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Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton de Saint-Jean-de-Losne

Un petit tour sur les rives de Saône, ça vous tente ? Pour le dix-huitième débat d’idées précédant les élections cantonales du dimanche 20 mars 2011, dijOnscOpe porte son regard sur le canton de Saint-Jean-de-Losne, où les candidats en lice – Rémi Boursot (Front national), Roger Ganée (Forces de progrès), Delphine Helle (Front de gauche) et Jean Perrin (Initiatives Côte-d’Or) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…

  • Portrait-robot du canton

Le canton de Saint-Jean-de-Losne compte 11.130 habitants selon l’Insee. Les dix-sept communes qui le composent sont Aubigny-en-Plaine, Brazey-en-Plaine, Charrey-sur-Saône, Echenon, Esbarres, Franxault, Lapierre-sur-Plaine, Losne, Magny-lès-Aubigny, Montagny-lès-Seurre, Montot, Saint-Jean-de-Losne, Saint-Seine-en-Bâche, Saint-Symphorien-sur-Saône, Saint-Usage, Samerey et Trouhans. Il compte 11,1% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 22,4% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.

  • Quatre candidats

Liste Front National : Rémy Boursot. Le candidat n’a pas répondu aux questions de dijOnscOpe.  

– Parti socialiste (Liste Forces de progrès: Roger Ganée, 65 ans, cadre de France télécom retraité, maire de Saint-Usage.

– Gauche unitaire (Liste A Gauche vraiment) : Delphine Helle, 27 ans, étudiante.

UMP-NC (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Jean Perrin, 62 ans, président de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), vice-président du conseil économique, social et environnemental de Bourgogne. Le candidat n’a pas répondu aux questions de dijOnscOpe.

→ Le conseiller général actuel du canton est Roger Ganée, 65 ans, cadre de France télécom retraité, maire de Saint-Usage.

  • Le canton en cinq questions…

1 – Premier port de plaisance fluvial en France, carrefour entre le canal de Bourgogne, la Saône et le canal « entre Rhin et Rhône » : Saint-Jean-de-Losne tire de nombreux avantages de sa position en bordure de fleuve. Quelles pistes de développement imaginer aujourd’hui pour renforcer cet atout ?

– Rémy Boursot (FN) : Réponse non parvenue. 

– Roger Ganée (Forces de progrès) : « Le port de Saint-Jean-de-Losne a une situation géographique exceptionnelle, dans un cadre environnemental remarquable et paisible. C’est un espace dédié naturellement au tourisme fluvial et au tourisme vert. Il faut créer son identité touristique, sa marque. La communauté de communes Rives de Saône, compétente dans le domaine touristique et économique, a obtenu de Voies navigables de France la délégation de service public de gestion du port de Saint-Jean-de-Losne. Son ambition, en partenariat avec la Région Bourgogne, le Département et l’Office de tourisme, est de développer des espaces de haltes fluviales (54 emplacements) pour accueillir des bateaux en courte ou moyenne durée, de construire la capitainerie et de gérer la station de ravitaillement en carburants.

L’animation du territoire doit être accompagnée de visites guidées du patrimoine local, d’activités de loisirs comme la randonnée pédestre, cycliste, les promenades à cheval et les croisières en bateau (le Vagabondo) ainsi que la découverte du canoë-kayak. Je suis persuadé que cette économie touristique a de l’avenir chez nous et je participe à son essor ».

– Delphine Helle (Front de gauche) : « Certes, il y a le tourisme qui doit être soutenu et développé au niveau social car nous savons que pour beaucoup de familles – et donc d’enfants – « partir en vacances  » ne veut rien dire. Les activités nautiques et autres du canton devraient permettre un accueil du tourisme social.

Au niveau économique, le transport fluvial de marchandises devrait être développé avec le canal, le Technoport de Pagny… en lien avec le transport ferroviaire. De l’argent public a été investi dans des infrastructures : il faut réfléchir à un schéma de développement des transports de marchandises au niveau départemental et régional et inciter les entreprises (les plateformes logistiques notamment) à s’installer près des lieux de transports « propres » et pas systématiquement près des autoroutes. Les canaux de Bourgogne doivent aussi servir aux transports de marchandises, je souhaite qu’une étude soit engagée ».

– Jean Perrin (Initiatives Côte-d’Or) : Réponse non parvenue.

2 – Au contraire, comment penser l’aménagement du canton sans pour autant entrer dans un lien de dépendance unique avec le fleuve ?

– Rémy Boursot (FN) : Réponse non parvenue. 

– Roger Ganée (Forces de progrès) : « D’une part, le canton de Saint-Jean-de-Losne a la particularité d’avoir deux pôles de bassin de vie : le Pays Losnais (Echenon, Losne, Saint-Jean-de-Losne et Saint-Usage…) et le pays de Brazey-en-Plaine. C’est un point fort de notre territoire. Il faut dynamiser l’économie locale en valorisant les zones d’activités économiques artisanales de ces deux pôles et en mettant à la disposition de leurs habitants des services à la population de qualité. Je contribue à cette dynamique.

D’autre part, le canton est concerné directement par le Port de Pagny (le port intérieur de Marseille). En effet, la communauté de communes Rives de Saône compétente en économie, la Région Bourgogne et le conseil général, y développent le concept de la logistique de massification avec la trimodalité du transport (eau, rail et route). Je milite résolument pour son développement et pour sa promotion ».

– Delphine Helle (Front de gauche) : « En valorisant cet atout de transport et les autres (le fer) et en ayant une véritable politique industrielle au niveau du pays. Le canton de St-Jean-de-Losne peut  se développer et en terme d’aménagement tel que le développement des  services publics, l’accueil pour les personnes âgées, le logement public : il y a de quoi améliorer la satisfaction des besoins des habitants ! ».

– Jean Perrin (Initiatives Côte-d’Or) : Réponse non parvenue.

3 – Le canton compte 20,5% d’habitants âgés de 0 à 14 ans selon l’Insee : quelle politique mèneriez-vous en direction de la petite enfance et de l’adolescence ?

– Rémy Boursot (FN) : Réponse non parvenue. 

– Roger Ganée (Forces de progrès) : « Une maison de l’enfance et de la jeunesse doit être construite pour accueillir une crèche, une halte-garderie, le périscolaire et le centre de loisirs pendant les vacances scolaires dans le secteur du chef-lieu de canton. Ce bâtiment a déjà été envisagé après une réflexion d’un groupe de travail intercommunal qui préparait la création de la communauté de communes Rives de Saône. C’est pourquoi la communauté de communes Rives de Saône a pris la compétence Enfance/Jeunesse. Je suis convaincu que la création d’équipements sociaux comme la maison de l’enfance à la disposition des familles et des jeunes, accompagnée d’une animation sportive et culturelle, apportera une avancée sociale dans notre canton. Elle sera très appréciée par toutes et tous ».

– Delphine Helle (Front de gauche) : « Il faut tout d’abord impulser la création de crèches et le département peut être un acteur fort pour aider les communes ou communautés de communes (d’autres départements en France gèrent des crèches départementales). Mais la droite départementale et nationale ne veut pas investir dans ces équipements publics et même en détériore le fonctionnement par une augmentation du nombre d’enfants par professionnel et la baisse des qualifications requises. C’est pourquoi je soutiens les actions des professionnels de la petite enfance et du collectif « pas de bébés à la consigne » et prèfère laisser les parents se débrouiller ou ne vante que la solution de la garde par des assistantes maternelles ; il faut plusieurs possibilités de modes de garde qui sont complémentaires et peuvent travailler ensemble au bénéfice de tous et en premier pour les enfants.

Pour les adolescents, il y a besoin et de lieux de loisirs, de culture et des structures d’accueil, d’écoute, non pas pour les « occuper » mais pour leur permettre de s’épanouir ; il y a besoin aussi dans les collèges et les lycées de lieux de prévention et d’écoute… donc plus de personnel médico-social ».

– Jean Perrin (Initiatives Côte-d’Or) : Réponse non parvenue.

4 – A contrario, le canton compte 11,1% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or : quelle seront vos priorités en terme de politique sociale ?

– Rémy Boursot (FN) : Réponse non parvenue. 

– Roger Ganée (Forces de progrès) : « La difficulté principale rencontrée par les chômeurs de notre territoire et en particulier par les plus jeunes, est le manque de mobilité et de moyens de transport. Il serait donc nécessaire et utile de faciliter, par une aide financière, l’accès aux différents permis de conduire (motocyclettes, voitures) et d’assurer le prêt ou la location de moyens de transport individuel sous certaines conditions.

Il serait intéressant de mettre en place un transport intra et intercommunautaire à la demande comme Mobiplaine. La mutualisation de ce service, entre plusieurs communautés de communes rurales et voisines, peut être une solution économique et durable à bien des déplacements transverses en dehors de Dijon qui est accessible par le train et l’autobus (Transco).

Il serait bon aussi de prendre en charge la formation d’animateurs de centres de vacances et de loisirs pour favoriser le premier emploi des jeunes ».

– Delphine Helle (Front de gauche : « Il faut bien évidemment une politique de l’emploi : interdire les délocalisations et les licenciements boursiers ; réduire la précarité par des mesures contraignantes, revenir sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux et embaucher dans les secteurs en sous-effectif – santé, éducation, Poste , SNCF… la liste est longue. Ce que ce gouvernement et Sarkozy refusent  de faire, comme d’ailleurs messieurs Sauvadet et Perrin. Au contraire, toute la droite (Nouveau Centre – UMP – Démocrate-chrétienne – Indépendante) préfère   satisfaire l’accaparement des richesses produites par les travailleurs par quelques grosses fortunes ou actionnaires plutôt que d’augmenter les salaires et développer les services publics.

« Travailler plus pour gagner plus « , « Une France de propriétaires », comme le propose encore Mr Perrin , »la hausse du pouvoir d’achat  » : tout cela n’a été que mensonge et les habitants de ce canton, qui souffrent de la crise et pour beaucoup ont de bas salaires ou de petites retraites doivent pouvoir bénéficier des mesures sociales du Département pour les aider. En matière de santé et de perte d’autonomie, je souhaite que le Département développe un plan d’accompagnement, d’accueil pour ces personnes et que les moyens d’aide en personnels qualifiés, en intervention, soient à la hauteur de la dignité humaine. Je suis pour qu’en France, un pôle public de la perte d’autonomie soit créé avec les Départements, la Sécurité sociale, les structures publiques ou à but non lucratifs et les associations ».

– Jean Perrin (Initiatives Côte-d’Or) : Réponse non parvenue.

5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?

– Rémy Boursot (FN) : Réponse non parvenue. 

– Roger Ganée (Forces de progrès) : « Il faut anticiper la difficulté importante d’installation de nouveaux médecins dans notre territoire (trois médecins n’ont pas été remplacés). Je pense qu’il serait intéressant de penser dès aujourd’hui à la création d’une maison médicale qui regrouperait différentes professions médicales et paramédicales. Dès maintenant, il faut proposer et soutenir, avec toutes les bonnes volontés, des projets qui améliorent la situation de la présence médicale en milieu rural. Brazey-en-Plaine porte un projet de maison médicale, je faciliterai son aboutissement et sa réussite.

Je crois aussi qu’il est urgent de faire de l’entretien des routes et de la sécurité routière une priorité. La dégradation des voiries départementales et communales est catastrophique ».

– Delphine Helle (Front de gauche) : « Je suis étudiante, salariée, et je connais les difficultés de précarité de la majorité des jeunes : chômage, travail en intérim, stages, études à financer etc. Aussi, je pense qu’il faut créer une allocation permettant à chaque jeune de pouvoir vivre dignement et s’assumer. En Côte-d’Or, le soi-disant RSA Jeunes de Mr Hirsch ne bénéficie qu’à quelques jeunes tellement les conditions d’accès sont difficiles ; et Mr Sauvadet vante cette mesure !

Pourquoi les jeunes de plus de 18 ans ne pourraient-ils pas bénéficier du RSA aux mêmes conditions que les plus de 25 ans ? Pourquoi n’auraient-ils pas les mêmes droits que les autres alors qu’ils ont les mêmes devoirs ? Plutôt que de vouloir sacrifier une génération comme le fait la droite quand elle ne la montre pas du doigt comme dangereuse ou la stigmatise, il vaudrait mieux l’aider à construire l’avenir ! ».

– Jean Perrin (Initiatives Côte-d’Or) : Réponse non parvenue.

Neuf éditeurs de la région présents au Salon du livre de Paris du 18 au 21 mars

Dans un communiqué reçu vendredi 11 mars 2011, le Centre régional du livre de Bourgogne (CRLB) annonce que pour la seizième année consécutive, il accueillera les éditeurs de Bourgogne sur son stand au Salon du livre de Paris, du 18 au 21 mars 2011, ainsi qu’une vingtaine d’auteurs en dédicace, illustrant la vitalité de l’édition régionale.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

« Les éditeurs de Bourgogne au 31e Salon du livre de Paris

Pour la seizième année consécutive, grâce au soutien de ses partenaires publics – Conseil régional de Bourgogne et  Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Bourgogne – le  Centre régional du livre de Bourgogne (CRL Bourgogne) accueillera les éditeurs de Bourgogne sur son stand au Salon du livre de Paris, ainsi qu’une vingtaine d’auteurs en dédicace, illustrant la vitalité de l’édition régionale. Comme en 2009 et 2010, le stand Bourgogne est mutualisé avec la Région Champagne-Ardenne.

9 éditeurs bourguignons au Salon 

La Bourgogne rassemble aujourd’hui une quarantaine de maisons d’édition indépendantes. Les éditeurs bourguignons déploient leur production dans tous les genres éditoriaux, du livre pour enfant aux ouvrages scientifiques en passant par la littérature, la bande dessinée ou les beaux livres.

Ces éditeurs ont aujourd’hui encore des difficultés à faire connaître leurs ouvrages. C’est pourquoi  le Centre régional du livre de Bourgogne met en place une aide à la diffusion et à la promotion des éditeurs de Bourgogne en favorisant leur présence sur les salons et en publiant régulièrement un  Répertoire des éditeurs de Bourgogne diffusé auprès des librairies et des bibliothèques.

Au salon du livre de Paris, découvrez cette année  neuf éditeurs dont le point commun est l’investissement dans une dynamique locale et nationale, tant culturelle et intellectuelle qu’économique :

  • Âne bâté Éditions,
  • Éditions de Bourgogne,
  • Éditions du Chemin de fer,
  • Éditions du Cheval Vert,
  • Editions D’un Noir Si Bleu,
  • Éditions du Murmure,
  • Éditions Raison et passions,
  • Éditions Rhubarbe,
  • Éditions Terre en vues

À Paris, le Centre régional du livre de Bourgogne met  un stand à disposition des éditeurs et prend à sa charge  la logistique, la location et l’aménagement de ce stand. Chaque éditeur dispose d’un espace propre afin de lui permettre de présenter tout ou partie de son catalogue auprès d’un très large public de professionnels et de lecteurs.

Des rencontres et des dédicaces avec les auteurs sont organisées durant toute la durée du Salon sur le stand Bourgogne ».

Côte-d’Or : Le département fier de ses agriculteurs médaillés à Paris !

116 médailles sont venues récompenser les éleveurs et producteurs côte-d’oriens lors du Salon international de l’agriculture (SIA) de Paris, qui s’est tenu du 19 au 27 février 2011. En l’honneur des exposants côte-d’oriens présents au salon et des lauréats du concours général agricole, le conseil général de Côte-d’Or organisait vendredi 11 mars 2011 une réception dans ses locaux, en présence des représentants de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA), des Jeunes agriculteurs, de Côte-d’Or Tourisme et de la SEM Alésia.

Moutons, vins et Epoisses récompensés !

« Nous sommes là, sur le territoire départemental, pour fêter l’excellence des produits agricoles distingués au salon de l’agriculture », a insisté Dominique Chambrette, président de la Chambre d’agriculture de la Côte-d’Or. Si François Sauvadet, président du conseil général, a rappelé le contexte économique défavorable au secteur de l’élevage, il s’est également félicité de « la mobilisation des professionnels en faveur du cheval de trait de l’Auxois » et de la diversité des productions agricoles côte-d’oriennes, sans oublier de mettre les agriculteurs en garde contre les risques de l’hyper-spécialisation.

« Aujourd’hui, de plus en plus, le salon de l’agriculture de Paris est une vitrine sur le monde agricole, fréquentée par des publics citadins », estime Dominique Chambrette. Le conseil général de Côte-d’Or avait d’ailleurs choisi d’inviter l’association des Climats du vignoble de Bourgogne, pour faire connaitre leur démarche au grand public. « L’opération s’est révélée très positive pour la visibilité du dossier, notamment au plan national », affirme Colette Hervet, vice-présidente de l’association.

Au cours de la réception, les lauréats côte-d’oriens au concours agricole ont été mis à l’honneur. Parmi les mieux récompensés, Pagès Védrenne SAS, qui revient avec huit médailles d’or, deux en argent et une en bronze pour ses apéritifs et liqueurs, mais aussi les fromageries Berthaut et Delin. Quant aux agriculteurs, ils ont été largement récompensés au palmarès animaux pour les bovins, ovins et équins.

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton de Pontailler-sur-Saône

Plus qu’une semaine avant le premier tour des élections cantonales 2011 ! Pour le dix-septième débat d’idées précédant cette échéance politique, dijOnscOpe porte son regard sur le canton de Pontailler-sur-Saône, où les candidats en lice – Joël Abbey (Initiatives Côte-d’Or), Alain Brancourt (Forces de progrès), Stéphanie Chateau (Europe écologie – Les Verts et Cap 21), Bertrand Maller (A Gauche vraiment), Patrick Müller (Alliance écologiste) et Eric Tallec (Front national) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…

  • Portrait-robot du canton

Le canton de Pontailler-sur-Saône compte 7.425 habitants selon l’Insee. Les dix-neuf communes qui le composent sont Binges, Cirey-lès-Pontailler, Cléry, Drambon, Etevaux, Heuilley-sur-Saône, Lamarche-sur-Saône, Marandeuil, Maxilly-sur-Saône, Montmançon, Perrigny-sur-l’Ognon, Pontailler-sur-Saône, Saint-Léger-Triey, Saint-Sauveur, Soissons-sur-Nacey, Talmay, Tellecey, Vielverge et Vonges. Il compte 8,9% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 22,2% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.

  • Six candidats

Divers droite (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Joël Abbey, 62 ans, docteur en médecine et maire de Pontailler-sur-Saône. 

– Parti socialiste (Liste Forces de progrès: Alain Brancourt, 57 ans, maire de Lamarche-sur-Saône, vice-président de la communauté de commune de Pontailler-sur-Saône. Réponses non parvenues.

Liste Europe Écologie-Les Verts (EELV) et Cap 21 : Stéphanie Chateau. Réponses non parvenues.

– Parti de gauche (Liste A Gauche vraiment) : Bertrand Maller, 30 ans, catainériste à la SNCF.

– Alliance écologiste : Patrick Müller. Réponses non parvenues.

 Front National : Éric Tallec. Réponses non parvenues.

→ Le conseiller général actuel du canton est Joël Abbey, 62 ans, docteur en médecine et maire de Pontailler-sur-Saône.

  • Le canton en cinq questions…

1 – Avec 34% d’habitants de moins de 29 ans et 19,6% de moins de 14 ans : la population du canton est très jeune. Comme conseiller général, quelle politique mèneriez-vous en direction de la petite enfance et de l’adolescence ?

– Joël Abbey (Initiatives Côte-d’Or) : « Il faut d’abord penser aux jeunes parents. C’est pourquoi, nous allons poursuivre le développement de la structure multi-accueil « La Patouille » qui a été créée par la communauté de communes avec l’aide notamment du conseil général. Je n’oublie pas également le contrat Ambitions Côte-d’Or que nous avons signé avec le Département pour un montant de subvention d’1,7 millions d’euros et dont l’une des priorités concerne le soutien aux écoles primaires et maternelles. Le collège de Pontailler-sur-Saône a aussi bénéficié de près d’un million d’euros d’investissement de la part du conseil général depuis 2004. Je souhaite continuer à le moderniser et à l’équiper des technologies les plus modernes, à l’image du cartable numérique que nous souhaitons donner à chaque collégien.

Il nous faudra de plus travailler sur le tarif de la restauration scolaire afin d’offrir des prix accessibles aux familles, en même temps qu’une qualité de repas aux enfants en terme de bio, d’équilibre nutritionnel et de circuits courts. Aider les jeunes, c’est aussi soutenir le développement de la vie culturelle et associative sur le canton, c’est pourquoi la majorité départementale à laquelle j’appartiens souhaite notamment créer un « pass sport » en direction de nos jeunes ».

– Alain Brancourt (Forces de progrès) : Réponse non parvenue.

– Stéphanie Chateau (EELV-Cap21) : Réponse non parvenue.

– Bertrand Maller (Front de gauche) : « Je milite pour une politique de la petite enfance permettant un accueil gratuit et de qualité des tout-petits, dès que les parents le souhaitent. Nous visons d’abord au bon développement et à l’épanouissement de l’enfance et nous affirmons que la socialisation de l’enfant est un droit. Elle participe de la prévention des inégalités sociales qui n’attendent pas l’âge de deux ans pour se manifester. Elle vise aussi au maintien des femmes dans l’emploi – ce sont elles qui pâtissent majoritairement de l’absence d’accueil. C’est pourquoi l’accueil de la petite enfance doit relever d’un service public, condition d’un accueil égalitaire et de qualité même au plus jeune âge.

Le canton souffre comme ailleurs de classes surchargées et d’un enseignement maltraité par la droite. Non, messieurs Sauvadet et Abbey, l’école n’est pas là seulement pour préparer nos jeunes à être dociles et productifs pour vos amis du patronat ! La remise en cause des 35 heures et la dégradation des conditions de travail retirent aux parents l’occasion de passer du temps avec leurs enfants, de les voir grandir et de leur transmettre ces valeurs qui ont fait de nous des hommes et des femmes debout ».

– Patrick Müller (Alliance écologiste) : Réponse non parvenue.

– Éric Tallec (Front national) : Réponse non parvenue.

2 – A l’ombre de Genlis et Auxonne : quels projets porterez-vous pour redynamiser la démographie du canton de Pontailler-sur-Saône ?

 

– Joël Abbey (Initiatives Côte-d’Or) : « Vous savez, le canton de Pontailler-sur-Saône a augmenté sa population de 10% sur les vingt dernières années. C’est la preuve de la dynamique que nous avons su y insuffler. Les deux plus grosses communes que sont Pontailler-sur-Saône et Lamarche-sur-Saône sont restées stables. Les villages environnants ont gagné en population et cela est positif. Tous les villages ont travaillé sur l’accession à la propriété.

Ces dernières années, des projets ont été menés à Cléry, Pontailler, Maxilly  Heuilley, Binges et Lamarche dans le cadre de l’aide à la pierre du conseil général. Et cela va se poursuivre. Sur notre territoire, on intervient avec des bailleurs sociaux pour veiller à la construction de logements « aidés ».  Et puis il y a un projet que je soutiens. Il est mené en collaboration avec l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Il s’agit d’utiliser le fond d’aide à la rénovation pour le territoire. D’autre part, on a ciblé l’aide à l’habitation pour permettre aux personnes âgées de rester chez elles. C’est essentiel ».

 

– Alain Brancourt (Forces de progrès) : Réponse non parvenue.

 

– Stéphanie Chateau (EELV-Cap21) : Réponse non parvenue.

 

– Bertrand Maller (Front de gauche) : « Je ne pense pas que dans un pays comme le nôtre nous ayons intérêt à cultiver la compétition entre cantons. La priorité absolue, c’est l’emploi. Car c’est l’activité professionnelle locale qui fait vivre les familles du canton, ces familles qui permettent le maintien des services et des commerces. Mais pas n’importe quels emplois : nous parlons bien d’emplois stables, correctement rémunérés et socialement épanouissants.

Il faut particulièrement favoriser l’emploi des jeunes. A trente ans, je me sens particulièrement  à l’aise pour en  parler d’emploi des jeunes et je ne pense pas que le canton de Pontailler soit condamné à être le dortoir de Dijon ! Il est vrai que cela mérite des choix un peu plus courageux que ceux faits jusqu’à aujourd’hui… ».

 

– Patrick Müller (Alliance écologiste) : Réponse non parvenue.

 

– Éric Tallec (Front national) : Réponse non parvenue.

3 – Le projet de ZAE à Vonges permettra de garantir au canton davantage de vitalité économique. A l’échelle de Pontailler-sur-Saône et pour le Département, quel projet de développement économique porterez-vous ?

 

– Joël Abbey (Initiatives Côte-d’Or) : « Malgré toutes les restructurations que nous avons connues depuis 2001, le canton de Pontailler est resté très industriel à l’inverse d’autres territoires. On le doit à la dynamique de certains établissements locaux. Ces derniers mois, je me suis félicité du rapprochement entre deux poids lourds de l’économie du canton qui ont donné naissance à un grand groupe Titanobel dont le siège national est venu s’installer à Pontailler. A travers ce regroupement, nous avons réussi à maintenir sur notre canton des entreprises historiques.

Grâce à quelques installations d’entreprises, nous avons réussi à créer une centaine d’emplois sur le canton ces dernières années. Les entreprises industrielles sont ainsi très présentes à Pontailler, à Talmay, à Binges, à Maxilly, à Vonges, à Lamarche et à Drambon. Pour ce qui est d’une manière plus générale sur le Val-de-Saône, je soutiens des projets importants, notamment à travers le Pays Plaine de Saône – Vingeanne que je préside. Des projets que je souhaite voir se développer sur les cantons voisins de Mirebeau-sur-Bèze ou d’Auxonne. Enfin au sein du conseil général, j’accorde une importance particulière à la lutte contre la fracture numérique et à l’accès de nos territoires ruraux au très haut débit ».

 

– Alain Brancourt (Forces de progrès) : Réponse non parvenue.

 

– Stéphanie Chateau (EELV-Cap21) : Réponse non parvenue.

 

– Bertrand Maller (Front de gauche) : « De l’argent public a été massivement investi pour l’installation d’entreprises dans cette ZAE. Le hic, c’est que le site des poudreries de Vonges (Nobel explosif, titanite) est classé Seveso II  – site industriel présentant des risques d’accidents majeurs – « seuil haut », et que la ZAE est dans le périmètre immédiat : bien joué ! Le plan de prévention des risques techniques (PPRT) ne sera établi que d’ici à la fin 2011. En attendant, aucune entreprise ne s’y implantera, si encore il y a possibilité d’en implanter une un jour ! Il faut s’en préoccuper.

À l’image de la France, notre canton manque cruellement d’industries ; néanmoins, il possède des atouts sous-exploités : les filières bois et agricole. Voici bien deux productions qui, une fois planifiées, peuvent être économiquement viables, socialement et écologiquement responsables et créatrices d’emplois non délocalisables ! ».

 

– Patrick Müller (Alliance écologiste) : Réponse non parvenue.

 

– Éric Tallec (Front national) : Réponse non parvenue.

4 – Ognon, Saône, vieille Saône, canal de la Marne à la Saône… Le canton est parcouru par de nombreux cours d’eau. Quel projet d’aménagement (tourisme, loisirs, environnement) privilégierez-vous au bénéfice des habitants du canton ?

 

– Joël Abbey (Initiatives Côte-d’Or) : « Le tourisme vert est l’une de nos priorités. Nous nous sommes attelés à développer les circuits pédestres, les véloroutes. A ce sujet, nous avons créé plus de trente km de véloroute avec l’aide du conseil général, notamment avec la « voie bleue » le long de la Saône. Ce qui fait du canton de Pontailler l’un des mieux dotés de Côte-d’Or.

Sur la Saône, nous avons mis en place l’éco-pagayage que nous allons continuer à développer. Il s’agit d’une pratique en plein essor. Elle offre une découverte originale des milieux naturels de notre territoire. On va au plus près de la nature, dans un respect total avec celle-ci. Le conseil général, à travers la mise en place des contrats de la Bèze et de la Vingeanne, ainsi qu’à travers le contrat de vallée inondable, a d’autre part pour ambition de s’intéresser encore plus à la Saône et à ses affluents, qui constituent pour notre canton une véritable richesse ». 

 

– Alain Brancourt (Forces de progrès) : Réponse non parvenue.

 

– Stéphanie Chateau (EELV-Cap21) : Réponse non parvenue.

 

– Bertrand Maller (Front de gauche) : « Tout projet d’aménagement des rives ou du lit de ces cours d’eau a forcément un impact sur les bassins en aval. Par exemple, l’aval de Lamarche en rive de Saône est Poncey-lès-Athée, village connu pour ses zones de captages d’eau potable. La construction de la voie bleue est certes attractive pour le tourisme mais on pourrait être plus ambitieux en sensibilisant ses usagers sur la question de la protection de l’environnement – parcours pédagogique de découverte de la biodiversité locale.

Je connais bien les rives de la Saône pour y pratiquer la pêche sportive de la carpe, du silure et du brochet. La pêche, ce plaisir simple, est une porte d’entrée à l’éco-citoyenneté pour nos jeunes générations. Je félicite au passage le travail fait depuis des années par les passionnés de la Maison de la pêche à Heuilley-sur-Saône qui font découvrir notre patrimoine halieutique aux jeunes. Le conseil général a des marges de manœuvre pour multiplier ces initiatives et les rendre totalement gratuites ».

 

– Patrick Müller (Alliance écologiste) : Réponse non parvenue.

 

– Éric Tallec (Front national) : Réponse non parvenue.

 

5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?

 

– Joël Abbey (Initiatives Côte-d’Or) : « Dans la période difficile que nous continuons de traverser, l’économie et l’emploi doivent être nos priorités. Dans ce sens, le Pays Plaine de Saône-Vingeanne dont fait partie le canton de Pontailler va bientôt se doter d’un animateur économique, pour soutenir les entreprises présentes sur le territoire, les conseiller, et pour en attirer d’autres. Nous devons aussi apporter un soutien sans faille à la population. Pour notre canton, je souhaite que l’on puisse utiliser la Maison des services au maximum. Nous devons travailler sur toutes les possibilités qui peuvent rendre service aux demandeurs d’emploi, aux jeunes. Par exemple, avec le réseau Sati, nous devons permettre l’accès à des services à distance les plus diversifiés possibles.

L’objectif est bien de ne pas devoir se déplacer systématiquement sur Dijon pour effectuer ses démarches. Nous nous y sommes déjà bien engagés, que ce soit avec la création d’une plateforme de mobilité ou avec le soutien au covoiturage. La création du « ticket Côte-d’Or à 1,50 € » par la majorité départementale sur le réseau de car Transco est également une bonne mesure en direction du pouvoir d’achat. Je souhaite continuer à aider ceux pour qui le manque de mobilité est un frein à l’activité professionnelle, à l’accession sociale ».

 

– Alain Brancourt (Forces de progrès) : Réponse non parvenue.

 

– Stéphanie Chateau (EELV-Cap21) : Réponse non parvenue.

 

– Bertrand Maller (Front de gauche) : « Le retour à la régie publique de l’eau signifierait une baisse du prix de l’eau de un euro le mètre cube ! Ce que nous tenons à montrer est que le service public est plus efficace et moins cher que les opérateurs privés. De fait, l’eau, bien commun indispensable à la vie, si elle n’est pas inépuisable, est en revanche gratuite à l’état naturel. Elle ne doit plus être la source des profits colossaux pour quelques majors privées qui se partagent le marché dans le cadre d’une concurrence non libre et très faussée.

Trois groupes se partagent actuellement ce marché : Veolia (anciennement Vivendi Environnement, ex-Compagnie générale des eaux), Suez (ancienne Lyonnaise des eaux) et la Saur (détenue par la Caisse des Dépôts, Séché Environnement et AXA). Pour des questions de rentabilité, le réseau de distribution et d’assainissement souffre de sous-investissement chronique : cette situation doit cesser ! Le conseil général peut aider et inciter les communes et les communautés de communes à faire le bon choix ! ».

 

– Patrick Müller (Alliance écologiste) : Réponse non parvenue.

 

– Éric Tallec (Front national) : Réponse non parvenue.

Dijon : La révolte des beaux quartiers ?!…

« Rendez-nous le soleil ! »… Voici, en quelques mots, les revendications des habitants du quartier huppé Victor Hugo à Dijon, notamment ceux du secteur de la rue de l’Egalité/Montmartre. Organisés en association, ils se sont unis dernièrement contre le projet immobilier du promoteur Seger, visant à construire un immeuble d’une vingtaine de mètres de haut dans ce secteur majoritairement résidentiel et à faible densité. Un projet officialisé par un permis de construire en janvier 2011, pour lequel les habitants n’auraient jamais été consultés et qu’ils considèrent d’un très mauvais œil. « Un bâtiment de cette hauteur va plonger de nombreuses habitations dans l’ombre perpétuelle ! De plus, il faudra compter sur 89 logements et donc plus d’une centaine de voitures en plus dans des rues étroites, où le stationnement est déjà compliqué. Sans parler des enfants qui circulent régulièrement ! », s’indigne le couple Tissier, à l’initiative de l’association de quartier.

Mais qu’en pensent les politiques ?

« Nous avons regroupé plus d’une centaine d’adhérents et avons tout d’abord posé la question à Mme Françoise Tenebaum, notre élu de quartier, pendant une réunion (ndlr : adjointe au maire de Dijon, candidates aux élections cantonales 2011 pour le canton de Dijon VI). Elle nous a affirmé ne pas être au courant de ce projet qui remontait, selon elle, à l’urbanisme du temps de Robert Poujade (ndlr : maire de Dijon de 1971 à 2001). […] D’où notre surprise de voir, deux mois après, que le permis de construire avait été signé de la main même de l’adjointe au maire. »

Les habitants se seraient ensuite tournés vers le groupe Seger, qui leur aurait tenu le discours suivant : « Votre seule marge de manœuvre est de voir avec la mairie de Dijon pour réduire le quota de logements sociaux. Dans ce cas, nous pourrons réduire le nombre de logements »… Les insurgés ont finalement terminé… à la mairie. « Nous avons été reçus par le maire, M. François Rebsamen, mais lorsque nous avons abordé la solution des logements sociaux, il s’est énervé très vite et nous a fait comprendre qu’il était hors de question d’y toucher » !

Finalement, les habitants du quartier ont obtenu un abaissement de quatre mètres de la hauteur du toit…

Dijon : Envie d’exposer au prochain vide-dressing de la place Wilson ?

Le samedi 07 mai 2011, l’Union des commerçants de la place Wilson (UC Wilson) à Dijon, qui regroupe les commerçants des quartiers Wilson, Saint-Pierre et Auxonne – soit 70 adhérents aux activités variées -, organisera la première édition de son vide-dressing, de 8h à 18h. Objectif ? « Améliorer l’attractivité et de favoriser l’achat dans les commerces de proximité », selon les organisateurs.

Pour préparer cet événement, l’association à d’ores et déjà ouvert les inscriptions et recherche un maximum d’exposants proposant des vêtements ou accessoires ! N’hésitez donc pas à vous inscrire dès maintenant.

  • Contact :

Daniel Rousseaux
Vice-président de l’Union commerciale Wilson
03 80 66 35 48.

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Face-à-face dans le canton de Nuits-Saint-Georges

Après Beaune et Gevrey-Chambertin, la route vers les élections cantonales continue au cœur de la côte viticole ! Pour le seizième débat d’idées précédant cette échéance politique, dijOnscOpe porte son regard sur le canton de Nuits-Saint-Georges, où les candidats en lice – Gabrielle Navaresi (A Gauche vraiment), Pierre-Alexandre Privolt (Forces de progrès), Mélanie Romualdo (Front national), Philippe Schmitt (Europe écologie – Les Verts et Cap 21), Christophe Talmet (Modem) et Rémi Vitrey (Initiatives Côte-d’Or) – se sont prêtés au jeu des questions-réponses…

  • Portrait-robot du canton

Le canton de Nuits-saint-Georges compte 14.833 habitants selon l’Insee. Les vingt-cinq communes qui le composent sont Agencourt, Arcenant, Argilly, Boncourt-le-Bois, Chaux, Comblanchien, Corgoloin, Flagey-Echezeaux, Fussey, Gerland, Gilly-lès-Cîteaux, Magny-lès-Villers, Marey-lès-Fussey, Meuilley, Nuits-Saint-Georges, Premeaux-Prissey, Quincey, Saint-Bernard, Saint-Nicolas-lès-Cîteaux, Villars-Fontaine, Villebichot, Villers-la-Faye, Villy-le-Moutier, Vosne-Romanée et Vougeot. Il compte 7,6% de chômeurs contre 8,8% en Côte-d’Or et 20,1% de retraités contre 21,1% en Côte-d’Or.

  • Six candidats

– Solidarités 21 (Liste A Gauche vraiment) : Gabrielle Navaresi, 31 ans, enseignante. 

– Parti socialiste (Liste Forces de progrès: Pierre-Alexandre Privolt, 48 ans, conseiller formation auprès des collectivités chargé des questions financières, juridiques et de sécurité publique, maire de Villers-la-Faye.

Liste Front National : Mélanie Romualdo. Réponses non parvenues.

Liste Europe écologie-Les Verts et Cap 21 (EELV-Cap 21): Philippe Schmitt, 49 ans, cadre commercial, conseiller municipal EELV à Quetigny (21) et délégué à l’Agenda 21. 

Modem (Liste Union des centristes) : Christophe Talmet. Réponses non parvenues.

UMP-NC (Liste Initiatives Côte-d’Or) : Rémi Vitrey, 59 ans, pharmacien, officier de réserve.

→ Le conseiller général actuel du canton est Pierre-Alexandre Privolt, 48 ans, conseiller formation auprès des collectivités chargé des questions financières, juridiques et de sécurité publique, maire de Villers-la-Faye.

  • Le canton en cinq questions…

1 – Quelle est votre position au sujet du classement de la côte viticole au patrimoine mondial de l’Unesco : est-ce davantage une aubaine pour l’attractivité du canton ou les contraintes qui pèseront sur les vignerons sont-elles pour vous un frein à l’aboutissement du projet ?

– Gabrielle Navaresi (Front de gauche) : « L’inscription à la liste du Patrimoine mondial serait un atout. Au-delà de l’impact en terme d’image, l’expérience des sites classés démontre la nécessité d’un travail sur l’aménagement économique du territoire, comme ici sur l’utilisation du label pour les productions viticoles. Il faut ensuite faire vivre ce label par le relais d’autres initiatives installées dans la durée, tout au long de l’année. Le patrimoine culturel de Dijon à Beaune est exceptionnel et autorise une telle ambition. Encore faut-il qu’une volonté politique la porte, du conseil général à l’Etat par l’intermédiaire de la direction régionale des Affaires culturelles et en passant par les communes concernées. C’est pourquoi je dis souvent qu’il s’agit d’un tremplin. Les contraintes que l’on évoque parfois relèvent d’une adaptation nécessaire. Il faut les accompagner dès maintenant. Celui ou celle qui sera élu-e dans le canton de Nuits devra s’y employer ».

– Pierre-Alexandre Privolt (Forces de progrès) : « C’est certainement un projet fédérateur pour le canton de Nuits, qui abrite les plus grands climats de France (du monde ?) ; les habitants sont fiers de participer à cette aventure qui générera des retombées économiques en terme de fréquentation touristique mais c’est aussi la reconnaissance du travail de l’homme sur la modélisation de nos paysages à travers le travail entrepris par les moines de Cîteaux il y a plus de 900 ans. Le projet a inclus une autre activité qui est essentiel pour le canton : je veux parler de la pierre du bassin de Comblanchien, connue et reconnue car c’est grâce à notre sous-sol calcaire que les climats ont cette typicité ».

– Mélanie Romualdo (FN) : Réponse non parvenue. 

– Philippe Schmitt (EELV-Cap 21) : « Valoriser la vigne et le vin en Côte-d’Or, c’est valoriser non seulement une économie spécifique mais aussi une histoire et un savoir faire qui consolident l’attractivité originale de ce territoire et qui renforcent les liens avec la terre. Le classement au Patrimoine mondial de l’Unesco peut être une chance de faire de nos Climats un modèle de développement équilibré des terroirs viticoles.

Je soutiens, à l’instar des élus EELV du Grand Dijon, ce projet. Celui-ci sera d’autant plus solide qu’il s’appuiera sur nos propositions : avec les viticulteurs, la poursuite de la conversion écologique de la production ; le transport de la production par le fret ferroviaire ; l’accueil de stagiaires internationaux en lien avec l’Université. Nos climats seront un patrimoine pour l’Humanité s’ils continuent à offrir un vin de qualité, accessible à tous pour nos fêtes d’aujourd’hui et pour celles de nos enfants demain, grâce à une terre préservée par la démarche écologique ».

– Christophe Talmet (Union des centristes) : Réponse non parvenue.

– Rémi Vitrey (Initiatives Côte-d’Or) : « C’est là un challenge de qualité ; les Climats de Bourgogne, dont ceux renommés de notre côte viticole, une étendue géographique que le monde nous envie, un véritable héritage qui nous provient de nos aînés ! Assurément ce classement attendu des  climats bourguignons au patrimoine mondial de l’Unesco est un hommage rendu aux professionnels de la vigne. Enfin reconnu très officiellement ce particularisme professionnel ancestral déjà mondialement connu ! C’est une aubaine, selon votre mot, qui participera à l’attractivité indéniable de notre canton… J’en attends retombées économiques et développement de toutes les activité liées à l’oenotourisme.

Quant aux contraintes évoquées selon vous qui pèseraient sur nos vignerons,  je ne vous accompagne pas… Plutôt que celles-ci, j’utiliserais le mot encouragement. En effet encouragement à toujours faire mieux dans leur exercice professionnel quotidien, avec le respect du sol, le respect de l’environnement. Ce sera aussi une incitation pour notre conseil général qui accompagne volontiers l’agriculture et la viticulture de continuer dans le sens du soutien à la filière… En exemple, sur notre canton, les aides accordées depuis 2004 par la majorité départementale, soit 323.565 euros dont 250.000 pour la réduction des pollutions viticoles, ainsi que des projets de réalisation d’aires de lavage de contenants phytosanitaires… En résumé, ce futur classement mondial de nos climats bourguignons  est bien une digne et méritée reconnaissance d’un labeur multi-millénaire, mais aussi je le redis un encouragement  à poursuivre dans la voie de l’excellence et le parfait respect des règles environnementales ».

2 – 20,1% de retraités peuplaient le canton de Nuits-saint-Georges en 2007 selon l’Insee. La réforme de la dépendance étant le grand chantier social de 2011 : quel projet porterez-vous à l’échelle du canton comme celle du département ?

– Gabrielle Navaresi (Front de gauche) : « Le renouvellement des générations, enjeu emblématique pour la Bourgogne, doit être traité au moins à l’échelle régionale loin d’une concurrence de clochers qui n’a pas de sens. Ensuite, la place des troisième et quatrième âges dans la société dépend des politiques publiques qui seront mises en œuvre en leur faveur. Le projet gouvernemental de privatisation partielle de la protection sociale est un choix risqué et avant tout idéologique. Il est socialement dangereux et ne règle rien. Je lui préfère une politique globale de l’aménagement des territoires qui ouvre des choix tout au long de la vie, de l’école à l’accueil du grand âge. Aujourd’hui, la droite les ferme. Les retraités doivent ainsi avoir le choix de s’installer là où ils le souhaitent, dans un territoire correctement médicalisé et où la solidarité publique intergénérationnelle leur garantit qu’ils ne seront jamais abandonnés. Une politique qui suppose d’autres décisions que le laisser-faire du département et de l’Etat ».

– Pierre-Alexandre Privolt (Forces de progrès) : « Le projet de la création de la future nouvelle maison de retraite, la création d’un village bleu, je crois et je défends l’accompagnement du maintien à domicile, ainsi que l’aide à la création de petite structure au sein même des villages ».

– Mélanie Romualdo (FN) : Réponse non parvenue. 

– Philippe Schmitt (EELV-Cap 21) : « L’aménagement du territoire avec le maintien des services publics, la création d’emplois non-délocalisante, la création de logements accessibles et de qualité doivent rendre attractif l’ensemble du territoire. Des services de santé de proximité sont nécessaires sur l’ensemble du département, le conseil général devra accompagner les collectivités compétentes en la matière et surtout soutenir toutes les initiatives innovantes (maisons médicales…) permettant l’accès aux soins. La solidarité passera également par une diversification de l’offre d’accueil des personnes âgées et l’aide à leurs familles. Il faudra faire preuve d’imagination et aller au-delà des dépenses obligatoires ».

– Christophe Talmet (Union des centristes) : Réponse non parvenue.

– Rémi Vitrey (Initiatives Côte-d’Or) : « La gestion des personnes âgées, dont les personnes âgées dépendantes, est bien un défi de notre société. Nos aînés méritant notre attention, nous devons leur procurer des conditions de vie de qualité. Qu’ils choisissent de rester en leur domicile en ville ou à la campagne, ceci en fonction de leur état de santé, ou qu’ils résident en établissement spécialisé, maison de retraite, établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), dans tous les cas, par devoir familial ou devoir civique, nos ressources humaines et sociales doivent être à leur disposition. Ainsi devons-nous soutenir ou leurs proches, les aidants naturels qui les assistent, ou les structures adaptées qui les accueillent.

C’est l’un des devoirs de notre population, de nos collectivités, communes, conseil général, lui qui en des cas particuliers verse des aides matérielles en fonction d’un degré de dépendance (GIR), l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Sur notre canton, 113 aînés bénéficient de cette APA et nous avons actuellement 192 places en Ehpad en deux établissements dont notre hôpital local. Notre population vieillit et sans cesse devrons-nous évaluer les besoins à venir. Aussi sera-t-il obligatoire de développer l’aide à l’amélioration et l’adaptation de l’habitat, de veiller à la création de services spécifiques Alzheimer (un projet est à suivre sur Nuits-St-Georges), d’encourager le développement des réseaux de services à la personne comme le maintien à domicile… sans oublier les personnes âgées et handicapées ! ».

3 – Dans 10 ans, 85% des activités économiques seraient concentrées sur l’axe Dijon-Beaune. Comment agirez-vous pour le reste de la Côte-d’Or afin de ne pas laisser d’autres cantons délaissés ?

– Gabrielle Navaresi (Front de gauche) : « Il s’agit d’une tendance lourde dont les effets se font sentir partout. Les populations vivent dans des centres urbains qui se développent de manière anarchique, sans maîtrise collective et démocratique. Nous n’en sommes heureusement pas là. Nous devons créer des équilibres dynamiques positifs pour l’ensemble des territoires. L’oasis urbaine au milieu du désert dont on sent qu’elle tente parfois les édiles dijonnais n’est pas plus soutenable que la chimère d’une revitalisation rurale d’un autre temps qu’affectionne la droite. Les politiques publiques, conçues et mises en œuvre sous le signe de l’égalité sont encore une fois la seule solution. Tout le démontre. Gage d’efficacité sur le terrain, elles répondent aussi à l’exigence de démocratie que manifestent les habitants. Décider contre la majorité comme l’a fait une minorité de droite devenue artificiellement « majoritaire » au conseil général ne peut conduire qu’à un échec sans appel ».

– Pierre-Alexandre Privolt (Forces de progrès) : « Le combat pour le maintien des services publics (poste, trésorerie, tribunaux, gendarmerie) dans les zones fragiles, et non pas d’encourager des lois nationales de régression de la présence des services publics votées par l’UPM-NC ».

– Mélanie Romualdo (FN) : Réponse non parvenue. 

– Philippe Schmitt (EELV-Cap 21) : « Vous avez raison de dire que si nous persistons dans le modèle de développement qui est celui de la Côte-d’Or actuellement, l’axe Beaune-Dijon sera des plus engorgés dans dix ans. Et il faudrait rajouter qu’avec la raréfaction du pétrole et ses conséquences sur les transports et les activités économiques, nos territoires doivent anticiper les mutations pour accompagner les populations dans ces changements.

Le programme de transition écologique proposé par les écologistes aux Côtes-d’Oriens lors des cantonales de 2011, constitue justement l’une des pierres au nouvel édifice : proximité des services publiques, valorisation des filières économiques de proximité liant critères sociaux et environnementaux, convention de partenariats selon ces mêmes critères, gouvernance mortifère transparente… autant d’outils pour conforter la vitalité du canton au sein d’un département dont les territoires, plutôt que d’être dans une concurrence, sont dans une complémentarité pour l’intérêt de toutes et tous ».

– Christophe Talmet (Union des centristes) : Réponse non parvenue.

– Rémi Vitrey (Initiatives Côte-d’Or) : « Votre expression « reste de la Côte-d’Or » me choque ! Certes, il existe un axe à la fois historique et géographique car de passage facile d’emprunt depuis toujours, l’axe Dijon-Beaune… et donc des activités économiques humaines particulièrement développées sur celui-ci au fil des siècles… Mais, ne connaissant pas de « reste de Côte-d’Or  » et parce que la Côte-d’Or est un tout, aucun de nos cantons ne sera délaissé au profit de cet axe. Chacun bénéficiera des compétences et champs d’action du conseil général. Cela passera par le Schéma départemental d’aménagement du territoire adopté en novembre 2010, sorte de vision stratégique des enjeux territoriaux à moyen et long terme.

Je considère que l’avenir appartient à tout le département et que la Côte-d’Or doit être équilibrée. Aménager le territoire, c’est travailler avec les communes et communautés de communes. Les contrats Ambitions Côte-d’Or proposés par la majorité départementale aux communautés de communes sont preuve de la volonté d’aider les territoires ruraux hors agglomérations dans la réalisation de projets variés permettant à chaque Côte-d’Orien où qu’il habite de bénéficier de la même qualité de services : déjà 23 contrats signés dont un avec la communauté de communes du Pays de Nuits-Saint-Georges… La Côte d’Or, c’est une identité forte, des originalités, des compétences, des spécificités locales parfois ancestrales… donc des foyers de vie, des populations éparses que je m’engage à ne jamais délaisser ».

4 – Le canton compte 8,2% de logements à loyers modérés contre 12,4% en Côte-d’Or. Par ailleurs, la population a augmenté de 450 habitants entre 1999 et 2007… Quelles priorités donnerez-vous à votre politique en terme d’aide au logement ?

– Gabrielle Navaresi (Front de gauche) : « Toutes les communes sont concernées même si, à l’échelle du canton, c’est principalement à  Nuits-saint-Georges qu’il faut programmer un effort sans précédent en faveur du logement social. Je suis d’ailleurs favorable à une modification de la loi SRU qui s’applique aux communes de 3.500 habitants et leur fixerait à l’avenir, comme le demandent les associations non plus 20 mais 25% de logement social à « produire ». Le Département doit a minima co-garantir les prêts des bailleurs sociaux, les communes dégager les emprises possibles, la région accompagner la démarche au plan économique. C’est une mobilisation générale qui est devant nous et elle est prioritaire. Il faut également revoir les aides sociales comme l’aide personnalisée au logement (APL) dont le calcul est pénalisant pour les plus démunis. Il n’est guère favorable à l’emploi et impacte négativement les politiques sociales des collectivités ».

– Pierre-Alexandre Privolt (Forces de progrès) : « Redonner des crédits au Fonds de solidarité pour le logement, ainsi que soutenir la création de logements sociaux dans les villages à l’instar des programmes village avenir menés par le région Bourgogne, à titre d’exemple le village dont je suis maire (410 habitants) à créé dix logements sociaux ».

– Mélanie Romualdo (FN) : Réponse non parvenue. 

– Philippe Schmitt (EELV-Cap 21) : « Même si la compétence logement ne relève pas directement du conseil général, il y a trois précisions que nous apportons sur le sujet : l’habitat collectif et social permet une densité – qu’il faut savoir équilibrer – largement plus intéressante que l’étalement pavillonnaire issu des années 1960. L’éco-construction et la démarche écologique pour des habitats de qualité sont une réponse volontariste face aux besoins criants de logements sans pour autant poursuivre la confiscation des terres viticoles et agricoles ainsi que le morcellement des espaces.

La reconquête du bâti ancien et non utilisé sur l’ensemble du canton est un autre chantier possible : rénover avec des normes énergétiques passives ou basse consommation, valoriser ainsi un patrimoine remis dans le circuit de l’offre de logement, ce sont des soutiens aux entreprises locales dont les emplois sont non délocalisables, des soutiens à une filière BTP de qualité. C’est aussi contribuer à l’accès au logement de qualité pour tous. Bien évidemment, tout cela en lien avec un schéma de transports en commun efficace au sein du canton. Densifier le logement de qualité et rénover l’existant, c’est aussi éviter les nouvelles routes et autres infrastructures qui elles aussi rognent sur les terres viticoles et agricoles. » 

– Christophe Talmet (Union des centristes) : Réponse non parvenue.

– Rémi Vitrey (Initiatives Côte-d’Or) : « Tout d’abord, je me réjouis d’observer une augmentation de notre population ces dernières années et ce phénomène encourageant se poursuit, ce qui confirme l’attractivité de notre canton de Nuits-St-Georges par sa qualité de vie, son environnement et également son dynamisme économique…

Bien entendu cela nécessite une politique de logement appropriée. C’est un défi sur lequel nos élus se penchent sans cesse. En matière de logements publics, notre canton comptabilise 632 logements HLM (8,2%) auquel on peut ajouter 59 logements communaux dont sept ont été réalisés ces dernières années dans diverses de nos communes et qui ont bénéficié d’une aide du conseil général d’un montant total de 43.107 euros… de même Nuits-Saint-Georges qui bénéficia d’une subvention de 28.000 euros en 2008 pour 28 logements ; ce qui confirme l’attention portée par le Conseil Général au logement…

Mais il y a toujours  à faire. Aussi, une fois élu, je m’engage à participer étroitement aux travaux des communes et de la communauté de communes afin d’analyser l’évolution des besoins en logements en général, logements aidés en particulier… Je travaillerai avec le conseil général et Orvitis avec le désir de proposer des habitats adaptés, modernisés ou rénovés à notre population. Je ferai  publicité d’une délégation faite par l’Etat au conseil général appelée « Aide à la pierre » dont l’objectif est de développer l’offre de logement social public ou privé. Je serai également à l’écoute des particuliers aux moyens limités mais désireux d’accéder à la propriété en leur faisant connaître les dispositifs proposés par le conseil général comme le « pass foncier »… ».

5 – Pouvez-vous évoquer un projet qui vous tient à cœur ?

– Gabrielle Navaresi (Front de gauche) : « Je me bats, vous l’aurez compris, pour une réorientation profonde de la politique d’aménagement du territoire. Il faut le faire en y associant tous les acteurs concernés, d’une part parce que c’est une exigence démocratique, d’autre part parce que c’est la seule manière de le faire de manière cohérente. Le projet que je voudrais concrétiser de manière prioritaire consisterait en la convocation d’états généraux d’aménagement de nos territoires, dans la nouvelle majorité de gauche, dans les premiers mois après son installation. Ceci pourrait faire du sujet une préoccupation partagée par les habitants à l’adresse de l’Etat et au total nous faire gagner plusieurs années, une décennie peut-être par rapport à ce qui se passera si nous n’agissons pas vite et collectivement ».

– Pierre-Alexandre Privolt (Forces de progrès) : « Le développement des filières courtes pour l’approvisionnement des restaurants scolaires dans nos collèges en mettant nos produits locaux à l’honneur, ainsi que la mise à niveau de l’état de nos routes départementales ».

– Mélanie Romualdo (FN) : Réponse non parvenue. 

– Philippe Schmitt (EELV-Cap 21) : « Faire de la Côte-d’Or un territoire écologique et dynamique, mettre en place les trois piliers du développement durable par des actions environnementales, sociales et économiques ».

– Christophe Talmet (Union des centristes) : Réponse non parvenue.

– Rémi Vitrey (Initiatives Côte-d’Or) : « La promotion des bassins carriers de notre département dont le fort reconnu bassin carrier du canton de Nuits-Saint-Georges intéressant plusieurs communes avec la pierre de Comblanchien… La « Pierre de Comblanchien », véritable appellation bénéficiant d’une image prestigieuse, associée volontiers au patrimoine architectural de la France, sans compter les nombreuses réalisations à l’étranger où elle a été et est encore utilisée… La « Pierre de Comblanchien » ! Développer la communication en sa faveur, la promouvoir largement auprès de qui de droit en matière de bâtiments, d’aménagement urbain ou paysager, auprès des architectes, des collectivités locales, des communes… Ce serait là aussi la possibilité de participer au soutien des professionnels et PME de la filière face à la concurrence internationale, eux qui jouent un rôle indéniable aussi bien pour l’emploi local que pour la transmission d’un savoir-faire et de compétences exceptionnelles dont nous nous devons d’assurer la pérennité… ».

Grand Dijon : Le tramway sur de bons rails !

Événement très symbolique pour le Grand Dijon, la soudure du premier rail du transport en commun en site propre de l’agglomération a été soudé vendredi 11 mars 2011, boulevard Trimolet à Dijon, en présence du gratin politique et économique de la région – près de 300 personnes ayant assisté à l’événement officiel. A noter que pas moins de 4.500 soudures seront nécessaires pour achever cette phase finale des travaux, cinquante minutes étant pour chaque soudure, avec une précision de 0,2 millimètres !…

5.000 tonnes de rails à souder

C’est tout un symbole. Alors que les travaux de la plateforme avaient déjà débuté boulevard Trimolet à Dijon (Lire notre article ici), ce même lieu a été le théâtre de la première soudure de rail. Les rails sont d’ores et déjà positionnés sur la quasi-totalité du boulevard et offrent une belle perspective en direction de l’hôpital du Bocage. 5.000 tonnes de rails sont en cours de livraison depuis mi-février 2011 en gare de Dijon Porte-Neuve : « Un mode de transport choisi comme un clin d’œil aux cheminots en lutte, notamment sur le site de la gare de triage de Perrigny-lès-Dijon », explique François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon, qui précise aussi que « le projet d’équipement en panneaux photovoltaïques du futur dépôt du tramway est aujourd’hui remis en cause par la publication d’un nouveau cadre règlementaire organisant la filière photovoltaïque en France » (En savoir plus ici).

A raison d’une tonne et de 18 mètres chacun, les rails jalonneront les 20 kilomètres que le tramway parcourra à travers l’agglomération. Chaque jour, huit soudures pourront être effectuées, mobilisant deux personnes et suivant un schéma très rigoureux : « C’est ce que l’on appelle une soudure aluminothermique, un procédé qui est la résultante d’une réaction chimique d’un métal qui va entrer en fusion à 2.400 degrés », précise Laurent Feuillu, technicien rattaché à la conception du tramway. Employée depuis plusieurs années, cette technique a pour principal avantage de supprimer le bruit traditionnel des joints de rails.

A mi-parcours

« Une fois ce métal pénétré dans le moule réfractaire positionné autours des deux rails à souder, il va se solidifier en cinq à six minutes », poursuit le technicien. Dès lors, les rails seront noués ; il ne manquera alors plus qu’à meuler le tout avec une précision de 0,2 millimètres ! A termes, la plateforme du tramway aura une largeur moyenne de six mètres pour une profondeur de 57 centimètres. Elle sera formée de quatre couches : la couche de réglage – de dix centimètres et qui a pour fonction de niveler le fond -, la couche principale – d’un goudron plus résistant et qui doit soutenir les rails-, la couche dite « traverses, rails, béton » – qui permet de fixer le rail autours duquel est coulé vingt centimètres de béton -, et enfin la couche finale – qui sera constitué de 17 centimètres de terre végétale sur 80% du tracé, et de béton ou d’enrobé sur les 20% restants, ouverts à la circulation.

Pour André Gervais, adjoint au Grand Dijon en charge des transports et du dossier tramway, cet événement est surtout une étape supplémentaire dans l’anticipation de la livraison du tramway : « Cette première pose de rail, c’est un événement visible par les Dijonnais. Les travaux vont continuer et dans les temps en plus ! Le tram sera livré en septembre 2012. L’appel d’offre a été divisé en trois lots et chacune des entreprises a démarré les travaux en même temps. Cette méthode nous a tout simplement permis d’économiser six mois ! ».

Le pire reste à venir !

Ce dernier n’oublie pas de noter que dès le lundi 04 avril 2011, le chantier entrera dans une nouvelle phase puisque l’ensemble des 20 kilomètres du tracé seront en travaux : « A partir du mercredi 06 avril, la rue Devosges sera mise à double sens de circulation et ce, de façon définitive. Le lundi 11 avril, l’accès à la gare de Dijon par l’avenue Foch sera totalement interdit au bus et aux voitures » ; la rue des Perrières fera alors office de voie principale tandis qu’une voie descendante sera aménagée boulevard de Sévigné : « Nous avons attendu d’avoir des rues libres pour avoir une circulation possible et faciliter l’accès aux riverains et aux commerçants ». Reste que le centre-ville va vivre une situation des plus délicates dans les mois à venir.

« Nous sommes à la mi-temps du match et il n’y aura pas de prolongations fin septembre 2012 ! », assure à son tour le maire de Dijon. Aux côtés de Gilbert Menut, maire de Talant et représentant du conseil général de Côte-d’Or, François Sauvadet et François Patriat, respectivement président du conseil général de Côte-d’Or et président du conseil régional de Bourgogne*, François Rebsamen a salué le travail d’André Gervais et celui de l’ensemble des services, « injustement critiqués » selon lui, tel l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qui a mené des fouilles sur le secteur de la Trémouille (Lire notre article ici). L’occasion pour lui de rappeler qu’au final, 52 hectares d’écoquartiers seront aménagés aux abords des deux lignes…

* A noter l’absence de la préfecture de Côte-d’Or en raison de son devoir de réserve à la veille des élections cantonales 2011.

Dijon : Les nouveaux défis de la Maison de l’emploi et de la formation du bassin dijonnais

Dans un communiqué reçu jeudi 10 mars 2011, la Maison de l’emploi et de la formation (MDEF) du bassin dijonnais informe avoir « inauguré » ce même jour un point relais situé dans le quartier des Grésilles à Dijon. À cette occasion ont été présentées les grandes lignes du plan d’action 2011-2014 répondant au nouveau cahier des charges des Maisons de l’emploi : « La Maison de l’emploi et de la formation poursuit son action engagée depuis quatre ans mais avec des nouvelles missions (elle n’a plus le droit de faire du placement et de l’accompagnement de demandeurs d’emploi, missions désormais réservées à Pôle emploi) et avec des financements de l’Etat en forte réduction qui l’a obligée à réduire ses effectifs ». 

Cliquer ici pour connaître le détail des nouvelles missions de la MDEF et lire ci-desous le discours de Michel Bachelard, président de la Maison de l’emploi et de la formation. 

« Point relais MDEF des Grésilles 

Au nom du Conseil d’administration de la Maison de l’emploi et de la formation du bassin dijonnais, je suis heureux de vous accueillir dans ce Point Relais dont nous avons repris possession au tout début de l’année. Après avoir été hébergés pendant plus d’un an dans un appartement de la place Galilée, suite à l’incendie de l’automne 2009, nous voilà à nouveau dans ces locaux plus spacieux et très bien rénovés par la ville de Dijon, où nous pouvons accueillir les candidats à l’emploi ou à la formation, les créateurs ou repreneurs d’entreprise et toutes les personnes en quête de renseignements sur le monde du travail. Une configuration nouvelle pour ce Point Relais puisque, depuis le 1er janvier, nos missions ont évolué. Je tiens à rappeler que La Maison de l’Emploi et de la Formation du Bassin Dijonnais est née en 2006 de la volonté de la collectivité territoriale porteuse (le Grand Dijon) de créer, avec les membres fondateurs obligatoires (qui étaient à  l’époque l’Etat, l’ANPE et l’Assédic) et  les autres collectivités impliquées, un outil fédérateur, pour réunir en un lieu unique tous les acteurs de l’emploi et de la formation. L’objectif étant de renforcer ou de développer une offre de service de proximité aux populations. 

C’est ainsi qu’avec l’implication et l’appui des élus locaux, un réseau de 15 points relais et de proximité couvrant tous les territoires, urbains et ruraux, du Bassin dijonnais, a été créé. Il s’agissait donc d’assurer une complémentarité et une coordination entre les actions menées par les collectivités locales et celles conduites par le service public de l’emploi. En 2010, la MDEF a tenu compte du nouveau cahier des charges national pour construire son nouveau plan d’actions et ajuster ses moyens financiers. En effet, les Maisons de l’emploi n’assurent plus directement l’accompagnement et le placement des demandeurs d’emploi, hormis pour ceux qui relèvent du Plan local pour l’insertion et l’emploi de l’agglomération dijonnaise, puisque ce dispositif a été intégré à la MDEF dès sa création. Deux référentes du PLIE, Monia TSRI et Dominique MARGUILLER reçoivent ici les personnes éloignées de l’emploi qui sont orientées vers nous par les prescripteurs, notamment par Pôle emploi et le Conseil Général. L’accompagnement et le suivi des jeunes restent assurés dans ces locaux par la Mission locale, qui est notre partenaire depuis le début. Jennyfer Barthélémy et Thomas Brigatti sont présents en permanence ici pour les jeunes de 16 à 26 ans. 

Pour les autres usagers, nous assurons un accueil de premier niveau avant de les orienter vers le partenaire le mieux adapté à leur problématique ou à leurs projets.  Le conseil d’administration a souhaité maintenir cette présence de proximité à Dijon, comme dans les autres points relais du Bassin dijonnais, en secteur urbain comme en zone rurale, grâce à l’engagement réitéré des collectivités locales. La situation actuelle observée sur le bassin dijonnais témoigne de la pertinence du maintien de l’activité des points relais et de proximité, afin de conforter la position de la MDEF comme outil territorialisé intégré, animant et coordonnant une offre de services partenariale. Nous remercions d’ailleurs l’ensemble des partenaires ici présents : Pôle emploi et la Mission Locale notamment, avec qui nous avons collaboré activement, pour articuler nos offres de services et répondre ainsi aux besoins de la population du territoire. 

Je disais il y a un instant que nos moyens avaient évolué aussi, peut-être pas dans le sens souhaité. L’Etat, qui est notre principal financeur, a revu à la baisse le financement des Maisons de l’emploi dans une logique de projet. Ne faisant plus de placement, nous avons donc dû réduire nos effectifs et nous restructurer. Nos conseillères nous ont quitté ; certaines ont été reprises chez nos partenaires, d’autres sont en reclassement professionnel. Nous avons dû également alléger notre équipe d’encadrement. Nous avons aussi réduit nos frais de fonctionnement en faisant par exemple des économies sur le loyer de notre siège, boulevard des Gorgets, où nous avons déménagé dans  les locaux de la Mission locale, plus étroits que ceux occupés précédemment.  Une partie de notre équipe a également déménagé pour s’installer ici. C’est le cas de Virginie Bettelli, qui coordonne nos cinq Points Relais du Grand Dijon implantés à Quetigny, Talant, Chenôve, Longvic et bien sûr ici aux Grésilles.  


Nous avons également ici la chance d’accueillir les chargées de mission pour les clauses d’insertion dans les marchés publics, Isabelle Guillot et Solène Miller, qui sont installées à l’étage. Nous avons également notre chargée d’accueil, Rachida MOUTIA, arrivée ici récemment et qui assure la fonction d’accueil, d’information et d’orientation. Cette fonction est essentielle et vient en appui des services de Pôle emploi. Nous bénéficions également des services de nos chargées de développement TPE-PME. Carole BOURBASQUET intervient par exemple sur les opérations de recrutement en nombre ou les cafés de l’emploi. Audrey PIFFAUT intervient auprès des porteurs de projet de création d’entreprise dans une logique d’amorçage et les oriente ensuite vers les partenaires adéquats. 

Je disais tout à l’heure que les missions des Maison de l’emploi ont été redéfinies par un arrêté du secrétaire d’Etat de décembre 2009. Sans vous noyer dans les détails, disons qu’elles sont regroupées dans quatre axes : 

– Développer une stratégie territoriale partagée 

– Participer à l’anticipation des mutations économiques 

– Contribuer au développement de l’emploi local 

– Réduire les freins culturels et sociaux à l’emploi 

Avec cette volonté du Gouvernement que nous ne soyons plus dans le « faire », mais dans le « faire faire ». Bref, que la Maison de l’emploi joue davantage un rôle de coordination des acteurs de l’emploi, de la formation, de l’insertion, de l’économie. Sous l’impulsion de sa directrice, Bénédicte Delneste, l’équipe de la Maison de l’emploi a donc bâti son plan d’action pour les quatre années à venir. Un peu plus de trente actions, très concrètes, ont ainsi été proposées, affinées avec nos partenaires, avec la DIRECCTE, avec Pôle emploi. Elles ont été validées par le Conseil régional de l’emploi qui a pu ainsi décider du financement que l’Etat apporterait, pas tant au fonctionnement de la Maison de l’emploi qu’à la mise en œuvre  de ces actions. 

Un exemple, parmi d’autres. Puisque nous sommes dans le quartier des Grésilles qui fait partie des zones « Politique de la ville ». Nous avons engagé la réflexion avec des partenaires comme l’Université, l’APEC, l’AFIJ et Pôle emploi pour aider les jeunes diplômés de ces quartiers à démarrer dans la vie professionnelle. Leur origine sociale, leur lieu d’habitation et même, n’ayons pas peur de le dire, leur patronyme sont des freins à l’emploi. Ils ne bénéficient pas des mêmes possibilités, des mêmes réseaux que leurs collègues d’études qui résident dans d’autres secteurs de la ville. Ensemble, avec les partenaires qui nous suivent dans cette action, nous allons les aider à pousser les portes des entreprises. Puisque le plus difficile pour eux, c’est justement de décrocher ce premier rendez-vous qui leur permettra de valoriser leurs compétences. 

Nous travaillons également avec le PLIE, Pôle emploi, la Mission locale, le Grand Dijon, la politique de la ville, le Conseil Général et l’État sur la mise en place d’une plate-forme d’accès dynamique à l’emploi qui devrait concerner 250 personnes éloignées du monde du travail et qui souhaitent un retour rapide à l’emploi. Cela se traduira par un suivi individuel, coordonnant et ajustant différentes démarches en formation ou en atelier, mettant en œuvre une entreprise fictive pour résoudre les difficultés liées à la mauvaise représentation de l’entreprise, de ses normes, de ses règles, utilisant des immersions en entreprise ou recourant à l’intérim, pour aboutir à des sorties positives vers diverses solutions : l’économie marchande, bien entendu, mais aussi l’accès aux postes des clauses d’insertion ou des entreprises d’insertion. 

Je me limiterai là pour les exemples. Beaucoup d’entre vous, déjà partenaires de la Maison de l’emploi, en connaissent d’autres. Toutes ces actions découlent du premier axe de nos missions : Développer une stratégie territoriale partagée. L’observatoire de la Maison de l’emploi du Bassin dijonnais a forgé sa notoriété pendant les quatre premières années de son existence. Avec vous, partenaires de l’emploi, de la formation et de l’insertion, avec vous représentants des collectivités locales et de leurs services emploi, avec vous représentants du monde économique, nous avons partagé depuis 2007 nos observations, nos analyses. Ensemble, nous avons pu définir une stratégie adaptée à chaque territoire. Il n’y a plus qu’à… Comme nous l’indiquions dans notre message de vœux : 2007, 2008, 2009, 2010… le temps file…et il reste tant à faire.  Et c’est ensemble que nous le ferons. Je vous remercie de votre attention. » 

Dijon : Lancement de la plateforme de visio-interprétation au service des malentendants

L’Union régionale des parents d’enfants déficients auditifs de Bourgogne Franche-Comté Centre (Urapeda) et la Caisse d’épargne de Bourgogne Franche-Comté ont lancé officiellement la première plateforme régionale française de visio-interprétation à distance – nouveauté technologique au service des personnes sourdes et malentendantes – jeudi 10 mars 2011 à Dijon, dans le quartier du Petit-Cîteaux. « Le but de cette innovation est de permettre l’intégration sur le marché du travail des personnes sourdes et malentendantes », explique Pascal Séguin, président de l’Urapeda Bourgogne Franche-Comté Centre. 

Au sein des entreprises, les personnes sourdes ou malentendantes ne peuvent pas utiliser le téléphone, recevoir des messages vocaux, participer aux échanges en temps réel avec leurs collègues lors des réunions, etc. La nouvelle plateforme doit les aider à lutter contre cette situation qui les pénalise sur le plan professionnel. Concrètement, grâce à une connexion internet, la plateforme leur permet de téléphoner, d’être appelées et de participer en direct aux réunions, grâce à la transcription instantanée d’un opérateur spécialisé.

« Avec la plateforme Tadeo, nous voulons aussi créer de nouveaux emplois d’interprètes », explique Pascal Séguin. Pour Hervé Allard, responsable de l’entreprise Delta Process, « entendants, sourds et malentendants se retrouvent à égalité avec ce dispositif qui permet une communication aisée entre tous ». Quant à la Caisse d’épargne de Bourgogne Franche Comté, elle a rappelé son engagement en faveur du handicap. L’accord signé par le groupe Caisse d’épargne en faveur de l’emploi des personnes handicapées a d’ailleurs été reconduit pour la période 2009-2013.

Pour autant, « il reste du travail à faire en faveur des personnes handicapées », estime Françoise Tenenbaum, adjointe déléguée à la solidarité et à la santé à la mairie de Dijon et vice-présidente du conseil régional de Bourgogne. Faisant référence à la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, qui fixe notamment des règles strictes en matière d’accessibilité des lieux publics aux handicapés, l’élue insiste sur le retard des collectivités territoriales : « Nous ne serons pas au rendez-vous pour 2015 [ndlr date butoir fixée pour la mise aux normes des équipements publics par le législateur] mais nous avons quand même avancé ».