2010 en vue de la préservation de la ressource en eau

Compte tenu de la vulnérabilité de la ressource en eau, le département de la Côte d’Or s’est doté dès 2002, d’un arrêté cadre qui définit, en amont des épisodes de sécheresse, les mesures de restriction à mettre en place durant la période estivale.

Depuis la prise du premier arrêté cadre en vue de la préservation de la ressource en eau en 2002, cet arrêté a été révisé tous les ans à l’exception de l’année 2003 avec pour objectif la rationalisation des prélèvements les plus impactants : restrictions horaires, assouplissement des mesures de restrictions en cas de mise en œuvre de réserves pour l’irrigation agricole, incitation aux économies et au recyclage d’eau pour les usages industriels, limitation des prélèvements directs en rivière…

L’arrêté cadre du 15 juin 2010, actuellement en vigueur, définit les mesures de restrictions progressives et adaptées au niveau de gravité de la sécheresse constatée (trois niveaux : alerte, crise et crise renforcée).

Le territoire départemental est découpé en 18 zones (sous-bassins versants). Pour chacune d’entre elles, le suivi en continu des débits d’un cours d’eau de référence permet de connaître la gravité de la sécheresse et donc « d’enclencher », par arrêté préfectoral, les mesures de restriction d’usages adaptées à la situation de la zone.

Ces restrictions d’usages concernent l’ensemble des usagers de l’eau (particuliers, collectivités, industriels, agriculteurs, golfs,…) avec pour objectif de :

– garantir l’alimentation en eau potable des populations et le maintien de la vie piscicole dans les cours d’eau ;

– sensibiliser l’ensemble des usagers (y compris les plus faibles consommateurs) à la rareté de l’eau ;

– inciter les usagers aux pratiques les plus impactantes sur la ressource en eau à s’engager dans une démarche de progrès (économie d’eau, étalement des prélèvements,…).

Un réseau de surveillance des niveaux des cours d’eau

Seize stations de mesures en continu des débits des cours d’eau du département exploitées par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Bourgogne permettent d’être informé en temps réel de l’état des cours d’eau et donc de la gravité de la situation.

Une cellule de veille de la gestion de la ressource en eau

Une cellule de veille de la gestion de la ressource en eau regroupant services de l’Etat, représentants de la profession agricole, chambres consulaires, fédération de pêche et représentants des collectivités locales, est susceptible de se réunir toutes les deux semaines, dès franchissement des premiers seuils d’alerte et toutes les semaines, si la situation le nécessite.

Cette cellule propose, en tenant compte de la situation des cours d’eau et des prévisions météorologiques, les mesures adaptées au préfet. Les mesures de restrictions sont prescrites par un arrêté préfectoral faisant l’objet d’une large information auprès des usagers.

Cette cellule s’est déjà réuni à trois reprises depuis le 10 mai 2011.

Etat de la situation

Les températures supérieures à la normale et la quasi absence de précipitations depuis le début de l’année ont eu pour conséquence une forte baisse des débits des cours d’eau en particulier sur la partie Ouest du département. Ainsi, ont été constatés des franchissements :

– du seuil d’alerte pour les sous-bassins versants

– Seine

– Brenne-Armançon

– Ouche aval

– Dheune – Avant Dheune

– Bouzaise – Lauve – Rhoin – Meuzin

– Biètre

– Vouge

– Norges – Tille Aval

– Bèze – Albane

– du seuil de crise pour les sous-bassins versants :

– Arroux-Lacanche

– Serein-Argentalet-Romanée-Tournesac-Vernidard

– Tille Amont-Ignon-Venelle.

Dans ce contexte, à l’issue d’une réunion de la cellule de veille départementale « Gestion de la ressource en Eau », un arrêté préfectoral portant constat de franchissement de seuils a été pris le 27 mai 2011. Cet arrêté prescrit, outre la mise en œuvre des mesures dites particulières sur les 12 sous-versants évoqués ci‑dessus, celle des mesures générales sur l’ensemble du département.

En cas d’aggravation de la situation, de nouveaux arrêtés de constats de franchissement sont susceptibles d’être pris durant l’étiage 2011.

Les mesures générales

Les mesures générales s’appliquent principalement aux particuliers et aux collectivités. Elles sont reprises dans le tableau suivant :

– Arrosage des pelouses, espaces verts et aires de loisirs : interdit quelle que soit l’origine de l’eau

– Arrosage des surfaces sportives : autorisé de 19h à 10h pour les surfaces où évoluent les usagers

– Lavage des voies : interdit sauf salubrité publique

– Remplissage des piscines : interdit sauf pour la première mise en eau après accord du maire en liaison avec le gestionnaire

– Lavage des voitures, des façades et des toitures pour les particuliers : interdit

– Arrosage des potagers, des massifs fleuris et des plantations de moins d’un an : autorisé de 19h à 10h

– Utilisation des réserves d’eaux pluviales : autorisée de 19h à 10h pour les usages autres que le lavage des voitures et l’arrosage des pelouses.

Pour en savoir plus

Les mesures dites particulières sur les 12 sous-bassins versants concernés sont explicitées dans l’arrêté préfectoral du 27 mai 2011.

L’arrêté cadre du 15 juin 2010, la carte des sous-versants et l’arrêté de constat de franchissement de seuil du 27 mai 2011 sont en ligne sur le site internet de la Direction Départementale des Territoires, rubrique Eau ( http://www.cote-d-or.equipement-agriculture.gouv.fr)« .

  • Communiqué de presse de la préfecture de Côte-d’Or relatif à la création de réserves pour l’irrigation

« La création de réserves pour l’irrigation : Concilier production agricole locale de qualité et préservation de la ressource en eau

Un exemple : la reconversion des bassins de la sucrerie d’Aiserey

La création de réserves pour l’irrigation : une solution à développer pour le maintien de l’irrigation dans un secteur en sécheresse chronique

Le principe des réserves pour l’irrigation est simple. Il s’agit de réservoir de capacité adaptée à la surface de terrains agricoles à irriguer. Ces réservoirs sont remplis par pompage dans les nappes souterraines (cas des bassins d’Aiserey) ou dans les cours d’eau (pas d’exemple de ce type en Côte-d’Or) en période dites de hautes eaux (novembre-avril), période durant laquelle la ressource en eau est abondante.

Les volumes ainsi stockés en hiver sont ensuite utilisés pour l’irrigation des cultures de mai à septembre. Il n’y a donc pas (ou peu) de prélèvements d’eau dans le milieu naturel en période d’étiage.

Ces dispositifs :

– garantissent aux exploitants agricoles les volumes d’eau nécessaires pour mener à terme leurs cultures, y compris dans une année de sécheresse sévère. Ils ne sont, en effet, pas concernés par les interdictions de prélèvements dans les nappes et les cours d’eau activées en cas de franchissement de seuils (alerte, crise ou crise renforcée) ;

– réduisent la pression des prélèvements pour l’irrigation agricole sur la ressource en eau en la reportant sur les périodes de ressource abondante (hautes eaux).

– Ainsi la création de tels bassins est une solution à privilégier, dans le contexte de sensibilité particulière de la Côte d’Or aux épisodes de sécheresse, pour pérenniser une production locale de légumes et ainsi maintenir les filières associées (unités de transformation,…).

La reconversion des bassins d’Aiserey

La reconversion des bassins de la sucrerie d’Aiserey s’inscrit dans le cadre du programme régional d’aide à la restructuration de la filière sucre mis en place suite à la fermeture en 2007 de la sucrerie d’Aiserey.

Il a consisté en :

– la réhabilitation des anciens bassins de décantation de la sucrerie en bassins pour l’irrigation d’une capacité totale de 640 000 m3 ;

– la création d’un réseau de canalisations de 60 km permettant d’alimenter à partir des bassins 1800 hectares de parcelles agricoles ;

– la création ou la réhabilitation de 4 puits permettant de prélever l’eau dans la nappe souterraine et d’alimenter les bassins ;

– la fermeture de 131 puits agricoles obsolètes.

Dans le cadre de ce projet, l’Association Syndicale Autorisée de la Biètre est autorisée à prélever  800 000 m3 par an d’octobre à juillet dont 80 % d’octobre à avril. Ces prélèvements sont autorisés sous réserve de mesures de restrictions en raison de la sécheresse. En revanche, les volumes stockés sont utilisables y compris en période de restrictions d’usage.

Les clés de la réussite d’un tel projet

Ce projet de reconversion des bassins de la sucrerie, dont la réflexion s’est engagée, sur proposition des services de l’État, en avril 2008 pour un achèvement des travaux en septembre 2010, est né de la volonté de 22 exploitants agricoles qui se sont constitués en ASA (Association Syndicale Autorisée) pour porter, avec l’appui de la Chambre d’Agriculture de Côte d’Or, ce projet collectif ambitieux.

Ce projet, d’un montant total de 7 577 000 €, a bénéficié de financements européens à hauteur de 79% du montant total au travers du Fonds Européen Agricole de Garantie mobilisé dans le cadre du programme régional d’aide à la restructuration de la filière sucre. Ces financements publics sont indispensables pour voir aboutir de tels projets de mise en place de réserves pour l’irrigation, les exploitants agricoles ne pouvant supporter seuls de tels investissements.

Les services de l’État (préfecture, direction départementale des territoires, direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) ont joué un rôle déterminant dans l’émergence de ce projet que ce soit pour la mobilisation des aides publiques que dans le cadre des procédures administratives associées à un tel projet. Partenaires pro‑actifs du projet, ils ont eu pour seul objectif : faire aboutir un projet de référence en matière de préservation de la ressource en eau« .

Pouilly-en-Auxois (21) : L’incendie de Provence polyster inquiète les habitants

Dans un courrier daté du mercredi 08 juin 2011, un membre de l’Alliance écologiste de Côte-d’Or transmet le message d’une habitante de Pouilly-en-Auxois (21) concernant les pollutions générées par les activités de l’entreprise Piscines Provence polyester, ravagé par un incendie mardi 07 juin 2011. L’incendie, qui s’est déclaré dans l’usine de fabrication de piscines au lieu-dit Mignereau, en bordure d’autoroute, a entraîné une fermeture temporaire de l’A6. Selon France 3 Bourgogne.fr, l’un des bâtiments de l’usine, « d’une superficie de 3.000 m2, a été entièrement détruit. Il était sous haute surveillance, car il contient des cuves de résine qui présentaient des risques d’explosion. Mais, ce danger est désormais écarté » (Lire ici l’article)…

Le message d’une habitante de Pouilly-en-Auxois

« Lors de l’accident, le nuage a survolé Pouilly pendant la journée sans que personne ne soit informé de ce que contenait ce nuage. Les écoles n’ont même pas été prévenues et sans l’intervention d’une maman d’élève, qui a prévenu les directrices de ce qui se passait, les instituteurs auraient fait sortir les gamins en récréation. Aujourd’hui, ça fume encore et ça sent mauvais. 

Cette usine utilise des produits qui soit disant ne sont pas toxiques, cependant : les ouvriers doivent travailler avec des masques à certains moments de la production ; il y a quelques années, madame Bernard* qui habite Beaume m’a dit qu’ils brûlaient leurs bidons vides sur « la montagne » et que cela procuraient des mots de tête au habitants de Beaume quand la fumée redescendait vers ce hameau de Créancey. Après plainte de certains habitants, ils ne le font plus mais je sais par des ouvriers qui travaillent là-bas, que beaucoup de ces bidons sont enterrés sur place ! Dans quel état sont-ils après l’incendie ? Évidemment, tout le monde sait mais ne dit rien : il faut préserver l’emploi ! 

Quand cette usine fonctionnait, selon le vent, de chez moi, j’avais des odeurs… Quand j’en ai parlé en mairie il y a quelques années, on m’avait répondu que ce n’était pas les piscines mais l’odeur de la colle des « bois déroulés »… Est-ce mieux ? J’ai su après que dans l’usine de piscine, il y avait « des filtres » qui étaient souvent poreux ».

* Par souci d’anonymat, nous avons préféré changer le nom de l’habitante.