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Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton de Dijon IV

Après plusieurs détours par les campagnes du département, retour vers l’agglomération dijonnaise ! Pour le sixième épisode de son tour de Côte-d’Or des cantons renouvelables en mars 2011, dijOnscOpe porte son regard sur les terres de Dijon IV, où les candidats en lice – Christophe Berthier (Liste Union des centristes), Isabelle de Almeida (Liste Front de gauche), Malika Gauthié (La gauche moderne), Ahmad Hussein (Liste Europe Écologie/Les Verts/CAP21), Pierre Jacob (Liste Initiatives Côte-d’Or), Florian Lauquin (Front National), Roland Ponsâa (Liste Forces de Progrès) et Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…

  • Portrait-robot du canton

Le canton de Dijon IV compte 16.684 habitants selon l’Insee. Il est composé de deux portions de communes : Chenôve et Dijon. Il compte 14,1% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 24,0% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.

  • Huit candidats

Modem (Liste Union des centristes) : Christophe Berthier, 46 ans, assistant en gestion du personnel, conseiller municipal de Dijon. Réponses non parvenues.

– PCF 21 (Liste Front de gauche) : Isabelle de Almeida, 46 ans, assistante sociale.

La Gauche moderne : Malika Gauthié, 57 ans, consultante emploi-formation, conseillère municipale à Dijon. 

Liste Europe Ecologie/Les Verts/CAP21 : Ahmad Hussein, 55 ans, médecin généraliste, conseiller municipal EELV à Chenôve.

UMP (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Pierre Jacob, 38 ans, dirigeant d’entreprise, conseiller municipal à Chenôve.

 Front National : Florian Lauquin, 28 ans, agent de restauration. 

Parti socialiste (Liste Forces de Progrès) : Roland Ponsâa, 63 ans, retraité de l’éducation spécialisée, conseiller général de Dijon 4, adjoint au maire de Chenôve, conseiller au Grand Dijon et président du conseil de surveillance du centre hospitalier de la Charteuse.

– Parti ouvrier indépendant : Marie-France Villaume. Réponses non parvenues.

→ Le conseiller général actuel du canton est Roland Ponsâa, 63 ans, retraité de l’éducation spécialisée, adjoint au maire de Chenôve, conseiller au Grand Dijon et président du conseil de surveillance du centre hospitalier de la Charteuse.

  • Le canton en cinq questions…

1 – La question de la couverture du quartier des Bourroches en très haut débit a longtemps tenu le haut de l’affiche sur ce secteur : quel plan d’action mener pour garantir un accès optimal sur tout le canton ? Plus largement, à l’échelle de la Côte-d’Or, pensez-vous nécessaire d’engager un plan Marshall du numérique pour éradiquer définitivement la fracture numérique du département ?

– Christophe Berthier (Union des centristes) : « A l’heure où l’on parle de fibre optique, il est nécessaire de combler le déficit existant dans les quartiers mal desservis. Les Valendons sont reliés au nœud de raccordement d’abonnés de Marsannay-la-Côte, ainsi la distance en fil de cuivre est trop importante pour qu’il supporte du haut débit et le « triple play ».

Je m’engage à animer une concertation entre les villes de Chenôve et Dijon, le Conseil général et les opérateurs afin d’étudier la meilleure façon de sortir ces quartiers de la zone grise. Nous pourrons étudier la faisabilité d’un nœud de raccordement d’abonnés – zone d’ombre, que le Conseil général a déjà cofinancé avec la Ville de Plombières-lès-Dijon pour le bénéfice de ses habitants.  Vous évoquez un « plan Marshall ». Étant donné que les Conseils général et régional financent déjà des actions, je propose que nous les évaluions pour en déterminer les bénéfices et les coûts, afin de directement cibler les territoires encore déficitaires et optimiser les actions à conduire.

– Isabelle de Almeida (Front de gauche) : « En effet, il faudrait que tous les habitants de la Côte-d’Or puissent, comme d’ailleurs tous les habitants de France, bénéficier de l’accès au très haut débit ; c’est d’ailleurs ce que j’ai voté en tant que conseillère régionale entre 2004 et 2008 ; et des mesures ont été prises en ce sens. Cependant, plutôt que de mettre la responsabilité sur les collectivités locales pour faire ces installations, ne faudrait-il pas reposer la question d’ un service public des télécommunications et du numérique à la hauteur des besoins d’aujourd’hui ? Nous savons très bien – car nous en faisons l’expérience, usagers et salariés – que la privatisation des Télécom et de la Poste nous prive d’infrastructures efficaces et accessibles à tous – en qualité et à égalité – et que le risque avéré, c’est que l’Etat mais surtout les collectivités locales se tournent vers le privé pour réaliser ces infrastructures.

Mais qui va payer la facture pour ces grands groupes, sans aucune maîtrise ? Ce sont les contribuables du département, de la ville et de la région. Alors, je propose que les habitants, les entreprises qui ont besoin des ces équipements portent l’exigence d’un service public, d’un opérateur public des télécommunications, d’Internet de qualité et pour tous – pas seulement , là où il y a de l’argent à faire ».

– Malika Gauthié (Gauche moderne) : « Le département de la Côte-d’Or a été parmi les premiers à présenter un schéma directeur visant à favoriser la cohérence des initiatives publiques et leur bonne articulation avec l’investissement privé. État des lieux complet des infrastructures et réseaux numériques et présente surtout une stratégie de développement permettant d’assurer la couverture totale du département. L’Europe par le biais du Fond européen agricole pour le développement et l’Etat consacrera 30 millions d’euros à ce projet. Encourager la poursuite de la couverture à 100% du territoire. »

– Ahmad Hussein (EELV-Cap 21) : « Tout d’abord, il faut noter que l’équipement numérique ne fait pas partie des compétences premières d’un conseil général, à l’inverse de la petite enfance, de la solidarité avec les aînés, de l’équipement des collèges, de l’équipement routier et de la sécurité publique ou encore du logement (à travers le Fonds solidarité logement).

Cependant, nous ne pouvons qu’être sensibles aux inégalités d’équipement en la matière et à une « fracture numérique » qui pénalise toujours les particuliers et les entreprises d’un certain nombre de territoires en Côte-d’Or. Sans parler avec emphase d’un « plan Marshall du numérique » – on a pu voir ce qu’a donné ce type de communication avec les banlieues… -, le conseil général peut donc travailler avec les autres collectivités pour permettre un accès durable et équitable au haut débit à l’échelle de la Côte-d’Or. Encore faut-il qu’un partenariat honnête et non clientéliste soit établi… »

– Pierre Jacob (Initiatives Côte-d’Or) : « Le quartier des Bourroches, des Valendons, de la Montagne Sainte-Anne sont situés en bout de ligne France Telecom et n’ont donc pas un débit internet suffisant. Il appartient d’abord aux opérateurs privés de remédier à ce problème. Je pense toutefois que la municipalité de Dijon a un rôle de pression et d’accompagnement à jouer dans ce dossier.

Ces quartiers, comme tous les autres, ont besoin d’avoir accès à internet dans de bonnes conditions. Cet outil est désormais si indispensable aux familles qu’on observe une baisse du prix des maisons en cas de problèmes de connexion. Un objectif national a été fixé pour donner l’accès au très haut-débit à tous les Français à l’horizon 2025. Concrètement, il s’agit d’acheminer la fibre optique auprès de chaque foyer. C’est un objectif très ambitieux, comparable à ce que fut l’électrification au début du siècle. Le Département de la Côte-d’Or doit donc préparer cette échéance importante en adoptant un Schéma Départemental d’Aménagement Numérique. L’enjeu est de taille : une fracture numérique trop marquée accentuerait l’isolement de zones enclavées ou très rurales. Pour ma part, je prône un aménagement équilibré du territoire ».

– Florian Lauquin (FN) : « Aujourd’hui, internet est devenu indispensable en terme de communication mais aussi à la culture et l’information. Dans notre société actuelle, il est difficile d’admettre et de cautionner le fait que des zones importantes de notre département soient dépourvues d’accès au haut débit. Cette inégalité territoriale, que ce soit aux Bourroches comme ailleurs, doit prendre fin avec une vraie politique volontariste. Les moyens existent, seule la volonté fait défaut ! »

– Roland Ponsâa (Forces de progrès) : « Ce dossier du numérique n’est pas nouveau. C’est l’illustration du fait qu’aujourd’hui la notion de rentabilité prime sur les exigences de service public, ce que je déplore. J’ai interpellé le Maire de Dijon à plusieurs reprises sur cette problématique et je peux dire que grâce au travail conduit par les collectivités locales auprès des opérateurs de télécommunication, Dijon fait partie des rares zones qui recevront la fibre optique en avant première.

Cependant, force est de constater qu’il reste à ce jour de nombreuses interrogations… Seuls les logements privés sont concernés, le déploiement sera progressif et il risque de ne pas couvrir en priorité les secteurs qui en ont le plus besoin. Toutes ces difficultés ne pourront se résoudre qu’avec une action volontaire des pouvoirs publics. Il faut une vraie logique de coopération à tous les échelons et le Conseil général de Côte-d’Or qui doit s’engager beaucoup plus que ce qu’il fait actuellement ! Sans oublier, bien entendu, les différents prestataires eux-mêmes qui ont leur part de responsabilité.

Pour ma part, je suivrai ce dossier avec la plus grande attention et avec ténacité car je mesure combien il est important pour les habitants de notre département et pour ceux du canton de Dijon IV ».

– Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant)Réponse non parvenue.

2 – L’immeuble d’entreprises Dionysos héberge depuis 2006 une trentaine de petites entreprises et a permis la création de 100 emplois environ dans le quartier du mail à Chenôve. Quelles seraient vos actions en direction des TPE-PME a l’échelle du canton ?

– Christophe Berthier (Union des centristes) : « Dans la centaine d’emplois créés, combien concernent des personnes qui habitent vraiment le canton ? Les TPE PME représentent évidemment un gisement d’emplois à soutenir.
Je propose d’épauler et de maintenir les commerces de quartier en aidant à leur création (accompagnement les premières années par exemple) et à l’investissement matériel. Je promeus également l’aménagement d’espaces multiservices afin d’enrayer la désertification des quartiers et pour le bénéfice des habitants.

Concernant le collège H. Dunant, je propose d’augmenter le nombre d’emplois de vie scolaire pour l’aide aux devoirs et la surveillance des élèves par exemple. Afin de dynamiser la vie dans les quartiers du canton, je suggère de réinvestir des lieux de vie en implantant notamment des marchés bio ».

– Isabelle de Almeida (Front de gauche) : « La France, comme la Bourgogne et la Côte-d’Or, ont besoin d’une réelle politique économique et industrielle ; et donc de prendre des mesures drastiques contre la spéculation financière des grands groupes. Car cette logique financière a des conséquences négatives pour les petites et moyennes entreprises et pour tous les salariés, en terme de développement (sous-traitance) et de volonté de réduction du coût du travail (salaires trop faibles, affaiblissement de la protection sociale, conditions de travail de plus en plus dures…). Et en fin de compte, ces grands groupes investissent moins et diminuent leurs efforts de recherche.

Je pense qu’une politique du crédit plus offensive doit être mise en place et que ce sont les banques, qui ont reçu beaucoup d’argent à faible taux d’intérêt, qui devraient – car elles ont une grande responsabilité, avec nos gouvernants français et européens – renvoyer l’ascenseur. Elles devraient accorder des crédits aux entreprises qui développent de l’emploi, des qualifications, de l’égalité salariale homme/femme à très faible taux, voire à taux zéro. Car ce sont les charges financières qui plombent les petites et moyennes entreprises et non les cotisations sociales. Le conseil général, en coopération avec le conseil régional, devrait inciter à ce type de politique plutôt que de verser des aides sans véritable contrepartie et à la place des banques, qui préfèrent spéculer plutôt qu’aider le développement économique ».

– Malika Gauthié (Gauche moderne) : « L’immeuble Dionysos est implanté en zone France urbaine pour une création de cent emplois annoncés. La juste question, c’est combien d’emplois ETP sur les 100 annoncés ? Le constat actuel est absolument effarant : plus de 19% de chômage pour la commune de Chenôve classée 2e pôle économique de l’agglomération dijonnaise, avec un taux d’activités de près de 85% alors que le taux de chômage national est de inférieur à 10%. Valoriser et aider les TPE et PME dans la réussite de leur mutation technologique – Accompagner les TPE et PME pour les aider à  bénéficier de financements privés et publics. »

– Ahmad Hussein (EELV- Cap 21) : « Ces actions sont définies clairement dans notre programme : privilège à donner, justement, aux TPE-PME en matière d’aides du CG (aides directes, cautionnement, facilitation de la transmission-reprise, etc…), et non aux gros pôles d’activité comme le pôle nucléaire bourguignon. Par ailleurs, privilège supplémentaire donné aux TPE-PME s’engageant dans une démarche innovante et durable – ce que nous appelons l’éco-conditionnalité des aides : emplois durables (CDI), emplois locaux, impacts environnementaux modérés de l’activité, etc… Finalement, les choses sont assez simples non ? Et, bien entendu, des initiatives et des réussites comme celles du quartier du mail à Chenôve seraient fortement soutenues, pour en assurer la pérennité et l’exemplarité. »

– Pierre Jacob (Initiatives Côte-d’Or) : « Je souhaite que le prochain conseiller général donne la priorité absolue à l’emploi. En effet, dans notre canton, comme dans tout le sud dijonnais, la vie économique a besoin d’être dynamisée. Le taux de chômage, nettement plus élevé ici qu’ailleurs, en est la triste confirmation.

Mon projet comprend plusieurs engagements forts dans cette direction. Il faut d’abord que le conseil général maintienne un niveau d’investissement élevé pour générer de l’activité et faire travailler les entreprises locales. Je souhaite également encourager les initiatives qui permettent de créer de l’emploi sur notre canton. C’est le sens de ma proposition visant à créer une Agence du développement économique pour attirer de nouvelles entreprises à Chenôve, mieux profiter de notre statut de zone franche et faciliter la création ou la transmission d’entreprises. »

– Florian Lauquin (FN) : « Les TPE-PME sont vitales à la fois pour la vie de nos quartiers et pour l’économie. Elles sont les thermomètres de la croissance. Malheureusement, les gouvernements de gauche comme de droite n’ont fait que contribuer à leur lente agonie en les asphyxiant de charges de plus en plus lourdes ou en subissant de nouvelles normes imposées par Bruxelles. Il faut libérer le travail du carcan administratif et fiscal, dénoncer les politiques mondialistes responsables de la concurrence déloyale dans les secteurs non délocalisables. Dans ce canton où le chômage est supérieur à la moyenne départementale, il est important de soutenir les créations d’entreprises et en parallèle, faire la promotion de la formation et de l’apprentissage. »

– Roland Ponsâa (Forces de progrès) : » Concernant l’immeuble d’entreprises Dionysos installé au cœur de la zone franche urbaine sur Chenôve, je veux insister sur l’implication forte, décisive, du Maire de Chenôve, Jean Esmonin, à l’origine de cette initiative remarquable menée en pleine collaboration entre la Municipalité de Chenôve, l’office HLM concerné et les entreprises. Une collaboration fructueuse qui aura permis de soutenir l’activité économique et, dans le même temps, de créer de l’emploi sur des quartiers confrontés à un fort taux de chômage, notamment chez les jeunes.

Il faut savoir qu’en Mairie de Chenôve nous recevons de nombreuses demandes d’entreprises souhaitant s’installer sur la commune. Au-delà des avantages fiscaux relatifs au dispositif des ZFU, c’est un signe très encourageant qui dans le contexte de crise actuelle mérite d’être salué, alors que j’entends certains prétendre sans aucun fondement que les élus locaux ne feraient rien pour soutenir les PME… Et bien la réalité est toute autre et il faut le faire savoir !

Pour en discuter très souvent avec le Maire de Chenôve, je peux attester de sa volonté d’impliquer toujours plus les acteurs économiques locaux pour faire de Chenôve un modèle en terme de développement et d’attractivité sur le sud de l’agglomération dijonnaise. En tant que Conseiller général, je m’inscris pleinement dans une telle dynamique que j’accompagnerai étroitement, parce que je suis convaincu que c’est par la synergie partenariale acteur public/décideur privé que nous parviendrons, ensemble, à multiplier les opportunités d’embauche pour les habitants et que nous lutterons ainsi contre cette terrible précarité qui menace tant de nos concitoyens ».

– Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant)Réponse non parvenue.

3 – Dans un canton où toutes les franges de la société sont représentées, tant en terme de ressources que de générations, quelles priorités définir en terme de politique sociale ?

– Christophe Berthier (Union des centristes) : Dans un contexte économique particulièrement difficile où l’on a trop l’habitude de faire des coupes aveugles dans les budgets sociaux, les besoins des personnes sont de plus en plus croissants. Je propose donc de définir trois priorités : Pérenniser le soutien aux associations travaillant dans l’action sociale afin de garantir un niveau de prévention et d’éducation (par exemple le placement des enfants en famille d’accueil, en foyer d’accueil…) tout en confirmant les missions des travailleurs sociaux ; Assurer à nos aînés de vieillir dignement en leur garantissant de continuer à vivre décemment dans leur logement, tout en bénéficiant d’un service de proximité adapté à leurs besoins quotidiens ; Soutenir les familles temporairement en difficulté et qui ne bénéficient pas habituellement d’aides sociales.

Le vivre ensemble dans une démarche humaniste est mon fer de lance politique.

– Isabelle de Almeida (Front de gauche) : « Le Département devrait être, d’une part, un véritable « bouclier social » pour les populations en situation de grande précarité : la pauvreté touche 9,7% des habitants de la Côte-d’Or donc il faut que les fonds d’aides aux familles, les fonds pour le paiement des loyers, de l’énergie et de l’eau soient augmentés. Il en va de la dignité des personnes ! Mais il faut aussi interdire les expulsions locatives et les coupures de gaz ou d’électricité. Je me réjouis que récemment, sur proposition du groupe communiste à l’Assemblée Nationale, une loi pour l’accès à tous à l’eau ait été votée. Le 15 mars, je prendrai avec mon suppléant une initiative sur Chenôve pour dire stop à ces pratiques d’un autre siècle !

Et il faut que les associations et les structures qui viennent en aide aux populations fragilisées (les enfants, les personnes en perte d’autonomie, les personnes démunies) aient les moyens de se développer et de répondre aux urgences sociales comme à l’accompagnement et à l’accueil : il n’est pas normal, par exemple, que Solidarités Femmes stoppe l’accueil téléphonique la nuit  aux femmes en détresse, maltraitées pour cause de baisse de subventions ! Il n’est pas acceptable qu’en 2011, des jeunes de moins de 25 ans n’aient pas les mêmes droits au RSA, aux soins, que d’autres catégories et soient dans une extrème pauvreté qui les empêche d’acquérir leur autonomie ; il faut une politique de la jeunesse nationale et départementale pour les revenus, le logement, la santé et contre le travail précaire orchestré par le patronat ».

– Malika Gauthié (Gauche moderne) : « La politique sociale doit avant tout cibler l’emploi et l’accompagnement au vieillissement de la population. Pour les demandeurs d’emploi : en finir avec les formations « casse-croûte » en définissant de réelles stratégies de retour à l’emploi ; favoriser l’emploi dans les entreprises implantées localement. Pour les aînés : favoriser le maintien à domicile des personnes âgées en aidant les associations pour qu’elles se dotent de professionnels compétents et en adaptant les logements ; créer plus de places spécialisées au sein de maison de retraites existantes ou à créer (Alzheimer, handicap…). »

– Ahmad Hussein (EELV- Cap 21) : « Là encore, ces priorités sont définies de manière simple dans notre programme : réinvestissement approfondi dans la petite enfance (car il est anormal, en ce que cela ressort justement des compétences premières du CG, que les communes et les communautés de communes soient quasiment « abandonnées » en la matière et singulièrement dans les territoires urbains en croissance) ; parallèlement, un meilleur effort en direction des aînés, par la création de places en maison de retraite mais aussi l’amélioration globale des services à la personne (soins, alimentation, mobilité, etc…) ; enfin, le logement, en alimentant et en mobilisant de manière plus conséquente le Fonds solidarité logement, pour créer par exemple des aides spécifiques en faveur des étudiants, des jeunes précaires ou des petites retraites, et réellement soutenir l’accès de tous à un logement de qualité.

Bien entendu, toutes ces priorités devront être financées et il est pour nous largement possible de le faire en réduisant certaines dépenses : dépenses de communication, dépenses de fonctionnement générales du CG, et par ailleurs investissement dans un certain nombre « d’usines à gaz » (muséoparc d’Alésia, aéroport,…) qui ne servent que « l’affichage » de la majorité départementale actuelle, et non le développement durable de la Côte-d’Or. Nous avons les chiffres de ces dépenses et je vous assure qu’il est possible de réaliser des économies substantielles, et de les réinvestir efficacement dans la politique sociale et la lutte contre toutes les précarités. »

– Pierre Jacob (Initiatives Côte-d’Or) : « Notre canton connaît en effet une grande diversité de ses habitants ce qui exige de renforcer la cohésion sociale et le lien entre les générations. Cela passe à la fois par la création de nouvelles formes de garde d’enfants (crèches d’entreprises, crèches à horaires décalés…) et par la réhabilitation des logements pour personnes âgées dépendantes, afin de favoriser leur maintien à domicile.

Mais les politiques sociales ne doivent pas être déconnectées d’un autre élément, dont j’ai fait ma priorité absolue : l’emploi, qui est un levier majeur dans la lutte contre l’exclusion. Je propose ainsi de lever les freins à l’emploi, pour que chacun puisse y accéder. Mon programme prévoit en effet plusieurs mesures fortes pour lutter contre la discrimination à l’embauche, et permettre aux jeunes de trouver des stages, des jobs d’été par le biais de Forums. Je défends également le lien entre les générations : pour cela je propose par exemple le parrainage d’un demandeur d’emploi du canton par un chef d’entreprise retraité ou en activité. »

– Florian Lauquin (FN) :  « Je serais tenté de dire que trop de social tue le social ! D’un côté, nous avons les Bourroches et Valendons frappés par la vétusté par endroit et de l’autre, nous avons Chenôve et sa politique de la ville et d’urbanisme onéreuse pour le contribuable et qui ne s’attaque pas aux véritables causes des problèmes. La construction de logements sociaux est le réceptacle de la politique d’immigration menée depuis plusieurs décennies, amenant avec elle communautarisme et insécurité. Il faut dénoncer les orientations politiques faussement généreuses, pour les autres mais pas pour les nôtres ! »

– Roland Ponsâa (Forces de progrès) : « Ce que j’aime par-dessus tout dans ce canton, c’est justement la richesse humaine que propose sa diversité sociologique et générationnelle ! A l’opposé des thèses nauséabondes de la droite extrême basées sur la haine et le rejet de l’autre, j’y vois un atout formidable sur lequel il faut s’appuyer pour continuer à développer le dynamisme des quartiers, effectivement très divers, de ce canton, véritable trait d’union entre Chenôve et Dijon, deux villes dont nul ne peut ignorer la force de l’engagement pour améliorer sans cesse la qualité de vie des habitants.

Mais, au-delà de ces considérations au demeurant importantes, la priorité des priorités, c’est l’emploi. Cette insertion dans la société, qui passe impérativement par la reconnaissance professionnelle et l’emploi, c’est la préoccupation majeure de nos concitoyens. Et cela concerne aussi les classes moyennes avec lesquelles j’ai également de nombreux contacts sur mon canton. Tous me font part du même sentiment qu’on ne peut que partager alors que les temps sont de plus en plus durs pour la grande majorité des Français : c’est l’avenir de leurs enfants qui les inquiètent au premier plan… Personne ne peut dire aujourd’hui de quoi sera fait demain… Personne ne peut affirmer qu’il est à l’abri d’une catastrophe professionnelle et donc humaine, les drames quotidiens en ce sens sont hélas légions… Sur cette question, le Conseil général se doit d’être beaucoup plus offensif, en phase avec les attentes légitimes des Côte-d’Oriens ! »

– Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant)Réponse non parvenue.

4 – Le conseil général et la Ville de Dijon sont deux grandes incomprises et le contact est parfois chaotique. Est-ce le rôle du conseil général que de s’investir financièrement aux côtés d’une agglomération qui regroupe 49% de la population de la Côte-d’Or ?

– Christophe Berthier (Union des centristes) : « La réponse est dans la question. Aujourd’hui les personnes se déplacent beaucoup, que ce soit pour leur travail ou pour leurs loisirs. Les grands projets d’infrastructures routières, culturelles, sportives, … profitent à l’ensemble des Côte-d’Oriens et même plus largement. Je refuse l’opposition « ville campagne » au même titre que « droite gauche ». Par exemple au sein de la Ville de Dijon, j’exerce mon mandat de conseiller municipal dans une large majorité « arc-en-ciel » au bénéfice d’un projet ambitieux pour les Dijonnais.  J’entends agir de même au sein de l’assemblée départementale ».

– Isabelle de Almeida (Front de gauche) : « Je ne rentrerai pas dans ce débat stérile sur l’opposition urbain et rural qui ressemble plus à qui aura le pouvoir local. A mon avis, il vaut mieux partir des besoins sociaux de services publics et créer le débat avec les organisations de salariés, les associations, les usagers de services publics pour définir un plan de développement du département. Le conseil général doit traiter à égalité ses habitants, en terme d’accès aux services publics locaux , aux services publics nationaux (transports , école , hôpitaux , poste), en terme d’aménagement du territoire. C’est pour cette raison que je suis candidate sur une « liste » de candidats et non pour « défendre » les habitants du canton Dijon IV contre ceux du canton voisin ou d’un canton rural.

Cela n’intéresse pas les électeurs ; ce qu’ils veulent – et tous les soirs je les rencontre – c’est de l’emploi, du pouvoir d’achat, des services publics de qualité et un avenir pour les jeunes. Ils savent que les banques ont été sauvées par l’argent public et ils ne veulent pas payer la crise de ceux qui s’enrichissent. L’argent existe en France, en Côte d’Or – dans les journaux locaux, on voit les directeurs de banques exposer leurs profits, ceux qui paient l’impôt sur les grandes fortunes – mais dans le même temps, la droite aux manettes augmente l’électricité et privatise le gaz, les loyers, mais refuse avec le Medef et le directeur de la Banque centrale européenne d’envisager l’augmentation des salaires ! Je pense donc que les petites querelles des deux présidents (agglo et conseil général ) sont loin des préoccupations des gens, ils feraient mieux de dire ce qu’ils proposent pour améliorer la vie quotidienne de ceux qui souffrent, d’autant plus qu’ils ont aussi un mandat national pour voter des lois. »

– Malika Gauthié (Gauche moderne) : « Les missions du département et de l’agglomération sont pourtant clairement définies par le législateur. Chaque collectivité doit être complémentaire de l’autre. L’absence de tout groupe d’opposition au Grand Dijon, où pourtant toutes les grandes décisions sont prises, ne donne pas une très belle image de la démocratie locale. Je peux comprendre la crainte de voir un territoire où toutes les décisions seraient prises arbitrairement sans qu’aucune voix ne vienne les contrarier. »

– Ahmad Hussein (EELV- Cap 21) : « Le rôle du conseil général est de s’investir équitablement aux côtés de tous les cantons, tout en différenciant ses aides selon la population et les problèmes des différents territoires. Sans clientélisme encore une fois et sans opposition artificielle entre les territoires urbains, périurbains et ruraux. Un département est un tout et une politique départementale doit être une politique intégratrice, qui assume ses responsabilités à l’égard de tous, de manière honnête et non politicienne… ce qui ne va pas vraiment dans ce sens si l’on regarde la gestion de l’actuelle majorité départementale et ses grands axes de campagne – où l’opposition Dijon/cantons ruraux tient lieu de programme politique, pour mieux masquer l’injustice et les déséquilibres non assumés de la gestion de l’équipe Sauvadet… »

– Pierre Jacob (Initiatives Côte-d’Or) : « Bien sûr le conseil général doit accompagner les projets du Grand Dijon. C’est le cas par exemple des travaux du tramway, qui concernent notre canton. C’est le cas de tous les projets structurants et importants pour l’agglomération : le rayonnement de la Côte-d’Or passe aussi par celui de sa capitale.

Le contrat « Ambitions Côte-d’Or », signé avec le Grand Dijon, c’est 55 millions d’euros apportés par le conseil général aux projets d’agglomération. Cependant, et parce que je suis attaché à la maîtrise des dépenses publiques, je suis convaincu que le conseil général ne doit pas être un simple tiroir-caisse à disposition du maire de Dijon. La participation financière du Département doit être effectuée dans le cadre d’engagements concertés, d’une aide raisonnée, et en conformité avec la vocation du conseil général d’aménageur de tout le territoire. Elle doit ainsi profiter aussi bien au Grand Dijon qu’aux communes rurales. »

– Florian Lauquin (FN) : « Chaque collectivités a son rôle à jouer. La question n’est pas de savoir si le conseil général doit s’investir aux côtés de l’agglomeration dijonnaise mais de savoir où va l’argent et dans quel but ? Nos concitoyens ne sont pas assez informés dans ce domaine. Ils pensent quelques fois, avec raison, qu’on leur fait des « petits » dans le dos, ce qui provoque leur mécontentement et le rejet d’un système inaudible et de moins en moins crédible ! »

– Roland Ponsâa (Forces de progrès) : « Bien entendu que le Conseil général doit s’investir concrètement aux côtés de la Communauté d’agglomération !! Et qu’on cesse une bonne fois pour toute cette querelle stérile et stupide qui consiste à opposer espace urbain et milieu rural ! Le simple fait de poser régulièrement cette question est d’’ailleurs révélateur du malaise actuel et des insuffisances de la majorité départementale, ce qui rejaillit négativement sur les Côte d’oriens. Cela ne peut plus durer et c’est pourquoi l’alternance est absolument nécessaire !

Faut-il rappeler que le travail d’un élu de la République, c’est de s’engager dans le sens de l’intérêt général et non au nom de considérations plus ou moins partisanes ?! Oui, je le dis clairement : le moteur du Département, c’est l’agglomération et c’est tous les territoires de la Côte d’Or qui en bénéficient  Et c’est tant mieux ! Cela est vrai en terme d’aménagement du territoire, de services, de déplacements, d’emplois, de politique sociale où j’observe, par exemple, que c’est l’agglomération qui participe à hauteur de 54 % du produit fiscal du Département […] Pour ma part, je suis fier d’affirmer que sur mon canton aux contours essentiellement urbains, je me sens pleinement solidaire de mes collègues élus sur des cantons ruraux. C’est aussi cela la communauté de destins ! ».

– Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant) : Réponse non parvenue.

5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?

– Christophe Berthier (Union des centristes) : « Parmi les projets qui me tiennent à cœur, je propose la création de « l’Université de la Connaissance », en associant les acteurs éducatifs, institutionnels, culturels, religieux,…avec et pour tous les habitants. Si je prends ma proposition d’ouvrir le collège H. Dunant le week-end, celui-ci pourrait accueillir des ateliers et des tables rondes thématiques où les habitants pourront échanger leurs expériences et apprendre les uns des autres ».

– Isabelle de Almeida (Front de gauche) : « Je souhaite que la question de la démocratie avance et notamment celle de la démocratie locale. Ce que la droite a concocté pour 2014 va fortement entraver le rôle des citoyens et des élus des communes, des départements et des régions. C’est le pouvoir central qui va décider et localement, il n’y aura plus de liberté, de choix de mettre en place des politiques progressistes et de pouvoir avoir une fiscalité locale pour y répondre. La droite a supprimé la taxe professionnelle et François Sauvadet en est content, comme la CGPME et le Medef ; elle veut aussi suprimer l’impôt sur les grandes fortunes pour satisfaire les très riches et elle veut donc étrangler les collectivités locales pour réduire la dette publique ! Faux ! Son objectif est d’offrir encore plus d’espace au privé et de réduire tous les services publics : hôpitaux transformés demain en cliniques privées ; écoles, collèges, lycées à deux vitesses ; transports livrés au privé… et de moins en moins de personnels au service des populations.

Aussi, je propose qu’une réforme de la fiscalité locale et une réforme des collectivités locales pour satisfaire les besoins des populations soient au cœur de cette campagne des cantonales qui ont un enjeu local et national ; il en va de notre avenir, pour permettre à chacun(e) de vivre dignement en Côte-d’Or, dans un département solidaire. »

– Malika Gauthié (Gauche moderne) : « Pour la professionnelle de l’emploi que je suis, l’un des projets prioritaires qui me tient le plus à cœurs est évidemment l’emploi et plus particulièrement l’emploi des jeunes.  Parmi les solutions envisagées : on le sait, il y a un réel décalage entre les besoins des entreprises et la formation des candidats : agir pour un meilleur ciblage de l’offre de formation, l’orientation des personnes et les besoins des entreprises ; établir un partenariat efficace avec les entreprises locales ; organiser des ateliers thématiques et des soirées débats sur les problématiques des demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, des jeunes ; créer un espace de détente, d’échange et d’expression pour ne pas rester isoler, animé par les associations ; soutenir les initiatives individuelles et collectives. » 

– Ahmad Hussein (EELV- Cap 21) : « Un département multi-culturel où toutes les ressources et les générations seront prises en compte et respectées. je m’intéresse un peu plus de l’aspect humain qui, dans l’avenir devrait être au centre de toute forme d’économie et non l’inverse. Et pour cela, nous devons innover une nouvelle façon de penser et d’agir. »

– Pierre Jacob (Initiatives Côte-d’Or) : « Comme je l’ai déjà dit, ma priorité est l’accès de tous à l’emploi parce que c’est l’emploi qui conditionne tout : la possibilité de mettre en place une politique sociale réellement redistributrice, la capacité financière de construire des équipement éducatifs, sportifs ou encore culturels de qualité. Je souhaite donc naturellement évoquer mon projet d’Agence du développement économique. Cette Agence aura pour mission d’attirer de nouvelles entreprises, de mieux profiter du statut de zone franche et d’impulser une dynamique partagée pour l’emploi. Elle accompagnera les projets d’investissement des entreprises en leur présentant des sites et des solutions d’implantation. Elle facilitera leurs démarches notamment juridiques, administratives et fiscales. Un service d’accueil favorisera l’intégration et l’installation des salariés sur notre territoire. Plus globalement, je pense qu’il faut accompagner, humainement et matériellement, les petites entreprises, qui composent l’essentiel du tissu économique.

– Florian Lauquin (FN) : « C’est bien plus qu’un projet ! J’attends des concitoyens un véritable sursaut patriotique ! Je saurai être le defenseur d’un patrimoine, d’une langue et d’une culture  commune rejetant ainsi toute forme de communautarisme mettant à mal des principes fondamentaux tel la laïcité. Je souhaite un ordre républicain retrouvé dans les zones de non-droit en soutenant nos forces de l’ordre dont les effectifs ne cessent de baisser afin de rétablir la première des libertés. Avec vous au sein du conseil général de Côte-d’Or, je serai la voix de la dénonciation de la politique faussement généreuse d’un État qui, incapable d’assumer la dette vertigineuse, s’en remet aux collectivités locales socialistes tout aussi complices, mais aussi la voix du non renoncement face à tant d’années de lâcheté idéologique mortifère, pour la fierté retrouvée d’être Français…d’abord ! »

– Roland Ponsâa (Forces de progrès) : « Il est bien difficile de répondre à une telle question tant il y a de projets qui me tiennent à cœur… C’est ainsi qu’au côté de l’emploi dont chacun aura compris toute l’attention que j’y porte, j’aurais pu évoquer les problèmes liés aux déplacements, à l’écologie, à la tranquillité et à la prévention… Tous ces sujets, je ne manquerais pas de les aborder lors de mes prochaines réunions publiques. Mais, puisqu’ici, il ne faut en garder qu’un seul, j’ai envie de mettre en avant le soutien fort que le Conseil général doit apporter au monde associatif et bénévole. Cela est d’autant plus vrai en période de crise lorsque l’on sait le rôle de ces associations en terme de lien social sur nos villes et nos quartiers. Et en ce domaine, plus qu’ailleurs encore, les carences (ou bien les choix ?…) de la majorité départementale actuelle sont criantes d’injustice. Il faut en finir avec cette politique clientéliste ! Comment les responsables associatifs peuvent ils travailler sereinement et sur la durée lorsque du jour au lendemain, brutalement, sans concertation, on leur annonce des baisses substantielles des moyens qui leur étaient jusqu’alors attribués ?! Pour en rencontrer énormément tant sur Chenôve que sur Dijon, je sais leur désarroi et j’ai parfaitement conscience de leurs attentes qui nécessitent d’activer une nouvelle gouvernance aux manettes du Conseil général ».

– Marie-France Villaume (Parti ouvrier indépendant) Réponse non parvenue.

Dijon : Le Bareuzai de retour au bercail !

Après deux mois d’absence, la célèbre statue dijonnaise de Noël-Jules Girard, « Le Vendangeur », a repris sa place au-dessus de la fontaine place François Rude. Installée sur la place depuis 1904, elle avait depuis subi les affres du temps… Entre ruissellement, oxydation, corrosion et pollution, il était temps de lui redonner un « coup de jeune » et de la protéger par la même occasion ! Elle a donc voyagé jusqu’en Touraine pour terminer dans l’atelier du restaurateur Antoine Amarger. Durant son séjour, la statue a donc été remise à neuf, vérifiée, consolidée et protégée. La nouvelle patine redonne une lisibilité originale à la sculpture et à la finesse de son modelé, que vous aurez le plaisir de (re)découvrir ces prochains jours…

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton d’Is-sur-Tille

Déjà le douzième épisode du feuilleton des élections cantonales 2011 en Côte-d’Or ! Pour cette nouvelle étape, dijOnscOpe porte son regard sur les terres d’Is-sur-Tille, où les candidats en lice – Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or), Brahim Bedreddine (A Gauche vraiment), Gérald Buffy (Front national), Stephen Daloz (Union des centristes), Françoise Ducol (Europe Ecologie-Les Verts et Cap 21), Michel Maillot (Forces de progrès) et Laura Sabatier (Mouvement pour la France) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…

  • Portrait-robot du canton

Le canton d’Is-sur-Tille compte 12.322 habitants pour une superficie de 381,31 km² selon l’Insee. Les quinze communes qui le composent sont Avelanges, Chaignay, Courtivron, Crécey-sur-Tille, Diénay, Echevannes, Epagny, Flacey, Gemeaux, Is-sur-Tille, Lux, Marcilly-sur-Tille, Marey-sur-Tille, Marsannay-le-Bois, Moloy, Pichanges, Poiseul-lès-Saulx, Saulx-le-Duc, Spoy, Tarsul, Til-Châtel, Vernot, Villecomte et Villey-sur-Tille. Il compte 6,9% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 20,2% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.

  • Sept candidats

Sans étiquette (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Charles Barrière, 54 ans, pharmacien, président de l’Union nationale des professions libérales de Bourgogne et membre du conseil économique, social et environnemental de Bourgogne.

– PCF 21 (Liste A Gauche Vraiment) : Brahim Bedreddine, 54 ans, assistant environnement bâtiment à la SEB.

– Liste Front national : Gérald Buffy, 35 ans, électronicien en bureau d’étude.

– Modem (Liste Union des centristes) : Stéphen Daloz, 22 ans, intérimaire à la recherche d’un emploi dans le domaine des métiers de l’eau, secrétaire fédéral des jeunes démocrates de Cöte-d’Or et conseiller national des jeunes démocrates..

– Liste Europe Ecologie-Les Verts et Cap 21 : François Ducol, 34 ans, professeur d’Histoire-géographie.

– PS (Liste Forces de progrès) : Michel Maillot, retraité d’EDF, maire d’Is-sur-Tille, président de la communauté de communes des vallées de la Tille et de l’Ignon.

– Mouvement pour la France : Laura Sabatier, 38 ans, ingénieur. La candidate n’a pas répondu aux questions de notre rédaction.

 → Le conseiller général actuel du canton est Michel maillot, retraité d’EDF, maire d’Is-sur-Tille, président de la communauté de communes des vallées de la Tille et de l’Ignon.

  • Le canton en cinq questions…

1 – L’entreprise SEB est un moteur économique fort pour le canton. Quelles nouvelles pistes développeriez-vous pour dynamiser l’activité autour d’Is-sur-Tille ?

– Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or) : « Depuis la seconde moitié du XIXème siècle, l’entreprise SEB fait partie de notre environnement. C’est une entreprise innovante, créatrice d’emplois et de valeur, ce qui est vital pour notre canton. Nous devons en être fier et continuer de travailler aux côtés de la Famille Lescure, pour valoriser l’activité de SEB. Notre canton a vu d’autres familles d’entrepreneurs créer des entreprises de tout premier plan.

Cependant, je n’oublie pas tout le tissu des PME, PME et TPE qui anime la vie économique du canton car ce sont aussi des moteurs économiques de premier ordre. Notre canton dispose de nombreux atouts en terme de situation et de croissance. Mais il reste encore beaucoup à faire pour améliorer l’attractivité de notre territoire en donnant notamment à la ZAE de Til-Châtel, qui pour le moment est en sommeil, sa véritable dimension à la hauteur des investissements réalisés. Je n’oublie pas non plus les entreprises agricoles, artisanales, commerciales et les professions libérales qui participent activement à l’attractivité du territoire.

Si je suis élu, j’apporterai mon aide pour permettre la création d’entreprises, leur développement et assurer ainsi la création d’emploi dans le canton dont le taux de chômage est inférieur de deux points à la moyenne nationale ».

– Brahim Bedreddine (Front de gauche) : « Etant salarié et syndicaliste à l’entreprise SEB, je connais bien l’importance de son développement pour l’avenir de ce secteur industriel et pour l’emploi. A ce sujet, le groupe SEB – côté en Bourse – se porte bien financièrement et je propose, avec d’autres, que les profits dégagés servent en premier à l’amélioration des conditions de travail, au développement des qualifications, aux salaires, à l’investissement et à la recherche. Car il faut savoir qu’au nom de la sacro-sainte compétitivité, il y a des réductions d’emplois dans le groupe (il y a eu des fermetures de sites en France) mais que des dividendes sont distribués aux actionnaires.

D’ailleurs, au-delà du canton et au delà du cas SEB, je déplore le manque flagrant de la part du gouvernement à développer une véritable politique industrielle en France. Pour cela, il faut arrêter de faire croire que le coût du travail serait trop élevé en France – l’Insee vient de faire un rapport contredisant cette idée fausse – il faut empêcher la spéculation et orienter les profits vers la recherche-développement et l’investissement – très faible en France ».

– Gérald Buffy (Front national) : « Tout d’abord, nous devons préserver les services publics de proximité. Ensuite, nous devons donner vraiment envie aux entreprises de s’installer dans le canton. En ouvrant des zones d’activité, en privilégiant les PME locales pour les marchés publics, en facilitant les créations d’entreprises ».

– Stéphen Daloz (Modem) : « Les entreprises Cordier et SEB sont des moteurs économiques important pour le canton d’Is-sur-Tille. Le traité de coopération en matière de Défense signé le mardi 02 Novembre 2010 est une très bonne nouvelle pour notre territoire. Il renforce et pérennise ainsi plusieurs centaines d’emplois au niveau local sur site du CEA Valduc mais aussi pour les entreprises du secteur. Les retombées économiques positives donc on peut que se réjouir sont les bienvenues ce qui engendra nous l’espérons une baisse locale du chômage.

Néanmoins, l’avenir de l’emploi reste incertain, que fera le site SEB d’Is-sur-Tille après l’Actifry ? Combien de temps encore cette friteuse permettra de maintenir une activité économique ? Nous développerons la création, l’implantation d’entreprises pour cela, le parc d’activités du seuil de Bourgogne Til-Châtel-Dijon Nord est un atout.  Nous faciliterons la transmission d’entreprises commerciales et artisanales ».

– François Ducol (EELV-Cap 21) : « En premier lieu, il faut souligner que, dans la conjoncture actuelle, le soutien à l’emploi et à l’activité économique est primordial – même si ce n’est pas une compétence première des conseils généraux, exception faite de l’insertion. Mais ce soutien doit être un soutien équitable et durable, ce qui ne semble pas vraiment être la voie empruntée par la majorité départementale actuelle : encore près de 15 millions d’euros par exemple pour le muséoparc d’Alésia cette année, quand beaucoup d’incertitudes, quoiqu’on en dise, pèsent sur ses retombées directes et son effet d’entraînement… et au détriment d’autres pôles comme le pôle issois, qui n’ont que les « miettes » de l’investissement du conseil général en matière économique.

Je pense ainsi qu’il faut déjà un rééquilibrage de cet investissement et qu’il profite d’abord aux TPE-PME : je pense par exemple aux entreprises locales de la filière bois et charpentes, à un laboratoire d’analyses comme celui de Marey-sur-Tille, ou encore aux commerces de proximité. A travers des aides plus importantes à l’investissement (immobilier et mobilier), à la transmission-reprise, au cautionnement ou encore à l’embauche durable (CDI), le conseil général peut ainsi devenir un acteur de référence pour le développement économique du canton d’Is-sur-Tille comme des autres cantons ».

– Michel Maillot (Forces de progrès) : « Notre priorité depuis de nombreuses années a été le développement économique pour maintenir et créer des emplois. Nous avons travaillé pour constituer des réserves foncières importantes pour accueillir les entreprises, nous avons mis en place de nombreux  services à la population (crèche, centre de loisirs, espace solidarité emploi, etc.). L’objectif est maintenant d’attirer de nouvelles entreprises afin de diversifier les activités économiques en améliorant encore tous ces services (transport à la demande), en créant des logements de qualité et surtout en améliorant le haut débit nettement insuffisant actuellement sur notre territoire ».

– Laura Sabatier (Mouvement pour la France) : Réponse non parvenue.

2 – Le canton compte près de 160 associations : quelle serait votre politique dans ce domaine à l’heure où les aides du conseil général sont en baisse ?

– Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or) : « Le grand nombre d’associations sur notre territoire est le signe d’une vie associative très riche qu’il faut encourager car c’est aussi un plus pour  notre territoire. Engagé moi-même, tout comme ma suppléante, dans certaines associations du canton, nous sommes conscients de l’importance de la vie associative. C’est d’abord un vecteur de lien social notamment entre les générations qui doivent apprendre l’une de l’autre. C’est également un vivier de bonnes idées et de projets intéressants dont il nous faut nous inspirer.

C’est pour ces raisons que nous souhaitons devenir, avec ma suppléante, les interlocuteurs des associations avec le souci constant de favoriser le fait associatif et d’inciter les jeunes à prendre une part active dans le renouvellement générationnel. Pour cela, nous souhaitons réunir régulièrement les associations sportives, culturelles et sociales du canton afin qu’une juste et transparente répartition des aides du conseil général au travers du Fonds d’aide à la vie associative (FAVA), puisse être faite.

J’oppose le démenti le plus formel aux rumeurs selon lesquels les aides du conseil général seraient en baisse. La majorité départementale, sans le soutien des Forces de progrès, a maintenu l’aide au secteur associatif au même niveau que les années précédentes. D’ailleurs à titre d’information, depuis 2004, plus de 272.900 euros ont été consacrés au développement de la vie culturelle et associative (hors social) sur le canton d’Is-sur-Tille dont près de 60.000 euros pour le FAVA ».

– Brahim Bedreddine (Front de gauche) : « Je suis très attaché à la loi de 1901 concernant les associations et il ne faudrait pas la pervertir. Les associations, quel que soit leur domaine, sont essentielles pour le lien social et pour leur engagement aux services des autres ; le bénovolat est à saluer mais il ne faudrait pas que leurs missions de solidarité soient réduites car elles assurent pour certaines d’entre elles des missions d’accueil, d’accompagnement de familles, d’enfants fragilisées essentielles, qui ne sont pas effectuées par le conseil général ou autre. C’est pourquoi je dénonce l’asphyxie financière des collectivités locales mise en place par ce gouvernement et que je réclame le remboursement de la dette de 40 millions d’euros de l’Etat envers notre département ».

– Gérald Buffy (Front national) : « Les aides du conseil général sont en baisse et continueront de baisser. Le conseil général est fortement endetté, il faut donc qu’il cherche où économiser de l’argent. Les 160 associations du canton n’ont peut être pas toutes un besoin vital en subventions. Au moment de faire des économies, il est nécessaire de regarder le bien-fondé des demandes et l’apport de l’association postulante dans la vie des français. Un intérêt particulier doit être porté aux associations sportives et culturelles, qui ont un véritable apport, représentent souvent une dynamique dans nos villages ».

Stéphen Daloz (Modem) : « Membre de plusieurs associations sur le canton, je souhaite leur tenir un discours de vérité. Le contexte difficile dû à la crise et au désengagement de l’Etat ne permettra pas au prochain conseiller général de promettre la lune.

Je ne souhaite pas faire de promesse insensée car je connais trop le goût amer des promesses non tenues. Il faut donc réévaluer les aides du conseil général à la vie associative et cibler les secteurs primordiaux. Sur le canton ma priorité est la rénovation du Cosec ».

– François Ducol (EELV-Cap 21) : « Là encore, les aides sont en baisse parce que, indépendamment de la réduction effective des marges de manœuvre (à cause du désengagement de l’Etat avant tout), de mauvais choix ont été faits par la majorité départementale depuis plusieurs années : surinvestissement dans des « usines à gaz », augmentation des dépenses de communication et des frais de fonctionnement du conseil général.

Et ces choix, qui ne sont pas vraiment assumés, posent aujourd’hui un vrai problème de financement des dépenses au cœur des missions premières du conseil général : entretien des routes, solidarités ou encore, dans ce cadre, soutien aux associations. A Europe écologie, nous pensons qu’il peut être assez simple de modifier cela dans le cadre d’une politique globale recentrée sur ces missions comme sur le développement économique durable et la protection de l’environnement… et en supprimant ce que nous considérons, de fait, comme des gaspillages ».

– Michel Maillot (Forces de progrès) : « La vie associative est une grande richesse pour notre canton, comme nous l’avons fait depuis près de quinze ans, nous allons poursuivre notre effort pour les soutenir tant au point de vue des subventions que des infrastructures en essayant dans la mesure du possible de mutualiser les moyens. Pour les grandes associations dont les subventions du conseil général ont diminué, nous travaillons à compenser en travaillant avec les associations existantes et les collectivités. Exemple : le chantier agro bio des Foyers ruraux a été obligé de fermer en mai 2010. Avec l’aide de la mairie nous travaillons à rouvrir ce chantier avec d’autres associations d’insertion et avec l’aide de l’Etat.

Pour favoriser l’accès aux associations, aux sport et à la culture, nous allons créer un chèque sport culture pour favoriser la pratique amateur des jeunes ».

– Laura Sabatier (Mouvement pour la France) : Réponse non parvenue.

3 – Le nombre de couples avec enfants à l’échelle du canton – 1.780 selon l’Insee – induit une réflexion sur la politique de l’enfance et de la famille. Quelles seraient vos actions à ce sujet, tant au niveau du canton que celui du département ?

– Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or) : « L’augmentation de la population de notre canton et notamment du nombre de couples avec enfant est une bonne nouvelle. Cela signifie d’abord que nous vivons dans un canton attractif, prisé des jeunes actifs, notamment en raison de la qualité du cadre de vie qu’il offre. Cela implique de la part des élus locaux la mise en place d’une politique familiale qui nécessite la réalisation de grands équipements structurants. C’est dans ce cadre que le conseil général a notamment financé la réalisation d’une structure multi-accueil de la petite enfance et d’un relai assistantes maternelles, à Is-sur-Tille.

Je suis par ailleurs convaincu qu’il faut développer les modes de garde alternatifs et promouvoir les structures atypiques telles que les micro-crèches qui peuvent s’adapter aux contraintes horaires de jeunes parents qui travaillent. Nous pouvons également compter dans notre canton comme sur l’ensemble du département sur des assistants maternels compétents dont le travail doit être valorisé. Il ne faudrait pas que des projets mal préparés ou mal évalués perturbent les équilibres et compliquent la vie des jeunes couples ».

– Brahim Bedreddine (Front de gauche) : « La prévention, l’accompagnement des familles, des enfants, adolescents et personnes âgées, handicapées sont la principlae mission du Département. Je pense tout d’abord qu’il faut un plan de développement des crèches, des structures de loisirs pour tous, accessibles par tous, la mise en place de tarifs selon les revenus pour la restauration scolaire et favoriser les maisons de retraites publiques ou non lucratives – ne pas aider celles qui sont privées à but lucratif. Il faut donc maintenir des subventions suffisantes pour les associations qui participent à cette mission de solidarité. Les services du département (PMI, centre de planification, services sociaux) ne doivent pas voir leur personnel diminué, au contraire, il faut mettre le paquet sur la prévention ».

– Gérald Buffy (Front national) : « Commençons par l’action sociale : l’aide sociale à l’enfance doit permettre aux familles françaises d’éduquer correctement leurs enfants, ainsi que préparer leur avenir dans les meilleurs conditions. Les familles sont aussi directement concernées par l’aide aux personnes âgées. Tout le monde a des parents, des grands parents, qui ne peuvent plus être autonomes. Le Front national propose un plan massif en direction des personnes âgées. Il faut augmenter le nombre de places en maisons de retraite et permettre aux familles françaises d’obtenir des places à des tarifs préférentiels. Le RSA et l’aide au logement doivent être réservés aux Français d’abord. Autre point qui concerne l’enfance et la famille, les collèges. Leur sécurité, à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements, doit y être assurée ».

Stéphen Daloz (Modem) : « L’égalité des chances  pour chaque famille doit être une priorité, c’est pourquoi nous développerons sur l’ensemble des villages la « Réussite Éducative » pour les enfants et les familles rencontrant des difficultés scolaires, sociales ou médico-sociales. Car, il est de notre devoir que les enfants partent tous de la même ligne de départ dans la vie. Nous soutiendrons les structures associatives favorisant les liens familiaux à la parentalité localement et dans le département. Enfin, je me battrais pour maintenir les services publics à la campagne ».

– François Ducol (EELV-Cap 21) : « N’ayons pas peur des mots : au-delà des dépenses obligatoires, la petite enfance a été, d’année en année, sacrifiée par la majorité départementale : j’en veux pour preuve les aides aux crèches et halte garderies, qui sont passées de 780.000 euros en 2009 à 350.000 euros en 2010, et à encore moins dans le budget primitif 2011. De ce fait, les communes et les communautés de communes sont laissées à leur triste sort en la matière, et avec de plus en plus de difficultés ou de sérieuses inquiétudes pour celles-ci. Là encore, l’action tient en deux mots : rééquilibrage et réinvestissement… ».

– Michel Maillot (Forces de progrès) : « Nous avons créé la structure multi-accueil (crèche et halte garderie), mis en place le relais petite enfance avec la participation des assistantes maternelles. Nous avons développé des accueils périscolaires et extrascolaires sur le canton : 600 enfants sont accueillis chaque jour dans nos structures.

Nous proposons la pérennisation des services d’aide à la famille en les adaptant aux besoins nouveaux en créant par exemple des micro-crèches dans les communes éloignées d’Is-sur-Tille.  Compte tenu des baisses des aides en particulier de la CAF, ce sera  un grand challenge que de maintenir ces services. Nous agirons pour soutenir le projet de territoire du centre social.. Nous apporterons une aide aux femmes seules. Nous favoriserons l’émergence de projets portés par les jeunes en augmentant le Fonds d’aide aux jeunes… Nous développerons la prévention par des campagnes de sensibilisation contre les conduites addictives (alcool, drogue…) ».

– Laura Sabatier (Mouvement pour la France) : Réponse non parvenue.

4 – La liaison Is-sur-Tille/Dijon devrait rentrer en service en 2012 : une chance pour le canton. Au niveau du département, quelle projet d’aménagement structurant est, selon vous, prioritaire ?

– Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or) : « La mise en place de la Liaison Is-sur-Tille/Dijon est une bonne nouvelle pour notre canton. C’est surtout la preuve d’un engagement de la majorité départementale en faveur du développement de la mobilité des Côte-d’oriens. Cet engagement se mesure également au travers de la mise en place du ticket Transco à 1,50 euros.

Pour ce qui est des projets en cours dans ce domaine, je suis très attentif à tout projet structurant qui permet d’attirer sur nos territoires des habitants, des touristes et des entreprises ; à titre d’exemples non exhaustifs : les branches Est et Sud de la LGV , la Lino ou encore l’aéroport de Dijon-Longvic pour lesquels le conseil général de la Côte-d’Or s’est investi ».

– Brahim Bedreddine (Front de gauche) : « ll y a certes des projet routiers en cours sur notre département qui vont favoriser les déplacements mais il ne faudrait pas que par ailleurs, il y ait des restrictions dans les transports collectifs pour les voyageurs et les marchandises. Sinon, le nombre d’automobiles et camions vont augmenter, avec des conséquences sur la pollution et la sécurité. A ce sujet , il faut que le triage de Gevrey-Chambertin puisse à nouveau permettre à un plus grand nombre de trains de marchandises de circuler : le gouvernement doit donc revoir sa copie concernant le fret ferroviaire. Je propose aussi qu’un syndicat mixte des transports sur la Côte-d’Or soit mis en place permettant une cohérence, un véritable maillage sur le territoire entre Ter, Transco, transports urbains etc. ».

– Gérald Buffy (Front national) : « Terminons d’abord les grands travaux entrepris. La liaison Is-sur-Tille/Dijon et la Lino seront, il est vrai, très appréciables pour la Côte-d’Or. Mais, la liaison Is sur Tille/Dijon permettra aussi à la délinquance d’être plus proche de notre canton. Les problèmes d’insécurité que cela va engendrer doivent être anticipés. Un projet important pour la Côte-d’Or est de stopper l’évolution de la dette départementale. Cette dette, qui augmente de façon exponentielle et qu’il faudra bien un jour rembourser, a augmenté de 800% en huit ans, pour atteindre 230 millions d’euros. Soit 1.380 euros par foyer fiscal. Sur l’année 2011, 8,8 millions d’euros seront « utilisés » uniquement pour les intérêts de cette dette ».

Stéphen Daloz (Modem) : « Les villages de Savigny-le-Sec et d’Epagny seront enfin contournés. C’est une bonne nouvelle, qu’ils attendaient depuis très longtemps. Néanmoins, cela créée quelques inquiétudes sur la possibilité que le canton ce transforme en dortoir dijonnais. Je tiens à dire que nos tissus associatifs et économiques nous garantissent et nous garantiront la vitalité ainsi que l’indépendance envers Dijon. Je ferai en sorte que ces tissus restent forts afin de ne pas devenir un canton dortoir où l’emploi à déserté, où la vie associative n’est plus qu’un lointain souvenir.

En ce qui concerne un nouveau projet d’aménagement structurant, soyons humbles et réalistes, nous ne pourrons pas porter à terme un projet d’aménagement structurant sur le département avant la fin du mandat, sauf si celui-ci a déjà été lancé. »

– François Ducol (EELV-Cap 21) : « La liaison Is-sur-Tille/Dijon est effectivement une chance – même si l’on aurait pu réfléchir à un axe avec moins d’emprise sur l’espace, l’environnement, la tranquillité de certains villages… et les finances du Département. Mais le problème de l’entrée d’agglomération, au niveau du rond-point de la Toison d’Or, ne sera pas résolu a priori. C’est là un point central à mon sens : comment aménager efficacement ce type de « point noir » routier ? Comment le sécuriser par ailleurs et le rendre « fréquentable » par les deux roues ? C’est là un champ de réflexion et d’action important à l’échelle du département dans son ensemble et à ne pas oublier à côté des « grands projets ».

– Michel Maillot (Forces de progrès) :  » Concernant cette liaison qui ne concerne pour l’instant que le contournement des deux villages d’Epagny et Savigny, il faut désormais travailler sur les arrivées dans les agglomérations d’Is-Marcilly d’une part et surtout sur l’agglomération dijonnaise avec le lien au quartier Valmy et le tramway.

Afin de maintenir une activité en zone rurale et très rurale, il faut agir sur trois points. Compte tenu de l’augmentation du prix de l’essence, il faut travailler sur les liaisons  intermodales voiture (avec le covoiturage), transports collectifs (Bus, TER) et les transports urbains sur le Grand Dijon (tramway). Ensuite, améliorer très sensiblement le haut débit partout en zone rurale, c’est une priorité. Il faut enfin renforcer les pôles relais avec tous les services possibles à la population, comme par exemple l’agglomération Is-Marcilly afin d’offrir aux habitants des zones très rurales du nord du département des services de proximité sans pour autant aller systématiquement dans l’agglomération dijonnaise ».

– Laura Sabatier (Mouvement pour la France) : Réponse non parvenue.

5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?

– Charles Barrière (Initiatives Côte-d’Or) : « Je pense qu’une société doit se juger à la place qu’elle accorde à ses aînés. Ce qui me tient particulièrement à cœur c’est donc d’offrir aux personnes âgées des conditions de vie de qualité, en établissement ou à domicile.  Nos aînés doivent trouver sur notre territoire toutes les ressources humaines et sociales liées au grand âge. C’est pourquoi je porterai une attention particulière aux aidants naturels, c’est-à-dire à tous ceux qui vivent au quotidien avec nos aînés. Les aidants naturels doivent se sentir soutenus et non abandonnés. « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », concluerai-je avec Antoine de Saint-Exupéry… ».

– Brahim Bedreddine (Front de gauche) : « Nous avons besoin d’un Département qui soit un véritable bouclier social qui garantisse un accès à égalité aux services publics : école, santé, etc. Pour cela, il faut un budget à la hauteur des besoins. Je milite pour une réforme fiscale juste, au contraire des projets du gouvernement de créer un paradis fiscal pour les grosses fortunes. En supprimant l’ISF, cela ferait 3,4 milliards en moins dans les caisses nationales alors que l’Etat a déjà une dette de cinq milliards d’euros envers tous les départements (au titre du RSA, de la PCH et de l’APA) ; il faut que les entreprises contribuent aussi à la solidarité départementale : leurs revenus financiers doivent donc être aussi pris en compte pour le calcul de leur contribution ».

– Gérald Buffy (Front national) : « Les Côte-d’oriens doivent vraiment avoir à l’esprit que l’actuelle majorité départementale et l’actuelle opposition ne peuvent plus continuer à les manipuler. Que les Français expriment leur ras-le-bol d’être relayés en citoyens de seconde zone, obliger de nourrir et loger, via les aides sociales, une immigration toujours plus imposante. Quotidiennement, nous pouvons lire, dans les différents médias locaux, rubrique « faits divers », la manière qu’ils ont de nous remercier. A tous les niveaux – social, logement, travail – seul le Front national affirme vouloir privilégier les Français d’abord. Côte-d’oriens, vous voulez retrouver la fierté d’être Français, vous en avez plus qu’assez de vous cacher et vous voulez vivre en sécurité : le 20 mars, votez Front national. »

Stéphen Daloz (Modem) : « Vivant dans le canton depuis toujours, je suis attaché à plusieurs projets cruciaux pour son avenir, néanmoins il me semble important de soutenir et maintenir un équilibre entre les communes, grâce au maintien de service public de qualité et des actions en faveur du logement, de l’emploi, du cadre de vie en modernisant les équipements communaux tout en intégrant les économies d’énergie ».

– François Ducol (EELV-Cap 21) : « L’alimentation en bio des cantines scolaires du département, comme cela a par exemple été fait dans le département de l’Isère depuis 2001. Et puis la fin du cumul des mandats, l’une des plaies de la vie politique française ; mais c’est une toute autre question… ».

– Michel Maillot (Forces de progrès) : « Outre le développement économique et l’emploi, le projet qui me tient le plus à cœur et que je souhaite vraiment initier sur notre territoire,  c’est de passer désormais  à une phase très active de protection de l’environnement qui sera certainement source de développement du monde rural et de création d’emplois.

A savoir : Travailler avec le monde agricole pour développer les cultures soit bio, soit plus respectueuses de l’environnement, organiser des filières bio énergie avec des partenariats public-privé, développer les énergies nouvelles, mettre en place un programme d’économie d’énergie dans les maisons, logements et bâtiments publics, travailler sur la mobilité afin d’avoir des transports moins coûteux en énergie. Vaste programme mais oh combien passionnant ! »

– Laura Sabatier (Mouvement pour la France) : Réponse non parvenue.

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton de Gevrey-Chambertin

Le feuilleton des cantonales 2011 continue au coeur de la côte viticole ! Pour le dixième épisode de son tour de Côte-d’Or en prévision de cette échéance électorale, en mars 2011, dijOnscOpe porte son regard sur les terres de Gevrey-Chambertin, où les candidats en lice – Francis Fabin (Front national), Eugène Krempp (Europe écologie-Les Verts et Cap 21), Eric Michon (Front de gauche), Hubert Poullot (Initiatives Côte-d’Or) et Jean-Claude Robert (Forces de progrès) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…

  • Portrait-robot du canton

Le canton de Gevrey-Chambertin compte 15.176 habitants selon l’Insee. Les trente communes qui le composent son Barges, Bévy, Brochon, Broindon, Chamboeuf, Chambolle-Musigny, Chevannes, Clémencey, Collonges-lès-Bévy, Corcelles-lès-Cîteaux, Couchey, Curley, Curtil-Vergy, Détain-et-Bruant, Epernay-sous-Gevrey, L’Etang-Vergy, Fénay, Fixin, Gevrey-Chambertin, Messanges, Morey-saint-Denis, Noiron-sous-Gevrey, Quemigny-Poisot, Reulle-Vergy, Saint-Philibert, Saulon-la-Chapelle, Saulon-la-Rue, Savouges, Segrois, Semezanges, Ternant et Urcy. Il compte 5% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 20,1% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.

  • Cinq candidats

Liste Front National : Francis Fabin, ouvrier viticole.

Liste Europe Écologie/Les Verts/CAP21 : Eugène Krempp. Les réponses du candidat ne sont pas parvenues à la rédaction.

– PCF 21 (Liste Front de gauche) : Eric Michon, 49 ans, archéologue.

UMP (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Hubert Poullot, 55 ans, maire de Saint-Philibert et président de la communauté de communes du Sud dijonnais.

– Parti socialiste (Liste Forces de progrès) : Jean-Claude Robert, 63 ans, inspecteur du Trésor public, maire de Gevrey-Chambertin et président de la communauté de communes de Gevrey-Chambertin.

→ Le conseiller général actuel du canton est Jean-Claude Robert, 63 ans, inspecteur du Trésor public, maire de Gevrey-Chambertin et président de la communauté de communes de Gevrey-Chambertin.

 

  • Le canton en cinq questions…

1 – La gare de triage de Gevrey-Chambertin est aujourd’hui en plein bouleversement : 120 emplois sont directement menacés par la réforme nationale du fret (Lire ici notre article). Le conseil général peut-il avoir un rôle dans la sauvegarde de cet outil qui répond aujourd’hui à 20% des besoins de tri français ?

– Francis Fabin (Front national) : « La réforme nationale du fret… Un propriétaire de péniche un jour m’a parlé de verre à recycler qui part en camion chez St-Gobain à Lyon alors qu’il n’y avait rien d’urgent et que lui cherchait ce genre de fret. Il y a, pour chaque produit, une notion de coût au kilomètre à la tonne transportée. À qui profite cette réforme ? On construit des lignes pour des trains rapides ; ça devait faire de la place pour des trains de marchandises – à faible valeur ajoutée – roulant de nuit. J’espère seulement que les élus en place ont les éléments du dossier, comme pour tous les sujets ; c’est pour ça d’ailleurs que nous voulons être élus ».

– Eugène Krempp (EELV-Cap 21) : Réponse non parvenue.

– Eric Michon (Front de gauche) : « Le triage de Gevrey est en effet vital pour l’emploi, car non seulement 120 emplois sont menacés mais cela implique également de nombreux autres emplois indirects sur le canton et dans toute la Côte d’Or. La destruction de cet outil performant aurait également des conséquences au niveau de l’environnement car l’abandon programmé de l’activité fret sur le traitement des wagons isolés lanceraient des centaines de milliers de camions supplémentaires sur les routes. Cette décision, si elle était appliquée serait un contre-sens pour l’environnement et la sécurité routière. Les élus et la population doivent faire pression sur la direction de la SNCF pour qu’elle change de stratégie. Le gouvernement tient des propos sur l’environnement dans les instances internationales et fait le contraire dans notre pays ».

– Hubert Poullot (Initaitives Côte-d’Or) : « En octobre 2010, le conseil général a demandé à la direction de la SNCF de maintenir une activité fret sur le triage de Gevrey pour des raisons évidentes sur l’emploi et l’environnement. Aujourd’hui, malheureusement, avec la crise économique et la baisse d’activité en général, une réorganisation est nécessaire. Mais nous devons conserver l’activité du triage de Gevrey pour des raisons essentielles de services car si demain, nous voulons diminuer le nombre de transports par route, il faudra faire face à ce nouveau trafic par rail. Je fais partie des personnes qui demandent  à l’Etat d’imposer aux industriels que tous les transports de marchandises de gros volumes, non urgents et sur longue distance comme les engrais, l’eau minérale, l’automobile, le soient impérativement par rail. Je soutiens les agents de la SNCF pour le maintien de cette activité qui est plus que nécessaire sur l’ensemble du territoire départemental voire national ».

– Jean-Claude Robert (Forces de progrès) : « L’assemblée départementale s’est prononcée à mon initiative à la session de novembre et le voeu a été adopté à l’unanimité des conseillers généraux pour dénoncer le plan fret national et demander qu’il n’y ait aucune suppression de poste. L’action du Département passe plus par les autres infrastructures de transports et notamment la route. Si la suppression du fret a pour conséquence de mettre des dizaines, voire des centaines, de camions de plus sur les routes, celles-ci seront plus rapidement abimées… Nous avons donc un intérêt très concret à ne pas abandonner le fret et soutenir son développement. Maintenant je regrette que le président du conseil général ne se soit pas beaucoup mobilisé sur ce sujet, comme sur d’autres d’ailleurs ».

2 – L’État a imposé une baisse de rendements aux vignerons des Hautes-Côtes. Aujourd’hui, les producteurs bourguignons de crémant ont besoin d’importants volumes de raisin provenant de cette zone. Pourtant, l’offre ne peut plus répondre totalement à la demande… Que peut faire le conseil général pour améliorer la situation ? Quelles actions mèneriez-vous pour redynamiser cette zone économique ?

– Francis Fabin (Front national) : « S’il y a une demande en raisins pour faire du crémant, c’est à la corporation des producteurs de s’organiser et de s’entendre avec leurs fournisseurs et négociants. Le département a assez des 180 millions d’euros (soit 180.000 Smic) plus les frais financiers. S’ils veulent aider, il y a les murettes et les murgers à rationaliser ». 

– Eugène Krempp (EELV-Cap 21) : Réponse non parvenue.

– Eric Michon (Front de gauche) : « En Côte-d’Or, nous assistons à un « recentrage » des grandes entreprises viticoles qui vont jusqu’à investir en Amérique ou en Afrique du Sud, alimentant ainsi leur propre concurrence au détriment des petits producteurs qui sont menacés. Il faut aider l’agriculture à se diversifier et promouvoir l’agriculture de qualité, notamment biologique ou raisonnée, et les circuits courts de distribution. 

La filière viticole n’est pas la seule qui doit être protégée. Il y a aussi toutes les autres filières de l’agriculture et la filière bois qui doit retenir notre attention, là aussi dans un souci de raccourcir les circuits de distribution. Les agriculteurs doivent pouvoir vivre de leur production et de leur travail. L’exemple de crèches scolaires approvisionnées en produits locaux doit être développé ».

– Hubert Poullot (Initaitives Côte-d’Or) : « Cette modification des règles liées au rendement viticole provient des professionnels viticoles des autres régions de France. Aujourd’hui, ces limites de rendement sont liées en fonction du type de cépage. Si certaines exploitations se trouvent en difficulté, le conseil général devra venir en aide pour la mise en place de nouvelles plantations ».

– Jean-Claude Robert (Forces de progrès) : « La diminution des rendements mise en place par les pouvoirs publics et la profession est un gage de qualité. Je ne pense pas qu’il faille revenir là-dessus. Il existe encore d’importantes surfaces non-plantées. Encore faudrait-il que le prix d’achat des raisins soit suffisamment rémunérateur et attractif. Enfin je pense qu’il faut absolument protéger l’appellation « bourgogne », notamment l’appellation « bourgogne blanc » et refuser que celle-ci soit délocalisée dans le Beaujolais ».

3 – Le conseil général ne s’est toujours pas engagé publiquement au sujet du classement des climats de la côte viticole au patrimoine mondial de l’Unesco : quelle est votre position à ce sujet ? Quelles seraient les retombées de cette initiative pour le canton et le département ?

– Francis Fabin (Front national) : « Avant de classer des climats – ce dont se fichent les actionnaires de la Romanée Conti – il y a tout un aspect purement visuel des choses à arranger, pour faire plaisir aux touristes. »

– Eugène Krempp (EELV-Cap 21) : Réponse non parvenue.

– Eric Michon (Front de gauche) : « Je ne suis pas certain que le classement de la côte viticole au patrimoine mondial de l’Unesco soit une priorité. Cela n’empêchera pas les vignobles de la Côte-d’Or d’être menacés par la concurrence exacerbée à laquelle se livre l’industrie viticole mondialisée, au détriment, encore une fois, des petits producteurs qui ne pourront pas lutter ».

– Hubert Poullot (Initaitives Côte-d’Or) : « Avec un canton viticole comme celui de Gevrey, je soutien d’une part l’activité viticole qui fait notre renommée et bien sûr la reconnaissance des climats de Bourgogne par l’Unesco. Cela sera une occasion de promouvoir  la diversité de nos terroirs, de développer une économie touristique et de protéger ce patrimoine connu dans le monde entier. J’encouragerai le conseil général de la Côte-d’Or à soutenir cet objectif qui aura une retombée sur l’ensemble du département ».

– Jean-Claude Robert (Forces de progrès) : « Si, le conseil général s’est prononcé. Il finance même l’association qui porte le projet. Et pour notre part, nous avions regretté que la majorité UMP-NC désigne un conseiller municipal dijonnais d’opposition pour représenter le département au lieu de désigner un élu du terrain, en l’occurrence celui de Nuits-Saint-Georges ».

4 – La dette de la Côte-d’Or s’élevait en 2010 à 229,9 millions d’euros selon un dossier du magazine Capital (Lire ici l’article). Elle risque d’augmenter encore en 2011. Comme conseiller général, donneriez-vous la primeure à la multiplication des projets ou à la réduction des investissements pour assainir les finances du conseil général ?

Francis Fabin (Front national) : « La dette : un peu moins de social. Si chaque famille était autonome financièrement, à commencer par les célibataires, ça ferait beaucoup d’argent pour des investissements permettant l’entretien de l’outil de production ou industriel ou artisanal ».

Eugène Krempp (EELV-Cap 21) : Réponse non parvenue.

– Eric Michon (Front de gauche) : « La vérité est que sur ce point, l’Etat doit de l’argent aux Départements. Des espaces entiers de notre département se désertifient avec la fermeture des bureaux de poste, des classes scolaires. Les collectivités territoriales n’ont même plus les moyens de dégager complètement les routes en hiver alors que cette mission lui a été transférée sans contreparties financières. Les élus du Front de gauche mettront tout en œuvre pour récupérer ces moyens afin de doter prioritairement l’éducation, la santé, la préservation de l’environnement, la culture pour tous et de vraies mesures sociales ! ».

– Hubert Poullot (Initaitives Côte-d’Or) : « Aujourd’hui, dans une période difficile au niveau économique, il est indispensable d’engager une réforme sur les économies de cette énorme structure départementale. Je proposerai de former une commission spécifique sur la chasse aux dépenses superflues – information mensuelle ou frais de réception. Il faut également, dans le même temps, repousser des investissements qui ne sont pas urgents et investir sur des priorités telles que les structures d’accueil, la remise en état de certains secteurs routier… Il faut agir également avec les transferts de l’Etat, qui doit tenir ces engagements ».

– Jean-Claude Robert (Forces de progrès) : « Le département s’est effectivement beaucoup et beaucoup trop rapidement endetté. Fin 2011, l’endettement total sera de 346,8 millions d’euros (268 millions en 2010), soit une hausse de + 193 % depuis 2007. Au point de menacer aujourd’hui ses marges de manoeuvre. En cas d’alternance, nous lancerons un audit des finances pour vérifier l’intérêt départemental des engagements pris et des aides versées par le Département. Je ne peux pas prévoir ses conclusions aujourd’hui. Dans le même temps, nous engagerons les démarches appropriées, y compris judiciaires, pour obtenir de l’Etat des compensations financières plus justes pour obtenir le respect du principe constitutionnel de la libre-administration des collectivités locales. Il ne suffit pas de réduire des dépenses, il faut aussi chercher les recettes qui manquent ». 

5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?

Francis Fabin (Front national) : « La Côte-d’Or s’honorerait de posséder une entreprise fabriquant des barrières pour bâtiments d’élevage, s’ouvrant en cas d’incendie. Les assurances agricoles (auxquelles participent les citadins) baisseraient. Les pompiers auraient moins de travail. Et les éleveurs/sélectionneurs pourraient dormir tranquille ; cela donnerait du travail pour le métallier ».

Eugène Krempp (EELV-Cap 21) : Réponse non parvenue. 

– Eric Michon (Front de gauche) : « Comme il est dit plus haut, il faudra faire pression sur les directions des grands services publics (éducation nationale, la Poste…) pour leur redéploiement dans les zones rurales. Dans notre conception de la politique nous souhaitons associer la population locale à cette lutte. Un autre projet me tient à cœur : j’ai en tête d’associer les bibliothèques municipales existantes à un projet de bibliobus pour notre canton ».

– Hubert Poullot (Initaitives Côte-d’Or) : « Aujourd’hui, dans le cadre des compétences du conseil général, le projet qui me tient à cœur est la reconstruction du collège de notre canton ainsi que la mise en place des commerces de proximité pour les villages éloignés du chef-lieu de canton ».

– Jean-Claude Robert (Forces de progrès) : « La réfection du collège La Champagne à Brochon est à l’étude depuis plusieurs années. Le permis de construire est déposé. Il est temps de passer aux travaux pour un collège confortable, sécurisé et moderne. L’éducation est par ailleurs notre première priorité dans ces cantonales. La majorité a fait le choix de réduire de neuf à un million les crédits d’investissement pour les collèges du département en 2010. Tout un symbole… ».

David Zuddas : « En cuisine, je ne me mets jamais la pression ! »

Sortie lundi 28 février 2011, la nouvelle édition du Guide Michelin promet 571 tables étoilées. En Côte-d’Or, pas de surprise puisqu’aucun nouveau restaurant ne reçoit la distinction mais aucun ne la perd non plus. Reste donc dix tables qui conservent leur première étoile*, dont quatre se trouvent dans la capitale des Bourgogne, à Beaune, ainsi qu’une triplement étoilée. Néanmoins, cette distinction tant espérée serait-elle vécue ensuite comme une pression ? David Zuddas, ancien chef étoilé, aujourd’hui seul aux commandes de DZ’Envies à Dijon, répond à nos questions…

En Côte-d’Or rien de nouveau

Avec onze tables étoilées, le palmarès est identique à l’année précédente en Côte-d’Or. Il faut dire que cette année, le célèbre guide rouge a presque été avare en récompense puisqu’aucun nouveau chef ne gagne une troisième étoile. Pire : l’un d’eux la perd. Mais, s’il en est une qui peut souffler, il s’agit bien de Dominique Loiseau. Avec Patrick Bertron derrière le piano, elle dirige depuis 2003 – et avec des mains de maître -, le relais portant le nom de son mari, Bernard Loiseau, à Saulieu. Un relais qui célèbre depuis lundi 28 février 2011 sa vingtième année triplement étoilée. Une victoire pour celle qui a reçu en 2008 la légion d’honneur des mains de Nicolas Sarkozy. 

Pourtant, cette histoire ferait presque oublier que le 24 février 2003, une rétrogradation de 19/20 à 17/20 dans le guide Gault-Millau et des critiques peu élogieuses et humiliantes de la part du critique Francois Simon auraient poussé Bernard Loiseau à mettre fin à ses jours. Patrick Bertron le secondait alors. Le 31 mai 2010, il nous déclarait d’ailleurs connaitre le chef depuis 1982, date à laquelle il était arrivé à Saulieu : « Il témoignait d’une telle dynamique et d’un tel amour du métier, qu’il le transmettait aux clients à travers sa cuisine. Elle se basait sur les produits et le fait de mettre en avant la matière pour la faire déguster aux clients. La cuisine est universelle et je crois que quelqu’un qui veut faire ce métier, dans n’importe quel pays, le fait avec la même passion » (Lire notre article ici).

Comme un vent de liberté

S’il a aujourd’hui troqué son étoile pour un restaurant – DZ’Envies – qu’il veut plus accessible, David Zuddas n’oubliera jamais le moment où il a appris, en 1998, l’obtention de sa première étoile : « J’étais bien entendu super heureux. Ce moment est très important car il célèbre la qualité de la maison. Cela a également joué beaucoup sur l’affect car c’est Bernard Loiseau lui-même qui m’a annoncé que j’avais mon étoile ! ». Celui qui aime à dire qu’il cuisine depuis l’âge de huit ans et que son rêve de gosse était déjà de devenir cuisinier – ses parents tenant eux-mêmes un restaurant – enchaine même avec un 17/20 dans le Gault-Millau !

Pourtant, n’allez pas lui dire qu’il a envoyé valser son étoile ! Au contraire, avide de voyages et de découvertes, il voulait juste se lancer un nouveau défi et a donc simplement vendu une affaire. Après quatorze années passées derrière le piano de l’Auberge de la Charme à Prenois (21), il voulait conjuguer des envies, ses envies. Alors aujourd’hui, comme hier, il l’affirme : il ne se met pas la pression… « Je me sens toujours libre de cuisiner, même après ma première étoile Michelin, j’ai gardé ma liberté », sans doute pour ne pas dénaturer sa cuisine, qu’il dit d’opinion et militante. Cependant, dans son « bistrogastro », le mot gastronomie prime toujours… 

Une étoile = +30% d’activité !

Une étoile, équivaut à 30% de chiffre d’affaires en plus l’année suivante. Ainsi, David Zuddas reconnaît que « lorsqu’on en obtient une, c’est la fête ». Mais avec une centaine de couverts par jour contre une cinquantaine à l’Auberge de la Charme, « le propos de mon restaurant a changé, souligne-t-il. Car avant, on se concentrait beaucoup sur les petites intentions : avant, pendant et après le repas ». Aujourd’hui la cuisine ne pourra peut-être pas prétendre à une étoile, « mais ce n’est pas le propos de mon restaurant », réaffirme-t-il. Ses successeurs à l’Auberge de la Charme ont, eux, conservé leur première étoile dans l’édition de 2011…

* Les dix restaurants une étoile en Côte-d’Or : la table Stéphane Derbord (Dijon), l’Abbaye de la Bussière (La Buissière-sur-Ouche), l’Auberge de la Charme, le Bénaton (Beaune), le Charlemagne (Beaune), le Chassagne (Chassagne-Montrachet), le Pré aux Clercs, l’Hostellerie de Levernois (Beaune), l’Hostellerie du Chapeau Rouge, Loiseau des Vignes (Beaune).

Côte-d’Or : Norges-la-Ville, une terre open !

Pour la quatrième année consécutive, le Tennis club de Norges-la-Ville accueille les futures stars du tennis mondial à l’occasion de son open en collaboration avec GDF-Suez. Alors que les pré-qualifications touchent à leurs fins, 56 jeunes joueuses vont participer à ce tournoi doté de 10.000 dollars de « prize money » (7.164 euros), du 05 au 13 mars 2011. Permettant aux apprentis tenniswomen de remporter des points WTA, ce genre de compétition a vu s’affronter des joueuses qui évoluent aujourd’hui dans les deux cents premières mondiales, comme Amélie Moresmo ou Alizé Cornet. Denis Liébé, directeur d’Avenir Tennis, le club de Norges-la-Ville (21), présente la compétition…

Un tournoi international

L’Open GDF-Suez est en quelque sorte la première marche vers le circuit professionnel. Compétition inscrite dans le cadre des tournois internationaux féminins dotés de 10.000 dollars, conformément à la réglementation Women’s tennis association (WTA), l’Open GDF-Suez de Bourgogne fait partie des treize étapes du circuit Open, dont la plus prestigieuse s’est déroulée la semaine dernière au stade Coubertin à Paris, avec un prize money de 618.000 dollars (443.000) pour le seul tournoi simple (En savoir plus ici). « Durant cette compétition, introduit Dennis Liébé, directeur d’Avenir Tennis, le club de Norges-la-Ville (21) nous aurons un tableau de qualification de 32 joueuses, ainsi qu’un tableau final avec à nouveau 32 joueuses en simple et de seize équipes en double ».

« C’est le meilleur plateau depuis la création de ce tournoi », a-t-il ainsi estimé expliquant que les « dix-huit têtes de série étaient classées entre la 193ème et la 449ème place mondiale ». Durant toute la semaine, du 05 au 13 mars 2011, les joueuses vont s’affronter selon un schéma classique avant la grande finale, dimanche 13 mars. En 2010, l’Ukrainienne Ganna Piven était venue à bout de la Française Anaïs Laurendon (6-4, 7-5). Cette année, pas moins de dix-sept nationalités seront représentées pour lui succéder. « C’est un véritable tournoi international, avec des joueuses qui viennent de Thailande, des États-Unis, etc. », ajoute le directeur.

Une tête d’affiche : Ana Vrljic !

À la clé, certes une belle somme d’argent mais surtout la possibilité de gravir des échelons au niveau mondial et d’entrer dans des tableaux du tournoi du grand chelem comme Roland Garros par exemple : « Lorsque l’on n’a pas ou très peu de points WTA, on ne peut pas rentrer dans les grands tournois. Les joueuses vont donc faire leurs classes, participer à des plus petits tournois comme l’Open de Dijon, de façon à accumuler ces points et monter dans la hiérarchie du classement mondial ».

En tête d’affiche, Ana Vrljic est actuellement 193ème mondiale : « C’est trop peu, précise Denis Liébé. Car pour être dans les qualifications de Rolland Garros, il faut être dans les 170 meilleures joueuses mondiales ». Fraîchement remise de sa participation au premier tour de l’Open Gaz de France, la Croate de 26 ans devait initialement participer à un tournoi en Égypte qui, doté de 100.000 dollars (72.000 euros), a été annulé. « Pour notre tête de série numéro un, il faut encore gagner quelques points pour envisager une participation à Rolland Garros ».

Le tennis fauteuil en exhibition

Derrière cette joueuse, plusieurs autres tenteront de sortir du lot : « Il y a celles que l’on a envie de suivre car elles sont du cru, même si elles sont aujourd’hui au pôle France : je pense notamment à Julie Gervais. Mais il y a aussi évidement les Françaises, avec Claire Feuerstein, ou encore l’Italienne Anna-Giulia Remondina, qui a gagné l’année dernière l’Open de Lyon« . Rendez-vous désormais incontournable des amoureux de la petite balle, ce tournoi reste un événement unique en Bourgogne et devrait prendre de l’ampleur.

Créé en 2008, l’Open est doté d’un budget de 80.000 euros, financé par GDF-Suez et BNP Paribas : « Pour avoir le droit d’organiser un tournoi de cette ampleur, il faut obtenir une accréditation de la Fédération française de tennis (FFT) mais aussi de la Fédération international de tennis (ITF). Nous avions un an pour faire nos preuves avant de se voir délivrer un contrat sur trois ans et nous avons été reconduits avec l’objectif de monter en gamme et de passer à la catégorie supérieure dès l’année prochaine, avec un tournoi à 25.000 dollars (17.900 euros) », qui serait l’assurance d’attirer des joueuses de plus gros calibres.

Mais, en parallèle de cet événement qui n’est autre que le plus grand tournoi féminin que la Bourgogne ait jamais accueilli, Denis Liébé tient à mettre en lumière un événement qui lui tient particulièrement à cœur : « Avec BNP Paribas, nous avons souhaité organiser un match exhibition de tennis en fauteuil roulant, avant la finale du dimanche 13 mars 2011. Un double mixte entre deux joueurs de niveau mondial et deux joueuses du circuit. Le but est bien sûr de mettre cette pratique en lumière, admirable en sachant que la seule différence avec du tennis « valide » est l’autorisation d’avoir recours à deux rebonds ».

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton de Fontaine-lès-Dijon

Après trois escales urbaines sur les cantons de la ville de Dijon, cap vers son agglomération ! Pour le neuvième épisode de son tour de Côte-d’Or en prévision des élections cantonales de mars 2011, dijOnscOpe porte son regard sur les terres de Fontaine-lès-Dijon, où les candidats en lice – Emmanuel Debost (Forces de progrès), Jean-Michel Dorlet (Front de gauche), Roland Essayan (Alliance écologiste), Emilie Mallet (Europe écologie/Les Verts/CAP 21) et Gilbert Menut (Initiatives Côte-d’Or) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…

  • Portrait-robot du canton

Le canton de Fontaine-lès-Dijon compte 33.225 habitants selon l’Insee. Les treize communes qui le composent son Ahuy, Asnières-lès-Dijon, Bellefond, Daix, Darois, Etaules, Fontaine-lès-Dijon, Hauteville-lès-Dijon, Messigny-et-Vantoux, Norges-la-Ville, Plombières-lès-Dijon, Savigny-le-Sec et Talant. Il compte 8% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 23,1% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.

  • Cinq candidats

– Parti socialiste (Liste Forces de progrès) : Emmanuel Debost, 52 ans, médecin généraliste et conseiller municipal de Plombières-lès-Dijon.

– Parti de gauche (Liste Front de gauche) : Jean-Michel Dorlet, 47 ans, cadre administratif.

Alliance écologiste : Roland Essayan, 56 ans, enseignant de biologie en lycée.

Liste Europe Écologie/Les Verts/CAP21 : Emilie Mallet. Réponses non parvenues de la candidate. 

UMP (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Gilbert Menut, 63 ans, maire de Talant et vice-président du Grand Dijon chargé des relations avec la collectivité départementale.

→ Le conseiller général actuel du canton est Gilbert Menut, 63 ans, maire de Talant et vice-président du Grand Dijon chargé des relations avec la collectivité départementale.

  • Le canton en cinq questions…

1 – A Asnières-lès-Dijon, Equi’Sens est la première association de France à proposer une thérapie par le cheval pour les enfants, adolescents et adultes handicapés : quelles autres pistes pensez-vous développer en direction de l’insertion sociale à l’échelle du canton et du département ?

– Emmanuel Debost (Forces de Progrès) : « Oui, Equi’Sens est une association exemplaire pour le travail qu’elle mène auprès des adolescents à travers une thérapie par le cheval. Elle est d’ailleurs financée en partie par le conseil régional de Bourgogne. Les structures de ce type souffrent actuellement du désengagement financier du conseil général de Côte-d’Or. Je souhaite inverser cette logique et développer les aides en faveur des associations qui traitent du handicap.

De manière générale, ma volonté est de favoriser l’insertion sociale et professionnelle. Pour les jeunes de 18 à 25 ans, je souhaite doubler le nombre des dossiers de fonds d’aide aux jeunes. C’est un soutien financier pour favoriser leur insertion sociale et professionnelle. Il peut aussi  apporter une aide temporaire pour faire face à des besoins urgents. L’avenir de notre canton et du département réside en partie dans notre capacité à permettre aux jeunes de retrouver un emploi. Aider les jeunes à s’insérer est un investissement sur l’avenir, meilleur rempart contre la délinquance ».

– Jean-Michel Dorlet (Front de gauche) : « Plus essentiel que le loisir thérapeutique, il faut inscrire l’autonomie des « handicapés » dans l’exercice d’une activité professionnelle et dans l’habitat, problème crucial, en particulier pour le handicap psychique dans notre agglomération.  Il faut également un CDI pour tous à plein temps : l’inverse des conditions d’embauche des plus pauvres ! D’ici là, Esat, chantiers et entreprises d’insertion sont essentiels. Il faut leur donner les moyens de vivre.

La politique du Département se recentre sur les bénéficiaires du RSA socle, laissant une part croissante de publics exclus des structures d’accompagnement, aberration dictée par les restrictions. Il faut réunir les conditions préalables à l’insertion : survie (aides d’urgence, épiceries sociales), accès aux soins, émancipation (aides à la garde d’enfants et au transport, lutte contre l’illettrisme au-delà du bénévolat), réapprentissage d’une vie sociale et culturelle… Quant aux carences de l’Etat : il a bloqué fin 2010 la conclusion des Contrats uniques d’insertion et a baissé leur prise en charge à 70%, hypothéquant ainsi le devenir de nombre de bénéficiaires de minima sociaux ! ».

– Roland Essayan (Alliance écologiste) : « Beaucoup de personnes (re)trouvent un équilibre auprès d’animaux, dès lors que les relations à l’animal ne sont pas régies par un rapport de domination/soumission ou de capture/consommation. Je me réjouis donc de cette initiative, que l’on peut coupler avec des activités liées à la nature, les aides au CUI/CAE : entretien du verger conservatoire de Fontaine, maraichage bio (jardins de Cocagne), entretien des chemins de découverte contre l’embroussaillage et les dépots de déchets, etc. Nous devons comprendre qu’on ne peut intégrer nos activités qu’en lien avec la nature et ses cycles, et jamais contre elle ».

– Emilie Mallet (EELV-CAP 21) : Réponses non parvenues. 

– Gilbert Menut (Initiatives Côte-d’Or) : « Équi’Sens est en effet exceptionnelle par la nature de son activité mais aussi par l’esprit dans lequel l’équipe d’animation mène son combat. Il y a là quelque chose qui ne se mesure qu’en termes de qualités humaines : c’est très précieux.

Le canton de Fontaine-Lès-Dijon est aussi le lieu d’implantation à Ahuy de la Maison de l’Enfance qui accueille des enfants à « l’abandon » : abandon matériel ou abandon forcé lorsqu’il s’agit de retrait d’un milieu familial délabré. C’est une compétence obligatoire du conseil général qui accueille là en permanence plusieurs dizaines d’enfants, du nourrisson à l’adolescent, de l’enfant battu au jeune abandonné sur un quai de gare. Une nouvelle maison va être construite. Cet accueil est le premier temps d’arrêt de la dérive, pour les premiers pas vers l’insertion sociale dans la diversité des aspects de l’éducation d’un enfant. Cela illustre sur ce canton, l’engagement du conseil général dans tout le département : sait-on assez que 2.000 jeunes en Côte-d’Or ont besoin de cette aide ? ».

2 – La future Lino va impacter directement la vie du canton : d’une manière générale, êtes-vous partisan d’une promesse de financement du conseil général pour des travaux d’élargissement à « deux fois deux voies » ou pensez-vous suffisant de conserver sa forme actuelle, à « deux fois une voie » ? Pourquoi ?

– Emmanuel Debost (Forces de Progrès) : « Lors de sa mise en service dans sa configuration à deux fois une voie, la Liaison intercommunale Nord-Ouest ou Lino va permettre une meilleure circulation entre les communes de l’agglomération Dijonnaise et réduire le trafic à travers Plombières-lès-Dijon, Talant, Fontaine-lès-Dijon, Hauteville, Ahuy et Daix. L’arrivée du Tram à l’automne 2012 et la montée en puissance des circulations douces, vont bouleverser les flux et les volumes de trafic dans l’agglomération dijonnaise et sa périphérie.

Aujourd’hui il faut raisonner en terme de mobilité durable : envisager dès maintenant un passage à deux fois deux voies est irresponsable. Car l’élargissement  entrainerait un appel de poids lourds inéluctable et une saturation rapide de la Lino. La nuisance environnementale serait énorme et le risque d’accidents augmenté. Je m’opposerai donc à une promesse de financement des travaux d’élargissement à deux fois deux voies ».

– Jean-Michel Dorlet (Front de gauche) : « Quelle gabegie ! 35 ans pour que le contournement Nord de Dijon devienne réalité : en attendant, on a fait croire que rien ne se fera et on a laissé l’expansion immobilière se développer. C’est le contre-exemple de la planification écologique. Aujourd’hui, l’impact des nuisances sonores des travaux comme de la circulation à venir est sous-estimée, et c’est déjà le cas pour les nouveaux logements construits à Nachey en sortie de tunnel !  Avec la liaison deux fois une voie, on a fait aujourd’hui les choix d’hier. Elle suffira à condition qu’on limite le flux automobile. La Lino ne doit pas devenir une autoroute urbaine.

Ne prenons pas à nouveau 35 ans de retard : interrogeons-nous à temps sur la pertinence de tous les déplacements automobiles et sur des choix de transports alternatifs, à l’heure de l’épuisement des ressources pétrolières. Il faut promouvoir le covoiturage d’entreprise et les transports publics pour les 5.000 trajets professionnels effectués chaque jour vers Dijon, en optimisant les circuits : d’Ahuy aux facs, le bus met trois quarts d’heure ! Enfin, il faut encourager les ménages au remplacement progressif des petits déplacements automobiles pour l’école, les loisirs ou la consommation.

– Roland Essayan (Alliance écologiste) : « Je suis catégoriquement opposé à une Lino à deux fois deux voies. Parce que c’est stupide dans son principe : la futilité de gagner quelques dizaines de secondes sur le parcours, compte tenu des limitations de vitesse ; l’emprise de la Lino sur les derniers vergers et terres agricoles est déjà  bien assez important ; enfin, poursuivre indéfiniment les aménagements routiers en faveur de l’automobile et des camions n’a pas de sens dans un avenir de nécessaire modération de la consommation et de relocalisation des activités. La Lino n’est qu’un moyen, pas une fin en soi : elle n’a pas pour vertu de devenir une autoroute péri-urbaine. Par contre, je suis favorable à une gestion écologique de ses talus et délaisses, où une part de biodiversité naturelle devrait trouver refuge et nourriture (plantes mellifères sauvages pour les abeilles, par exemple) ».

– Emilie Mallet (EELV-CAP 21) : Réponses non parvenues. 

– Gilbert Menut (Initiatives Côte-d’Or) : « Pour la Lino, les engagements devront enfin être tenus : la Déclaration d’utilité publique est faite pour une route à deux fois deux voies ! Pas pour une moitié de Lino… Le vrai problème est en effet celui du financement, et les querelles du deux fois une voie sont l’arbre qui cache la forêt, le moyen de ne pas traiter la vraie question.

Il y a actuellement quatre financeurs pour un projet de maîtrise d’ouvrage de l’Etat. L’Etat devra donc prendre ses responsabilités et dans ce cadre, je souhaite que le Département prenne sa part. Il ne pourra pas, ne devra pas prendre en charge la part des autres. C’est ce que je soutiens. Quant à rester à deux fois une voie avec un rond-point à la sortie d’un tunnel, c’est une sottise ; mais on ne les compte plus dans ce dossier vieux de quarante ans ».

3 – Darois a son pôle d’excellence rurale, Innov’Aéro, qui contribue au développement du canton. Quelles seraient vos actions dans le domaine économique ?

– Emmanuel Debost (Forces de Progrès) : « Notre canton n’est pas très développé économiquement et les entreprises mériteraient d’être davantage aidées. Je pourrai participer à la redynamisation des zones d’activités comme celle de Talant, notamment. Nous ferons  de l’artisanat un des éléments essentiels de la politique d’équilibre économique. Avec plus de 7.500 entreprises, ce secteur, le premier du département, occupe près de 18.000 salariés en Côte d’Or (15 % de la population active du secteur privé). L’implication du Département dans l’artisanat se caractérisera également par le soutien d’actions engagées en partenariat avec la Chambre de métiers. Les aides pourront concerner la création d’entreprises avec l’apport de caution, le développement des prêts aux artisans, à la recherche ou bien la création d’emplois dans les sociétés coopératives ouvrières de production (Scop). Nous favoriserons également  au niveau départemental une politique de développement, d’aménagement, de promotion et de commercialisation touristique en collaboration avec les professionnels et l’ensemble des acteurs publics, associatifs et privés concernés par le tourisme ».

– Jean-Michel Dorlet (Front de gauche) : « Il faut déjà préserver les emplois existants. Ainsi, depuis le rachat des laboratoires Fournier par le Suédois Recipharm, la pérennité du centre de recherche de Daix n’est plus assurée. Les changements d’actionnaires ne doivent entraîner ni fermetures ni suppressions d’emplois. Il faut également favoriser l’activité économique réelle des PME et TPE, et non la finance. Les collectivités locales n’ont pas se substituer aux banques. Ce sont plutôt les banques que l’on doit contraindre à accompagner le développement économique, à présent qu’on les a renflouées.

L’aide publique doit être consacrée à la recherche, à l’exportation, à l’implantation de commerces de proximité pour revitaliser les villages. Une revalorisation des prestations de service à domicile contribuerait à mieux former et rémunérer les personnels de la Fedosad, de la Mutualité, de l’ADMR. Mieux vaut développer les PME de l’aéronautique légère à Darois que financer à fonds perdus le projet Renaissance pour l’aéroport de Longvic. Les emplois locaux importent plus que les profits des compagnies low-cost ! Nous conditionneront les aides aux engagements sociaux, éthiques, environnementaux. »

– Roland Essayan (Alliance écologiste) : « L’aviation a toujours fasciné les hommes ; l’aviation légère est devenue une passion, un passe-temps pour une partie de la population aisée. Les activités de loisir, comme les sports mécaniques, drainent encore un large public de passionnés, qui retouvent là une échappatoire, un investissement à visée ludique. Or ce genre d’activité est lié à un pétrole à bas coût, ce qui n’est qu’un relent du passé. Devant le renchérissement inévitable du coût des hydrocarbures, les activités de loisirs mécaniques ne pourront perdurer des décennies. Je pense que les structures et entreprises de Darois devraient plutôt servir à promouvoir des alternatives aériennes moins énergivores, comme les mini-dirigeables ou avions prototypes à énergie solaire ».

– Emilie Mallet (EELV-CAP 21) : Réponses non parvenues. 

– Gilbert Menut (Initiatives Côte-d’Or) : « Le développement économique du canton est à concevoir sur la base des implantations existantes, dont Innov’Aéro est la plus originale par son implantation comme par sa nature.

Darois est un peu le Toulouse de l’aviation légère en Europe. Il faut le renforcer plutôt que le tracasser. Les zones d’activité sont nombreuses et les implantations diffuses sont abondantes sur toutes les communes, le tout d’une manière intégrée à l’habitation comme aux paysages.

C’est ce qu’il faut continuer et la force publique doit s’impliquer à travers les différents documents de son ressort : le Scot et les PLU, bien sûr, le Plan départemental de développement durable – même s’il n’a pas  force réglementaire -, le schéma d’implantation des carrières – notoirement insuffisant-, etc. Je veillerai, après l’étude de la protection des paysages déjà réalisée à ma demande, à une approche cohérente et renforcée de ces documents. Cela débordera du canton, probablement : Darois, par exemple, ne peut ignorer ce qui se passe à Prenois.

4 – La question de la couverture de Plombières-lès-Dijon en très haut débit a longtemps tenu le haut de l’affiche sur ce secteur : quel plan d’action mener pour garantir un accès optimal sur tout le canton ? Plus largement, pensez-vous nécessaire d’engager un « Plan Marshall » pour éradiquer définitivement la fracture numérique dans le département ?

– Emmanuel Debost (Forces de Progrès) : « Les Technologies de l’information et la communication (TIC) figurent parmi les leviers d’action mis à disposition des élus locaux pour les aider à relever les enjeux de la société de demain. En effet, l’accès à la téléphonie mobile et à l’Internet haut et très haut débit, à un coût abordable, constitue un enjeu économique et social essentiel pour l’attractivité et le désenclavement de nos territoires.

Travaillant à Plombières-lès-Dijon et toujours sans accès internet à haut débit, je suis particulièrement sensibilisé à ce problème. C’est pourquoi, je m’engage à soutenir les investissements nécessaires pour  permettre à tous les habitants et les entreprises du canton de Fontaine-lès-Dijon un accès rapide à l’internet haut débit. Au niveau départemental, je souhaite que le développement de l’accès internet fasse l’objet d’un vrai « Plan Marshall » qui permettra aux entreprises de s’installer dans notre département et d’y réussir, à celles déjà installées de s’y développer et de gagner sur le marché national et international, à chaque côte d’orien, d’avoir accès au meilleur de la technologie pour travailler, se soigner, pour se former, se divertir : c’est notre ambition pour demain ».

– Jean-Michel Dorlet (Front de gauche) : « Convenons-en, l’éradication doit être réservée à la variole et à la peste bovine ! Mais il y a nécessité impérieuse de créer les conditions d’accès de tous à l’ADSL et une couverture de toutes les zones. C’est ce qu’illustre l’installation de nœuds de raccordement à Plombières où les habitations sont éloignées du répartiteur. Le co-financement du très haut débit, en aidant les communes, est nécessaire et doit se poursuivre, notamment sur Hauteville-lès-Dijon.

La fracture numérique n’est pas qu’une question de tuyaux ! L’ADSL partout, avec des facilités d’accès pour tous, ne règle pas en soi la fracture numérique : celle-ci est aussi affaire d’intégration sociale, de culture numérique et de budget. Les ménages ne peuvent consacrer aux communications qu’une part limitée de leurs ressources. Le Département doit aussi aider chacun à maîtriser l’usage du numérique. L’éducation numérique de tous, des plus âgés aux plus jeunes, et spécialement des parents est capitale. La communication ce n’est pas que de la consommation, c’est aussi de l’éducation et de la culture. C’est à ce titre qu’elle participe à l’émancipation des peuples. Et c’est tant mieux ! ».

– Roland Essayan (Alliance écologiste) : « Internet est devenu le « cerveau » de l’humanité. Je suis favorable à une connexion filaire ADSL sur l’ensemble du canton, et du département, mais suis totalement opposé au Wimax, dont les effets sanitaires sont en débat et dont on ne peut moralement pas accepter les risques sur la santé de certaines personnes sensibles « sacrifiées sur l’autel de la technologie ». Il est temps de poser la responsabilisation envers des technologies controversées ; un politique doit tenir compte de cela avant de se lancer tête baissée vers le premier chant de sirène entendu ».

– Emilie Mallet (EELV-CAP 21) : Réponses non parvenues. 

– Gilbert Menut (Initiatives Côte-d’Or) : « La question de la couverture en très haut débit du canton est presque derrière nous. Plombières-lès-Dijon est équipée pour recevoir le haut-débit grâce à l’action conjuguée de Dijon et du Département. Reste à faire la desserte de proximité. Pour Hauteville-Lès-Dijon, ce sera fait dans le courant de l’année. Fin 2011 – mi-2012, tout cela devrait être terminé.

À l’échelon départemental, le conseil général a favorisé une marche à petits pas multiples mais rapides, contrairement à d’autres qui rêvent de grands plans avec de gros moyens qu’ils n’ont pas. Employer toutes les techniques, suivre leur évolution rapide, passer si nécessaire par des stades intermédiaires ou provisoires… Bref ! Etre pragmatiques et économes pour apporter les meilleurs services, tels sont les principes de base du plan actuellement à l’étude. S’agit-il d’un « Plan Marshall » ? Il s’agit de l’engagement du groupe Initiatives Côte-d’Or avec sur ce point un engagement constant et fort du président Sauvadet ».

5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?

– Emmanuel Debost (Forces de Progrès) : « Nous vivons de plus en plus vieux et de mieux en mieux grâce au progrès de la médecine. Les personnes âgées souhaitent à plus de 90% rester à domicile. Certaines vont devenir dépendantes. Je veux relever le défi de la prise en charge de la dépendance. L’Allocation personnalisée pour l’autonomie doit être maintenue y compris pour les personnes âgées faiblement dépendantes.

Pour permettre le maintien à domicile de ceux qui le souhaitent, des investissements doivent être réalisés dans l’adaptation et la rénovation de logements. Il faut dans le même temps développer des structures d’accueil à la journée pour soulager les familles et les aidants. Enfin il faut valoriser les emplois d’aides à domicile en permettant leur qualification par des formations adaptées ».

– Jean-Michel Dorlet (Front de gauche) : « Placer les femmes au cœur de la politique départementale et les y associer pleinement !  Sur le plan social, les femmes seules, avec ou sans enfant, doivent bénéficier en priorité de l’aide d’urgence que nous voulons mettre en place : premières à être exposées au précariat et à l’exclusion, elles sont aussi en première ligne pour réagir face à la perte d’autonomie d’un parent ou d’un conjoint. Il faut leur garantir une aide professionnelle. Le Département doit œuvrer à l’émancipation des femmes en soutenant sans réserve la planification familiale et l’accès à l’IVG. Il doit maintenir et développer les aides aux associations du secteur social, dont les actions et les emplois sont actuellement remis en cause par les baisses drastiques de subventions.

Enfin, deux points me tiennent à cœur, du fait de mes engagements associatifs actuels et passés : le soutien du conseil général aux prises en charge thérapeutiques non seulement des victimes, mais aussi des auteurs de violences conjugales et familiales, comme à Althea ; la garantie du Département de refuser toute discrimination dans l’agrément d’adoption, fondée sur la situation conjugale ou sur l’orientation sexuelle ».

– Roland Essayan (Alliance écologiste) : « Un projet n’est pas nécessairement quelque chose que l’on bâtit, que l’on construit physiquement. En matière de relocalisation énergétique, une petite centrale de cogénération ou de méthanisation gérée collectivement permettrait de s’affranchir partiellement de la dépendance des fournisseurs d’énergie historiques soumis à leur actionnariat. Ici, par petites touches, j’aimerais que le canton s’implique dans la modération des impacts humains, dans la préservation des ressources, des milieux et soit un exemple. Aussi bien en matière d’urbanisme convivial, moins énergivore, qu’au niveau de ses ressources naturelles, qui sont un bien « immatériel » très précieux pour les générations futures. Il faut revenir à une relation apaisée avec l’environnement, cesser la fièvre des infrastructures, du bâti de prestige (pollution des carrières), et préserver nos milieux naturels, qui possèdent encore de magnifiques sites et espèces intéressantes ».

– Emilie Mallet (EELV/CAP 21) : Réponses non parvenues. 

– Gilbert Menut (Initiatives Côte-d’Or) : « Il y en a plein, comme diraient les enfants au moment de choisir leur cadeau de Noël. Deux me paraissent très symptomatiques de ma démarche dans ce canton. Le premier est la protection des coteaux de l’Ouche à Talant et Plombières. Le projet intercommunal est en train de prendre tournure pour préserver le paysage et la biodiversité des friches calcaires sèches, du Parc de la Fontaine-aux-Fées à la Combe de la Cité « La Flamme » : l’étude est en cours avec l’aide financière du conseil général dans le cadre du contrat Ambitions Côte-d’Or entre le département et l’agglomération.

Le second est le problème de l’entrée sur Dijon par le Nord : comment la route d’Is-sur-Tille – quand le contournement de Savigny-le-Sec sera réalisé par le conseil général en fin d’année – et la route de Langres arriveront sur la Lino et la Rocade Nord, avec le terminus de la ligne principale du tramway et la réalisation de la zone d’activité Valmy ? La question est posée ! J’espère qu’on y répondra plus vite que pour la Lino ! ».

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton de Dijon VI

Après Dijon IV et Dijon V… Cap sur le canton de Dijon VI ! Pour le huitième épisode de son tour de Côte-d’Or en prévision des élections cantonales de mars 2011, dijOnscOpe porte son regard sur les terres de ce canton 100% urbain, où les candidats en lice – François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or), Christiane Estève (Alliance écologiste), Pascal Moriou (Debout la République), Gérard Pierre (Front de gauche), Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) et Christophe Zander (Europe écologie/Les Verts/CAP21) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…

  • Portrait-robot du canton

Le canton de Dijon VI compte 22.641 habitants selon l’Insee. Il est composé d’une seule portion de la ville de Dijon et compte 8,1% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 23,6% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.

  • Six candidats

– UMP (Liste Initiatives Côte-d’Or: François-Xavier Dugourd, 49 ans, dirigeant d’entreprise et conseiller municipal à la mairie de Dijon.

Liste Alliance écologiste : Christiane Estève, 65 ans, retraitée du commerce et administratrice au sein d’associations. 

Debout la République : Pascal Moriou, 52 ans, agent d’affaires.

MRC 21 (Liste Front de gauche) : Gérard Pierre, 68 ans, professeur émérite.

– Parti socialiste (Liste Forces de Progrès) : Françoise Tenebaum, 60 ans, spécialiste de santé publique, adjointe au maire de Dijon, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne.

– Liste Europe Écologie/Les Verts/CAP21 : Christophe Zander, 27 ans, travailleur social de métier, actuellement formateur à l’Institut régional du travail social.

→ Le conseiller général actuel du canton est François-Xavier Dugourd, 49 ans, dirigeant d’entreprise et conseiller municipal à la mairie de Dijon.

  • Le canton en cinq questions…

1 – Le conseil général et la Ville de Dijon sont deux grandes incomprises et le contact est parfois chaotique. Est-ce le rôle du Département que de s’investir financièrement aux côtés d’une agglomération qui regroupe 49% de la population de la Côte-d’Or ?

François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) : « La Côte-d’Or a besoin d’une métropole forte dont le développement bénéficie à l’ensemble des habitants du département. Dijon doit être plus rayonnante et attractive qu’elle ne l’est aujourd’hui. Dans ce cadre, il est logique que le conseil général s’implique pour financer de grands projets qui profitent à tous les Cote-d’Oriens : 110 millions d’euros ont ainsi été attribués par le conseil général à Dijon depuis 2004, notamment dans le cadre du contrat Ambitions Côte-d’Or, pour améliorer l’attractivité de la ville et participer à la construction de l’aéroport, de la ligne TGV Rhin-Rhône, de la piscine olympique ou encore à la rénovation du Parc des Expositions…

Il est essentiel que le conseil Général et la Ville nouent de vraies relations de partenariat, dans une logique de projets partagés, où la Ville ne considère pas le Département comme un simple tiroir-caisse permettant de combler ses déficits. Le conseil général est le garant du juste équilibre territorial, entre la ville et la campagne. »

Christiane Estève (Alliance écologiste) : « Effectivement, les pouvoirs aux mains de deux pôles différents conduisent ni à une neutralisation, ni à un sain contrôle réciproque mais à des conflits de personnes. Les investissements distribués par le conseil général doivent être toujours dans la visée du bien-être général, dans celui des générations futures et en priorité en lien avec les zones rurales. La réforme territoriale devrait en tenir compte. Il est regrettable que des projets de prestige comme le muséoparc d’Alésia, peut-être basé sur une manipulation des faits historiques, entraîne de si grands investissements pour des retombées loin d’être garanties. Nous sommes dans l’ère de la gadgetisation, on fabrique de toutes pièces des concepts pour attirer le chaland (parcs à thème), de plus en plus déconnecté avec la nature et ses lois. »

– Pascal Moriou (Debout la République) : « Une agglomération regroupant 49% de la population du département est bien évidemment un moteur pour la scolarisation, l’emploi, la formation professionnelle, le commerce, les spectacles et incontestablement le conseil général est un acteur majeur. Le conseil général doit être un trait d’union entre le monde rural et le monde urbain, en favorisant les transports et en développant les accès routiers sécuritaires entre Dijon et le secteur rural, notamment à l’est et au nord du département. »

– Gérard Pierre (Front de gauche) : « Le conseil général doit accompagner financièrement le Grand Dijon. Comment pourrait-il se désintéresser du lieu de vie de la moitié de la population et de travail de la majorité des Côte-d’Oriens ? La coopération indispensable entre tous pour la mise en œuvre des politiques publiques se heurte à deux obstacles. Le « mille-feuille administratif », d’abord, qui accumule doublons, chevauchements de compétence et querelles dont sont friands les « barons » locaux. La réforme de Sarkozy accentue ces  divisions au profit d’une recentralisation autoritaire. La gauche devra l’abroger. Il y a aussi cette vision passéiste des droites qui, au nom de leurs intérêts électoraux, revendiquent la prééminence du rural. Je suis favorable à une remise à plat de ces relations autour d’un objectif  : rendre cohérent l’aménagement du territoire entre l’aire dijonnaise et le reste du département avec un principe directeur l’égalité entre tous les habitants, spécialement en matière d’éducation. »

– Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) : « La loi le veut et doit s’appliquer : dans ses compétences fondamentales, les actions du conseil général s’adressent à tous les habitants du département, y compris ceux de l’agglomération. Rappelons qu’il s’agit du Revenu de solidarité active, de l’Allocation personnalisée à l’autonomie, de la Protection maternelle et infantile  et de la Protection de l’enfance, du logement, de l’insertion, des services d’incendie et de secours. Arrêtons cette opposition stérile entre la ville et la campagne, il est temps d’agir en cohérence et complémentarité pour le bien-vivre de tous. Ma politique aura pour but de préserver le pouvoir d’achat et la qualité de vie de nos aînés,  d’accompagner les jeunes et d’agir sur l’emploi, de favoriser la tranquillité publique et de faire de la Côte-d’Or une référence écologique. »

– Christophe Zander (EELV-Cap 21) : « Ce à quoi vous faites référence concerne les relations entre le PS et l’UMP-NC qui ont délibérément choisi de cliver le débat en opposant de façon artificielle le rural et l’urbain, le Grand Dijon et le conseil général. Les propositions d’Europe Écologie-Les Verts pour une action renouvelée reposent sur la participation, l’information et le dialogue, sur la valorisation de la complémentarité avec les autres collectivités fondée sur les projets structurants répondant aux enjeux actuels. D’une manière générale nous privilégions le soutien à des projets de territoires avec des objectifs précis et mesurables plus que la méthode trop courante de « rajout » aux investissements engagés qui revient à soutenir les plus fortunées des collectivités. Il faut travailler en synergie pour l’avenir des territoires. »

2 – Au-delà de la billetique unique, comment optimiser le rapport entre les lignes de Transco et le futur réseau de tramway dijonnais ?

– François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) : « Les travaux actuels du tram sont l’exemple d’un dossier sur lequel la Ville et la Communauté d’agglomération ont agi seules, sans se soucier des conséquences avec les autres modes de transports. Cela pose aujourd’hui des problèmes sérieux pour les usagers des transports Transco et en particulier pour les scolaires, entraînant des retards et de vraies difficultés dans la desserte des trajets, sans parler de la quasi impossibilité pour les cars de déposer les élèves devant la grille de leur collège, au détriment de leur sécurité… 

Pourtant, la complémentarité entre les réseaux de transports publics est aujourd’hui une nécessité, tant en matière d’économie de l’argent public que de confort pour les usagers. A l’initiative du conseil général, un système de billetterie unique Transco-Divia, sous forme de clé USB, sera opérationnel fin 2011. Il faut aller plus loin en développant les correspondances bus-tram, les points de raccordement, les possibilités de substitution. »

Christiane Estève (Alliance écologiste) : « Les aides aux transports collectifs doivent être prioritaires, non seulement au niveau du prix mais également au niveau des services (fréquence). Il est très important de trouver des moyens incitatifs pour qu’un maximum de Côte-d’oriens qui travaillent ou étudient sur Dijon puissent facilement se déplacer selon leur domicile, et pour cela, il faut améliorer les offres de la Transco. Construire des plates-formes relais en périphérie de la ville est une bonne idée, pour ceux qui seraient encore attachés aux déplacements extra-urbains en automobile. Plates-formes qui devraient être pourvues de pare-soleil en modules photovoltaïques… dont l’électricité couplée au réseau servirait en grande partie, le jour, à faire mouvoir le tramway. »

– Pascal Moriou (Debout la République) : « Je pense qu’il faut créer des plateformes d’arrêt pour les bus Transco à proximité des stations principales du tramway. Au delà de Transco, je souhaite qu’il y ait un vrai partenariat SNCF-Tramway avec des billets et des abonnements couplés afin de développer l’utilisation des TER et de ce fait de désengorger la circulation urbaine ».

– Gérard Pierre (Front de gauche) : « Un opérateur unique me paraît souhaitable au plan de l’exploitation, avec des économies d’échelle à plusieurs niveaux en ce qui concerne le matériel, le statut ou la formation des personnels par exemple. Il y a ensuite la combinaison entre les différents modes de transports qui relève des politiques publiques. Le but étant de réduire au maximum la circulation automobile, il faut y inclure la SNCF avec un recours plus systématique aux arrêts dans le bassin d’emploi dijonnais en particulier. En un mot, nous devons faire du transport en commun le mode préféré de déplacement des habitants du département. Cela suppose une politique tarifaire attractive, voire la gratuité notamment pour les jeunes.  Mais cela suppose aussi un maillage du territoire, avec des fréquences de passage améliorées et des matériels confortables… Et dans un avenir plus lointain, la prolongation des lignes du tramway vers Chevigny et Marsannay qui devra être envisagée. »   

– Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) : « Je dénonce ici l’abandon du financement par le conseil général de la Côte-d’Or des transports des collégiens au sein de l’agglomération dijonnaise. Cette décision ampute le budget transport du Grand Dijon de plus de 290.000 euros par an. Pour bien se déplacer en Côte-d’Or, il faut un dialogue réfléchi entre toutes les collectivités du département, la SNCF et les sociétés de transport collectif. Cette discussion ne peut se limiter au rapport Transco – tramway mais doit prendre en compte l’ensemble des territoires du département et tous les modes de déplacement (covoiturage, train, vélo, bus, tramway et transport à la demande). Dans mon programme pour le conseil général de la Côte-d’Or, je souhaite, en effet, développer le transport à la demande pour les personnes âgées en partenariat avec le Grand Dijon et la région Bourgogne. »

Christophe Zander (EELV-Cap 21) : « Votre question permet d’aborder, au-delà du périmètre tout de même artificiel du canton, la question des transports alternatifs à la voiture individuelle sur l’ensemble du département. En effet, outre ceux que vous évoquez je veux mettre en avant pour le canton lui-même la valorisation du déplacement à vélo, de la marche à pied (rappelons que les 2/3 des déplacements intra-muros à Dijon se font encore en voiture individuelle pour des distances de moins de trois kilomètres : on voit d’emblée les marges de progression !) et pour le département le soutien ambitieux aux systèmes de co-voiturage qui se mettent en place et à l’auto-partage à développer.

Concernant spécifiquement le Transco nous avons eu l’occasion de dire que si le principe nous en semble pertinent il convient de passer à une seconde étape : évaluation des trajets réels et articulation en partenariat avec les autres collectivités des horaires. Plus que de réfléchir en terme de ligne il convient désormais de raisonner en termes de plage couverte : quand mon Transco arrive dans une gare, suis-je sûr qu’un TER parte dans le quart d’heure sur les trajets les plus fréquents ? C’est avec le bouquet pluri-modal d’offres de déplacements porté par la politique partenariale ambitieuse proposée par Europe Écologie-Les Verts et Cap 21 que nous saurons répondre à la fois aux besoins de la population, à la diminution des gaz à effet de serre et celle de la ressource en pétrole. »

3 – A l’échelle du canton, seulement 1,5% de locataires occupaient des logements à loyers modérés en 2007 : quelles pistes envisager pour améliorer cette situation ?

– François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) : « Rappelons tout d’abord que ce quartier est l’un des plus denses de Dijon. Évidemment, je ne suis pas opposé par principe à de nouvelles constructions. Une ville doit se renouveler. En revanche, je dis non à un bétonnage systématique et irraisonné qui ne respecte pas l’identité de nos quartiers, à laquelle nous sommes attachés. 

S’il doit y avoir de nouveaux programmes immobiliers, je souhaite que les projets soient concertés avec les habitants des rues concernées, et surtout qu’ils soient compatibles avec leur cadre de vie. Il est essentiel que les questions de stationnement, de circulation, d’équipements publics, la place des espaces verts soient prises en compte en amont des projets. Le logement, et notamment le logement social, doit être intégré dans une politique d’urbanisme intelligente, globale et respectueuse de la qualité de vie des habitants. »

Christiane Estève (Alliance écologiste) : « Il existe en France une culture du pavillon familial, du lotissement, trop généralisée et dont les promoteurs immobiliers se font les choux gras, tout en proposant un chauffage électrique ruineux. Les HLM perdent peu à peu leur image assez sordides et deviennent, réduits en taille, rénovés ou repensés, des lieux de convivialité, dès lors qu’une bonne éducation au partage des biens communs, au bon tri sélectif, au respect des autres se dessine. Le logement collectif, de toute façon, a un impact environnemental bien moindre qu’un pavillon, en référence au quartier-phare Vauban de Freiburg en Allemagne. »

– Pascal Moriou (Debout la République) : « Dans le canton de Dijon VI, il y a peu de terrains disponibles ; les constructions prévues dont les permis de construire ont été donnés par la Ville et le Grand Dijon ne sont pas destinés à des logements HLM ; tout au plus surtout dans le quartier Égalité-Montmartre, les bâtiments prévus ne seront par leur taille que destinés à boucher la lumière et le soleil de nombreux habitants actuels ce que je combattrai vigoureusement. Les problèmes de stationnement et de sécurité routière ne vont que s’accroître. En outre le nombre de logement HLM ne se regarde pas au niveau d’un seul canton mais à l’échelle de toute la Ville. »

– Gérard Pierre (Front de gauche) : « Nous défendons la mixité sociale partout, pas seulement dans les quartiers sensibles. Un « ghetto », sinon de nantis, du moins de couches moyennes, peut être difficile à vivre. L’autre jour, une dame m’a dit qu’elle « détestait ce quartier bourgeois »… Ce lieu de vie serait en effet plus agréable s’il devenait un vrai quartier habitable par tous, avec une zone 30, des commerces en son cœur et un service de navette. La mixité sociale et intergénérationnelle passe par la production de logements sociaux de qualité. La municipalité a réhabilité quelques logements anciens avenue Victor Hugo. L’acte symbolique était honorable mais sans rapport avec l’objectif souhaitable. Il faut préempter les espaces qui se libèrent, plutôt que les abandonner à des promoteurs qui accentuent la tendance au lieu de la corriger. Il faut revoir les règles d’urbanisme qui limitent la construction en hauteur tout en les accompagnant d’une double exigence de qualité, architecturale et environnementale. »

– Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) : « L’échelle du canton n’est pas la bonne échelle pour traiter cette question. Le plan local d’urbanisme  (PLU)  relève  de  l’agglomération et Orvitis, l’organisme HLM présidé par le conseil général, doit prendre toute sa place dans cette politique d’aménagement du territoire. Une de mes priorités sera la réhabilitation du parc de logements afin de réduire les besoins en énergie des ménages, de maîtriser les charges et d’adapter les logements aux personnes âgées ou vivant avec un handicap. »

Christophe Zander (Liste EELV-Cap 21) : « Il faut avant tout rappeler que la compétence Logement relève du Grand Dijon. La faible part de mixité sociale en la matière que vous soulignez sur le canton est le fruit de l’histoire de l’aménagement de la ville sur plusieurs décennies. Pour autant, nos propositions concernent bien évidemment l’accessibilité au logement de qualité pour toutes et tous quelles que soient les ressources : soutien à la rénovation du bâti ancien (efficacité énergétique, normes phoniques, accessibilité aux personnes handicapées…), conditionnalité des aides financières selon des critères sociaux et environnementaux en lien avec les bailleurs et les opérateurs immobiliers, partenariat actif avec le Grand Dijon pour préempter selon les besoins concertation avec les habitants.

De plus, nous savons bien que la mixité sociale ne se décrète pas et ne se résume pas à la mixité urbaine : des politiques sociale et culturelle efficaces sont également nécessaires. Au delà de cette action de développement du logement social à Dijon, il convient d’évoquer notre souci de mettre en œuvre une stratégie foncière au niveau départemental qui donne la priorité au logement et à l’installation agricole. Autant d’actions dans des partenariats dynamiques et novateurs. Pour la vitalité du canton et du département. »

4 – Le concept de Maison des adolescents est né sur votre canton : au regard de l’expérience menée sur le territoire de Dijon VI, pensez-vous que le projet doive être développé sur tout le territoire de la Côte-d’Or ? Pourquoi ?

– François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) : « L’adolescence est une période parfois difficile où les jeunes peuvent rencontrer des problèmes importants d’addiction, de comportement, de santé… Face à cela, les parents se sentent souvent seuls et impuissants. C’est la raison pour laquelle j’ai créé avec nos partenaires, en mai 2008, la Maison des adolescents. C’est un lieu d’écoute et d’accompagnement, facile d’accès, en centre-ville, où jeunes et parents sont accueillis dans le cadre de consultations gratuites et anonymes par des professionnels spécialisés. Sa fréquentation témoigne qu’elle répond à un véritable besoin : depuis sa création, ce sont plus de 5.000 jeunes et près de 800 parents qui ont été aidés. 

Devant son succès, nous allons lancer cette année une antenne dans le Châtillonnais, afin d’aller à la rencontre de familles qui ne pourraient pas faire le déplacement jusqu’à Dijon. Cette maison a et doit garder une vocation départementale. Prendre soin de nos ados est une belle mission pour préparer l’avenir. »

Christiane Estève (Alliance écologiste) : « Les maisons de l’adolescent sont désormais bien représentées dans les villes françaises. Elles répondent en partie à un besoin d’information, qui devrait être davantage promu par les parents et au sein des lycées (lieu d’échange et d’écoute). Face au malaise des adolescents, face à certaines difficultés en matière d’information sanitaire, contraceptive/contragestive ou sexuelle, par exemple, il ne faut pas rester silencieux ; on peut ajouter des informations citoyennes liées à la responsabilisation écologique. Je suis donc favorable à prévenir et à informer, à répondre aux questions, plutôt que rester dans le non-dit et la contrainte. Cependant, il faudra veiller à ce que ces lieux ne soient pas infiltrés par les marques ou les laboratoires, comme on peut facilement le craindre, pour inciter à des consommations dirigées de produits alimentaires, médicamenteux (vaccins) ou superflus. »

– Pascal Moriou (Debout la République) : « Le concept de la Maison de l’adolescence est excellent et doit être développé à l’ensemble du département. Ce concept permet aux services sociaux du conseil général d’accompagner les ados en difficulté. C’est un axe majeur d’aide à la formation, à l’orientation, à la découverte de la vie sociale. Un tel projet est plus utile et moins coûteux que le pharaonique site d’Alésia ».

– Gérard Pierre (Front de gauche) : « Les Maisons de l’adolescence relèvent en vérité d’un dispositif national mais leur action est départementale. L’Adosphère s’adresse à des publics, de 11 à 24 ans, en théorie dans l’ensemble du département sans en avoir les moyens humains et matériels. Les jeunes en difficulté, en souffrance, y trouvent écoute, conseils et orientation. Son point fort est évidemment le partenariat de référence qui la lie au CHS de la Chartreuse, gage de l’intervention de professionnels.

Le défi qui est devant nous consisterait à en faire l’intervenant principal dans les collèges en lien avec les services sociaux de l’Éducation nationale car les jeunes, collégiens et lycéens, demeurent les grands oubliés des politiques sociales. Depuis  mai 2008, le bilan semble à la hauteur des ambitions mais, comme partout aujourd’hui, avec un manque criant de moyens, en raison de la politique d’austérité gouvernementale relayée, ici, par messieurs Sauvadet et Dugourd. »

– Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) : « Permettez-moi de corriger : vous ne  pouvez ignorer qu’il existe en France plus d’une soixantaine de structures appelées « Maison des adolescents » dans plus de 57 départements ! Le concept est issu d’une Lettre-circulaire ministérielle du 04 janvier 2005 faisant suite à la Conférence de la famille de 2004 et l’équipe départementale sortante ne l’a même pas exploitée complètement, de surcroît son extension, tant souhaitée dans les territoires ruraux, devrait se faire à budget constant ! Une gageure ! Le conseil général fait un pas en avant, deux pas en arrière.

En effet la question du mal être des adolescents est importante et nécessite de mettre en cohérence et en réseau un nombre important d’acteurs spécialisés ou d’associations d’aide aux familles, aux jeunes et aux enfants. La baisse catastrophique des aides accordées par le conseil général à ces associations met en péril leur travail et leur action  bâtie progressivement et avec un grand professionnalisme depuis parfois 45 ans ! Je souhaite rétablir les aides à ces structures et développer, entre autre, un plan de prévention en direction des collégiens concernant les dangers des consommations addictives – tabac, alcool, drogues, produits dopants, jeux en ligne, etc. ».

 – Christophe Zander (EELV-Cap 21) : « Les maisons de l’adolescence sont un dispositif récent dont le cahier des charges a été pensé au regard de besoins émergents et d’un travail en réseau nécessaire. Ce sont des outils précieux pour faire face à la fragilisation grandissante de la population adolescente et nous sommes favorables à ce type de projets. Le service de la maison de l’adolescence pourrait par exemple se déployer sur l’ensemble du territoire selon la démographie par le biais d’antennes mobiles ou du service d’accompagnement que nous proposons en lien avec les collèges.

Pourtant la maison de l’adolescence ne peut se penser indépendamment des autres dispositifs de protection de la jeunesse. A ce titre je souhaite redire l’attachement des écologistes à la prévention spécialisée,  à une offre d’accueil diversifiée et solide en protection de l’enfance et à la pérennité du dispositif des contrats jeunes majeurs. Nous défendrons ces services dans un dialogue ferme avec l’Etat quant au financement, la renégociation du schéma départemental d’action sociale avec les acteurs associatifs et la réorientation de certains budget de prestige et de communication sur le poste action sociale. Il faut redonner du sens à nos politiques de solidarité ! »

5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à coeur ?

– François-Xavier Dugourd (Initiatives Côte-d’Or) : « Sans conteste, le projet qui me tient le plus à cœur est la réalisation de la Lino à deux fois deux voies. Les Dijonnais l’attendent depuis près de 35 ans ! Ce contournement routier est indispensable pour l’activité économique de notre ville, pour ses salariés. Il l’est aussi pour nos quartiers, et particulièrement pour le canton de Dijon VI qui supporte aujourd’hui une circulation anormale, avec des camions qui passent dans des rues où ils n’ont rien à faire. Cela crée de la pollution et de l’insécurité. Le dossier avance, avec la réalisation de la première phase à deux fois une voie ; mais pour qu’elle soit efficace, la Lino doit être réalisée le plus rapidement possible à deux fois deux voies. 

Mon adversaire politique est contre, prétextant qu’il n’y a pas d’argent pour réaliser ce projet. Je m’inscris en faux contre cet argument irresponsable et mensonger qui n’a pour but que de se concilier quelques voix écologistes. On peut toujours trouver de l’argent pour de bons projets. La politique, ce sont des choix à faire pour l’intérêt général et non pour des intérêts politiciens. »

Christiane Estève (Alliance écologiste) : « L’accès à internet ADSL  pour tous, par voie filaire et surtout pas au moyen du Wimax, délétère et irresponsable. »

– Pascal Moriou (Debout la République) : « La création pour le canton d’une maison de l’accompagnement professionnel. Ceci permettrait à nos jeunes et à leurs parents de rencontrer les entreprises, les commerçants, les artisans du canton qui sont souvent méconnus. Pour les professionnels cette maison cette maison serait un lieu de rencontre pour leurs futures embauches ou pour leur transmission ; comme pour les maisons d’ados, cette formule devrait être étendue à tout le département ».

– Gérard Pierre (Front de gauche) : « L’emploi est le souci numéro un de nos concitoyens, c’est ma priorité pour la cohésion des communes et des collectivités. Tournons d’abord la page de l’austérité pour soutenir la demande. L’activité économique en dépend. Renforçons ensuite l’attractivité de Dijon et de la Côte-d’Or avec l’achèvement des grands projets en cours de réalisation et la mise à l’étude de nouveaux équipements, une politique de grands travaux industriels en quelque sorte avec un financement européen. Mais la concurrence entre territoires n’est pas meilleure que celle qui divise les hommes. Je leur préfère la cohérence d’un plan concerté parce qu’élaboré avec tous les acteurs concernés, dont la population, pour reconstruire une économie créatrice d’emplois. C’est sans doute, si ce n’est le seul, le principal objectif que nous devons offrir à notre jeunesse. Je voudrais donc qu’au lendemain du basculement du conseil général à gauche, nous y travaillions tous ensemble. »

– Françoise Tenenbaum (Forces de progrès) : « Je serai une voix forte pour donner à ce canton un espace du bien-vivre ensemble. Je souhaite, dès mon élection, mettre en place une nouvelle gouvernance afin de mener des politiques d’urgence : pour préserver le pouvoir d’achat et la qualité de vie de nos aînés et des familles, pour accompagner les jeunes et agir sur l’emploi, favoriser la tranquillité publique et faire de la Côte-d’Or une référence écologique. Une des premières décisions du conseil général sera de rétablir les aides aux structures et associations qui œuvrent pour l’insertion, pour les aînés, pour les jeunes, pour la prévention spécialisée. »

Christophe Zander (EELV-Cap 21) : « Je mettrai en avant en premier lieu la protection de l’enfance en danger et le souci que nous partageons, avec les autres candidats écologistes, de rebâtir une politique de l’enfance. Nous avons la chance de disposer de moyens importants, d’équipes dévouées et d’associations engagées dans ce secteur. Nous avons une dette d’avenir à l’égard des enfants les plus fragiles qui auront à inventer demain un monde vivable et juste dans un contexte inédit. Il est indigne de raisonner en termes strictement financiers ou administratifs quand on évoque le sort de l’enfance. Nos enfants sont trop précieux pour qu’on puisse se permettre d’en perdre un seul : c’était l’intuition d’une des ordonnances de 1945 relative à l’enfance et cela reste notre conviction. »

Beaune (21) : France 3 lance un appel à témoins pour son émission « Midi en France »

Dans un communiqué reçu mercredi 02 mars 2011, la société de production indépendante R&G Productions lance un appel à témoins concernant la chronique « Brocante » de l’émission « Midi en France », présentée du lundi au vendredi par Laurent Boyer sur France 3 – à 10h50 et à 13h – en direct d’une ville différente chaque semaine. La chronique est animée par Maître Philippe Ancelin, commissaire priseur de chez Drouot, qui estime sur le plateau et en direct différents objets apportés par des particuliers de chaque région souhaitant connaitre la valeur de leur bien. Ainsi la production – qui se déplacera dans la ville de Beaune, en Côte-d’Or, du 28 mars au 1er avril 2011 – cherche des témoins bourguignons possédant un objet de collection, une pièce typique de la région ou tout simplement d’un objet type « brocante »…

Les personnes intéressées sont invitées à joindre dès maintenant la responsable de cette chronique sur place :

cOntact :
Caroline Tchang
06 04 50 93 35
caroline@retgproductions.fr

ESC Dijon-Bourgogne : Etudiants, devenez entrepreneurs innovants !

Dans un communiqué reçu mardi 1er mars 2011, le groupe ESC Dijon-Bourgogne présente sa nouvelle formation dédiée aux jeunes chercheurs-entrepreneurs, proposée en collaboration avec Prémice – incubateur d’entreprises technologiques innovantes de Bourgogne et centre européen d’entreprises et d’innovation. Une convention de partenariat a justement été signée lundi 28 février 2011 et permettra à l’école d’accueillir, de février à juin 2011, une promotion de treize participants.

Pour en savoir plus, lire le communiqué ci-dessous.

« PREMICE et le Groupe ESC Dijon Bourgogne lancent une formation dédiée aux Jeunes Chercheurs-Entrepreneurs

PREMICE (Incubateur d’entreprises technologiques innovantes de Bourgogne – Centre Européen d’Entreprise et d’Innovation) et le Groupe ESC Dijon Bourgogne ont signé lundi 28 février à 18h, à l’hôtel Sofitel – La Cloche de Dijon, une convention de partenariat visant à encourager et développer l’entrepreneuriat innovant en Bourgogne.

Cette signature, assurée par Madame Houriah Ghebalou, Directrice de PREMICE, et Monsieur Stéphan Bourcieu, Directeur du Groupe ESC Dijon Bourgogne, s’est déroulée en présence de Madame Géraldine Harly, Directrice de la recherche et de l’enseignement supérieur au Conseil régional de Bourgogne.

L’élément principal de cette initiative encouragée par le Conseil régional est la mise en place de la formation « Parcours Premice Création Management – spéciale Jeunes Chercheurs Entrepreneurs ». Ce programme a pour objectif de sensibiliser de jeunes doctorants en matière de création, de management et de gestion d’entreprise technologique innovante.

13 participants sont concernés par la première promotion accueillie le 21 février 2011. La formation se déroule à raison de 2 jours consécutifs par mois, soit 10 journées de formation (de février à juin 2011).

 > Les partenaires en bref…

 –     PREMICE a pour but de favoriser l’émergence et la concrétisation de projets de création et de développement d’entreprises innovantes valorisant, notamment, les compétences et les résultats issus des laboratoires, des établissements d’enseignement supérieur ou des organismes de recherche publics de Bourgogne. Les domaines particulièrement ciblés sont l’Agroalimentaire, la Bio-industrie, la Caractérisation de la matière, les Matériaux, la Mécanique, l’Ingénierie des Formations et les NTIC.

 –     Le Groupe ESC Dijon Bourgogne a pour mission de donner aux actuels et futurs managers un enseignement d’excellence appuyé sur des activités de recherche, et de contribuer au rayonnement du territoire bourguignon. Inscrits dans une démarche entrepreneuriale et ouverts sur l’international, les programmes de formation du Groupe contribuent à l’acquisition d’expertises professionnelles intégrant les besoins des entreprises et la responsabilisation sociétale. »