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Ce week-end en Côte-d’Or, faites le plein de cultures !

Comme au cabaret à New York, les yeux bandés au musée des Beaux-Arts ou au cinéma en compagnie d’un grand nom du septième art : le week-end promet d’être riche en découvertes ! dijOnscOpe a sélectionné les moments incontournables de l’agenda des samedi 12 et dimanche 13 février 2011 en Côte-d’Or…

Samedi 12 février 2011
10h – Replonger dans ses lectures d’enfant l Un écrin historique, le Cellier de Clairvaux, un concept ludique : le Crocmillivre… Samedi dès 10h et jusqu’à 18h, l’Association Bourguignonne Culturelle (ABC) et la Librairie Grangier tiendront salon autour de la littérature jeunesse. Au programme : des rencontres avec les auteurs, un atelier d’illustration pour les tout-petits, un cours de philo pour les enfants ou encore un abécédaire pour futurs écrivains !

14h30 – Les yeux bandés, visiter le musée des Beaux-Arts ! l Pour les personnes mal-moyantes ou ceux qui désirent découvrir les oeuvres sous un nouvel angle, le musée des Beaux-Arts de Dijon propose une visite des merveilles des collections permanentes… les yeux bandés ! A vivre dès 14h30.

15h – Ecouter l’histoire des « 29.000 » l « C‘est un sans-papiers mais elle nourrit un grand espoir pour lui : elle est la fille d’un vrai progressiste. Cependant, en ce début de siècle frileux, la générosité s’arrête aux portes des « foyers clos, volets refermés ». La famille est devenue plus importante que la marche du monde… et le sort de 29.000 malheureux pèse bien peu face aux possessions jalouses du bonheur » : tel est le synopsis d’Ils étaient 29.000, un livre de Juliette Speranza qui sera lu dès 15h à la librairie Gibert Joseph de Dijon… Petit bonus : la saxophoniste Clémentine Chaperon accompagnera ce moment de littérature.

16h30 – Sous la « pluie du diable »… l Et pourquoi pas un petit détour par Montbard, en Côte-d’Or ? A 16h30, le cinéma Le Phénix diffusera pour une séance exceptionnelle le film Pluie du diable, de Philippe Cosson, autour des bombes à sous-munitions et des mines antipersonnel… Bill Howell, représentant de la direction aux mines de l’association Handicap international, animera le débat qui suivra…

17h – Plonger dans le mystère du Chercheur de traces l Un incident ancien, un énigmatique « Envoyé » sur les lieux du crime… qui ne trouvera pas ce qu’il cherche. Le Chercheur de traces, pièce de Bernard Bloch adaptée de la nouvelle du même nom d’Imre Kertész, questionne la nature de la mémoire et le non-dit qui recouvre l’Histoire, quand elle devient inhumaine… Rendez-vous est donné par le Théâtre Dijon Bourgogne (TDB) dès 17h au théâtre du Parvis-saint-Jean, rue Danton à Dijon. Pour les plus assidus, une rencontre avec le metteur en scène précédera d’ailleurs la représentation, à 14h30 sur les lieux du spectacle !

20h30 – Retrouver le New-York d’après-guerre l « Au Velvet Paradise, cabaret miteux du New York d’après guerre, Eileen Mc Murray, journaliste, interviewe Diggy, une tête d’affiche. L’entretien, entrecoupé de bribes de vie et de chansons, s’avère haut en couleur… » : dans ce court résumé de la pièce musicale A Dream with Diggy, le Bistrot de la scène, 203 rue d’Auxonne à Dijon, donne juste assez d’informations pour rendre le spectacle assez alléchant… A découvrir dès 20h30 sur les planches du mythique resto-spectacle dijonnais.

Dimanche 13 février 2011
11h – S’aérer l’esprit à vélo l Après le marathon culturel du samedi 12 février : un peu de sport ! L’association dijonnaise Evad, qui milite pour une utilisation plus fréquente du vélo dans la ville, organise justement un parcours au fil des rues de Dijon, au départ de la place de la Libération… Un moyen de prouver que le vélo, « c’est si bon pour la santé, le porte-monnaie et la planète ! », précisent les organisateurs.

15h – Jouer en société l Amateurs de jeux de bois, anciens ou récents ? De réflexion ? D’adresse ? De stratégie ? Rendez-vous à 15h à la Péniche Cancale, au port du Canal, pour un après-midi de jeux orchestré par la Caravane des jeux…

15h – Un grand bol de cirque l Des chapeaux qui volent, des balles qui dessinent des arabesques, trois acteurs mystérieux qui ne font plus qu’un… A 15h, le Théâtre Mansart accueillera la compagnie Manie pour un moment de cirque se jouant des lois de la gravité, entre grâce de l’équilibre et objets volants. Un spectacle présenté dans le cadre du festival A Pas contés.

17h – Rencontrer un grand nom du cinéma américain l Il est l’auteur du légendaire road movie Macadam à deux voies ou encore du western L’Ouragan de la vengeance, avec Jack Nicholson… Monte Hellman, réalisateur new-yorkais, sera présent à Dijon dès 17h au cinéma Eldorado pour présenter en avant-première son dernier film, Road to Nowhere. Rencontrer un grand nom du cinéma : quoi de mieux pour commencer ensuite la semaine sur un bon pied ?

Dijon : Manifestation de soutien au peuple égyptien samedi 12 février

Il est 17h15 au dix-huitième jour de la contestation égyptienne quand le vice-président Omar Souleimane annonce la démission d’Hosni Moubarak. Alors que la veille, il refusait de laisser sa place, se contentant de déléguer ses pouvoirs, le président a finalement cédé aux sirènes de la contestation populaire et a quitté la tête du pays vendredi 11 février 2011.

Cet air de liberté qui soufflait sur l’Égypte avait motivé le soutien des associations dijonnaises tels que les Alternatifs, la CGT SNCF, la Cimade, la Fase, le Mouvement de la paix ou encore le PCF. Une manifestation était donc prévue samedi 12 février 2011 à partir de 14h30, place de la Libération à Dijon, et avait pour but « d’exercer une pression sur nos gouvernants qui se sont décrédibilisés en soutenant Moubarak comme Ben Ali ».

Cette manifestation aura-t-elle lieu finalement ? Oui, mais dans un autre climat, similaire à celui qui a animé la place Tahrir au Caire, devenu au fil des jours le symbole du mouvement de libération du pays.

Dijon : Casting du Caméra club côte-d’orien samedi 12 février

Dans un communiqué reçu vendredi 28 janvier 2011, le Caméra club Côte d’Orien (CCCO) annonce qu’il organise, en partenariat avec Ciné créations 21, un casting pour le tournage de ses prochains courts métrages, samedi 12 janvier 2011 à Dijon.

Pour en savoir plus, lire la suite du communiqué ci-dessous.

« Dans le cadre de ses activitées, le Caméra Club Côte d’Orien en partenariat avec Ciné Créations 21, organise un casting pour le tournage de ses prochains courts métrages.

> Ce casting aura lieu le 12 février 2011 de 14h00 à 19h00 dans ses locaux [ndlr : 1, allée d’Ajaccio – 21000 Dijon].

Nous sommes à la recherche de comédiens-comédiennes de 20 à 60 ans.

Les inscriptions se feront de préférence par mail cameraclubcotedorien@yahoo.fr en joignant si possible une photo.

A l’issue de votre inscription les détails relatifs au casting vous seront communiqué. »

Chenôve (21) : Inauguration d’un nouvel espace dédié aux musiques actuelles samedi 12 février

Dans un communiqué reçu jeudi 10 février 2011, la mairie de Chenôve, en Côte-d’or, annonce la naissance d’un nouvel espace dédié aux musiques actuelles, qui sera inauguré samedi 12 janvier 2011, à 20h, à la MJC de Chenôve, par un concert de musiques actuelles réunissant « trois groupes de musique composés de jeunes issus du sud de l’agglomération dijonnaise ».

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Concert Musiques actuelles le samedi 12 février 2011

La MJC accueillera le samedi 12 février 2011 à partir de 20 heures, 3 formations musicales : Dianosis, Frenzy, Outbreak. Ce sera également l’occasion de célébrer la naissance d’un nouvel espace dédié aux musiques actuelles à la MJC de Chenôve. Entrée gratuite

Le secteur des musiques actuelles poursuit son développement au sein de la MJC de Chenôve. Particulièrement attachée à valoriser le travail créatif de jeunes, la MJC va mettre en place un concert qui réunira, sur une même scène, 3 groupes de musique composés de jeunes cheneveliers ou de jeunes issus du sud de l’agglomération dijonnaise.

Un concert éclectique !
Ces trois groupes présenteront un répertoire riche et varié. En effet, le répertoire comprend des reprises d’artistes comme Green Day, Alien Aint Farm, Jamait, Scorpions, Renan Luce, Arctics Monkeys,..

D’autres jeunes adhérents, qui pratiquent notamment la guitare au sein de la MJC de Chenôve, apporteront leur aide dans l’après-midi pour l’installation du matériel, l’accompagnement des groupes,… C’est une étape importante dans la sensibilisation des jeunes à la dimension technique car ils y seront confrontés très prochainement, lorsqu’ils monteront sur scène pour présenter leurs morceaux.

Une nouvelle dynamique en construction
La MJC de Chenôve propose depuis de nombreuses annÉes des initiatives régulières (cours de guitare, ateliers basse) et ponctuelles (stages musiques actuelles, master-classes, concerts, une rencontre européenne autour de la musique) qui ont rencontré un franc succès.

Aussi, des jeunes ont émis le souhait de disposer d’un lieu leur permettant de pratiquer, de manière hebdomadaire, leur passion. Le maire de Chenôve a entendu cet appel et a favorisé le démarrage de travaux, à la rentrée 2010, dans une salle qui stockait du matériel. La MJC dispose donc désormais d’un lieu de pratique collective qui va lui permettre d’accueillir de nombreux jeunes musiciens de la commune. Bassistes, batteurs, guitaristes, chanteurs vont enfin pouvoir se rencontrer dans un même espace et progresser sous le regard de professionnels de la pédagogie musicale.

→ Ce sera ainsi l’occasion d’inaugurer, en compagnie de M. Jean Esmonin – maire de Chenôve, cette nouvelle salle, dédiée à une pratique artistique, le samedi 12 février 2011 à 15h30.

Un partenariat efficient et durable
Les formations qui se produiront sur scène, « Dianosis, « Frenzy » et « Outbreak » fréquentent la MJC et le Centre Musical de Marsannay-la-Côte. Il existe un lien fort entre les deux structures qui, depuis près de 10 années désormais, collaborent régulièrement à la valorisation de leurs jeunes adhérents musiciens. Nombreux furent les concerts, les stages, les rencontres diverses durant lesquels les jeunes ont peu développer leur potentiel musical. Sacha Duchaine, directeur du CMM fut et est toujours l’un des piliers de ce partenariat. Il est épaulé également par Sayasack Inthavong, enseignant guitare au CMM ainsi qu’à la MJC. Il est le lien entre les associations. Il encadre, par ailleurs, deux ateliers groupe « Frenzy » et « Outbreak » qui seront mis À l’honneur le 12 février 2011. La troisième formation « Dianosis » est suivie par Flavie Jeandel, enseignante de flûte du CMM.

Ce concert est également rendu possible par le soutien de deux partenaires importants de la vie culturelle locale : l’ARTDAM et la Clé de Sol.
L’ARTDAM a souvent accompagné la MJC pour la mise à disposition de matériel de qualité ainsi que des techniciens professionnels. Un effort supplémentaire a été consenti pour offrir les meilleures conditions d’accueil possibles aux jeunes musiciens en herbe.

De nombreuses actions communes ont été également menées avec La Clé de Sol (magasin de musique bien connu de Dijon) et cette structure apporte de nouveau son appui à cet évènement.

Enfin, Patrice Patricot, musicien professionnel, pédagogue, parrainera exceptionnellement le concert. La MJC a eu le plaisir de collaborer avec cet artiste singulier à de nombreuses reprises. Attaché lui aussi à la valorisation de jeunes artistes, il a immédiatement accepté ce statut symbolique de parrain et apportera de nombreux conseils avisés à ces jeunes créateurs !

> Rendez-vous le samedi 12 février 2011 à 20 heures.

> Renseignements au 03.80.52.18.64. Entrée gratuite. »

Côte-d’Or l Localisation d’Alésia : La polémique continue

La localisation d’Alésia déchaine décidemment les passions ! Suite à notre édition du 02 février 2011, Danièlle Porte, maître de conférences sur les religions et l’histoire romaine au sein de l’Institut d’études latines de la Sorbonne, a souhaité apporté de nouvelles précisions. Elle conclut ainsi, contredisant chacun des arguments de Claude Grapin, conservateur départemental du patrimoine de la Côte-d’Or et chargé du musée d’Alésia : « Si on prend chaque fil du fameux « faisceau d’indices » qui permet aux Alisiens d’identifier Alésia dans Alise, et que chaque fil craque à son tour, comme c’est le cas, que reste-t-il du faisceau ? ».

Elle dénonce ainsi plusieurs incohérences au niveau de l’interprétation et des techniques employés : « C’eût été un vrai miracle que ces monnaies aient été perdues par 254.000 Gaulois dans 500 m de fossé, et à proportion des contingents envoyés par les 42 tribus… Car elles représentent toutes les tribus de Gaule, y compris celles qui n’étaient pas là ! ». Elle pointe aussi du doigt quelques incohérences historiques comme la présence du système de la clauicula, qui n’apparaît pas chez César, mais sous Trajan seulement !

Pour en savoir plus, lire sa réponse ci-dessous.

« La méthode d’André Berthier obéit à la logique pure : étudier l’énoncé d’un problème avant de vouloir le résoudre. L’archéologie prend le problème à l’envers : elle choisit une solution d’après ce que livre le sol sans avoir regardé l’énoncé, puis elle prétend que l’énoncé colle avec cette solution, même si toutes ses données s’y refusent.

Dion Cassius ainsi que Plutarque situent Alésia « chez les Séquanes » ou « après la frontière des Lingons », non pas chez les Éduens, et ne le font pas à la légère, disposant des œuvres sur la guerre des Gaules dont nous connaissons auteurs et titres à défaut des textes. Le moine Héric, bible des Alisiens, écrit qu’Alésia est « chez les Éduens » (Te Hæduos fines tuentem) : ce ne peut donc pas être l’Alésia « des Mandubiens » de César.

Quand Pline parle des harnais plaqués argent, spécialité d’Alésia, il peut s’agir de l’*Alesia Æduorum = Alise, mais pas de l’Alésia que détruisit César, l’Alesia Mandubiorum.

La fameuse stèle de 1839 donne le nom officiel de la ville, qui est Alisija, pas Alesia. Je conjecture que la forme Alisija ne présentant pas l’alternance de syllabes brèves et de longues qui permettrait de l’inclure dans un vers latin, le moine Héric, traducteur du B.G., l’a remplacée par Alesia, quitte à revenir à la graphie Alisia dans son ouvrage suivant (en prose). Toute notre documentation antérieure à lui appelle la bourgade Alisia, jamais Alesia. Après lui, on l’appelle toujours Alisia… preuve que son identification avec l’Alesia de César n’allait pas de soi. Les jetons des Alisenses portent Ali, pas Ale.

Pline ne situe pas Alésia parce que la référence « s’imposait à ses contemporains » ? Sous Claude, on pense que c’est Vercingétorix qui a assiégé César dans Alésia (Tacite, ., XI, 23) : il est peu probable que les gens de Rome, cent ans après le siège, aient su où était au juste la ville gauloise, surtout si elle a été détruite et son nom aboli, comme c’était l’usage (cf. César qui prive de leur nom les Éburons vaincus après les avoir rayés de la carte, BG., VI, 34, 8).

Autorisation de fouilles suspendues sur le site du camp Nord (Chaux) : elles ne l’ont pas été parce qu’elles étaient négatives, mais dès qu’on a eu trouvé du matériel romain (clef romaine, armes, clous de sandales, tessons républicains). D’autre part : les autorisations n’ont été que de sondages, pas de fouilles, et parce qu’André Berthier avait obtenu des autorisations « verticales », directement des ministres A.Malraux, E.Michelet, J.Duhamel. Aujourd’hui, faute d’archéologue consentant à s’investir dans l’affaire Alésia, il n’y a plus de sondages…

Pour la plaine à mesurer en ligne courbe ou en zig-zag, César doit sortir de sa tombe s’il entend ça, et Vitruve avec lui.

Si Alise est une « citadelle » , et « inexpugnable », c’est que le renom des Romains était bien surfait… ou la myopie des Alisiens irrécupérable.

Bien sûr que César ne pouvait pas exagérer les chiffres ! mais alors, Alise est hors du jeu… avec ses 97 ha pour y loger une ville, ses habitants et 95 000 guerriers, les chevaux, le bétail…

Les lignes qui apparaissent autour d’Alise, sur les photos, correspondent au périmètre indiqué par César, mais pas au périmètre qui aurait suffi pour encercler Alise qui mesure, sur le plan d’Espérandieu, 4,575 km de tour, pas 14 km. La nécessité de faire cadrer le périmètre des fortifications donné par César et les reliefs d’Alise entraîne à une disposition fantaisiste des lignes, tantôt jointives tantôt exagérément écartelées. Napoléon III a réinventé un périmètre qui correspondît à César, mais a mis dans le même sac des lignes qui, vu leur disparate, appartiennent à plusieurs sièges différents (les 4 couches de cendres déterminées à Alise par J. Quicherat et J. Le Gall plaident pour 4 incendies différents). Ces lignes de fossés ne correspondent jamais, vu leur nombre, leur profondeur, leur disposition, aux indications de César (selon les écrits des fouilleurs alisiens eux-mêmes). Vu leur profondeur (35 cm) ce sont souvent, dans un terrain marécageux, des fossés de drainage.

Les camps « ne sont pas des enclos à bestiaux » ? Peut-on admettre que des camps d’une superficie de 35 ares jusqu’à 7,9 hectares (il n’y a pas plus grand) aient pu abriter des légions romaines, pour lesquelles les normes étaient de 45 ha pour 2 légions ? Peut-on admettre leur installation en-dehors des lignes destinées à les protéger, nécessitée par le resserrement excessif des deux lignes de plaine qui ne laissent même pas entre elles la place de caser un camp ? (350 m quand il en faudrait 800). Ne parlons pas des mesures indiquées pour la distance entre les tours (24 m) qu’on n’a pas retrouvée une seule fois (de 15 m à 60 !)

Quant au système de la clauicula, il n’apparaît pas chez César, mais sous Trajan seulement.

Les fameux statères d’or qui « prouvent la présence de Vercingétorix sur le mont Auxois » : ils n’ont rien à voir avec Alésia, puisqu’ils ont été achetés en Auvergne en 1867. Les deux statères de bronze ou plutôt d’orichalque réellement trouvés à Alise sont, quant à eux, très usés : s’ils avaient été frappés au moment du siège, ils seraient neufs. L’usure ne peut s’expliquer par une longue circulation, puisqu’ils n’ont pas bougé d’Alise…

La numismatique, sous Napoléon III : il devait y avoir tout de même quelques personnes capables d’identifier les monnaies et d’avoir monté le faux de provenance qu’on dénonce depuis le Second Empire. C’eût été un vrai miracle que ces monnaies aient été perdues par 254 000 Gaulois dans 500 m de fossé, et à proportion des contingents envoyés par les 42 tribus… car elles représentent toutes les tribus de Gaule y compris celles qui n’étaient pas là ; de plus, au pied du Réa dont on admet aujourd’hui qu’il ne pouvait pas être le camp Nord puisqu’il est en bas du mont et que César situe le camp Nord en haut. Les relevés de l’époque ne concordent d’ailleurs jamais sur le nombre des trouvailles.

La « scientificité » (?) des fouilles napoléoniennes : il y aurait aussi beaucoup à dire : on gomme les fossés en trop, on trace des lignes continues à travers les ruines d’une basilique dont on ne s’est pas aperçu qu’elle était là, preuve qu’on n’a pas creusé ; ou encore les ouvriers ont déclaré qu’ils avaient trouvé 80 trous de lilia, ce qui n’était pas vrai non plus !

« Ne pas juger le lieu du seul fait d’un texte » ? Il ne faut pas pour autant gober toutes les révélations contradictoires et invraisemblables qui surgissent du sol pour les faire servir de preuves sans les examiner. Et il faut s’interroger aussi sur les manques : pas de localisation pour le combat de cavalerie, pas de remparts néolithiques, pas de vestiges cultuels, pas assez de place pour loger les troupes sur l’oppidum, impossibilité de reconstituer le dernier combat, de comprendre le départ des cavaliers, invisible à travers la grande plaine, ni l’escalade des abrupts (!) du Réa sans avoir franchi les lignes etc.

Conclusion : si on prend chaque fil du fameux « faisceau d’indices » qui permet aux Alisiens d’identifier Alésia dans Alise, et que chaque fil craque à son tour, comme c’est le cas, que reste-t-il du faisceau ? »

Full contact à Dijon : Des « Chuck Norris » à la sauce moutarde ?

Un code moral et une éthique de fer… Le full contact, déclinaison de la boxe anglaise et du karaté, sera en démonstration à Dijon, samedi 12 février 2011. Le « Bourgogne arts martiaux » organise en effet sa coupe de France de la discipline, le plus gros rendez-vous du genre dans la région, qui devrait rassembler près de 170 « fullers ».

Des modèles du genre

Il est des sports que l’on connait sans le vouloir : le full contact en fait partie. Derrière cette pratique, se cache en effet deux acteurs : l’un idolâtré pour sa virilité exacerbée et sa maîtrise des arts martiaux – Chuck Norris, alias Walker Texas Ranger – l’autre pour sa rhétorique sans égale – Jean-Claude Van Damme. Mise au point en 1974 pour les besoins de l’industrie cinématographique, la discipline arrive en France l’année suivante. A l’époque, Dominique Valera, issu d’une modeste famille d’émigrés espagnols, devenu professionnel le 15 octobre 1975, l’introduit en France. Mentor de la discipline, il obtient quatre titres de champion d’Europe avant d’être entraîneur de l’équipe de France de 1980 à 2000.

« En clair, explique Patrick Martin, président du Bourgogne arts martiaux (BAM) qui fédère les pratiquants du karaté, du kick boxing, du self-control et du full contact, le karaté a en quelque sorte été dépouillé de son côté solennel. L’ensemble de son folklore a été supprimé pour ne garder que les gestes qui servent à la défense ». En ressort une discipline dite « pieds-poings », qui combine à la fois les techniques de coups de poing et le déroulement propre à la boxe anglaise, et les techniques de coups de pied propre au karaté. A noter cependant que contrairement au Muay Thaï, les coups de coudes, de genoux et sous la ceinture sont prohibés.

Près de 170 « fullers »

C’est dans l’optique de sélectionner le meilleur représentant de la région pour les championnats nationaux et internationaux que le club organise, samedi 12 février 2011, la coupe de Bourgogne. Un nom qui ne doit rien au hasard puisque, comme l’explique le président du club, « deux fédérations se disputent actuellement l’agrégation du ministère de la Jeunesse et des sports et tant que le conflit ne sera pas réglé, on ne pourra pas appeler cette coupe championnat ». Cependant, le principe reste sensiblement le même puisque dix-sept équipes de toute la Bourgogne se rendront au gymnase Jean Marion dans le quartier des grésilles à Dijon pour se disputer le titre.

« C’est la plus grosse compétition du genre dans la région », note Patrick Martin, qui rappelle aussi que 160 à 170 combattants devraient faire le déplacement. « Le vainqueur représentera la région dans les compétitions internationales en Allemagne, Italie ou en Suisse, qui sont les pays où la dynamique de la discipline est la plus belle ». Par séquence de deux minutes, les combattants voudront en découdre sur le tatami en mettant en application des valeurs telles que la rapidité, la puissance, la maîtrise de soi, permettant d’obtenir une certaine harmonie.

Un club dynamique

« Un combat de full contact nécessite une grande explosivité et est extrêmement consommateur en énergie. On a coutume de dire qu’un combat équivaut à quinze minutes de course à pied intensive », ajoute Patrick Martin. S’il est issu de la branche karaté du club, il met en avant la bonne forme de l’effectif : « Au cours de la saison 2009-2010, le club a connu deux champions de France ou encore quatre champions de Bourgogne ». Une dynamique qui ne va pas s’essouffler puisque le club accueille les mineurs dès l’âge de douze ou treize ans pour le « light contact », c’est-à-dire sans recherche de KO, et les majeurs pour le « full contact », qui, par opposition, autorise les coups portés avec recherche du KO.

Le full contact français est aujourd’hui le plus titré de ces dix dernières années sur la scène mondiale et ceci grâce à un réseau de 20.000 licenciés répartis dans 98 comités départementaux et 26 ligues. L’événement sera d’ailleurs ouvert au public (3€ pour les plus de treize ans) et le président lance une invitation à tous les curieux pour des séances gratuites, tous les lundis soirs, au gymnase de la Trémouille.

infOs pratiques

Coupe de Bourgogne de Full contact
Samedi 12 février 2011 – dès 10h
Gymnase Jean Marion | 21 000 Dijon
Entrée : 3€ dès 13 ans | Buvette

Dijon : Magistrats et professeurs descendent dans la rue jeudi 10 février

Ça gronde dans les rues de Dijon… Le corps enseignant s’est en effet joint au mécontentement général et est descendu dans la rue où se trouvait déjà l’ensemble de la magistrature jeudi 10 février 2011. Si les deux cortèges étaient bien distincts, la base des revendications était la même : un ras-le-bol général des conditions de travail et du manque de moyens, notamment en termes d’effectifs. Les classes explosent d’un côté, les dossiers urgents s’entassent de l’autre. Et si l’on a l’habitude de voir défiler les enseignants dans les rues – un peu plus de 500 personnes – il est, en revanche, rarissime de voir avocats et magistrats – environ 200 personnes – s’agiter derrière des banderoles…

Dans la droite ligne de sa politique libérale et prétextant la rigueur budgétaire le gouvernement détruit notre système de protection sociale, multiplie les cadeaux aux riches et marchandise les services publics. Il poursuit ainsi la casse du service public d’éducation. Il laisse aux Recteurs et Inspecteurs d’Académie le soin de la décliner localement : jour après jour, ils dévoilent leurs stratégies pour déterminer les « gisements d’emplois ». Ajouté à l’insuffisance des recrutements, cela se concrétise partout par :
Dans le second degré :
 des suppressions massives de postes, dans les collèges, les lycées généraux, technologiques et professionnels, et dans les services académiques,
 des effectifs de classes qui continuent à augmenter,
 des conditions de travail dégradées (postes sur plusieurs établissements, emplois précaires…)
 une explosion du nombre d’heures supplémentaires,
 des suppressions de classes, de sections, d’options, notamment dans la voie professionnelle.
Dans le premier degré, 9000 enseignants manqueront à l’appel à la rentrée prochaine. Les missions au service de la réussite des élèves vont être rabotées : RASED, scolarisation des moins de 3 ans, formation, remplacements, aide aux élèves en difficulté, éducation prioritaire.
Nous ne pouvons assister sans réagir à cette nouvelle saignée de l’École !
 Pour rendre à l’École son ambition de faire réussir tous les élèves
 Pour dénoncer et refuser le véritable plan social qui frappe l’Éducation Nationale
 Pour combattre la remise en cause des statuts des personnels et les réformes en cours (formation des enseignants, lycées, LP, socle commun, dispositif (E)CLAIR) et le démantèlement de l’éducation prioritaire
RENTREE 2011 :
Sur le plan national : + 62 000 élèves – 16 000 postes
Dans notre académie : second degré + 312 élèves – 186 postes
Dans notre département :
en lycée : – 37 élèves – 37 postes
en collège : + 122 élèves – 16 postes
en primaire : – 350 élèves – 46 postes
TOUS EN GREVE le 10 février 2011
Rassemblement à 14h 30 devant le Rectorat de Dijon,
Défilé jusqu’à la place de la Libération pour y faire éclater autant de ballons que de postes supprimés.

« Cinéma Teaser », un magazine dijonnais dans la cour des grands

Vous connaissiez Première et Studio Cinélive ? Voilà Cinéma Teaser, un magazine de passionnés du septième art dirigé par un Dijonnais : Thomas Ghitti. Un nouveau mensuel pour passer côté coulisses…

En couverture du premier numéro, sorti mercredi 09 février 2011 dans 11.000 points de vente sur le territoire hexagonal : Thor, Tintin, Fighter. Une diversité de sujets qui témoigne du caractère décomplexé de ses auteurs. « Nous ne cherchons pas à parler exclusivement de cinéma de genre, comme peut le faire Mad Movies. Notre référence est plutôt le magazine anglais Empire… », explique Thomas Ghitti, directeur de publication. Et de préciser : « Par ailleurs, notre fil directeur est de donner envie au lecteur d’aller voir un film (ndlr : teaser signifie « allumer », « aguicher »), ce qui nous place sur un plan légèrement différent de Studio ou Première ».

Au fil des pages, le cahier critique sera donc vite éclipsé par des reportages sur les lieux de tournage, des photos exclusives ou des informations en avant-première. « Nous écrivons côté coulisses sur des projets qui sortiront trois ou quatre mois plus tard, à l’heure où la finalisation du film suscite une certaine excitation », remarque Thomas Ghitti. Et de la préparation d’un long métrage, le directeur de publication de Cinéma Teaser en connait un rayon : après ses études de cinéma, il a eu le privilège d’être assistant de production pour le film Jean-Philippe ou encore assistant-réalisateur sur le tournage d’Elle s’appelait Sarah, avec Kristin Scott Thomas…

Côté making-of, justement, Cinéma Teaser est une équipe de sept personnes composée de cinq journalistes issus de l’ancien magazine Climax, d’un maquettiste et d’un commercial. « Notre siège social est situé à Daix, dans l’agglomération dijonnaise, où je travaille la majeure partie du temps. Les journalistes, quant à eux, ont un pied ferme à Paris, où ils avaient déjà tissé un important réseau… », explique Thomas Ghitti. Du siège local à l’ambition nationale, le pas est aujourd’hui franchi : 40.000 numéros de Cinéma Teaser circulent désormais dans toute la France ! Ne reste plus pour l’équipe qu’à espérer des chiffres de vente aux allures de happy end…

Dijon : Le Stade dijonnais se met à l’heure espagnole vendredi 11 février !

Fan de rugby ? Amateur de cuisine espagnole ? Dans un communiqué reçu jeudi 10 février 2011, le Stade dijonnais informe qu’il tiendra sa « soirée espagnole » vendredi 11 février à 18h30… Au menu : pata negra, vin espagnol ou encore échine de porc ibérique farcie !

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« Savez vous ce qu’est le jambon Pata Negra ?

C’est un jambon espagnol d’excellentissime qualité, issu d’un cochon à patte noire (pata negra en espagnol).

Vendredi 11 Février à partir de 18 heures 30 au bar « la Grotte », soirée apéritif espagnol avec des assiettes HQG (haute qualité gastronomique) composées de : jambon ibérique Pata Negra, échine de porc ibérique farcie, jambon serrano, échine de porc blanc farci,pain à la tomate et vin d’Espagne.

Cette soirée nous est proposée par Xavier Payage, spécialiste émérite en charcuterie espagnole.

Vendredi 11 Février, tous à « la grotte » au Stade Bourillot. Vive le Stade et viva España !! »

Dijon : Le Salon de l’habitat emménage au parc des expositions vendredi 11 février

Dans un dossier de presse reçu mercredi 10 février 2011, l’association Dijon Congrexpo présente le Salon de l’habitat de Dijon, qui se tiendra au Parc des expositions du vendredi 11 au lundi 14 février. Un lieu pour découvrir l’habitat durable ou piocher quelques idées de décoration pour sa maison !