Archive | 2011

Kirstie Alley : avec et sans maquillage, c’est le jour et la nuit !

Kirstie Alley serait-elle la Cendrillon des temps modernes ? A 60 ans, la star de cinéma est enfin de retour sur le devant de la scène ! L’actrice qui était devenue obèse, a réussi à perdre tout son surpoids en participant à l’émission de danse Dancing With the Stars. Véritable carton d’audience, ses incroyables prestations lui ont permis de mincir et de resplendir à nouveau.

Arrivée jusqu’en finale, Kirstie Alley n’a hélas pas gagné le concours mais elle a gagné bien plus que cela : une seconde jeunesse. Ainsi la star était présente, le 5 juin 2011, à une soirée de danse exceptionnelle intitulée « All the Right Moves » qui avait lieu aux « Dance with me » studios à New York.

Accompagnée de son partenaire de danse Maksim Chmerkovskiy, elle s’est prêté au jeu et a donné le meilleur d’elle même. Danseuse émérite, l’actrice était radieuse et très mince, vêtue d’un legging moulant et d’un haut noir très sobre. Très bien maquillée, Kirstie Alley et son regard de tigresse ont dû en séduire plus d’un lors de cette soirée. Et pourtant le matin, ce n’était pas gagné !

Certainement avant de passer chez le coiffeur et la maquilleuse, la star a été aperçue le matin à la sortie de son immeuble, très proche du lieu de détention de Dominique Strauss-Kahn, avec une très petite mine ! Ridée, mal réveillée, bouffie et cheveux sales, l’actrice était méconnaissable. N’avait-elle pas dormi ? Avait-elle répété toute la nuit sa prestation pour le « All the Right Moves » ? On l’espère !

Une chose est sûre, Kirstie Alley est la preuve vivante que le maquillage, ça peut aider… un peu, voire beaucoup !

Anne Sinclair au côté de son mari DSK pour l’entendre dire : ‘non coupable’ ?

Pour Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, c’est… le jour J ! Les chaînes de télévision du monde entier, françaises et américaines en premier, sont au garde-à-vous depuis ce matin tant devant la somptueuse résidence de DSK et son épouse au 153 Franklin Street dans le quartier chic et branché de TriBeCa – DSK accompagné de son épouse (?) ne peut sortir que par la porte principale – , que devant le tribunal pénal new-yorkais (la Criminal Court de Manhattan) au 100 Centre Street à Manhattan, et à l’intérieur de la salle 51, au 13e étage. Nous allons donc le voir sortir, monter dans sa limousine avec ou sans ses avocats, arriver au tribunal, des images qui passeront et repasseront en boucle. Quel costume a-t-il choisi ? Quelle sera la tenue d’Anne Sinclair (qui devrait l’accompagner pour prouver aux yeux du monde entier qu’elle croit en l’innocence de son mari et qu’elle est solidaire) ? Camille, sa fille (mariée), qui vit et fait ses études à New York, son autre fille Vanessa, arrivée samedi, seront-elles présentes ? C’est un immense barnum qui se met en place.

Toute la presse accréditée va se tasser dans cette petite salle d’audience, les journalistes de RTL, du Parisien entre autres vont twitter à qui mieux-mieux, TF1 et France 2 bousculeront leurs programmes pour diffuser et commenter cet événement en direct.

DSK devrait plaider non coupable – sinon quel intérêt d’avoir fait venir des fauteuils, canapé et vêtements de leur propriété de Washington ? – et préparer son procès, qui pourrait ne pas avoir lieu avant la fin de l’année.

Alors que nous nous attendions à ce que le juge Michael Obus – c’est lui qui a accordé à DSK sa liberté conditionnelle dans des conditions certes très onéreuses et drastisques – lise les 7 chefs d’accusation retenus contre DSK par le Grand Jury dont agressions sexuelles, tentative de viol et séquestration, il n’est pas certain qu’il le fasse… L’audience, dans ce cas, ne devrait pas durer plus de 10 minutes. Michael Obus va déterminer le calendrier judiciaire des prochains mois, fixer la date des prochaines audiences au cours desquelles certains actes de l’accusation comme de la défense pourront être annulés ou… rajoutés au dossier. Le juge devra vérifier le travail d’enquête fait par les avocats de la défense (le passé de la jeune femme de chambre de 32 ans, Nafissatou Diallo, va être fouillé et refouillé !) et celui de l’accusation, qui va aussi chercher dans le passé de DSK, sexuel notamment, des preuves possibles.

Alors que l’ancien directeur général du Fonds monétaire international encourt jusqu’à 74 ans de prison , l’un de ses avocats vedette, Benjamin Brafman, 62 ans, a déclaré hier encore dans l’émission 66 minutes sur M6 : « Je ne veux pas rentrer pour l’instant dans le détail de cette affaire, mais je suis confiant. Je ne pense pas du tout que M. Strauss-Kahn soit coupable des faits qu’on lui reproche, et je peux vous prédire qu’il sera relaxé. » Effet de manches ? C’est de bonne guerre.

Ce procès qui s’ouvrira alors sera surtout l’affrontement de deux fortes personnalités, brillantes, ambitieuses, Benjamin Brafman et le procureur de New York, Cyrus Vance Jr., 57 ans.

A partir d’aujourd’hui, tous les coups sont permis et personne ne va s’en priver ! On entend même que les rapports sexuels auraient été consentis et que la femme de chambre aurait voulu faire chanter DSK !

Et Nafissatou Diallo ? Personne ne la verra ni ne l’entendra avant le procès. Depuis le samedi 14 mai, sa vie est devenue un enfer… et ce n’est pas fini. Même avec beaucoup d’imagination, il est impossible de trouver un point commun entre cette jeune femme, mère d’une ado de 16 ans, d’origine africaine, veuve, de condition modeste, et Anne Sinclair…

William et Kate : Un nouveau nid d’amour conjugal révélé !

Tandis que les médias anglais, la revue Hello! en tête, se repaissent encore des images des lieux idylliques où le prince William et son épouse Catherine ont passé leur lune de miel, aux Seychelles, sans doute frustrés de ne pas avoir pu ne serait-ce qu’entrevoir ces moments de rêve totalement cachés des regards, le couple, lui, regarde vers l’avenir et s’apprête à investir un nouveau nid d’amour.

Déjà très attendus outre-Atlantique pour leur visite officielle au Canada et en Californie, le duc et la duchesse de Cambridge ont décidé, selon le secrétariat du prince au palais St. James, d’emménager à Kensington Palace, résidence royale londonienne où William vécut avec son frère Harry et leur regrettée mère Diana après son divorce d’avec le prince Charles.

William et Catherine, qui sont apparus suprêmement élégants ce week-end pour la célébration annuelle de la reine Elizabeth II et le derby d’Epsom, partagent pour le moment leur vie entre leur propriété galloise d’Anglesey, à proximité de la base de la RAF Valley où officie le fils du prince Charles, et Clarence House, résidence londonienne de ce dernier où ils sont accueillis lors de leurs venues dans la capitale. Il va de soi qu’Anglesey demeurera d’ailleurs leur habitation principale, et le bureau londonien du prince sera toujours au Palais St. James.

Mais leur première résidence personnelle officielle de couple marié sera donc le palais de Kensington. Des précisions, toutefois : ils y emménageront dans une autre partie du palais que celle où William et Harry ont des souvenirs de leur vie avec leur défunte mère, et il ne s’agira que d’une habitation temporaire. « D’autres options pour des solutions à long terme sont actuellement envisagées« , indique-t-on du côté du Palais St. James.

Rafael Nadal : Sa chérie Xisca resplendit de passion pour son triomphe !

Rafael Nadal a envoyé un signal fort, et Roger Federer l’a reçu cinq sur cinq. Pour leur cinquième opposition sur l’ocre de Roland-Garros, l’Espagnol a imposé sa loi au Suisse, et mis un terme triomphal à une quinzaine qui avait débuté dans le doute et dans la tempête portant le nom de Djokovic.

Dimanche, sur le central Philippe-Chatrier, Rafael Nadal, 25 ans, s’est employé pour contenir les assauts d’un numéro trois mondial à l’inspiration retrouvée : souvent agressé par Roger Federer, qui, auteur d’un parcours aux allures de résurrection couronné par sa victoire sur Novak Djokovic en demi-finale (privant le Serbe du record absolu de matches remportés d’affilée), n’avait d’autre choix que de prendre l’initiative pour tenter de désarçonner l’implacable Majorquin, Rafa n’a pas fléchi, a fait étal de son volume physique de gladiateur, a dévoré les lignes, a imposé une longueur de balle usante, et a haussé le ton pour préserver son fief quand il le fallait, comme dans ce tie-break victorieux dans le deuxième set ou encore ce quatrième set où il a empêché son rival de s’engouffrer dans la brèche du troisième. « C’est souvent comme ça pour moi face à Rafa« , philosophait avec le fair-play qui le caractérise Roger Federer, heureux d’une quinzaine qu’il n’espérait pas si fructueuse et désormais tourné vers Wimbledon, un jardin à reconquérir, et ajoutant joliment : « Je pense qu’il est content d’être Rafa, et moi je suis content d’être Roger. C’est pourquoi on aime bien jouer l’un contre l’autre. » (source : L’Equipe)

Au final, le guerrier espagnol l’emporte 7-5, 7-6 [3], 5-7, 6-1 en 3h40, soulève pour la sixième fois la Coupe des Mousquetaires – tandis que Jim Courier console Federer -, égale en cela le record de Björn Borg, et signe son dixième succès en Grand Chelem. Bonus à la gagne : le Taureau de Manacor a fait taire ses détracteurs avec classe, qui prédisaient déjà son déclin après sa première semaine difficile à Paris. « Ce sixième titre est peut-être également spécial parce que c’était vraiment dur, a-t-il d’ailleurs admis après la finale. Quand tu te bats si fort, quand tu donnes tout pour atteindre ton but les émotions sont différentes. Quand j’ai gagné en 2008 je n’avais quasiment pas l’impression d’avoir remporté Roland-Garros car c’était trop facile. »

De l’émotion, il y en avait également en tribunes. Du côté des nombreux people présents comme de coutume pour l’ultime passe d’armes de la quinzaine, c’est l’admiration qui dominait. Mais dans les clans suisse et ibérique, l’émotion se déclinait dans tous les tons. Si Roger avait sa Mirka fidèle au poste, c’est bien Maria Francisca Perello, dite Xisca, qui a gagné la bataille des tribunes. Assise derrière le staff de Rafa et les oncles Miguel Angel et Toni, la chérie de longue date de l’Espagnol a, plus que lors des tours précédents, laissé transparaître ses émotions, vivant la finale. Formant avec la mère (Ana Maria) et la soeur (Maria Isabel) de Rafael un « clan des mujeres » particulièrement actif au sein de la colonie espagnole survoltée, Xisca a donné de la voix et épaulé son champion, son bien-aimé depuis maintenant quatre ans, jusqu’à la délivrance. Le sport… côté coeur.

Alex Elliott, la beauté Smart et Sexy venue de l’autre bout du monde…

Vous en avez assez des belles plantes venues d’Amérique du Sud ou de l’Europe de l’Est ? Faites donc la connaissance d’Alex Elliott, qui vous garantit un véritable dépaysement.

Originaire de l’autre bout du monde, de Nouvelle-Zélande très exactement, cette sublime brune a grandi en Australie et elle est une vraie star dans ce coin du globe, où elle enchaîne les campagnes publicitaires. Du haut de son mètre 80, et grâce à des mensurations de rêve, 86-61-89, la jolie Kiwi a notamment été mannequin pour Diet Coke.

Ce soir, c’est pour la marque de lingerie Smart et Sexy que nous la découvrons et c’est une belle surprise. Glamour en nude, aguicheuse en dentelle, rugissante en imprimé léopard, Alex Elliott ne pouvait être meilleure égérie pour la maison, qui travaille avec elle depuis 2010.

Aéroport Dijon Bourgogne : La ligne Dijon-Southampton prend son envol dès lundi 06 juin

Dans un communiqué reçu vendredi 03 juin 2011, la compagnie d’aviation Eastern Airways annonce la mise en place d’une nouvelle ligne Southampton-Dijon pour sa clientèle bourguignonne, à compter du lundi 06 juin.

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Eastern Airways lance Southampton-Dijon
 
Eastern Airways lance un nouveau vol Dijon-Southampton lundi 6 juin 2011. Ce nouveau service d’Eastern Airways fait partie de la stratégie de développement de la compagnie régionale britannique depuis sa base française de Dijon, au départ de laquelle elle a construit, depuis septembre 2010, un réseau de liaisons transversales vers Bordeaux, Toulouse et Nantes.
 
Un Jetstream 41 de 29 places, opérera ce service d’été trois fois par semaine, les lundis, vendredis et dimanches. Pour sa clientèle bourguignonne, ce nouveau vol permettra de rejoindre le sud-ouest de l’Angleterre ainsi que Londres, relié à l’aéroport de Southampton par un service ferroviaire direct d’une heure jusqu’à la gare de Waterloo, au cœur de la capitale britannique. Cette liaison offre aussi une connexion directe avec le réseau domestique d’Eastern Airways, qui propose des vols réguliers au départ de Southampton depuis huit ans, vers Aberdeen, Durham Tees Valley, Leeds Bradford et Liverpool.
 
Les prix du billet débutent à 85 euros l’aller simple, taxes comprises, et les billets peuvent être réservés sur le site web http://www.easternairways.fr , ou en agences de voyages.
 
Les lundis, le vol décollera de Dijon à 11h30 pour arriver à Southampton à 12h20 heure locale. Le vol du retour repartira de Southampton à 12h50, pour arriver à Dijon à 15h40 heure locale.
 
Les vols du vendredi partiront de Dijon à 12h30 pour un atterrissage prévu à 13h20 heure locale, et repartiront de Southampton à 13h50, pour atteindre Dijon à 16h40.
 
Enfin le dimanche, le décollage est prévu à 12h20 depuis Dijon pour rejoindre Southampton à 13h10 heure locale. Le service quittera Southampton à 13h40, pour une arrivée prévue à Dijon à 16h30.
 
Kay Ryan, directeur commercial d’Eastern Airways, déclare : “Offrir une liaison vers le sud de la Grande-Bretagne a toujours fait partie de nos plans de développement pour Dijon, et Southampton est la porte d’entrée idéale pour les voyageurs d’affaires et les touristes voyageant entre les deux régions. Les clients venant de Dijon pourront ainsi continuer vers une des nombreuses destinations proposées par le réseau britannique d’Eastern Airways”. 
 
“Nous sommes absolument ravis qu’Eastern Airways ait commencé cette nouvelle route entre Dijon et Southampton pour l’été. C’est la première liaison aérienne jamais établie entre les deux villes, et la seule offre internationale au départ de Dijon,”, estime Jean-François Damongeot, directeur de la CCI Côte d’Or et responsable de l’aéroport Dijon Bourgogne.
 
Les étudiants sont les autres grands gagnants de cette nouvelle liaison, grâce à l’accord de partenariat signé, fin mars dernier, entre l’ESC Bourgogne (Ecole Supérieure de Commerce) et l’Oxford Brookes University Business School. L’aéroport de Southampton étant relié par une liaison ferroviaire directe d’une heure avec Oxford, nul doute que les étudiants et les chercheurs des deux prestigieuses écoles emprunteront cette nouvelle ligne d’Eastern Airways.
 
Tous les passagers d’Eastern Airways voyageant depuis Southampton bénéficieront d’un accès dédié, permettant d’éviter les files d’attente des contrôles de sécurité. A l’embarquement, les passagers seront chaleureusement accueillis par un équipage offrant un service efficace, avec des boissons chaudes et froides et des snacks gratuits. Aucun coût supplémentaire ne sera demandé pour l’enregistrement, les bagages à mains ou le choix des sièges, Eastern Airways offrant un service tout inclus.
 
Créée en 1997, Eastern Airways a initialement construit un réseau de vols réguliers autour de l’industrie offshore de la mer du Nord, avec des vols vers la côte est d’Angleterre jusqu’à Aberdeen. La compagnie aérienne exploite maintenant plus de vols au départ d’Aberdeen que tout autre transporteur, et possède d’autres bases-clés à Newcastle et Southampton. Les services intérieurs à travers le pays comprennent également Newcastle-Cardiff, Liverpool-Aberdeen et Southampton-Leeds Bradford. La compagnie aérienne offre aussi des services norvégiens, vers Stavanger et Bergen, en Norvège, au départ de Newcastle et Aberdeen. La compagnie est le second transporteur régional en Grande-Bretagne, avec une flotte de 30 appareils opérant depuis 22 aéroports au Royaume-Uni, en Irlande, en Norvège et en France. »

Grand Dijon : Les ambulanciers en ont ras-le-bol !

Dans le Grand Dijon, se rendre au cinéma en taxi ira toujours plus vite qu’aller à l’hôpital en ambulance. Pourquoi ? Car cette dernière, en cas de transport non-urgent, n’a pas le droit d’emprunter les voies de bus. A l’heure où les travaux du tramway transforment en profondeur le plan de déplacement à Dijon, les ambulanciers accumulent les retards et tirent la sonnette d’alarme. Selon Stéphane Combe, président de l’Association des transports sanitaires urgents de Côte-d’Or (Atsu 21), « une simple décision de la municipalité pourrait changer la vie des patients »…

Ambulances verbalisées : le monde à l’envers ?

Pour tous les modes de déplacement, le Grand Dijon a connu un avant-tramway et un après-tramway. Du côté des transports sanitaires, la situation s’est aggravée, déjà difficile à cause d’un blocage juridique empêchant les ambulances d’emprunter les voies de bus. « La problématique de l’accès aux voies de bus existe depuis plusieurs années pour les ambulanciers : jamais nous n’avons pu nous rendre dans les rues de la Liberté, du Chapeau Rouge, où exercent pourtant un neurologue et un ophtalmologue… », témoigne Stéphane Combe, gérant de l’entreprise d’ambulances et de transports sanitaires La Parisienne-Jussieu, également président de l’Association des transports sanitaires d’urgence de Côte-d’Or (Atsu 21). Les travaux du tramway ont aggravé le problème. « Un transport qui prenait trente minutes dure 45 minutes aujourd’hui. Globalement, nos missions s’enchaînent les unes après les autres avec un quart d’heure de plus à chaque trajet… Le patient, le médecin et les cabinets ne sont pas satisfaits. La qualité de service que l’on est en droit d’offrir à la personne malade se dégrade fortement », regrette-t-il. Accès bloqués, voies rapides interdites, patients mécontents : les ambulanciers tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme.

Où se situe le vide juridique ? « Pour les transports urgents que nous transfère le Samu 21, tout va bien. Mais ils ne représentent que 10% de notre activité, soit environ 25 trajets par jour et par entreprise », témoigne Stéphane Combe. Dans ce cas, l’utilisation du gyrophare et des voies de bus est permise. Et pour les deux cents trajets non-urgents effectués par chaque société privée au quotidien ? Les embouteillages sont de mise. « Il peut s’agir d’une habitante de la Fontaine d’Ouche qui doit être dialysée trois fois par semaine à la clinique de Talant ; de quelqu’un qui vit à Talant et va consulter son cardiologue en ville ; ou encore d’un patient hospitalisé sur avis médical, que l’on accompagne sur son lieu de soins », énumère Stéphane Combe. Et de résumer : « Une personne âgée qui habite à Saint-Apollinaire et veut aller au cinéma en taxi va arriver à l’heure grâce à la circulation rue de la Liberté ; et cette même personne qui devra se faire dialyser à la clinique Drevon de Dijon devra attendre la fin des embouteillages dans les voies générales… Vous savez, quand nous sommes bloqués dans la circulation et qu’on voit les taxis foncer dans les voies de bus, ça énerve ».

Problème : si les ambulances utilisent les voies réservées en cas de non-urgence, elles sont verbalisées. « Les transports en commun, les taxis et les transports de fonds peuvent circuler sur les voies de bus mais le Code des collectivités territoriales ne prévoit pas nos véhicules dans la liste… Cela a conduit, en novembre 2010 par exemple, à des journées où nous récoltions près de dix amendes par jour ! », livre Stéphane Combe. A première vue, la situation semble problématique : pourquoi un service public – par délégation – serait-il empêché de fonctionner par l’autorité publique ?

La mairie « ne veut pas pénaliser la circulation des bus »

Du côté de la mairie, la réponse est simple : « La circulation des bus est déjà fortement perturbée à cause des travaux du tramway et nous ne voulons pas surcharger leurs voies davantage », explique André Gervais, adjoint au maire de Dijon délégué à l’équipement urbain, à la circulation et aux déplacements. Si la priorité est donc de ne pas retrouver les bus en fin de file, quid de la circulation des taxis, dont on pourrait penser qu’ils sont moins urgents qu’un transport de patient ? « Le taxi fait partie de la chaîne des déplacements, voilà pourquoi il peut utiliser ces voies », élude-t-il. Avant de préciser : « Contrairement aux véhicules sanitaires, qui facturent leurs déplacements au kilomètre parcouru, les taxis sont rémunérés également sur la durée du trajet : voilà pourquoi la question de la vitesse est importante pour les usagers ».

A Paris, la question est réglée depuis longtemps. Au cours de la séance du Sénat du mardi 09 mai 2006, consacrée aux questions orales sans débat, le sénateur PS Roger Madec a interrogé le gouvernement sur les difficultés rencontrées par les ambulanciers dans l’accomplissement de leurs missions à Paris, remarquant que « les couloirs de bus n’étaient qu’exceptionnellement autorisés pour les ambulances privées » (Lire ici CarrefourSénat.fr). Dominique Perben, alors ministre des Transports et de l’Équipement, avait alors jugé cette situation peu satisfaisante et s’était prononcé pour une évolution des règles, « afin de permettre le passage des ambulances dans les couloirs de bus ». La meilleure solution consistait, selon lui, à modifier l’article L2213 du Code général des collectivités territoriales, qui donne au maire le pouvoir d’autoriser la circulation de certains véhicules dans les voies réservées au transport public. Aujourd’hui, des villes comme Paris, Rennes ou Nantes ont facilité l’accès des ambulances aux couloirs de bus.

A Dijon, « la municipalité n’est pas contre le principe », note André Gervais. Et de citer l’exemple du passage du Parc à Dijon, ouvert le 06 mai 2011 à la circulation des ambulances. « A cet endroit, la circulation des ambulances ne perturbe pas celle des bus et nous avons donc pu faire un geste », explique-t-il. « Un geste notoirement insuffisant », relève Stéphane Combe, qui estime que « cinquante mètres de voie sur vingt kilomètres ne nous calmerons pas ».

Et le service public dans tout ça ?

Au mois de décembre 2010, les ambulanciers de Côte-d’Or rencontraient André Gervais pour exposer leurs problèmes. « Il nous a fait remarquer que nous n’avions qu’à partir plus tôt pour ne pas être en retard dans nos trajets ! », témoigne Stéphane Combe. Pour ce gérant d’entreprise, toutefois, l’humour a ses limites. « Nous attendons de vraies réponses. Il s’agit ici d’un service public par délégation, ce qui veut dire que notre cœur de métier est dirigé vers les citoyens ! Nous ne nous battons pas pour faire plus de profits mais bien pour rendre un meilleur service aux habitants du Grand Dijon. Et le seul blocage que nous rencontrons aujourd’hui vient des autorités publiques, qui ont le pouvoir de faire changer les choses. La mairie accueillait une conférence sur le courage il y a peu (Lire ici notre article sur le sujet) : et bien qu’elle en ait, du courage ! ». Et de préciser : « Nous savons que ces conditions de transport vont s’installer dans le temps pour les trente ou quarante prochaines années. Il faut donc que les personnes en responsabilité trouvent une solution qui nous permette de travailler et de rendre un service correct ».

Le dialogue de sourds risque pourtant d’être long. En effet, si l’Atsu 21 demande que « la législation soit remise en conformité avant l’été » au risque « d’opérations musclées de grèves et de blocages dès la rentrée 2011 », André Gervais assure qu’il faudra attendre « la fin des travaux et la révision du plan de déplacement » avant que les choses évoluent… En attendant ? « Un délai de transport, même d’un quart d’heure, peut se révéler très dangereux pour les patients. Par exemple, si nous prenons du retard pour arriver sur un lieu de soins où a été diagnostiquée une embolie pulmonaire, la question des couloirs de bus prend tout de suite un autre sens », conclut Stéphane Combe. Difficile, dans ce contexte, de deviner à profitera vraiment ce status quo