Archive | janvier 2011

LES RETRAITES

Les gens qui travaillent demandent souvent aux retraités à quoi ils occupent leurs journées.
Eh bien par exemple, un jour de la semaine dernière, ma femme et moi on est allés en ville.
 On n’était pas depuis cinq minutes dans une boutique, qu’en sortant, il y avait une contractuelle en train d’écrire son PV.
 On s’approche et je lui dis : – « Alors, salope, tu peux pas un peu foutre la paix aux retraités ? « 

 Elle fait semblant de pas entendre et continue à griffonner.
 Je la traite de sous-auxiliaire nazie.
Elle me regarde d’un œil rond stupéfait et commence à rédiger un deuxième PV, pour pneus lisses.
Alors ma femme la traite de pouffiasse fasciste.
 Elle glisse son second PV sous l’essuie-glace avec le premier, et elle en démarre un troisième.

 On a tenu dix minutes ; plus on l’injuriait et plus elle écrivait de PV.
Nous, on s’en foutait, on était venus en bus.

A la retraite, on essaie de rigoler un peu tous les jours : c’est important, à notre âge.

En 2011, les sorties reprennent de plus belle !

Doucement mais sûrement, la vie culturelle reprend ses quartiers en Côte-d’Or après une période d’accalmie pendant les fêtes de fin d’année ! Entre théâtre, érotisme et opéra, dijOnscOpe a sélectionné les événements qui rythmeront ces deux jours de sortie, samedi 08 et dimanche 09 décembre 2011…

  • Samedi 08 décembre 2011

17h – Refaire le monde sur les planches l Dans notre édition du jeudi 06 janvier 2011 (Lire ici l’article), nous vous présentions la pièce Que faire ? Le retour, mise en scène par Benoît Lambert en collaboration avec le Théâtre Dijon Bourgogne (TDB)… Samedi dès 17h, la salle Jacques Fornier de la rue d’Ahuy, à Dijon, ouvrira justement ses portes pour en proposer une représentation ! L’occasion de découvrir le duo Martine SchambacherFrançois Chattot à l’oeuvre dans une pièce qui part d’un quotidien ordinaire pour finir en rêve révolutionnaire…

20h – Un opéra entre Orphée et french cancan l Offenbach, l’impertinent… Dès 20h, l’Auditorium de Dijon accueillera sa parodie du mythe d’Orphée et de ses versions lyriques, où Orphée et Eurydice sont au bord du divorce pendant que les dieux se plaignent de ce qu’ils mangent… Orphée aux enfers ridiculise autant le pouvoir que le peuple et fit largement scandale à sa création. Pour prendre une bonne bouffée d’humour et plonger un temps dans l’esthétique propre au XIXème siècle… Et pour ceux qui auraient raté la séance : l’opéra sera également interprété dimanche 09 janvier 2011 à 15h.

20h30 – Se laisser bercer par quelques perles de jazz vocal l Au Bistrot de la scène, situé au 203 de la rue d’Auxonne à Dijon, la soirée débutera autour de Boris Vian avec l’ensemble Sullivan, mené par la voix chaude de Coline Lenoir… L’orchestre L’Jazz BigBand prendra leur suite pour une interprétation des plus grands tubes du jazz vocal. Energie et sensualité musicale en perspective…

  • Dimanche 09 décembre 2011

11h – Se dégourdir les jambes en découvrant la ville l Besoin d’évacuer les gourmandises dégustées pendant les fêtes de fin d’année ? Envie de découvrir la ville sous un autre angle ? Rendez-vous est donné dès 11h, place de la Libération à Dijon, pour un tour de vélo dans la ville ! L’occasion pour l’association Evad de communiquer sur quelques idées de bonnes résolutions, telles que « trente minutes d’activité physique par jour sont indispensables pour préserver sa santé et sa joie de vivre » ou encore « utilisez un peu moins la voiture et un peu plus le vélo ! »…

14h – Torride après-midi à Beaune (21) l L’événement est assez inhabituel pour être remarqué ! Dès 14h et jusqu’à 20h, le palais des congrès de Beaune, en Côte-d’Or, accueillera le salon de l’érotisme pour des spectacles, animations et autres stands de découverte… 

16h – Plonger dans un monde de féérie l Savant mélange entre performance corporelle des acrobates et beauté des jeux de lumières ou du décor, le spectacle Mana, de la compagnie des Farfadais, est un enchantement visuel. Dès 16h, le Zénith de Dijon accueillera cette performance, qui a fait le tour du monde, pour une échappée dans le monde du rêve…

Marathon des voeux : Ruée vers l’or et salon VIP…

C’est l’heure des vœux pour 2011 ! Après une escale au conseil général de Côte-d’Or, dijOnscOpe continue son « marathon des cocktails » et vous emmène fureter du côté de l’Auditorium, où l’équipe de la mairie de Dijon tenait sa cérémonie officielle, vendredi 07 janvier 2011…

  • Le discours : En toute solennité

Alors que les vœux de François Sauvadet, président du conseil général de Côte-d’Or, avaient résolument pris le parti de l’humour (Lire ici notre article), ceux de François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, ont revêtu vendredi 07 janvier 2011 une tournure plus sérieuse… Face à une salle comble, les mots du premier élu de la commune – traduits en langage des signes – ont d’abord rappelé les concepts directeurs de sa politique : l’identité de la France, pour lui synonyme « d’égalité sociale, de laïcité, de droit du sol, d’école publique… » ; la sécurité, « priorité politique pour le bien-être des Français » ; ou encore l’idée d’un pays uni dans la diversité, qui n’a « rien à craindre d’un Islam de France respectueux des valeurs et des lois de la République ».

Plus spécifiquement, François Rebsamen a également annoncé la création de 1.500 emplois à l’échelle du bassin dijonnais en 2011 et s’est félicité de mesures telles que la tarification adaptée aux revenus des familles dans les cantines scolaires ou encore de grands projets liés aux développement durable. Et de faire référence au chantier du futur tramway dijonnais : « Excusez-nous pour les travaux… Mais merci pour le soutien ! ». En somme : des vœux très « concrets », ancrés dans l’actualité locale et nationale, par un maire entouré de l’ensemble de l’équipe municipale – à l’exception de Laurent Grandguillaume, adjoint au maire, vraisemblablement absent de la cérémonie

  • L’ambiance : Ruée vers l’or et salon VIP

Les derniers mots du discours prononcés, la salle de l’Auditorium de Dijon s’est vidée en un clin d’œil… Direction le buffet disposé dans le hall de l’édifice, où plusieurs centaines de personnes se sont livrées à une véritable valse des plateaux de petits fours, grappillant ici quelques toasts, là quatre gougères, saisissant !… Vu : Un homme empoignant un plateau pour l’emmener, un autre le lui arrachant des mains avec virulence. Jouer des coudes semblait donc une bonne tactique pour arriver à sa « faim » ! 

Dans le salon d’honneur de l’Auditorium situé à l’étage supérieur, réservé aux représentants des autorités civiles, militaires, ainsi qu’aux proches collaborateurs de la mairie de Dijon, l’ambiance était moins survoltée… Non sans mal, dijOnscOpe s’y est finalement faufilé, sans appareil photo, avec l’accord de la personne chargée du protocole. Ici, les amuses-bouche concoctés par le chef étoilé Stéphane Derbord ont ravi les palais… « Le bonheur est contagieux : j’ai préparé quelques douceurs pour que le plus grand plaisir soit au rendez-vous ! », explique le patron du restaurant qui porte son nom, place Wilson à Dijon.

  • Le buffet l Moyenne générale : 8,5/10

Dans le hall de l’Auditorium, le public présent a pu déguster le crémant de la maison Louis Bouillot de Nuits-Saint-Georges (21), avec force gougères, toasts aux crevettes ou autres pics de comté et grains de raisins…

Chez les VIP, même traitement pour le crémant mais légère différence du côté du buffet, avec des mets étoilés tels que le « tartare de Saint-Jacques, mousseline d’avocats à l’huile de citron et pommes vertes », la « brochette de foie gras de canard à la poudre de pain d’épices » ou encore le « sushi de truite fumée à la cazette du Morvan »…

  • Côté people

Parmi les deux mille personnes attendues, difficile de distinguer l’ensemble des personnalités locales présentes… On notera tout de même la présence dans le salon d’honneur de Jean-Marc Vigilant, commandant de la base aérienne 102 de Dijon ; du réalisateur dijonnais Christophe Gomes ; de François Patriat, sénateur et président du conseil régional de Bourgogne ; de François Perrault, directeur départemental de la sécurité publique ; de Sylvie du Parc, directrice du cinéma Olympia ; de Thomas Barbier et Dominique Bruillot, respectivement directeurs de la Gazette de Côte-d’Or et de Bourgogne Magazine ; ou encore d’Anne Boquet, nouvelle préfète de Région…

Dijon : Un week-end de cape… et surtout d’épée !

Sur les traces de Boladé Apithy… Médaillé de bronze en individuel lors des championnats d’Europe d’escrime 2010 à Leipzig, le pensionnaire de l’ASPTT Dijon ouvre la voie à de jeunes pousses. Parmi elles, de nombreuses filles qui participeront dimanche 09 janvier 2011 à la 20ème édition de la Coupe du monde épée dames juniors à Dijon. Si aucune Bourguignonne ne défendra les couleurs de la France, 126 épéistes seront présentes.

Plus d’une centaine de tireuses

Fruit d’une désormais longue collaboration, l’Association sportive de la Poste et France Télécom de Dijon (ASPTT Dijon Escrime) reçoit les meilleures épéistes féminines de la catégorie. Après plusieurs années d’attente, la Fédération française d’escrime (FFE) obtient en 1991 la tenue d’une des manches de la Coupe du monde sur ses terres. Elle délègue alors à Dijon l’organisation de cet événement. Si l’an passé, la ville était la dernière des huit étapes de cette coupe, ne suscitant pas de fait un grand intérêt pour les tireuses internationales, elle en est cette année la quatrième étape, provoquant une explosion du nombre de participantes.

Pas moins de 126 escrimeuses – réparties dans un premier temps en dix-huit poules – se sont donné rendez-vous au Palais des sports Jean-Michel Geoffroy. Vingt-et-une nations, aux premiers rangs desquels figurent la France (19 tireuses) ou encore la Suisse, l’Espagne, l’Italie et les Etats-Unis (avec douze tireuses chacun), seront représentées. Un tel attrait qui s’explique par l’intégration de la compétition dans le circuit européen. En effet, cette compétition a la plupart du temps comme objectif de récolter des points pour une éventuelle sélection en équipe nationale ou pour le championnat d’Europe.

Des jeunes en devenir

Parmi ces jeunes filles, âgées entre 17 et 20 ans, figureront les quatre premières mondiales dont deux Françaises. La Grenobloise Clémentine Fernandez, qui l’avait emporté en 2010, défendra ainsi son titre face à la pensionnaire de l’Association sportive de Bondy (AS Bondy), Lauren Rembi, actuelle deuxième mondiale entre autre. Secrétaire du club, Fabrice Roussel tient à souligner la présence de 27 françaises dans le top 50 mondial, sans pour autant qu’une Dijonnaise ne soit présente.

Le club est pourtant un véritable vivier de jeunes talents : Boladé Apithy, membre de l’équipe de France et sociétaire de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), tout comme Nicolas Rousset lui aussi membre de l’Insep ou encore Valentin Sannier, en sont le symbole. Mais cela ne s’arrête pas là, comme l’explique Fabrice Roussel : « Nous avons différents ados en devenir comme Marion Chevallot, vice-championne de France Juniors ou encore Fabien Gruet Barbier mais aussi des personnes comme Jehanne Mazire, vice-championne du monde des maîtres d’armes ».

La règle de trois ?

Pour cette Coupe du monde, il faudra compter sur dix-huit poules différentes, composées chacune de sept tireuses. Cette compétition permettra de classer les escrimeuses pour passer au tableau éliminatoire. De 128, le nombre de tireuses passera à quatre – moment durant lequel la cérémonie protocolaire se déroulera avec en point d’orgue un spectacle pour célébrer les vingt ans de l’événement. Mais, comme l’explique Fabrice  Roussel, le club organisateur est victime de son succès : « Dix-huit pistes de dix-sept mètres de long chacune sont installées dans le Palais des sports », de la salle principale jusqu’au couloir !

La quatrième place n’existant pas en escrime, deux sportives cohabiteront donc sur la troisième marche du podium qui devrait ainsi récompenser les meilleures tireuses de l’étape. En 1991 et en 2001, des Françaises l’avaient emporté : aussi, pour respecter la tradition, il faudra donc à nouveau qu’une tricolore triomphe !

> Le millier de spectateurs attendu sur place pourra y assister, le club ayant décidé d’ouvrir gratuitement les entrées du Palais du sport aux curieux… 

Bourgogne : Les secteurs qui recrutent en 2011

Malgré la crise économique entamée en 2008, plusieurs facteurs entraîneront dès 2011 une reprise de l’emploi dans certains secteurs d’activité. Si les services et les hautes technologies tiennent le haut du tableau au niveau national, la Bourgogne verra le nombre d’embauches augmenter dans les domaines de la construction, de l’industrie, de l’artisanat et de l’hôtellerie-restauration…

Au niveau national : la société française continue sa tertiarisation

Selon la note du Centre d’analyse stratégique relative aux secteurs créateurs d’emplois à l’horizon 2015, publiée le 22 novembre 2010, les activités porteuses d’embauche restent les mêmes qu’avant la crise : fortement technologiques, haut de gamme ou de proximité, elles renforcent le secteur tertiaire comme premier poste d’emploi dans les années à venir (Voir le document en pièce jointe).

Plus précisément, l’étude prévoit qu’entre 2010 et 2015, les services personnels et domestiques emploieront 91.000 nouveaux travailleurs, les activités de conseil et d’assistance 106.000 et les transports 20.000. Numéro deux du classement derrière la catégorie « services aux entreprises », qui embaucherait près de 218.000 personnes d’ici 2015, le secteur de la construction aura besoin d’une main d’oeuvre importante, à hauteur de 149.000 personnes.

Au niveau national, l’industrie, l’habillement, les télécommunications ou encore l’édition n’affichent pas de perspectives d’embauches à l’horizon 2015 – l’industrie des biens d’équipements mécaniques, par exemple, devrait voir ses effectifs chuter de 78.000 emplois.

En Bourgogne, le bâtiment confirme la tendance

Dans la région, le secteur de la construction garde son optimisme malgré deux années de crise. « Après onze ans de croissance, l’activité du bâtiment s’est trouvée fortement pénalisée par la crise économique mondiale courant 2008. Cela se traduit en 2009 par un recul de la production estimé à 7,8% et une nouvelle baisse évaluée à 3% en 2010 », explique Véronique Pelamatti, coordinatrice emploi-formation pour la Fédération française du bâtiment en Bourgogne (FFB).

« Toutefois, le recul de l’emploi s’avère proportionnellement moins marqué que celui de l’activité. Il faut y voir la volonté des chefs d’entreprise de préserver l’avenir de leur outil de travail et il ne signifie pas non plus l’arrêt des embauches. Au contraire ! Le secteur, pour faire face aux départs à la retraite et aux départs volontaires, doit recruter », ajoute-t-elle. Le secrétaire général de la fédération en Bourgogne, Ludovic Simon, juge « difficile de transmettre des chiffres précis » sur l’embauche en 2011 dans le secteur du bâtiment mais indique qu’au niveau national, « de 10.000 à 15.000 postes salariés et intérimaires pourraient être créés en 2011 ».

L’industrie embauche dans la région, contrairement au reste de l’Hexagone

Alors que la note du Centre d’analyse stratégique pourrait décourager toute vocation dans l’industrie, le secteur a de réels besoins en Bourgogne – plus particulièrement dans le nord de la Côte-d’Or.

« L’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) a d’ailleurs lancé un guichet unique pour l’emploi industriel, Boost’avenir, afin de pourvoir les 250 postes par an dont le secteur aura besoin d’ici 2013 en Haute Côte-d’Or », indique-t-on du côté de l’UIMM. Les profils recherchés ? Ils sont aussi variés que logisticien, cadre intermédiaire, soudeur ou encore conducteur de ligne… « Par ailleurs, nous réalisons une enquête, deux fois par an, afin de connaître les besoins des entreprises. A court terme, nous pouvons donc également indiquer que les exploitations éoliennes en Bourgogne nécessiteront l’embauche de quinze techniciens de maintenance », rapporte l’UIMM.

Artisanat et hôtellerie-restauration : le pari de la confiance

« D’après une étude réalisée en septembre auprès des artisans, 56% d’entre eux estiment que leur entreprise a bien résisté à la crise économique », indique-t-on à la Chambre de métiers et de l’artisanat de Côte-d’Or (CMA 21). Et de préciser : « Leur résistance face à la crise se caractérise également par une grande stabilité de leurs effectifs durant l’année 2010 : 81% ont maintenu le nombre de leurs salariés, 7% l’ont même augmenté ; ainsi que leurs perspectives dans l’année à venir : 86% tablent sur un maintien de cette situation et 7% envisagent d’augmenter leurs effectifs. Seulement 12% ont réduit leur personnel au cours des douze derniers mois et 7% l’envisagent pour 2011 ».

Du côté de l’hôtellerie-restauration, l’Union des métiers et des indutries de l’hôtellerie en Bourgogne (Umih) fait savoir que le secteur « est l’un des rares à avoir créé de l’emploi en 2009, malgré une conjoncture difficile » et qu’il « en crée encore ». Si l’antenne régionale ne dispose pas de données précises sur l’embauche en 2011, Marion Lorrain, chargée de mission pour le syndicat hôtelier, remarque que « le secteur a continuellement besoin de bras ». Et de préciser : « Au niveau national, la profession s’est engagée à créer 40.000 emplois supplémentaires de 2010 à 2012, dont 20.000 emplois pérennes et 20.000 contrats d’alternance, d’apprentissage ou de professionnalisation : l’objectif a déjà été dépassé ». Dans une région qui compte plusieurs capitales gastronomiques et touristiques, le secteur devrait donc sans surprise embaucher en 2011…