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GT Tour à Dijon-Prenois : « La Porsche est une voiture très formatrice ! »

Tous en piste sur le circuit Dijon-Prenois, qui accueille samedi 14 et dimanche 15 mai 2011, une nouvelle édition du Championnat de France des circuits, le tout nouvellement dénommé GT Tour ! Une nouvelle organisation qui promet plus de convivialité et plus de spectacles avec toujours les cinq courses faisant le succès de l’événement. Après avoir fait ses gammes en monoplace en France mais aussi à Shanghaï, en république populaire de Chine, le Dijonnais Benjamin Rouget relève désormais le défi de la Porsche Matmut Carrera Cup. L’occasion pour lui de faire ses preuves devant sa famille et sous ses nouvelles couleurs…

Un nouveau concept

Après le Gers, la troisième étape de la Porsche Matmut Carrera Cup se déroulera en Bourgogne ; des retrouvailles puisque depuis 2009, cette course avait déserté la piste régionale. Pourtant, voilà tout juste un an, le Dijonnais Benjamin Rouget était déjà dans les paddocks, au volant cette fois d’une Ferrari F430. En 2011, vous le retrouverez au volant d’une Porsche 997 GT3 ! Suite à une opportunité offerte par le célèbre pilote Dany Snobeck, il a en effet quitté l’équipe Luxury Racing pour rejoindre le partenaire technique de cette dernière, AS Event : « A la base, c’est un peu par défaut mais les meilleurs pilotes de Grand Tourisme (GT) sont des pilotes qui viennent de la Porsche Cup. C’est une voiture très formatrice et très juge de paix. Si on arrive à se sortir de cette catégorie, on peut dire qu’on a le niveau pour le haut niveau de la GT ! ».

Et pour son grand retour à Prenois, la Porsche Cup est partie intégrante du nouveau concept du GT Tour. « Il s’agit là d’un événement de très haut niveau », estime Yannick Morizot, président du circuit Dijon-Prenois. « Il est porté par Hugues de Chaunac et sa société Oreca, à qui l’on doit des talents aussi divers qu’Alain Prost et Jacques Laffite« . L’organisateur ne tarit d’ailleurs pas d’éloges sur son nouveau concept : « Le GT Tour rassemble les plus belles voitures, celles qui font rêver tout le monde ! Mais c’est surtout le plus beau plateau qui puisse exister ». L’évènement s’est donc offert un profond lifting : « Le Tour de France est l’événement sportif populaire par excellence : il était donc important de montrer ce côté dans le nouveau nom du championnat de France ».

Un beau plateau

Hugues de Chaunac a ainsi totalement revu la stratégie et l’aspect marketing de la compétition : « Pour que ce soit une véritable fête populaire, la piste sera ouverte à tous les spectateurs avant les départs afin qu’ils puissent rencontrer et voir les conducteurs. Nous avons aussi revu le plan média et la compétition est retransmise en directe sur internet ». Avec 45.000 connexions lors de la première étape, 80.000 pour la seconde, il espère atteindre les 100.000 à Dijon ! Et pour finir de convaincre la presse et les partenaires, réunis lundi 09 mai 2011 à Dijon, Hugues de Chaunac est même allé chercher l’appui d’Olivier Panis

Dernier Français à avoir remporté le grand prix de Formule 1 à Monaco, en 1996, ce dernier a retrouvé Dijon avec quelque émotion : « Cela fait très longtemps que je n’ai pas couru à Dijon. C’est un circuit incroyable, rapide et qui rappelle des courses mémorables comme le duel entre Villeneuve et Arnoux » (Lire ici). Cette figure du sport automobile ne sera pas le seul « VIP » à fouler le bitume : devraient aussi être présents Fabien Barthez, ancien gardien de l’équipe de France de football, ou encore le chanteur David Hallyday.

Benjamin Rouget, le challenger de retour aux pays

Actuellement quatorzième après deux étapes, le Dijonnais Benjamin Rouget espère faire un meilleur résultat : « Je n’ai pas eu beaucoup de roulages ni d’entrainements cet hiver donc mon premier objectif est de progresser comme je l’ai déjà fait avec les courses à Lédenon (Gard) les 09 et 10 avril, et Nogaro (Gers) les 23, 24 et 25 avril derniers ». S’il ambitionne d’entrer dans le top 3 avant le mois de septembre et donc de réaliser des podiums, il part avec un peu plus de pression : « Je vais retrouver cette fois-ci des sponsors qui m’ont soutenu les années précédentes ainsi que ma famille, donc je ne pourrais pas me focaliser complètement sur ce week-end. Je l’ai déjà fait deux fois lorsque j’étais en formule Renault et en Ferrari ».

Sur un circuit qu’il considère comme « mythique car il a accueilli la Formule 1, très rapide puisqu’on y enregistre la plus grosse vitesse de pointe de l’année et qui comporte de grandes courbes », cette étape est donc un véritable challenge. Pour l’occasion, le Dijonnais espère pouvoir utiliser le nouveau modèle de la Porsche 911 : « Il y a encore six pilotes, dont moi, qui courront avec cette voiture et on enregistre une différence de près de deux secondes. Sur le nouveau modèle, l’aileron arrière est plus imposant et aérodynamique, offrant donc plus de maniabilité sur les courbes ».

Après avoir évolué à Shanghaï, en république populaire de Chine, son rêve est d’intégrer le Grand Tourisme : « Je pense que la bonne solution est de persévérer deux années en Porsche Cup pour jouer le titre de champion de France l’année prochaine et envisager l’avenir avec sérénité ». Il pourrait aussi rebondir à l’Est, toujours en Porsche Cup, du côté de l’Asie et plus précisément en Malaisie, à Singapour et au GT3 du Japon.

Chenôve (21) : Bilan et perspectives d’une ville en mutation…

80% des engagements pris par l’équipe municipale de Chenôve, en mars 2008, auraient d’ores et déjà été tenus ! Arrivé à mi-mandat, Jean Esmonin a souhaité revenir sur trois ans de travaux, d’actions, d’innovations, d’investissements au service de la Ville, à l’occasion d’une conférence de presse organisée jeudi 12 mai 2011, à l’Escale Charcot. Un bilan suivi de perpectives : l’arrivée du tramway, la reconquête de la population, la mauvaise nouvelle de la possible implantation de la prison de l’agglomération…

Action man

« Ne ratez pas votre matinée de printemps », écrivait le philosophe Jankélévitch. Dans toute vie municipale, le temps de mi-mandat permet de savoir ce que l’on a semé », expose Jean Esmonin, « agriculteur politique ». Ainsi, la récolte est-elle bonne ? Depuis trois ans, la ville change petit à petit de visage. Avec le projet de renouvellement urbain, dont le budget est de 130 millions d’euros, c’est un nouveau coeur de ville qui se dessine. Les démolitions des immeubles Charcot et Rude permettent en effet de faire émerger la nouvelle centralité, entre le vieux bourg et les quartiers modernes. Par ailleurs, d’ici 2012, 600 logements nouveaux verront le jour partout sur la commune. Mais en dehors des questions relatives à l’urbanisme*, quelles actions sont menées à Chenôve ? 

  • Les actions menées 

Le recours à la thermographie aérienne par infrarouge afin de réaliser des diagnostics de consommation d’énergie (Lire ici notre article) ; la création de la Maison de la petite enfance et la rénovation des groupes scolaires Bourdenières et Grands Crus ; l’installation de l’Auberge du Clos du Roy sur la place Anne-Laprévote, où le « tout Dijon vient manger » selon le maire ; le Revenu minimum étudiant, qui enregistrera cette année son 2.000e bénéficiaire ; la création de l’office municipal des personnes âgées ; un nouveau terrain de football synthétique (Lire ici notre article) ; la participation à la candidature des climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco (Lire ici notre article) ; la création et la prise en charge du nouveau Tremplin social, après que la CAF se soit retirée du centre social Armand-Thibaut (Lire ici notre article), etc. 

  • Les actions à venir 

La création d’un conseil consultatif de la jeunesse ; la création d’un centre culturel de 13 millions d’euros – il s’agira d’un immeuble de quatre étages, qui comportera 3.400 m2 consacrés à tous les domaines culturels (théâtre, cinéma, musique) et qui hébergera notamment le conservatoire de musique et l’orchestre de la Ville ; extension de la zone d’activité économique et commerciale à plus de 4.000 m2, etc. 

Une population à conquérir…

« La force de la ville, c’est d’abord ses habitants. Chenôve possède des citoyens très actifs, qui créent une véritable richesse culturelle, associative, sportive (ndlr : il existe 3.200 licenciés sportifs). En une journée, nous sommes capables de fédérer cent bénévoles pour mener une action ! », s’enthousiasme le maire. Aussi, pour renforcer cette « richesse », Jean Esmonin compte bien faire augmenter le nombre d’habitants de la commune. « Nous sommes décidés à atteindre 17.000 habitants d’ici 2020 environ. Pour le moment, nous comptons entre 15.500 et 16.000 habitants ». 

L’opération, appelée « reconquête de population », servira surtout à créer des bases fiscales qui puissent correspondre aux engagements financiers de la Ville. De nouveaux habitants donc mais de quelle sorte ? Jean Esmonin, qui relève que la faiblesse de la ville est due à une certain déséquilibre sociologique ayant fragilisé l’image de Chenôve, n’a pas peur de dire qu’il vise une population plus fortunée : « En 2006, il existait 58% de logements locatifs. Aujourd’hui, ce chiffre est descendu à 41% et nous souhaitons développer la filière de l’accès à la propriété… Je n’ai pas peur d’accueillir des habitants plus aisés ». 

« La prison, ce sera non »

Chenôve veut donc changer, surtout en terme d’image… Mais lorsque le Garde des Sceaux Michel Mercier présente à la presse son nouveau programme immobilier pénitentiaire, jeudi 05 mai 2011, une nouvelle vient tout remettre en question. Si, comme prévu, la prison historique de Dijon fermera bel et bien ses portes pour laisser place en 2016 à un nouveau centre, le ministère précise l’emplacement de cette nouvelle construction : « A la suite de recherches foncières, la ville de Dijon a identifié deux sites à Dijon en périphérie de ville : Europa sud à Chenôve et Mont-Blanc à Mirande ». L’administration privilégie aujourd’hui le site de Chenôve, « possédant d’un accès direct par 2×2 voies desservant l’Est de Dijon et proche du tribunal de grande instance et de l’hôpital. Il est correctement desservi par les transports en commun ».

« Cette nouvelle nous a abasourdis. Ni de près ni de loin nous n’avions été informés de cette hypothèse, regrette Jean Esmonin. C’est quand même un peu fort de café, les élus de Chenôve ont d’autres ambitions pour ses 35.000 m2. J’aurais voulu le Zénith ou l’hôpital privé mais non : pour nous, c’est l’établissement pénitentiaire. Alors ce sera non ».

Compétitions « sportives »… 

En tant qu’élu, le maire reconnaît avoir des déceptions quotidiennes, des ambitions contrariées : « Certains projets que nous souhaitons porter ne sont pas forcément compris. Aux yeux de certains, Chenôve devrait rester une ville bien sage, à sa place… ». Et d’ajouter : « Au Grand Dijon, où je suis vice-président, il faut bien dire que la coopération n’est pas toujours facile. Il y a de la compétition… Je regrette énormément que notre équipement sanitaire ferme ses portes. Mais là, c’est terminé, on ne peut plus rien faire ». 

Pour décrire son mandat mené jusqu’à aujourd’hui, ce dernier parle de « transparence » et « d’efficacité ». Mais entre victoires et regrets, Jean Esmonin retient une expression : « Chenôve change ». « J’en suis fier car c’est plus qu’une expression, c’est une ambition municipale ».

*La ville organise mercredi 18 mai 2011 à 19h, salle des fêtes de l’Hôtel de ville, une réunion d’information sur les réalisations et les aménagements du coeur de ville dans le cadre du projet urbain. « L’ensemble des habitants sont naturellement conviés ». 

Incendie du foyer Adoma à Dijon : Regards de professionnels du secours…

À l’image de l’accident de l’avenue Eiffel qui avait fait onze morts dans la nuit du 04 au 05 décembre 1999, l’incendie du foyer Adoma, situé dans le quartier de la Fontaine d’Ouche à Dijon, restera gravé dans les mémoires. Cette nuit du 14 novembre 2010, un feu de poubelle d’origine criminelle piège dans leur sommeil les 141 résidents du foyer : sept d’entre eux trouveront la mort et 134 seront blessés. Six mois après la catastrophe, les différents services de secours se sont réunis à Beaune afin de revenir sur leur expérience en compagnie de Frédéric Lapostolle, médecin urgentiste au Samu 93, et Claude Fuila, conseiller médical.

Des situations toutes particulières

En 2009, le ministère de l’Intérieur, s’appuyant sur des statistiques fournies par les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis 21) recensait en France 343.301 incendies – un chiffre en hausse de 10% par rapport à l’année précédente -, dont 84.753 concernaient des habitations, soit 24,7%. « Les incendies ne se ressemblent pas », considère Claude Fuilla, conseiller médical auprès du directeur de la sécurité civile au ministère de l’Intérieur. « Durant les premières minutes, les pompiers, dont la priorité est le sauvetage, n’ont pas de temps à consacrer aux médecins pour détailler l’intervention »… D’où l’importance pour les urgentistes de savoir quantifier la dangerosité et la gravité d’une situation d’incendie.

Selon le conseiller médical, plusieurs paramètres sont alors à prendre en compte alors que les opérations d’extinction, de sauvetage, de reconnaissance ou encore de soins doivent suivre leur cours : « Il faut dans un premier temps analyser la dominante du bâtiment – immeuble d’habitation ou de bureau -, le type, l’architecture et la disposition de l’édifice mais aussi les caractères sociaux et d’âge de la population ». Le nombre de victimes est toujours sous-estimé dans les premiers instants de l’intervention et pour pouvoir l’évaluer, il faut aussi suivre différentes étapes afin de déterminer l’origine du feu qui, quel que soit son foyer, monte toujours le long d’une façade ou d’une cage d’escalier, les circonstances dans lesquelles il se produit – la majorité des incendies ont lieu la nuit, prenant ainsi au piège les habitants -, ou encore l’analyse de l’environnement.

Une nécessaire analyse du terrain

Sur le site, le commandant des opérations de secours doit mettre en place deux organisations : une chaîne incendie sauvetage et une chaîne médicale, dont le Poste médical avancé (PMA) est le point central puisqu’obligatoire pour toutes les victimes. « Ce dernier est souvent inadapté, souligne Claude Fuilla. Les pompiers posent les victimes là où ils descendent afin de pouvoir remonter en chercher d’autres. Il faut donc le changer ». Là, les personnes sont « triées » et les premiers secours sont apportés. « Chronologiquement, on relève trois types de victimes : les défenestrés, les brûlés et les intoxiqués. Or si une personne reste dans une pièce avec une fenêtre et en fermant bien sa porte, il n’y a aucune raison qu’on ne la sauve pas. Au lieu de ça, les gens tentent de s’enfuir ».

Pour le docteur Frédéric Lapostolle, anesthésiste réanimateur au Samu de Bobigny (93) et spécialiste en cardiologie et toxicologie, les agressions dues aux fumées sont de trois types : traumatique – traumatisme lors d’une explosion, chute, défenestration -, thermique – brûlures internes et externes – et toxique. Lors de ces événements, il faut certes anticiper la montée en puissance des moyens mais aussi pouvoir répondre aux besoins médicaux. Ainsi, les lésions traumatiques sont facilement décelables mais celle toxiques moins : le traitement principal consiste en une oxygénothérapie par masque facial, c’est-à-dire un apport artificiel d’oxygène ; mais les intoxications par les cyanures sont très courantes et leur traitement est plus particulier.

Le cyanure, un gaz 25 fois plus toxique

En effet, sans forcément le savoir, le cyanure est présent dans la quasi-totalité des objets qui nous entourent : « La fumée est un milieu très complexe, explique le docteur Frédéric Lapostolle. Il suffit de faire brûler un peu de coton dans un milieu fermé pour observer le nombre de molécules toxiques que les fumées contiennent, puis rapporter la quantité de coton à une pièce normale ». Le cyanure, 25 fois plus toxique que le monoxyde de carbone, nécessite une combustion à 600°C de matériaux tels que la laine, la soie ou le polyuréthane que l’on trouve dans le lycra, les adhésifs et surtout les isolants.

« On a longtemps ignoré l’importance du cyanure or, lors de combustions de matières synthétiques, les patients sont plus souvent intoxiqués au cyanure ». Pour y pallier, le traitement doit être extrêmement rapide. En France, les Samu utilisent de plus en plus l’hydroxocobalamine ou vitamine B-12. Bien qu’aucune étude avec placébo n’ait été réalisée, il est administré à Paris de façon régulière pour prévenir toute intoxication liée au cyanure. S’appuyant sur une étude expliquant que l’utilisation du parachute n’a aucune justification rationnelle, des essais à l’aveugle n’ayant jamais été réalisés et 100% des personnes sautant sans parachute n’étant pas morte (Lire l’étude ici), il conclut qu’il faut tout de même prendre un parachute comme il faut équiper les Samu et Smur d’hydroxocobalamine – la moitié d’entre eux l’étant déjà.

Une logistique conséquente

Dans le cas de l’incendie du foyer Adoma, il a surtout fallu gérer de façon très rapide un flux très important de blessés, engendrant une logistique importante : 80 bouteilles d’oxygène, 5 hélicoptères, 16 ambulances, 90 hospitalisations sur sept sites différents. Bruno Boltz, commandant au Sdis de Côte-d’Or, se rappelle avoir été appelé « par les incendiaires eux-mêmes ». Dans notre édition du lundi 15 novembre 2010, ce même individu nous expliquait avoir en effet composé à plusieurs reprises le numéro du Transval : « Quand nous sommes arrivés sur les lieux de la catastrophe, il devait y avoir quatorze containers en feu. Le vent, à 10 kilomètres/heure, a plaqué les flammes sur la façade qui, par sa forme, à jouer le rôle de cheminée » (Lire notre article ici).

Ensuite, l’isolation du bâtiment – du polystyrène expansé, autrefois classé M1, c’est-à-dire non inflammable et déclassé depuis juillet 2010 (En savoir plus ici) – s’embrase et par le système de ventilation, chaque couloir est envahi. « On ne pouvait pas voir à dix centimètres », reconnait le commandant. Ce dernier montre alors deux photos de différentes chambres d’occupants : la première, à côté de la façade enflammée, est intacte car la porte est restée fermée ; la seconde est en revanche ravagée bien que plus éloignée du foyer car les occupants ont voulu la fuir…

A l’heure du bilan…

Pour le professeur Marc Freysz, directeur médical du Samu 21, cette opération a été un succès grâce à la rapidité et la réactivité du personnel : « Dès 02h30, les premières norias étaient mises en place avec l’hôpital général pour une première arrivée à 02h35. La première évacuation vers un caisson hyperbare a eu lieu à 05h25 et le CHU a très bien suivi en rappelant du personnel pour suivre cette montée en puissance ». Mais derrière cette efficacité se cachent également quelques faiblesses : « Nous ne pouvions pas répondre à tous les besoins, malgré une bonne articulation interservices », reconnaissent les deux responsables.

« Quand le premier véhicule est arrivé, à 01h38, une personne incitait les locataires à sauter de l’immeuble », ajoute Bruno Boltz. « Certains hommes ont été confrontés à de véritables cas de conscience quand il s’agissait de sauver des personnes ». À 02h57, le feu éteint, le ratissage du complet bâtiment débute pour une durée de deux heures. Sur la façade opposée, les traces noires témoignent de la violence de l’incendie. Par ailleurs, un élément laisse songeur : l’alarme générale n’était pas perceptible de tous…

Le regretté Bernard Giraudeau et sa traversée poétique ensorcelante…

Le 20 mai, Christian Cailleux, dessinateur d’expérience, publiera aux éditions Dupuis la BD Les longues traversées qu’il a réalisée en collaboration avec le regretté Bernard Giraudeau, disparu le 17 juillet 2010 des suites d’un cancer, et qui en avait assuré le texte. Cet album constitue la seconde et dernière collaboration entre l’acteur à la voix merveilleuse et le dessinateur, après R97 les hommes à terre, sorti en 2008 aux éditions Casterman. Au programme, on retrouve Théo, héros du premier album désormais écrivain, Diego l’Angolais, mais aussi une femme pirate qui est aussi bien réelle que virtuelle. L’histoire est née de l’imaginaire et de l’expérience de ces deux pères qui avaient « une langue unique, à deux voix » et un amour inextinguible pour l’Afrique, comme l’explique sereinement à l’AFP Christian Cailleux.

Nous n’avons pas sillonné les mers pour cet album, contrairement au premier, Bernard était trop faible. Mais on voyageait dans nos têtes. On oubliait le poids du corps ! Dès 2005, quand nous nous sommes connus, il y avait un troisième compagnon au-dessus de nos épaules, la maladie, mais nous en parlions peu » confesse ce grand admirateur de la « belle personne »qu’était Bernard Giraudeau.

Leur décision de collaborer de nouveau ensemble fut immédiate, logique, indiscutable. Malheureusement, la mort est survenue entre les deux artistes en juillet 2010. « Une semaine avant son décès, Bernard avait fini tous les textes, » révèle aussi Christian Cailleux, qui tenait à mettre son ami à l’honneur dans l’oeuvre. « Je voulais que ses mots soient présents dans la BD, qu’il n’y ait pas juste des bulles. C’est pourquoi Théo écrit. Et Théo, c’est beaucoup Bernard ». Bernard Giraudeau, formidable comédien et voix encore mise à l’honneur cet hiver lors des fêtes était également un écrivain de talent. « Plus que sa reconnaissance en tant que comédien, celle en tant qu’écrivain lui était précieuse. »

Quand quelqu’un part, quelqu’un d’autre arrive et la fille du mythique comédien et d’Anny Duperey, Sara Giraudeau, attend un heureux évènement, comme pour mieux continuer l’histoire…

Mais si vous voulez embarquer pour une ultime croisière en destination de l’Afrique aux côtés du regretté Bernard Giraudeau et du dessinateur Christian Cailleux, procurez-vous la BD Les longues traversées dès le 20 mai 2011. Un voyage poético-romantique que vous ne regretterez pas.

Lauren Budd : La femme de footballeur la plus sexy se dévoile…

Parmi les nombreuses et très jolies WAGs (abréviation de « Wife and Girlfriend », à savoir les femmes de footballeurs) que nous vous proposons régulièrement dans cette fameuse chronique dite de la « Dame du Soir », le mannequin britannique Lauren Budd est sans aucun doute l’une des plus sexy.

Celle qui partage aujourd’hui la vie de John Carew, l’attaquant norvégien de Stoke City (qui a évolué également à l’Olympique Lyonnais), avait déjà fait craquer le comique anglais David Walliams, le mari du top Lara Stone. Mais comment ne pas les comprendre ?

Avec son corps de rêve et son visage d’ange, elle ne peut que fasciner et faire fantasmer. La preuve ce soir avec cette série de clichés promotionnels sur lesquels le splendide top anglais met en valeur la nouvelle collection de maillots de bains de la marque BonPrix.

Biographie de Jennifer Aniston

Jennifer Anastasakis naît le 11 février 1969 en Californie. Fille des acteurs John Anastasakis (dit Aniston) et Nancy Dow, Jennifer Aniston s’inscrit très tôt dans une école de théâtre et participe dès 1990 à des séries télé. En 94, la vie de Jennifer Aniston bascule lorsqu’elle auditionne pour le pilote d’une série appelée Friends like these. D’abord pressentie pour le rôle de Monica Geller (finalement interprété par Courteney Cox), Jennifer Aniston persuade les producteurs de lui confier celui de Rachel Green. La série, lancée sous le nom de Friends, rencontre un succès planétaire.

En 97, son agent lui organise un blind date (rendez-vous à l’aveuglette) avec Brad Pitt. C’est le coup de foudre. Les amoureux se marient en 2000. Parallèlement, Jennifer Aniston s’essaye avec plus ou moins de succès à une carrière au cinéma. Mais pour le public, elle reste Rachel Green, la fille à la coiffure la plus cool de cette fin du XX° siècle. En 2004, après dix ans de Friends, les six protagonistes décident d’arrêter la série. Jennifer Aniston, rassurée par le succès en salle de son film Bruce tout-puissant, imagine que le meilleur est désormais à venir.

Mais en 2005, on parle d’elle pour d’autres raisons. Jennifer Aniston est la femme délaissée la plus célèbre du monde. Brad Pitt entretient une relation adultérine avec la sulfureuse Angelina Jolie. Un choc. Jennifer Aniston se réfugie alors dans les bras de son partenaire, l’acteur Vince Vaughn (qui participait au film Mr & Mrs Smith, durant lequel Pitt et Jolie se sont rencontrés).

Fin 2006, Jennifer Aniston retrouve le célibat et décide de se concentrer sur sa carrière.
Après avoir filé le parfait amour avec le musicien John Mayer pendant quelques mois en 2008, la jolie actrice serait aujourd’hui de nouveau célibataire.

Filmographie :
Séries TV :
2007 : Dirt, de Matthew Carnahan (épisode Ita Missa Est)
1999 : South Park, de Trey Parker et Matt Stone (épisode Tropicale schtropicale) (voix)
1996 : Ménage à trois (Partners) (épisode Follow the Clams?)
1994 – 2004 : Friends, de David Crane et Marta Kauffman
1994 : L’Homme à la Rolls (Burke’s Law) (épisode Qui a tué la reine de beauté ?)
1993 : Sunday Funnies, de Gerry Cohen
1993 : Herman’s Head (épisodes Twisted Sister et Jay Is for Jealousy)
1992 : Code Quantum (Quantum Leap), de Donald P. Bellisario (épisode Retour de guerre – 10 août 1968)

Cinéma :
2006 : Friends with Money, de Nicole Holofcener
2006 : La Rupture (The Break-up), de Peyton Reed
2005 : Dérapage (Derailed), de Mikael Håfström
2005 : La rumeur court… (Rumor Has It…), de Rob Reiner
2004 : Polly et moi (Along Came Polly), de John Hamburg
2003 : Bruce tout-puissant (Bruce Almighty), de Tom Shadyac
2002 : The Good Girl, de Miguel Arteta
2001 : Rock Star, de Stephen Herek
1999 : 35 heures, c’est déjà trop (Office Space), de Mike Judge
1998 : L’Objet de mon affection (The Object of My Affection), de Nicholas Hytner
1998 : The Thin Pink Line, de Joe Dietl et Michael Irpino
1997 : Trait pour trait (Picture Perfect), de Glenn Gordon Caron
1997 : L’amour de ma vie (‘Til There Was You), de Scott Winant
1996 : Rêve pour une insomniaque (Dream for an Insomniac), de Tiffanie DeBartolo
1996 : Petits mensonges entre frères (She’s the One), d’Edward Burns
1993 : Leprechaun, de Mark Jones

Jennifer Aniston : Plus torride que jamais dans son nouveau film !

Alors que se tient actuellement sur la Croisette le 64e Festival de Cannes, de nombreuses stars ne se rendront pas dans la célèbre cité du sud de la France. Parmi elles, la superbe Jennifer Aniston (récemment vue à l’affiche du Mytho), spécialiste ès-comédie romantique, qui reviendra illuminer nos écrans dès le 17 août 2011 à l’affiche de Horribles Bosses, la nouvelle comédie de Seth Gordon (The Office, Modern Family).

Pour entourer la ravissante Jen dans cette énième romcom, nous retrouvons Jason Bateman, Colin Farrell, Jamie Foxx et Kevin Spacey.

L’histoire : Pour Nick, Kurt et Dale, la seule chose qui pourrait rendre le travail quotidien plus tolérable serait de réduire en poussière leurs intolérables patrons. Démissionner étant exclu, les trois copains échafaudent, avec l’aide de quelques verres de trop et les conseils douteux d’un ancien détenu, un plan quelque peu alambiqué, mais infaillible, pour se débarrasser de leurs employeurs respectifs… définitivement. Il n’y a qu’un problème : les plans les plus infaillibles ne le sont qu’autant que les cerveaux qui les ont conçus le sont.

Dans ce film, on découvre une Jennifer Aniston particulièrement sexy, très souvent en sous-vêtements, et s’amusant à sucer goulûment tout ce qui lui passe sous la main. Ainsi, une banane, une saucisse et une glace ont ses faveurs (voir les photos sur ce lien). En attendant de découvrir tout ça en salles dès cet été, nous vous en proposons aujourd’hui la bande-annonce.