Archive | 2011

Côte-d’Or : Une Saint-Vincent Tournante 2012 spéciale « climats de Bourgogne » !

Après un passage par Chassagne-Montrachet en 2010 et les villages de la côte de Nuits en 2011, la prochaine édition de la Saint-Vincent Tournante – fête du vin côte-d’orienne – sera dédiée aux climats de Bourgogne dans le cadre de la candidature de la région au patrimoine mondial de l’Unesco. La 68ème édition se déroulera les 28 et 29 janvier 2012 à Dijon, Beaune et Nuits-Saint-Georges.

Né à Huesca une cité espagnole au pied des Pyrénées, Saint-Vincent était l’archidiacre de Saragosse. Martyrisé sur ordre du préfet à Valence, il décéda le 22 janvier 304. La date de sa mort correspondant à la période climatique entre l’état d’hibernation de la vigne et celle du retour à la végétation, Saint-Vincent aurait été désigné saint patron des vignerons. D’autres hypothèses soulignent la présence du mot « vin » dans son nom alors que pour certains, son corps fut broyé sous les instruments de supplice comme la grappe de raisin sous le pressoir.

Comme chaque 22 janvier depuis 1937, la Confrérie des chevaliers du Tastevin honore Saint-Vincent dans un village différent de Côte-d’Or ; cette année, la confrérie mettra à l’honneur trois villes : Dijon, capitale de la Bourgogne, Beaune, capitale du bourgogne, et Nuits-Saint-Georges, symbole des grands crus de la Côte. Cette Saint-Vincent 2012 s’inscrit donc en rapport avec la démarche pour le classement des climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco. Comme le veut la tradition, la première journée sera assez solennelle avec le défilé des confréries portant statues et bannières, précédant l’office religieux, alors que la seconde journée se veut « plus conviviale et culturelle avec des dégustations de l’ensemble des ‘climats de Bourgogne’, couplées à des animations-découvertes de lieux incontournables des trois villes ».

Dijon : François Hollande passe ses troupes en revue mardi 19 juillet

Concernant les primaires, six compétiteurs sont déjà dans l’arène : Martine Aubry, ex première secrétaire du PS, François Hollande, favori des sondages, Arnaud Montebourg, député et président du conseil général de Saône-et-Loire, Ségolène Royal, candidate malheureuse de la Présidentielle 2007, Manuel Valls, héritier de Lionel Jospin, et Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG). Ils ont deux mois pour convaincre les sympathisants du PS et, plus largement, l’ensemble du corps électoral, avant l’échéance des primaires des 09 et 16 octobre 2011 et celle de la Présidentielle en 2012. Après l’affaire DSK, nombreux sont les ténors du parti à s’être retrouvés orphelins. Si un pacte existait bien entre l’ex-directeur du Fonds monétaire international (FMI) et Martine Aubry, François Hollande a réalisé le bon coup du mercato estival en récupérant le soutien de Pierre Moscovici. Ce dernier a d’ailleurs été nommé coordinateur de son équipe de campagne.

L’équipe d’Hollande se composera de trois cercles : le conseil politique, l’équipe de coordination et les responsables thématiques.  Le conseil politique rassemblera tous les mardis les parlementaires, les présidents de région et département, les maires de communes de plus de 10.000 habitants ou les premiers secrétaires fédéraux comme le Bourguignon Michel Neugnot. L’équipe de coordination devra elle couvrir les différentes fonctions d’une campagne. Présents dans les rangs : le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, en charge de l’animation des réseaux et des élus ; le directeur de l’Entreprise publique locale d’aménagement de l’agglomération Dijonnaise (Eplaad), Thierry Lajoie, au poste de directeur de cabinet ; et la conseillère régionale Safia Otokoré en tant que conseillère presse. Enfin, le troisième cercle, celui des thématiques, doit permettre aux politiques de s’investir sur des grands thèmes. Parmi eux figurent Christophe Sirugue, député-maire de Chalon-sur-Saône (21), pour l’insertion par l’économie ; Nisrine Zaibi, conseillère municipale de Chalon-sur-Saône, pour les questions de jeunesse ; Benjamin Griveaux, vice-président du conseil général de Saône-et-Loire, pour l’économie sociale et solidaire ; François Rebsamen pour les questions de sécurité et d’intérieur ; François Patriat, sénateur et président du conseil régional de Bourgogne, ancien ministre de l’agriculture, qui traitera des questions d’agriculture et de consommation justement ; et enfin, Safia Otokoré, ancienne sportive de haut niveau également, pour le sport.

Du côté de Martine Aubry, un seul Bourguignon est présent dans l’équipe de campagne : Christian Paul, député de la Nièvre.

Défilé militaire du 14 juillet : Quand le débat prend une tournure nationaliste…

J’ai envie de remplacer un défilé militaire par un défilé citoyen ». Par cette simple phrase prononcée jeudi 14 juillet 2011, Eva Joly, candidate Europe écologie Les Verts (EELV) à la Présidentielle de 2012, semble avoir remué une vieille blessure… À considérer les réactions de la classe politique, il semblerait que la candidate écologiste d’origine norvégienne ait touché un point sensible. Ouvrant le bal des polémiques à droite, François Fillon a en effet réagit brutalement, comme le rapporte Le Post.fr : « Je pense que cette dame n’a pas une culture très ancienne de la tradition française, de l’histoire française et des valeurs françaises ». En une phrase lancée contre Eva Joly, Fillon a basculé dans le camp des dirigeants UMP qui font leurs les campagnes et obsessions du Front National. Il symbolise ainsi la dérive d’une droite à bout de souffle, dont le seul ressort semble être l’escalade xénophobe » (Lire icil’article). 

De son côté, le Parti socialiste se montre « embarrassé » depuis le début de la polémique résume Europe 1.fr : « Je pense que le 14 juillet, c’est d’abord un hommage donné à la République donc à notre armée, qui se bat aujourd’hui sur beaucoup de terrain », a estimé Martine Aubry. « Je pense qu’il faut garder ce défilé de l’armée pour représenter notre nation. Mais rien n’empêche en même temps de faire une fête de l’égalité chaque 14 juillet. Je crois que les deux vont bien de pair ». (…) « Ségolène Royal a aussi estimé que « ce serait une très mauvaise idée que de remettre en cause nos traditions, le 14 juillet, c’est notre fête nationale, c’est la fête de la République, de nos trois valeurs, la liberté, l’égalité, la fraternité, et n’oublions jamais (…) que si nous sommes un peuple libre, c’est parce que justement des hommes et des femmes ont donné leur vie pour que nous (le) soyons ». (…) Laurent Fabius s’est dit lui aussi « attaché au défilé du 14 juillet » (Lire ici l’article). 

La gauche, si elle ne semble pas de l’avis d’Eva Joly, ne l’a néanmoins pas attaquée sur ses origines étrangères, contrairement à la droite et l’extrême droite dont les propos ont fait réagir l’intéressée dimanche 17 juillet dans le journal Le Point : « Prétendre défendre la République en agitant le démon des origines est une hypocrisie dangereuse ». (…) « De tels excès n’étonnent guère quand ils proviennent des habituels matamores de l’identité nationale », a ajouté l’ex-juge d’instruction. « Je ne permets pas que l’on mette en doute mon patriotisme. Je ne suis pas moins française que ceux qui me refusent le droit de m’exprimer » (Lire ici l’article). 

Le même jour, à Libreville au Gabon, le Premier ministre se félicitait pourtant de « la polémique » créée par ses propos selon Le Figaro.fr : « On me dit qu’il y a une polémique en France sur les propos que j’ai tenus en réponse à Mme Joly qui proposait de supprimer le défilé militaire du 14 juillet. Je vais vous dire : je m’en félicite parce que je suis en colère » (Lire ici l’article).

> Dans divers communiqués reçus vendredi 15 et samedi 16 juillet 2011, la classe politique régionale réagit également aux propos d’Eva Joly relatifs à la suppression du défilé militaire du 14 juillet. 

« Eva Joly / 14 juillet : une stigmatisation honteuse et irresponsable »

« Les Jeunes Actifs de l’UMP de Côte-d’Or condamnent les propos d’Eva Joly qui a stigmatisé de manière honteuse et irresponsable la Fête nationale, alors que 6 soldats français viennent de donner leurs vies en Afghanistan. Il est inadmissible qu’un responsable politique, qui plus est candidat à une élection présidentielle, puisse tenir de tels propos. 

Le défilé du 14 juillet est bien plus qu’un symbole ; c’est la reconnaissance et l’hommage de tout un pays pour celles et ceux qui se battent pour porter à travers le monde les valeurs de la République française et pour défendre la démocratie. C’est précisément, contrairement à ce que laisse entendre Mme Joly, l’expression de notre citoyenneté, d’un devoir collectif de mémoire, de gratitude et de fierté. »

  • Communiqué Laurent Bourguignat, président du Cercle Gaulliste et conseiller municipal de Dijon (UMP) 

« La proposition de Madame Joly est une insulte »

« La proposition de Madame Joly de remplacer le défilé militaire du 14 Juillet par une « grande parade » est une insulte à notre pays, à ceux qui se battent pour lui, à ceux qui lui ont donné leur vie. Chaque jour, nos soldats se battent, non pas par instinct guerrier, mais pour défendre les valeurs de la Liberté, protéger les Français, affirmer la place de la France dans le monde. Ils le font au péril de leur vie. La mort tragique de 6 militaires en Afghanistan cette semaine nous le rappelle cruellement.  

L’armée, pilier de notre République, contribue à préserver l’indépendance nationale, à maintenir l’équilibre du monde, à le rendre plus juste contre les dérives extrémistes et la loi du plus fort. Le 14 Juillet est un rendez-vous incontournable pour que la Nation lui exprime son soutien, sa gratitude et sa reconnaissance. » 

  • Communiqué de presse du Mouvement démocrate de Côte-d’Or (Modem)

« Le Mouvement Démocrate de Côte-d’Or, par la voix de son président François Deseille et de son porte-parole Pierre-Louis Monteiro, souhaite réagir aux propos tenus par la candidate Eva Joly (Europe-Ecologie Les Verts).

« Le Mouvement démocrate de Côte-d’Or est consterné par les propos tenus par Eva Joly concernant la suppression du défilé militaire du 14 Juillet. Le Mouvement Démocrate de Côte-d’Or souhaite rappeler à la candidate à l’élection présidentielle Eva Joly que le défilé du 14 Juillet est un symbole républicain, qui rend notamment hommage aux millions de Français qui ont servit sous les drapeaux pour assurer l’indépendance de notre pays et défendre nos idéaux démocratiques.

De plus, le Mouvement Démocrate de Côte-d’Or trouve ces propos particulièrement malvenus alors que six soldats français sont morts ces derniers jours aux combats en Afghanistan. Leurs sacrifices, tout comme ceux de leurs ancêtres, méritent d’être reconnus et commémorés par la nation au moins un jour par an.  

Localement, le Mouvement Démocrate de Côte-d’Or rappelle également l’importance qu’ont nos armées dans notre département de la Côte d’Or. Les Côte-d’Oriens bénéficient grandement de l’implantation de base aérienne (BA 102), des casernes (Auxonne,…) et de leurs retombés économiques. Dès lors, les défilés du 14 Juillet sont aussi des moments de communion et de reconnaissance entre la population locale et nos différents corps d’armées. Enfin, si une réflexion devait être menée sur notre armée, le Mouvement Démocrate de Côte-d’Or privilégierait plutôt  une réflexion quant à la réalisation d’une armée européenne de premier rang, capable de faire exister dans les faits une Europe politique et diplomatique efficace et écoutée. »

« Contre la double nationalité »

« La candidature à l’élection présidentielle française de la franco-norvégienne Eva Joly, née en Norvège, est une aberration politique. Par comparaison, l’article II de la Constitution américaine et les amendements qui s’y rattachent fixent les critères d’éligibilité pour le président et le vice-président : pour être éligible à l’élection présidentielle américaine, il faut notamment être citoyen des Etats-Unis à la naissance. De plus, on s’assimile plus facilement à une nation lorsqu’on fait l’effort de renoncer à la nationalité de sa première patrie. C’est une décision difficile, bien sûr, incompréhensible peut-être pour les élites mondialisées, mais c’est surtout un acte magnifique, qui laisse envisager une parfaite assimilation à la nation française.

Sur un autre plan, Eva Joly est en retraite de la fonction publique depuis 2006. Mais d’une manière plus large, le cas Eva Joly met en lumière un sacré dilemme : comment peut-on agir en fonctionnaire de l’Etat de façon éthique, impartiale et responsable et se présenter aux différentes élections politiques ? Il convient de respecter la séparation des pouvoirs ; la fonction de candidat à une élection semble incompatible avec la fonction publique. Pratiquement dans toutes les démocraties du monde, l’exercice de la fonction publique et de la fonction politique est constitutionnellement incompatible ! Au travers de cette confusion des genres, politiciens et hauts fonctionnaires ne sont que les deux parties d’une même caste qui a mené la France aux déficits abyssaux que l’on connaît aujourd’hui et que nous allons léguer aux générations futures.

Tant qu’un fonctionnaire, national ou territorial pourra, à son gré, exercer un mandat sans avoir à démissionner, puis retourner dans son corps d’origine après son aventure politique, la France restera cette machine infernale aux mains de ceux, qui, prétendant la servir, pense en réalité qu’à se servir ! »

Dijon : Le business des terrasses en plein boom

Combien coûte une terrasse pour un établissement dijonnais ? Combien rapporte-elle ? Comment se porte cette économie à Dijon ? Alors que cette manne financière explose pour l’été, dijOnscOpe a recueilli les regards de Nathalie Koenders, adjointe au maire de Dijon chargée du commerce et de l’artisanat, et d’Isabelle Grandin, secrétaire générale de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie en Côte-d’Or (Umih 21)…

Terrasse = jackpot ?

Les premiers rayons de soleil printanier ont chaque année le même effet : les cafés, bars et restaurants dijonnais installent un bout de leur commerce en plein air et la réaction ne se fait pas attendre ; pendant quatre mois, les consommateurs boiront leur expresso ou leur jus de fruit en terrasse… L’image, ancrée dans les esprits, a un coût pour les commerçants, « l’un des moins chers de France » selon Nathalie Koenders, adjointe au maire de Dijon chargée du commerce et de l’artisanat. Pour un restaurant de l’hypercentre par exemple, le mètre carré de terrasse coûtera 51,28 euros par an au gérant, contre 34,4 euros du mètre carré dans les secteurs excentrés. En comparaison, les terrasses sur voies piétonnes du centre-ville lyonnais coûtent entre 55 et 123 euros par mètre carré aux restaurateurs… Quant à elles, les terrasses fermées induisent à Dijon un loyer annuel de 101,93 à 152,83 euros par mètre carré – c’est le cas par exemple des « terrasses-vérandas » de l’avenue Foch, à deux pas de la gare. Enfin, le quartier du marché fait exception : les cafés et restaurant du contour des Halles paient en effet 27,32 euros du mètre linéaire à l’année. « Une situation qui trouve sa source dans l’histoire : comme les commerçants du marché sont facturés au mètre linéaire, il en a toujours été de même pour les terrasses du contour des Halles », précise Nathalie Koenders. Et d’ajouter : « Nous allons augmenter les tarifs des terrasses avec l’afflux prochain de nombreuses demandes pour les places Darcy et République, une fois que les travaux du tramway seront terminés ».

Et que rapportent-elles aux cafés, bars et restaurants dijonnais ? La réponse a plusieurs facettes. D’une part, depuis la loi anti-tabac de 2008, les terrasses sont devenues incontournables pour garantir un chiffre d’affaires convenable aux commerces touchés par une baisse de fréquentation, suite à l’interdiction de fumer dans les lieux publics. « Depuis la loi sur l’interdiction de la cigarette dans les lieux publics, les cafetiers font en moyenne 30% de leur chiffre d’affaires grâce à leur terrasse », constate par exemple Marcel Benezet, président de la branche café-bar-brasserie du Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat) (Lire ici l’article du syndicat sur le sujet). Nathalie Koenders évoque elle des « chiffres d’affaires qui peuvent quadrupler » suite à l’ouverture d’une terrasse à Dijon…

« Attention toutefois : certains se disent qu’en achetant un établissement doté d’une terrasse, ils toucheront le jackpot ! En réalité, ce n’est pas parce que vous achetez un restaurant avec droit de terrasse que vous aurez le droit d’en installer une. Le droit de terrasse n’est pas lié au commerce mais au propriétaire », tempère Isabelle Grandin, secrétaire générale de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie en Côte-d’Or (Umih 21). Et de préciser : « Ce n’est pas parce que votre prédécesseur l’avait qu’il vous sera accordé. Si l’établissement a souvent des soucis avec la police, amenée à se déplacer suite à de nombreux appels des voisins par exemple, la mairie peut suspendre le droit de terrasse »…

Une économie en plein boom

Malgré ces épiphénomènes, l’essor des terrasses à Dijon ne connaît pas de temps mort. « De mille mètres carrés de surface en 2001, nous sommes passés à 4.000 mètres carrés aujourd’hui en 2011 », constate Nathalie Koenders. Et ce dynamisme ne devrait pas s’essouffler de sitôt. « La piétonnisation récente de la rue des Godrans, à Dijon, a entraîné l’ouverture de nombreuses terrasses et plusieurs établissements n’ayant rien à voir avec la restauration sont même approchés régulièrement par des agences immobilières, qui leur demandent si leur fonds de commerce n’est pas à vendre ! », témoigne-t-elle – ou quand les terrasses entraînent une nouvelle forme de spéculation… Un scénario que l’on pourrait également retrouver à Dijon en 2013 avec la piétonnisation de la rue de la Liberté (Lire ici notre article sur le sujet).

A noter également que les cafés, bars et restaurants dijonnais reçoivent même le soutien de la mairie, de l’Umih et de l’Office de tourisme par des actions saisonnières tel le festival Garçon la note (Voir le programme ici). « Pour 150 euros, les établissements bénéficiant d’une terrasse ont le droit à une opération « clefs en main » : après le choix du genre, les gérants n’ont plus qu’à accueillir un groupe de musique sélectionné par le régisseur de l’Office de tourisme, sans se soucier des questions techniques ! », explique Isabelle Grandin. Des animations qui entraînent souvent une légère hausse de la consommation – et donc du chiffre d’affaires – les soirs de concert…

Et pour ceux qui n’ont pas de terrasse ? « Ils ne sont pas forcément défavorisés l’été », note-t-elle. Et de préciser : « Certains restaurants peuvent par exemple se mettre en valeur grâce à leurs salles climatisées »… Pour Nathalie Koenders, pas question non plus de parler d’inégalité entre les détenteurs d’un droit de terrasse et ceux qui ne l’ont pas. « Quand vous achetez votre fonds de commerce, vous voyez dès l’origine si l’installation d’une terrasse sera possible ou non ! Et c’est pour cette raison, d’ailleurs, que le prix du bien est moins élevé », rappelle-t-elle.

Les terrasses, une question d’économie… mais pas que !

Chiffres d’affaires boostés, développement exponentiel des lieux de consommation extérieurs… L’essor des terrasses n’est pourtant pas qu’une question d’économie. « Formidable atout pour le dynamisme de la ville, il ne doit pas occulter la question de la cohabitation avec les riverains », rappelle Nathalie Koenders. Un engagement déjà présent dans l’arrêté municipal du 24 octobre 2006 fixant la réglementation du droit de terrasse, spécifiant notamment « qu’aucune installation ne sera tolérée à moins d’un mètre des entrées d’immeubles voisins pour ne pas entraver leur accès » ou encore que « la sonorisation des terrasses de plein air est interdite », sauf en cas « d’animations particulières ».

Un dispositif réglementaire récemment renforcé d’une charte de bonne conduite, Harmonuits, visant à garantir une bonne qualité de vie nocturne à Dijon… D’abord signée par les établissements de nuit en 2009, qui s’engageaient à lutter contre les nuisances nocturnes générées par la clientèle, elle a été renforcée en 2011 par la cooptation d’associations étudiantes volontaires, désireuses de « sensibiliser leurs membres aux comportements à risque, au respect du voisinage et à la lutte contre les discriminations » (Lire ici notre article sur le sujet). Une initiative finalement pas si détachée des conséquences économiques, au regard de la fermeture administrative du café l’Hôtel particulier, rue Musette, pendant un mois jusqu’au mercredi 06 juillet 2011 (Lire ici l’article du BienPublic.com sur le sujet), en raison d’un tapage nocturne peu apprécié par les riverains…

VOYAGE AU FOND DE TES YEUX

VOYAGE AU FOND  DE TES YEUX

 Dans tes yeux je voyage

      Nul besoin de bagages

      Mon coeur emballé s’engage

      Et s’installe sur ton rivage

 

    

 

       Au jardin d’éden il arrive

       Après tant de dérives

       Mais sitôt il s’enivre

       Et se met à revivre

 

 

 

          

 

        Traversant de beaux paysages

         Il aperçoit des mirages

         Qui dévoilent les présages

         D’un amour sans nuage

 

 

          

 

         Ce lieu est tellement magique

         Et si follement magnifique

         Que c’est un plaisir fantastique

         De voyager dans tes yeux romantiques