Archive | février 2011

Côte-d’Or : Un nouveau radar fixe installé à Soirans (RD 905)

Dans un communiqué reçu vendredi 04 février 2011, la préfecture de Côte-d’Or informe de la mise en service d’un quinzième radar automatique fixe en Côte-d’Or…

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« La Préfète de la Côte-d’Or et le Procureur de la République se sont engagés à informer les usagers de la route de la mise en service de chaque nouveau radar automatique fixe dans le département. Les conducteurs sont informés qu’un nouveau radar, implanté sur la commune de SOIRANS, RD 905, sera en service à compter de la date suivante :

> Lundi 7 février 2011 à 00H00

Il fonctionnera dans le sens Dijon Dole. La signalisation d’information de ce radar est également mise en place. Les usagers de la route sont également informés que ce radar a fait l’objet de tests techniques préalablement à sa mise en service. A cette occasion, il est à nouveau rappelé aux conducteurs que les dépassements de vitesse autorisée comptent parmi les premières causes mortelles d’accidents de la route.

Le choix du lieu de l’implantation de ce radar se fonde sur des études d’accidentologie réalisée sur plusieurs années consécutives. Celles-ci ont désigné cet axe comme l’un de ceux où les accidents sont les plus graves du département. Le nouveau radar devra donc permettre de réduire leur nombre et leur gravité.

Le département comptait fin 2010, 14 radars fixes, dont le site d’implantation a été déterminé de la même façon sur les axes les plus accidentogènes. 259.694 infractions ont été relevées sur l’ensemble de 2010 dont 203.617 par les radars fixes et 56.077 par les radars mobiles. 8,15% des infractions ont concerné des dépassements de vitesse supérieurs à 20 km/h par rapport à la vitesse autorisée, ce qui donne une moyenne de 711 infractions constatées chaque jour. Ce chiffre est encore trop élevé, même si des progrès sont constatés chaque année.

Compte-tenu de ces résultats, les conducteurs sont appelés à nouveau à la vigilance et au respect des limitations de vitesse. L’implantation de ce nouveau radar à la limite de l’agglomération dijonnaise devrait par conséquent contribuer à réduire les dépassements de vitesse dans des zones à forte circulation et contribuer ainsi à réduire le nombre de morts sur nos routes. »

Sols en Bourgogne : « Préservons ces organismes qui travaillent gratuitement ! »

« Le sol grouille d’organismes vivants parfois inconnus qui travaillent gratuitement… », a expliqué le microbiologiste des sols Emmanuel Bourguignon, lors d’une rencontre-débat sur l’état des sols dans la région. Invité à Dijon jeudi 03 février 2011 par le parti Europe Écologie-Les Vert (EELV), le jeune scientifique, évoluant au sein du Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols (LAMS 21), estime que le modèle d’agriculture intensive est responsable d’un appauvrissement considérable du sol comme du sous-sol. Cette situation aurait des répercussions notables sur les rendements agricoles, sans parler des conséquences néfastes pour la santé humaine…

Un élément vivant et une part d’inconnu

« Il faut mettre les sols au centre des préoccupations ! Il s’agit d’un enjeu essentiel dans le débat sur l’agriculture mais aussi sur notre qualité de vie », estime Emmanuel Bourguignon, docteur ès Sciences, microbiologiste des sols au sein du Laboratoire analyses microbiologiques des sols (LAMS 21), situé à Marey-sur-Tille, en Côte-d’Or. Fondé par Claude et Lydia Bourguignon, ce laboratoire s’est notamment illustré dans l’analyse des sols de la côte viticole. « Un sol saturé d’intrants – ou produits apportés aux terres et aux cultures – peut se renouveler à l’échelle des temps géologiques mais pas à l’échelle humaine », avertit le jeune homme.

Reste alors à bien cerner ce qu’est le sol. D’après Emmanuel Bourguignon, « c’est un élément vivant qui possède encore une part d’inconnu. D’ailleurs, régulièrement, y compris en Bourgogne, nous découvrons de nouvelles espèces d’insectes et d’autres arthropodes, dont le rôle dans la vie du sol est encore ignoré ». Effectivement, de nouvelles espèces qui fertilisent le sol en brassant la matière organique sont régulièrement découvertes. Pour le microbiologiste, pour maintenir un sol en bonne santé, il faudrait par exemple entre 2 et 4 tonnes de vers de terre par hectare.

Emmanuel Bourguignon contre la « révolution verte »

A en croire Emmanuel Bourguignon, le territoire côte-d’orien serait dans une situation favorisée car la mono-culture y est peu pratiquée. « En Beauce par exemple, pour maintenir les mêmes rendements dans la culture des céréales, les agriculteurs sont contraints de mettre toujours plus d’intrants. Cette situation résulte de l’appauvrissement des sols, dépourvus des substances organiques utiles élaborées par le microcosme biologique du sol ».

Alors que le « bio » est à la mode et que les alternatives à l’agriculture intensive et productiviste se développent, Emmanuel Bourguignon se place sur cette lancée et n’hésite pas à remettre en question la « révolution verte » née de l’après-guerre, et qu’il n’a de cesse de critiquer. « Quand nous faisons le constat de la « révolution verte » sur l’état des sols depuis trente ans, elle se révèle être un échec, comme en atteste le problème majeur de l’érosion des sols ». Au passage, le scientifique défend aussi l’utilité des haies. Celles-ci permettraient « de garder l’eau, de la canaliser et de la filtrer pour en capter les éléments minéraux, sans parler de leur rôle dans la protection de la biodiversité des espèces ».

Des agriculteurs qui n’osent pas manger ce qu’ils produisent…

« J’ai plusieurs fois effectué des analyses de sols pour des agriculteurs qui affirmaient que pour rien au monde, ils ne donneraient à manger les légumes qu’ils produisent à leurs enfants ! ». Fort de ce constat global, le jeune homme plaide en faveur d’une agriculture vivrière car d’après lui, « contrairement à ce que vous pouvez entendre, cette agriculture est plus productive au m2 que l’agriculture intensive. Regardez les chiffres ! Elle est davantage génératrice d’emplois car il lui faut des bras, à l’inverse de l’agriculture intensive, fortement mécanisée ».

Très souvent montrés du doigt, « les agriculteurs ne sont pas les seuls responsables de la situation », estime Emmanuel Bourguignon. « Pendant plusieurs années, on ne leur a montré que les avantages de l’emploi massif des produits phytosanitaires et pas leurs inconvénients. Il faudra donc faire évoluer les contenus des formations agricoles car les gens sont persuadés que sans produit, ça ne peut pas marcher ».

Les « Marchés santé » envahissent les marchés de Bourgogne en février, mars, avril et mai

Dans un communiqué reçu lundi 31 janvier 2011, le Comité départemental d’éducation pour la santé de Côte-d’Or (Codes 21) informe du renouvellement du projet « les marchés santé » par le Collectif régional autour de la nutrition (Cran) les jeudis 03 février, 10 mars, 14 avril et 19 mai en Bourgogne, sur les marchés.

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous et ci-joint.

« Les Marchés santé en Bourgogne » : Partageons les bonnes idées ! 

Fruit de la réflexion et de la collaboration de partenaires professionnels & bénévoles pluridisciplinaires de la région Bourgogne, le CRAN (Collectif Régional Autour de la Nutrition) reconduit pour la 3ème année consécutive « Les Marchés santé » ! 

Objectifs : promouvoir des comportements favorables à la santé dans le champ de la nutrition (activité physique & alimentation) à travers des actions éducatives sur des stands présents dans trois départements Bourguignons : en Côte d’Or à Dijon (marché des Grésilles), en Saône-et-Loire à Chalon-sur-Saône (marché de stade) et dans l’Yonne à Sens (marché des Champs Plaisants).  

Un constat fort, à l’origine d’une démarche initiée en 2007

Face à la recrudescence des taux d’obésité adulte et infantile, et à l’augmentation de pathologies qui lui sont associées, la nutrition est devenue une préoccupation majeure de Santé Publique.  

En Bourgogne, un des axes prioritaires du Plan Régional de Santé Publique a pour but d’agir sur les comportements alimentaires et les modes de vie.

Dans la région, chez la population des 18 à 75 ans, 36% des hommes et 22% des femmes sont en surpoids et 11,1% des adultes sont obèses. Une grande majorité ne consomme pas assez de fruits et de légumes. De plus, un tiers des hommes et près d’une femme sur deux ne pratiquent pas de manière régulière d’activité physique.  

La déclinaison bourguignonne du Programme National Nutrition Santé 2 (PNNS 2) insiste sur les interventions auprès de populations vulnérables, c’est-à-dire les personnes en situation de précarité, les personnes âgées, les personnes isolées ou en difficultés sociales… Dans ce contexte, il est important de différencier les messages de prévention et de les adapter aux spécificités des populations ciblées. 

> En 2007, le CRAN a donc décidé de se réunir en vue d’élaborer un projet fédérateur : partir à la rencontre de la population fréquentant les marchés de territoires ruraux et urbains, afin de modifier les comportements en matière de nutrition.  

> En 2008, à la suite d’une étude psychosociologique conduite par l’Observatoire Régional de la Santé de Bourgogne (ORS) sur huit marchés bourguignons présentant des indicateurs socio-sanitaires défavorables, les marchés de Migennes et de Dijon (quartier des Grésilles) ont été sélectionnés pour développer le projet de manière expérimentale.  

> En 2009, fort de son succès, le projet s’est poursuivi sur les mêmes marchés et s’est étendu en Saône-et-Loire à Chalon-sur-Saône. Un renouvellement dans les activités a été un atout pour faire participer la population, qui est venue nombreuse à chaque séance.  

> En 2010, le CRAN lance la 3ème saison des « Marchés santé » !  

Objectif : s’engager ! 

Avec pour objectif général de permettre à la population fréquentant les marchés de Bourgogne de s’engager dans une démarche de pratique d’activité physique régulière et de consommation de fruits & légumes adaptée, ce projet s’articule autour de : 

– Dégustations de fruits et légumes sous différentes formes 
– Animations à l’aide de tests, d’outils éducatifs…  
– Démonstrations et pratique d’activité physique 
– Rencontres avec des professionnels qualifiés pour obtenir des conseils personnalisés 
– Distribution de documentation et autres outils ludiques (podomètres, stylos, blocs notes…) 

Les animations et les dégustations seront différentes d’une séance de « Marchés santé » à l’autre. »  

Grand bassin dijonnais : Les compétences des grandes entreprises au service des petites…

Dans un communiqué reçu jeudi 03 février 2011, la Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or (CCI 21) informe du lancement le même jour du dispositif Alizé® (Actions locales interentreprises en zones d’emploi) Grand Bassin Dijonnais : la solidarité inter‐entreprises pour créer des emplois : « Dix-huit grandes entreprises du territoire s’engagent à mettre gratuitement leurs compétences à disposition des PME locales. Une opération de solidarité inter-enteprises qui a déjà fait ses preuves dans vingt autres bassins français, dont la Haute Côte-d’Or depuis six ans ».

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous et ici le dossier de presse.

« Alizé est un dispositif national qui consiste au sein d’un territoire défini à mettre à disposition de petites et moyennes entreprises, l’expertise de grands groupes (dans des domaines tels que les ressources humaines, le contrôle de gestion, la qualité, la sécurité, le commercial…), dans le but de les aider à construire des projets de développement qui visent le maintien ou la création d’emplois.

Le principe s’articule autour de deux valeurs phares : le bénévolat et la solidarité internationale, par la mise à disposition gratuite d’un cadre expert dans un domaine, pour des interventions ponctuelles qui peuvent s’échelonner sur une année, et dont les effets sont évalués en fin de suivi. C’est ainsi qu’en six ans, Alizé Haute Côte-d’Or a permis l’accompagnement de 38 PME, soit 160 emplois créés ou maintenus sur le territoire, et près de 300 jours de compétences mises à disposition par les douze grandes entreprises partenaires.

Sur le Grand Bassin Dijonnais, 18 entreprises partenaires sont engagées :
– BARRY CALLEBAUT
– CEA
– Cermex
– EDF
– Elithis
– ERDF
– GLOBAL Hygiène
– Groupe SEB
– IKEA
– Laboratoires URGO
– Parc Départemental de la Côte‐d’Or
– Parker
– REGIS MARTELET
– Sanofi Aventis
– Schneider Electric
– SOLVAY – BENVIC France
– SPPH

C’est le centre culinaire Seb, à Selongey, qui accueille ce lancement officiel, sous la présidence d’Anne Boquet, Préfète de la région Bourgogne.

L’après-midi a été marquée par une table ronde, en présence de Harry Touret, directeur général adjoint RH du groupe Seb, sur le thème : de la gestion locale des ressources humaines aux coopérations inter-entreprises : en quoi Alizé favorise-t-il l’ancrage territorial des entreprises ?

La signature de la convention officielle et la visite de l’entreprise Seb a ponctué la journée. »