Archives

Grève à La Poste de Dijon : « Nous ne sommes que des pions ! »

Les salariés de La Poste ont peur pour leur emploi et tiennent à le faire savoir. Mardi 29 mars 2011, une trentaine d’employés ont installé leur piquet de grève devant le centre financier de Dijon pour une matinée de protestation…

« L’impératif de productivité va croissant au sein du groupe et, dans le même temps, 43 emplois vont être supprimés en Côte-d’Or et dans l’Yonne d’ici deux ans », témoigne Jean-Luc Sac, secrétaire départemental de la CGT-FAPT. Une situation qu’il explique « par l’ouverture de La Poste à la concurrence en 2011 » et le besoin qui en découle pour la direction de « produire plus à moindre frais »… « De surcroît, l’activité de service public n’étant pas suffisamment rentable selon nos dirigeants, ceux-ci introduisent de nouvelles tâches plus « productives » au guichet, comme la vente de téléphonie mobile ! Au final, c’est le salarié et l’usager qui trinquent », note le syndicaliste.

Du côté du syndicat SUD, le constat est le même. « Personnellement, je travaille au centre financier de Dijon et remarque qu’on nous met la pression pour faire du chiffre, au détriment de notre activité de gestion de compte… En clair : il faudrait être plus efficace pour la vérification des impayés que pour la gestion à long terme du portefeuille des clients ! », note Yves Hollinger, représentant du syndicat SUD.

Et les usagers dans tout ça ? « Oui, certains bureaux de poste ont été réaménagés et sont beaucoup plus agréables… Encore faut-il des gens pour y travailler ! Aujourd’hui, on a plutôt tendance à nous faire croire que des automates peuvent tout faire à notre place », souligne Jean-Luc Sac. Et Yves Hollinger de poursuivre : « De notre côté, au centre financier, nous remarquons surtout que les gens souffrent de la perte du vrai contact avec leur conseiller, au profit d’un répondeur téléphonique qui invite à cliquer sur 1, 2 ou 3 selon leur demande ». « Face à la réorganisation actuelle du travail à La Poste, nous avons l’impression de n’être plus que des pions ! », conclut Jean-Luc Sac.

Pour lutter contre cette situation, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO et SUD demandent, par le biais d’une motion transmise à la direction en marge de la manifestation, « l’arrêt des suppressions d’emploi ; l’arrêt des pressions managériales ; le remplacement de tous les départs en retraite et la transformation des CDD en CDI » ou encore « l’augmentation des salaires pour rattraper la perte du pouvoir d’achat ».

Police : La réalité plus forte que la fiction…

Après Cannes et Deauville, le festival du film policier de Beaune, se veut être le plus important de France ! Autrefois organisé à Cognac, en Charente, il se tient aujourd’hui en Côte-d’or et inaugure sa troisième édition mercredi 30 mars 2011. Cette année, le polar asiatique – et plus particulièrement celui de Hong-Kong – sera mis à l’honneur durant quatre jours de compétition présidés –  pour la catégorie longs métrages – par Régis Wargnier, réalisateur notamment du film Pars vite et reviens tard. Pour l’occasion, et loin de l’image véhiculée par le septième art, dijOnscOpe a suivi le quotidien du capitaine de police Hervé Laruppe, adjoint au chef du Service d’ordre public et de sécurité routière de Côte-d’Or (SOPSR). Rassurer, éduquer ou réprimer les citoyens : le service arbore des facettes multiples, loin des clichés véhiculés par le grand ou le petit écran. Contrôles d’identité préventifs, tests de vitesse pour deux roues, patrouilles dans le secteur de la gare ou au jardin de l’Arquebuse de Dijon : voici le quotidien de ces hommes, sans artifices ni adrénaline, sans armes aux poings…

Dijon : Caprice de star versus logements sociaux…

Au 31, rue de Larrey, à Dijon, flotte aujourd’hui un léger parfum de privilège… Alors que dix logements sociaux devaient être construits à cette adresse par l’Office public de l’habitat en Côte-d’Or (Orvitis), le célèbre artiste chinois résidant à Dijon, Yan Pei-Ming, a racheté le terrain pour y construire un jardin privé jouxtant ses propriétés. Des riverains affirment même que François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, serait venu négocier une portion de parcelle avec un voisin situé entre l’une des maisons de Ming et le futur jardin, afin « de lui en faciliter l’accès ». Anecdote courant dans le quartier désormais ? « Le Chinois nous a épargné dix Arabes », s’amusent les habitants. Si tant est que la situation prête à rire…

Février 2010 : Orvitis obtient le permis de construire pour dix logements sociaux

Parallèle à l’avenue Eiffel à Dijon, la rue de Larrey est une rue tranquille, située au cœur d’un quartier résidentiel débouchant sur le canal de Bourgogne… Au numéro 31, une pancarte de chantier à demi-effacée par les intempéries informe les passants qu’ici, depuis le 15 février 2010, l’Office public de l’habitat en Côte-d’Or (Orvitis) a obtenu un permis de construire pour dix logements sociaux. Depuis, aucun immeuble n’a vu le jour sur cette parcelle de 3.338 mètres carrés, qui semble laissée à l’abandon…

« En 2008, Orvitis a réalisé une importante opération d’acquisition immobilière à Dijon. Le lot comprenait des immeubles de logement proches des places du 30 Octobre et Wilson ou encore des terrains non-bâtis, dont celui du 31 rue de Larrey », explique-t-on à l’Office public de l’habitat. La transaction, d’une valeur de 8,6 millions d’euros, a ensuite donné lieu à des études concernant l’utilisation qui serait faite de ces bien immobiliers. « Pour le 31 rue de Larrey, nous avons travaillé au montage technique et financier en vue de la construction de logements, comme nous le faisons pour toutes les opérations », précise Orvitis. Le 29 juillet 2009, la démolition de deux bâtiments présents sur le terrain était allouée à l’entreprise Pennequin TP puis, le 10 août 2009, la maîtrise d’œuvre était délivrée aux sociétés Dehaine, ABC2, Bourgogne Structure et Philae.

« L’artiste dijonnais Yan Pei-Ming n’était visiblement pas de cet avis puisqu’il a menacé François Rebsamen (ndlr : sénateur-maire de Dijon) de quitter Dijon si le dossier allait plus loin : je les ai d’ailleurs vu parcourir ensemble la parcelle en question… », témoigne Paul*, voisin du chantier. Originaire de Shanghaï, le peintre chinois a fait ses premiers pas dans la capitale des Ducs de Bourgogne en 1980, avant d’en devenir l’un des plus fameux représentants au niveau international : ses toiles sont exposées à New York, Milan, Pékin et au Louvre, à Paris, comme pour cette exposition temporaire du 12 février au 18 mai 2009…

Octobre 2010 : Le terrain est cédé à la société de Yan Pei-Ming

Le 13 octobre 2010, l’acte de vente est signé : les parcelles ER 230 et ER 327 – correspondant au projet de construction de logements par Orvitis – sont cédées à la Société civile immobilière (SCI) Opération Eiffel pour un montant de 362.692 euros. Cette société, immatriculée au registre du commerce en décembre 2002, a pour objet « l’acquisition, l’administration et la gestion par location de tous immeubles ». Elle est gérée par Yan Pei-Ming.

« Nous avons beaucoup travaillé sur ce dossier – comme chacun de ceux que nous traitons – mais au bout du compte, il a été décidé de ne rien faire et de revendre le terrain », explique Rémi Combrié, directeur technique chez Orvitis. Et d’ajouter : « Vous savez, ce n’est pas la première fois que nous abandonnons un projet s’il présente des problèmes… Cette fois-ci, nous n’avons pas jugé bon de donner suite à cette affaire ».

Pourquoi ? L’Office public de l’habitat précise « ne pas connaître toute la teneur des négociations qui ont pu avoir lieu » mais précise que, « dans le cadre de notre politique de développement du patrimoine, nous travaillons toujours sur d’autres pistes en parallèle. Ici, nous avons saisi l’opportunité de prendre part à un nouveau programme avenue du Drapeau, dans un secteur jugé plus porteur avec l’arrivée du futur tramway… Cette opération étant mieux appréciée, nous avons choisi d’abandonner le programme rue de Larrey ».

« Sur le terrain, François Rebsamen, en bottes pour négocier »

Que va devenir ce terrain aujourd’hui laissé à l’abandon au cœur du quartier ? « Un jardin privé », note Françoise*, voisine concernée directement par le dossier. Selon certains riverains, elle aurait été démarchée par François Rebsamen et Yan-Pei Ming pour céder, elle aussi, une partie de sa parcelle à l’artiste… Approchée par dijOnscOpe, cette propriétaire mitoyenne du futur « jardin privé » a manifesté une grande gêne lorsque le sujet a été abordé. « Il faut voir ça avec le maire », a-t-elle rétorqué. François Rebsamen aurait-il donc supervisé les tractations concernant la vente du terrain ? Un maigre « Mmh mmh » sera la seule réponse de cette riveraine, qui admet avoir été visitée par le sénateur-maire, « mais pour parler des logements sociaux ». Justement interrogée à plusieurs reprises sur son rôle dans la transaction, la mairie de Dijon n’a pas donné suite à notre demande.

D’autres voix sont plus catégoriques. Selon Véronique*, une habitante de longue date du quartier, « Ming possède plusieurs propriétés autour du futur jardin en question : elles pourront bientôt toutes y être directement reliées » ; ce qui expliquerait l’intérêt de l’artiste pour la zone initialement dévolue aux logements sociaux… Seule entrave à un accès total : le jardin du numéro 29, qui bloque le passage depuis l’une de ses propriétés, au numéro 27… A ce sujet, un résident affirme avoir vu François Rebsamen, « en bottes », « venir négocier avec Yan Pei-Ming une parcelle de terrain appartenant aux propriétaires du numéro 29, afin de garantir à l’artiste un accès entre l’une de ses maisons, au 27, et le fameux terrain, au 31 ».

Des riverains exaspérés sur le principe… mais heureux dans les faits !

Face à cette situation, la réaction des habitants est partagée. D’une part, ceux-ci « s’amusent : « Le Chinois nous a épargné dix Arabes ! », témoigne Paul*. Et la plupart des riverains sont « soulagés de ne pas subir de désagréments dus aux travaux », relève Véronique*. Cependant, ces mêmes voisins se disent « choqués, de la part d’un maire de gauche, que la construction de logements sociaux soit sacrifiée pour des intérêts particuliers »…  « Si c’était un maire de droite qui avait fait ça, les journaux en auraient parlé, c’est sûr. Et là : rien, pas un mot. Alors même que François Rebsamen fait des grands discours sur la politique sociale de la ville ! », souligne Paul.

Pour Véronique, la problématique est plus large : « Les gens, quand ils entendent « logement social », font tout de suite le rapprochement avec « cas sociaux » et « problèmes » ! Mais beaucoup de choses – parfois très positives – peuvent être recouvertes par ce terme. D’ailleurs, les parents d’élèves de l’école Eiffel avaient même utilisé cette arrivée de nouveaux logements comme argument pour éviter la fermeture d’une classe. Aujourd’hui, il va falloir trouver une autre solution ». Et l’habitante de conclure : « Sur le principe, de toute façon, je trouve ça dégueulasse. Mais bon, c’est comme ça la politique… ».

*Par souci d’anonymat, les identités ont été modifiées.

Famille : Le modèle catholique en quête de sens…

Deux parents soudés et une myriade d’enfants… L’image de la « famille traditionnelle idéale », façonnée par des siècles de catholicisme, tombe aujourd’hui en désuétude aux yeux de la société. Lors des universités de la famille qui se sont tenues à Dijon vendredi 25 et samedi 26 mars 2011 sous la houlette du diocèse, démographes, philosophes ou encore spécialistes du mariage ont dressé un constat unanime : après un demi-siècle de révolution des mœurs, ce modèle séculaire doit aujourd’hui se réinventer pour survivre…

Le mariage à l’épreuve du temps

Diacre du diocèse de Dijon, Daniel Bonnot supervise la préparation au mariage des jeunes couples depuis plus de quarante ans. La longévité de son engagement fait de lui un observateur privilégié des évolutions de la société… « En 1948, les jeunes filles étaient convoquées pendant quatre jours à Saulon-la-Rue, en Côte-d’Or, pour se préparer au mariage ; et elles y allaient en vélo ! Aujourd’hui, la préparation des fiancés ne dure pas plus d’une journée et, d’une manière générale, un couple sur deux ne vient plus nous voir avant de se marier », constate-t-il. Un désintérêt qui trouve sa source dans des évolutions sociétales « telles que la mode du « mariage tue l’amour » après 1968, l’idée d’union libre ou encore la contraception, qui permet à des jeunes adultes de vivre maritalement pendant plusieurs années avant le mariage », relève Daniel Bonnot. Dans les années 1960, il rencontrait des couples âgés de 20 à 22 ans. Aujourd’hui, les futurs mariés ont souvent 27 ans lorsqu’ils prennent leur décision…

Mais au fait : pourquoi se préparer au mariage ? Et qui se marie encore ? En 2009, 245.000 couples ont ainsi scellé leur union et 175.000 ont opté pour le Pacs, selon les statistiques de l’Insee. « Bien préparer son mariage permet de penser, dès le début, aux évolutions du couple. Beaucoup de jeunes nous disent qu’ils souhaitent se marier « parce qu’ils s’aiment ». C’est bien. Mais également très dangereux car faire reposer le mariage sur de simples sentiments lui fait courir le risque de l’implosion : en cas d’évolution des sentiments, il ne repose plus sur rien », explique Daniel Bonnot.

Selon lui, « à une époque où seul l’amour fusionnel et le rapport sexuel sont présentés comme source de bonheur, où même des médecins et des avocats sont incapables de penser l’évolution de leur couple, il faut réinstaurer une référence religieuse forte dans le mariage ». Et de préciser : « La seule manière de garantir la durée d’un couple sur une vie est de rappeler sa valeur sacramentelle. En cas de contentieux entre les deux époux sur la fécondité ou la régulation des naissances par exemple, chacun pourra ainsi trouver un cadre régulateur… ». De la théorie à la pratique, le pas est pourtant difficile à franchir ! « Comment parler aux jeunes de Jésus et de l’Evangile alors qu’ils n’en savent rien ? », résume Daniel Bonnot. En terme de promotion du mariage pour les couples des années 2010, la formule magique est donc loin d’être trouvée.

Après 1974, le déluge ?

Pour Michèle Dion, professeur de démographie à l’université de Bourgogne, ce constat de délitement peut être élargi à la cellule familiale dans son ensemble. « La famille traditionnelle a tenu jusqu’en 1974. Cette année-là, la loi relative au divorce par consentement mutuel et la méthode contraceptive ont achevé ce modèle d’un foyer où l’enfant naissait avec deux parents que seule la mort séparait… D’ailleurs, 1974 est également la dernière année où le seuil de renouvellement des générations – 2,1 enfants par femme – a été atteint », commente-t-elle. Et d’ajouter : « Depuis, chaque année, une nouvelle audace fait sauter le cadre de la famille. Le mariage est remplacé par la cohabitation, l’union libre, le Pacs… On ne peut d’ailleurs plus parler de famille au singulier. La société voit aujourd’hui se juxtaposer plusieurs formes de familles, qui rassemblent sous le même toit une agrégation d’individus pas forcément liés par le sang ». Ainsi, le foyer serait devenu un lieu de « cocooning » que les membres quittent « quand il ne correspond plus à ces critères de protection et de repos, que l’on soit l’enfant ou le père ! », selon la démographe.

A cette juxtaposition des modèles familiaux s’ajoute un élargissement de l’idée-même de famille, comme des responsabilités qu’elle induit. L’allongement de la durée de vie n’y est pas totalement étranger… « Jusqu’au XIXème siècle, quand les parents mourraient aux alentours de quarante ans, les enfants prenaient leur place et, de fait, leur statut d’adulte. Aujourd’hui, une fille née dans les années 2000 sait qu’elle vivra au moins 85 ans ! Dans ce cadre, on peut rester enfant et petit-enfant alors même qu’on est parent et grand-parent… Le sentiment d’être adulte s’acquiert plus tardivement », analyse Michèle Dion.

Surtout, pour la démographe, la généralisation du remariage après une rupture entraîne un « élargissement horizontal » de la famille : « Un enfant peut avoir quatre couples de grands-parents, des tantes et oncles nouveaux… tout en voyant toujours ceux de la famille-souche ! ». Et de conclure : « Aujourd’hui, des parents appellent « enfant » une progéniture avec laquelle ils n’ont aucun lien. Je trouve que cela brouille fortement la question des responsabilités… ».

« La famille traditionnelle ne peut pas être comprise par la société »

Qu’en pense le philosophe chrétien ? « La famille est bien naturelle… mais ce propos ne peut plus être compris par nos sociétés contemporaines », remarque Michel Boyancé, doyen de la Faculté libre de philosophie de Paris. « Je pense que le terme de Nature a perdu de son sens alors qu’il était une évidence au XIXème siècle… En effet, comment la société peut-elle rejoindre Aristote – qui estime que l’homme et la femme sont inégaux par nature – à l’heure où l’égalité et la parité sont des concepts qu’elle porte en étendard ? Comment dire que l’homme et la femme sont le support naturel de la procréation alors que la médecine l’a transformée en choix individuel ? Enfin, même les Chrétiens ont une certaine peur de la Nature : l’idée est aujourd’hui répandue que Dieu a créé l’homme libre et qu’à ce titre, ce dernier doit pouvoir s’épanouir librement dans une relation qui fait fi de toute intervention extérieure », analyse Michel Boyancé.

Le modèle catholique de la famille se trouve donc face à des défis sociétaux qu’il ne pourra dépasser qu’en évoluant… « Mais tout n’est pas perdu ! La famille existe toujours bel et bien puisqu’elle est ressentie comme telle, même sans parenté », remarque Michèle Dion. Et de conclure : « Aujourd’hui, il s’agit seulement de vivre un lien de confiance et d’autorité respectée avec un groupe de personnes ; et il faut accepter le fait que ce rapport ne s’établit plus exclusivement avec les parents ».

Côte-d’Or : Un nouveau rectorat pour 2012 !

Après de nombreuses années d’attente, le rectorat de Dijon déménage et l’inspection académique avec lui puisqu’ils seront désormais implantés dans le quartier d’affaire Clémenceau, à Dijon. la première pierre de ce nouvel ensemble a été posé lundi 28 mars 2011 en présence, notamment, de l’architecte Rudy Ricciotti. Prévu pour l’été 2012, ce projet financé par l’Etat représente un investissement total de 31,9 millions d’euros.

A noter que ce nouvel ensemble architectural a été pensé en fonction des enjeux environnementaux et énergétiques actuels, mais aussi dans une perspective fonctionnelle et esthétique. D’une hauteur de 33 mètres pour dix niveaux, l’immeuble accueillera les cinq sites du rectorat ainsi que l’inspection académique de Côte-d’Or, soit un total d’environ 600 personnes. Il sera chauffé par géothermie et gaz naturel tandis que le parvis minéral au coeur du bâtiment accueillera quelques pieds de vigne intitulés « Le Clos du recteur »…

Cantonales 2011 en Côte-d’Or : Réactions post-élections…

Dès l’issue du second tour des élections cantonales, dimanche 27 mars 2011, les réactions des divers partis politiques en présence n’ont pas tardé…

 Front de Gauche – Gauche unitaireParti de gauchePCF, Solidarités 21-les Alternatifs, et le MRC : « Au soir de ce second tour des élections cantonales, l’UMP et les candidats de Sarkozy subissent une défaite sans appel au niveau national. Une défaite qui fait écho à celle d’Angela Merkel en Allemagne. Sarkozy et Merkel sont en première ligne de l’offensive d’austérité en Europe et à ce titre leurs défaites consituent un encouragement à lutter contre cette politique injuste socialement et irresponsable économiquement. L’ampleur des manifestations anti-austérité des dix derniers jours à Lisbonne, Bruxelles et Londres le confirme. 

En Côte-d’Or le département reste à droite, ce qui constitue un échec pour la gauche. Le FN n’obtient aucun élu. Il en va de même en Bourgogne. Nos candidats, nos miliatnts et électeurs du premier tour ont contribué à ce résultat notamment dans le canton de Saint Jean de Losne. Pour autant, les scores très élevés des candidats de l’extrême droite et un taux d’abstention historique interpellent toutes les forces de gauche. Ils apellent de manière urgente une orientation clairement à gauche pour répondre aux urgences sociales et démocratiques afin de battre la droite, sa politique d’austérité et faire reculer partout l’extrême droite. »

– François-Xavier Dugourd, conseiller général réélu (liste Initiatives Côte-d’Or – UMP) du canton de Dijon VI : « Les électeurs du canton de Dijon VI m’ont renouvelé leur confiance, avec 53,81% des voix au second tour des élections cantonales, soit plus de 500 voix  d’avance sur la candidate socialiste. Malgré un contexte national difficile, ce résultat exprime un choix clair, sans appel. Je tiens ce soir à remercier très chaleureusement l’ensemble des électeurs du canton.  Particulièrement sensible à leur soutien, je resterai, avec Danielle Darfeuille, ma suppléante, le porte-parole de tous les habitants, le défenseur de leurs intérêts pour préserver la qualité de vie de nos quartiers. Fidèle aux valeurs de travail, de rassemblement et d’écoute, je poursuivrai mon action au service de tous, sans esprit partisan. Pour vous, avec vous, ce n’est pas pour moi un slogan, c’est le sens profond de mon engagement politique.

Au niveau départemental, ce soir, nos valeurs et nos idées l’emportent sur le sectarisme et l’opportunisme d’une gauche qui se rêvait toute-puissante. Je tiens à féliciter vivement tous les candidats de la Majorité Départementale qui ont porté haut nos valeurs et nos couleurs pendant toute la campagne. Cette nouvelle étape pour notre département, j’y participerai avec honneur et enthousiasme, aux côtés de François Sauvadet, dont j’ai pu apprécier les qualités de Président au cours des dernières années. Ce résultat, c’est aussi et surtout une défaite personnelle de François Rebsamen. Il doit le reconnaître.

Le maire de Dijon avait fait du canton de Dijon VI un symbole, un objectif majeur et s’est lui-même beaucoup engagé dans cette campagne. Je regrette également, à l’heure où nos concitoyens expriment leurs doutes dans leurs responsables politiques, qu’il ait cautionné la campagne indigne de mon adversaire et utilisé de vieilles recettes politiciennes auxquelles les Français ne croient plus : attaques personnelles, instrumentalisation des débats nationaux, amalgames scandaleux, calomnies… 

A travers toute la Côte-d’Or, les électeurs ont très nettement exprimé le rejet de ses méthodes et de ses idées. Trois proches de François Rebsamen sont battus : sur le canton de Vitteaux, avec la défaite cinglante au premier tour de Didier Martin, adjoint au maire de Dijon parachuté face à François Sauvadet ; sur le canton de Mirebeau-sur-Bèze, où Isabelle Lajoux, sa suppléante a été clairement désavouée ; et bien évidemment sur le canton de Dijon VI, où les électeurs ont rejeté les mensonges et les méthodes inadmissibles de sa maire adjointe.

Aujourd’hui, à Dijon, sur beaucoup de sujets, les masques tombent. J’ai conscience que certains points mis en exergue lors de ma campagne municipale de 2008 n’avaient pas été entendus. Pourtant, et chacun le mesure aujourd’hui, nombre de mauvais choix et d’erreurs stratégiques de François Rebsamen apparaissent au grand jour. Cette victoire est un formidable encouragement pour engager la reconquête de nos territoires et poursuivre nos actions au service des Dijonnais en leur offrant une vraie alternative tirant enfin profit des atouts de notre ville. Elle le mérite. Ce combat, c’est pour vous et avec vous que je le mènerai, en prenant toute ma part dans les prochaines échéances qui nous attendent (présidentielles, législatives, municipales, territoriales). »

– Jean-Philippe Morel, président du Parti radical de Côte-d’Or et conseiller municipal de Longvic : « Je me réjouis de cette belle victoire de la majorité départementale sortante derrière François SAUVADET qui va pouvoir continuer à mener, jusqu’aux prochaines élections de 2014, une politique équilibrée, au service de tous les territoires ruraux et urbains de Côte d’Or. La gauche départementale, qui perd deux cantons connaît un sérieux revers, y compris dans l’agglomération dijonnaise. C’est localement le début d’un cycle défavorable pour elle qu’il faudra amplifier en 2012 lors des élections législatives notamment sur la 3e circonscription de Côte d’Or. Il faut également saluer la victoire des valeurs de la République dans tous les cantons de Côte d’Or y compris à Saint-Jean de Losne. » 

– Pierre Jacob, candidat de la liste Initiatives Côte-d’Or (UMP) sur le canton de Dijon IV et conseiller municipal de Chenôve : « A l’issue du second tour des élections cantonales, je remercie les électrices et électeurs qui m’ont apporté leur suffrage. Leur confiance me va droit au cœur. Malheureusement, le contexte national très difficile ne nous a pas permis de remporter ce canton, bastion de gauche. Dans un esprit républicain, je félicite Roland Ponsaa pour son élection. Tout en respectant l’homme, je m’opposerai de façon résolue mais constructive à son action qui n’est pas suffisamment efficace pour dynamiser réellement nos quartiers. 

Je me réjouis que la Majorité de François Sauvadet se trouve renforcée au Conseil général de la Côte-d’Or. Elle sera en mesure d’impulser un projet ambitieux pour améliorer la vie quotidienne des familles, développer l’attractivité économique et assurer un développement harmonieux à tous les territoires de la Côte-d’Or. Je sais que l’emploi, domaine qui m’est particulièrement cher, sera au cœur de ses préoccupations.  Une campagne électorale est l’occasion d’engager un dialogue franc avec les habitants. Je compte bien le poursuivre pour renforcer encore les liens de confiance que nous avons noués ensemble. Ainsi, je continuerai inlassablement à travailler aux côtés des habitants du canton, à la fois en ma qualité de conseiller municipal de Chenôve et dans la perspective de nouveaux défis que j’entends bien relever. »  

– Safia Otokoré, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne (PS) : « Aujourd’hui, les électeurs de notre département ont refusé d’élire un conseiller général FN. Je voudrais les en remercier personnellement et leur dire que nous avons entendu leurs messages, de peur, de crainte et  de désespérance. Dès demain, notre responsabilité est de lancer les fondations d’une nouvelle France, une France du futur… » 

Jeunes populaires de Côte-d’Or : « Cantonales 2011 : une belle dynamique pour engager la reconquête de nos territoires ! Guillaume Ruet, Damien Thieuleux, responsables départementaux des Jeunes UMP 21 et l’ensemble des Jeunes Populaires de Côte-d’Or se réjouissent des résultats des élections cantonales et félicitent l’ensemble des élus de la Majorité départementale. Alors que la gauche vendait la peau de l’ours depuis des mois et se voyait déjà conquérir le Conseil Général, la Majorité départementale est aujourd’hui confortée. En politique aussi, rien ne sert de courir, il faut partir à point ! La droite remporte en effet une victoire sans appel avec un canton supplémentaire gagné, dans un contexte national que chacun sait difficile. Ces résultats démontrent que le travail paie. Les électeurs ne s’y sont pas trompés. 

Les Jeunes de l’UMP 21 ont effectué, sur tous les cantons, un formidable travail de terrain, un travail de fond, dans le respect des adversaires. Cet engagement des jeunes derrière les candidats a participé à l’élan et à la réussite de la campagne ; nous les en remercions. Chacun a apporté une pierre décisive à cette dynamique. Ce scrutin nous donne beaucoup d’espoirs pour les échéances à venir : les présidentielles et les législatives l’an prochain, les municipales et les territoriales en 2014. Unie et rassemblée autour d’un projet commun et des candidats bien implantés sur leur territoire, la majorité a su montrer la voie des succès futurs, ceux de la (re)conquête de nos territoires ! »

Jean Rapenne, délégué régional de Cap21 : « En Côte-d’Or, l’UMP et le Nouveau Centre consolident leur position, dans un contexte de crise économique, sociale et écologique sans précédent ! Les électeurs de Côte-d’Or, à travers un niveau élevé d’abstention, ont exprimé dans ce scrutin, leurs malaises et leurs désintérêts pour le fait politique et les propositions de la gauche n’ont pas suscité la mobilisation espérée.  Celle-ci n’a pas su rassembler sur un programme concerté, novateur, ciblé et réaliste, les différents courants de pensée: fort est de constater l’absence de concertation, de dialogue,  et de collaboration, entre les forces de gauche et les mouvements écologistes, avant le premier tour, mais aussi sauf exception, pendant ces élections.  Compte tenu du mode de scrutin, seul le rassemblement permet de gagner ; dans un contexte socio-économique difficile pour la plus part des citoyens, une crise écologique avérée, la droite conservatrice gagne en Côte-d’Or et progresse en nombre de conseillers généraux! Si l’écologie politique, à travers le rassemblement Europe écologie-Les Verts et CAP21 a amélioré ses scores de 2004, on ressent une certaine amertume que l’écologie, en tant que 4e force politique dans le département de Côte-d’Or, ne soit pas représentée et associée à la gestion du département. 

Pour les trois prochaines années, au regard des enjeux et de la politique proposée par la majorité départementale, CAP21 exprime son inquiétude sur un certain nombre de points de la compétence du département : les conditions du développement de l’agriculture Bio, la protection et la gestion des milieux naturels, la protection de la ressource en eau, la mobilité, l’accompagnement social des plus faibles d’entre nous notamment. CAP21 poursuivra sa stratégie de rassemblement de tous les écologistes afin de conforter l’ancrage de l’écologie politique localement. A l’image des initiatives mise en place par les différents acteurs politiques à Besançon notamment, mais aussi en Alsace, en Savoie, … et compte tenu que nous avons peu de temps, localement, pour construire une alternative pour 2012 et 2014, CAP21 souhaite initier avec ses partenaires, une plateforme collaborative,  entre les forces du changement, pour favoriser à travers le dialogue, les échanges, la confrontation, l’élaboration d’un programme politique concerté. » 

Liste La Côte-d’Or ensemble (PS + PRG + DVG) : « Plafond de verre. Le découpage des cantons interdit une nouvelle fois aux forces politiques de la gauche de gouverner le département de la Côte-d’Or. Pourtant, les seuls 20 élus des Forces de Progrès (PS, PRG et DVG) réunissent plus de voix exprimées sur leurs noms et sont représentatifs d’une part plus grande de la population du département. 

– Forces de progrès = 20 sièges 
– ICO-UMP-NC-DVD = 23 sièges 
> Nombre de voix 
Droite = 45,76% (48.670)
Gauche = 54,24% (57.700)
> Population représentée 
Droite = 44,50 % (238.253)
Gauche = 55,50 % (297.138) »

Pascal Grappin, délégué départemental du Nouveau centre Côte-d’Or, conseiller régional de Bourgogne et maire de Villebichot : « La gauche a perdu ! Les Côte-d’Oriens ont décidé de renouveler leur confiance à l’actuelle majorité départementale conduite par François Sauvadet. C’est la victoire d’un bilan, la reconnaissance du travail effectué pendant ces trois dernières années au service de tous. C’est également la victoire d’un projet pour la Côte d’Or, d’une vision équilibrée de l’aménagement du département, notamment en direction des territoires les plus fragilisés pour que chacun se sente bien là où il a décidé de vivre. C’est aussi la victoire des candidats unis dans une majorité rassemblée et solidaire, qui a mené une campagne de vérité et de sincérité, là ou la gauche n’a fait que de critiquer sans proposer. C’est enfin la victoire d’un homme, François Sauvadet qui a montré le chemin et transmis son envie de réussir à toute la majorité. Cette élection il l’a gagné à force de courage et avec son cœur. »

Gilbert Menut, conseiller général réélu (Liste Initiatives Côte-d’Or – UMP) : « Madame, Monsieur, élu au 2nd tour avec près de 55% des voix sur le Canton de Fontaine-Lès-Dijon, en progression personnelle au regard des précédents scrutins, je remercie tous les électeurs qui se sont déplacés pour assurer ce résultat. Je pourrais ainsi, avec Patricia Gourmand ma suppléante, continuer avec tous les élus du Canton, le travail en cours, d’autant que la Majorité du Conseil Général autour de François Sauvadet a été renforcée. Pour la première fois depuis de si nombreuses années, la droite modérée et le centre sortent renforcés d’une élection locale en Côte-d’Or, alors même que le climat général est difficile. Je m’efforcerai, pour les 3 ans à venir, d’être efficace pour répondre aux attentes et à confiance qui m’a été renouvelée ».

François Deseille, conseiller municipal de Dijon (Modem : « En tant que démocrate, je suis satisfait qu’aucun représentant du FN ne siège au conseil général de la Côte-d’or. Par contre, le front républicain mis en place face au FN n’est pas aussi hermétique que souhaité. En effet, les électeurs de gauche ont fait bloc contre le FN, mais de nombreux électeurs de droite n’ont pas hésité à voter FN, aidés dans leur choix par les prises de positions de certains leaders nationaux de l’UMP qui tendent à rendre acceptable la collaboration avec le parti de Marine Le Pen. Cette situation est intolérable. Heureusement l’UMP apparait de plus en plus divisée face au FN. Maintenant, j’espère que la Majorité départementale respectera, conformément à  son programme, l’équilibre des territoires et qu’elle accompagnera notamment les grands projets de l’agglomération dijonnaise, car n’oublions pas qu’une capitale régionale forte est indispensable au développement et au rayonnement de toute la Côte-d’Or. »

Françoise Tenenbaum, candidate socialiste sur le canton de Dijon VI, maire adjointe de Dijon et vice-présidente du conseil régional de Bourgogne : « Je remercie toutes les électrices et tous les électeurs qui m’ont renouvelée leur confiance lors de ces élections cantonales sur le canton de Dijon 6. Alors que dans les pays du pourtour méditerranéen et du golfe les peuples se battent pour la démocratie, en France l’abstention souhaitée par le gouvernement a atteint un taux record ; la population en crise et déroutée par les propos indignes du Front National soutenus au plus haut de l’Etat ne va pas voter. Forte des 3.020 voix qui m’ont montré leur soutien, je continuerai ma tâche pour eux, pour les dijonnais et pour les bourguignons. Elue du social et de la santé,  je serai vigilante sur l’action du conseil général dans ses missions fondamentales de solidarité comme sur l’investissement du département dans l’accès de tous les Côte d’Oriens à la culture. Je serai également – et comme toujours – au rendez-vous pour lutter contre l’extrémisme et les propos indignes et défendre notre socle républicain et ses avancées sociales.

Je remercie Jacques Nodin, mon remplaçant, avec qui j’ai mené cette campagne difficile et avec qui je souhaite vraiment continuer le travail engagé. Je le remercie de son amitié. Je remercie chaque membre de mon équipe de campagne, les jeunes du MJS, les habitants du canton qui m’ont apporté leur concours. Le projet que nous avons défendu ne doit pas être perdu : les actions envisagées ne seront pas abandonnées.Nos convictions pour la solidarité, la justice, le progrès sont là et si la participation ne nous a pas permis de les voir éclore, nous sommes prêts pour les échéances de 2012. »

Edouard Ferrand, conseiller régional de bourgogne Front national : « Poussée du Front national. Le Front National a relevé le défi du second tour des élections cantonales avec succès en Bourgogne. Alors que nos candidats n’avaient pas une réserve de voix importante, que des élus UMP avaient appelé à un Front dit républicain, notre mouvement a enregistré une progression de plus de 30 % entre les deux tours des élections cantonales dans les 16 cantons où il était présent. A saint Jean-de-Losne, nous faisons jeu égal avec la gauche, en passant de 33% au 1er tour à 48% ;  à Sens sud-est, nous passons de 25% au 1er tour à 44% soit 45 % de progression. Christian Launay passe de 22% au 1er tour à 35% à Chalon-sur-Saône ; dans la Nièvre, le Front national était présent au second tour dans 5 cantons sur 10. Ce résultat confirme la percée du premier tour et la capacité du FN à mobiliser au-delà de son électorat traditionnel en ralliant des voix aussi bien à droite qu’à gauche au second. Le Front national s’enracine un peu plus dans le paysage politique français et renforce son statut de seule alternative crédible et efficace au système UMPS. »

Dijon : Le Pot’Co’Le résiste encore et toujours !

Le potager collectif des Lentillères (Pot’Co’Le), à Dijon, a fêté son premier anniversaire samedi 26 mars 2011, par une déambulation joyeuse et pacifique dans les rues du centre-ville. C’est en protestant fourches en main, voilà près de six mois, que les membres du collectif avaient abouti à l’occupation et au défrichage de terres maraîchères laissées à l’abandon (Lire notre article ici). A l’occasion de ce premier anniversaire, les bénévoles ont exprimé leur opposition au projet d’éco-quartier menaçant directement leur zone de culture…

Pour en savoir plus sur le Potager collectif des Lentillères, lire le communiqué de presse ci-dessous :

« Le Pot’Co’Le (comme Potager Collectif des Lentillères) est né en mars 2010, d’une manifestation, fourche en main, qui a abouti à l’occupation et au défrichage, par 200 personnes, de terres maraîchères laissées à l’abandon depuis des années rue Philippe Guignard, en plein Dijon. Il fête son premier anniversaire : un an de rencontres entre jardinier-e-s en herbe, pros de la binette, voisin-e-s enthousiastes ou habitant-e-s d’autres quartiers. Un an pour passer de la  critique de l’agro-industrie à la production de succulents légumes. Une année sillonnée par des luttes : contre ‘expulsion de la Villa, la maison qui servait d’espace d’organisation au potager, pour participer à des réseaux paysans ou soutenir l’opposition à la Loppsi 2.

En ce printemps 2011, le compte à rebours pour la survie du jardin collectif est amorcé : la mairie vient en effet de lancer les hostilités en publiant l’appel d’offre pour la reconversion du quartier des « Anciens Abattoirs ». En contradiction totale avec les préconisations « vertes » du PLU, le projet actuel prévoit de bétonner les 6 hectares subsistants de terres maraîchères..

Nous appelons aujourd’hui à une résistance collective pour développer les luttes potagères et nous autonomiser de l’agro-industrie, mais aussi pour une ville où l’espace ne soit pas entièrement aseptisé et livré aux intérêts marchands …même en vert. Nous pensons que si la Mairie, n’est pas a l’écoute des initiatives prises par des habitant-e-s de la ville, il faut se donner les moyens de lui faire entendre et d’empêcher les bulldozers de venir tout ravager.

Sous l’vert, y’a du béton !

Le paradoxe est fâcheux : la Mairie veut faire de Dijon une ville écolo d’excellence et ne construire plus que des « eco-quartiers », adhère avec fracas au réseau « terre en villes » pour la préservation de l’agriculture paysanne intra ou péri-urbaine, dit vouloir que les amaps se développent et ajouter des potagers à son Eco-Plan Local d’Urbanisme. Elle s’apprête dans le même temps à bétonner les derniers hectares de précieuses terres maraîchères disponibles en ville, alors que s’y développent déjà des jardins partagés…et ce pour y installer un eco-quartier.

Notre but n’est sans doute pas de nous opposer à des logements accessibles à Dijon. Cependant pourquoi s’attaquer à ces terres plutôt que de privilégier d’autres espaces déjà bétonnés et abandonnés, ou d’investir les 5000 logements laissés vides sur l’agglomération ? Il n’est pas anodin que malgré toute la propagande eco, il y ait toujours de la place pour de nouveaux supermarchés, une extension d’aéroport ou un commissariat, une super structure subventionnée de type Zénith, ou des niches d’entreprise, mais pas pour des potagers.

En fait d’urbanisme eco, on se retrouve avec des quartiers repeints en verts, mais aux habitats aseptisés dans une logique individualiste, majoritairement durs d’accès pour les pauvres, et conformes à une vision sécuritaire où l’espace doit être « transparent » et contrôlable. L’écologie y est prétexte à faire tourner l’industrie et le btp, qui voient les normes environnementales comme un nouveau marché juteux pour continuer à raser sans cesse, reconstruire, vendre de nouveaux gadgets…et polluer plus durablement. Des vélos contre plus de pubs, de l’énergie solaire contre plus d’extraction minière, du recyclage pour plus d’emballage ou de nouveaux habitats entourés de plus de caméras… Loin de remettre en cause la croissance industrielle et l’exploitation, l’écologie appropriée par les décideurs sert surtout d’image de marque pour des projets de villes mégalo. On y replante quelques arbres, mais le bien être s’y mesure toujours avant tout à la compétitivité économique et à l’attractivité pour les entrepreneurs et les plus aisé-e-s. On y gomme les problématiques sociales et les responsabilités politiques, en nous faisant croire que changer le monde tiendrait à des « eco-gestes » individuels et citoyens.

Ce potager, ce qui y pousse et ce qui s’y crée, participe à affirmer une autre idée de la ville. Nous voulons, pour notre part, défendre les trop rares espaces d’où émergent des initiatives qui ne soient pas encadrés par les institutions et formatés dans leur intérêt, où chaque mètre carré n’est pas rentabilisé par les marchands de toute sorte… Nous voulons développer des territoires urbains fait de pratiques collectives et de réappropriation des savoirs, d’échanges nourris et de rencontres fortuites, des zones d’ébullition, de jeux et de contre-pouvoirs. Une ville où « la solidarité » et les « liens de quartiers » ne soient pas des concepts marketings, mais des moyens de ne plus se laisser écraser et atomiser par tout ceux qui tiennent à notre docilité.  

Pourquoi cultiver face à l’agro-industrie ?

Dans sa course au rendement, le modèle agricole dominant, basé sur une logique industrielle et productiviste, requiert un usage massif de pétrole, de pesticides, d’engrais, d’emballages plastiques, le transport des aliments sur des milliers de kilomètres. Il contribue à l’épuisement des sols et des cours d’eau, à la désagrégation des liens sociaux dans des campagnes dévitalisés, mais aussi, à échelle plus large, à l’exploitation et au maintien dans la misère de millions de sans-papiers et sans-terres en Europe et dans le monde. Son développement à l’échelle mondiale n’a fait qu’aggraver les inégalités sociales, la destruction de la biosphère et livrer le vivant, des champs jusqu’aux semences et engrais, aux tenants de l’agro-industrie mondiale et à leurs trusts. 

Partout dans le monde, des millions de paysan-ne-s se battent pour garder un contrôle sur leurs ressources, pouvoir nourrir les leurs et ne pas finir dans des bidonvilles. En Europe, les politiques alimentaires ont presque réussi à faire disparaître totalement la « paysannerie » en faisant en sorte qu’il soit presque impossible pour les petits agriculteur-trice-s de vivre du travail de la terre et pour les jeunes de s’installer comme paysan. Elles ont rendu la plupart d’entre nous complètement dépendant-e-s, coupé-e-s de tout savoir-faire, espaces et pratiques connectées à la production de notre alimentation. 

Autour de Dijon, des maraîcher-e-s, paysan-ne-s et des associations regroupant des citadins ou des ruraux, dénoncent et défient la domination de l’agriculture productiviste. Des initiatives variées mettent l’accent sur les divers freins institutionnels et politiques à l’installation que rencontrent notamment des projets paysans, pour lesquels l’accès au foncier demeure souvent problématique. Dans le même temps des centaines de familles dijonnaises qui voudraient rejoindre des amaps restent en liste d’attente.

En plus du soutien aux projets agricoles à contre-courant, les potagers coopératifs à proximité ou au sein des villes sont parmi les moyens possibles pour défricher les bases d’une agriculture, locale et directe… Ces expériences questionnent les modes de productions et le cloisonnement producteurs-consommateurs. Elles fertilisent des liens sur la base d’une terre partagée, habitée et travaillée. Elles permettent de briser en acte le brevetage et la commercialisation systématique du vivant. Elles démontrent que le refus de la nourriture industrielle ne se vend pas sous plastique et hors de prix dans un rayon de supermarché ! Nous cultivons parce que c’est bon, mais aussi parce que sortir l’alimentation des mains de l’agro-industrie est à la charnière de tout projet social émancipateur. 

Le Potager comment ça marche ?

Il est possible de venir jardiner au Potager Collectif des Lentillères tous les jours. Des rendez-vous plus formels sont proposés un samedi ou dimanche deux fois par mois (1), pour des chantiers collectifs, un repas sur le principe de l’auberge espmble et les récoltes sont partagées. Le Pot’Col’Le s’organise avec quelques assemblées, des tableaux et panneaux, beaucoup de bonne volonté et pas trop de formalisation bureaucratique. On cherche à produire, mais aussi à apprendre et expérimenter.

Cependant, si vous préférez faire votre propre jardin, pas mal de terres situées autour du Pot’Col’Le sont disponibles. Libre a vous de les investir ! Et nous serons heureux d’avoir des voisin-e-s à aider dans leurs opérations de jardinage. »

Bourgogne : La Sécu à l’heure des économies…

« Réduire et optimiser les dépenses de santé » : tel est le credo de l’Assurance maladie de Bourgogne, qui présentait le bilan de ses résultats pour l’année 2010, vendredi 25 mars 2011 à Dijon. Avec douze millions d’euros économisés pour l’année écoulée, l’Assurance maladie de Bourgogne fait figure d’élève-modèle parmi les vingt-deux régions métropolitaines puisqu’elle enregistre la progression la plus modérée des dépenses de santé. A l’échelle nationale, pour la première fois depuis 1997, l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam), fixé à 3% pour 2010, est respecté ! Dans un contexte politique fortement marqué par la guerre aux déficits publics, les dirigeants de l’Assurance maladie de Bourgogne mettent en avant leurs actions de contrôle et de prévention pour expliquer leurs résultats…

Les médecins invités « à se questionner »

« Ce rendez-vous traditionnel de mars permet de revenir sur l’ensemble des résultats de l’année écoulée et de présenter les perspectives de l’année en cours », explique Pierre Routhier, directeur coordonnateur régional à l’Assurance maladie de Bourgogne et directeur de la caisse d’assurance maladie (CPAM) de Côte-d’Or. « Une fois n’est pas coutume, l’évolution est maitrisée au plan national avec le respect de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) – une première depuis 1997 – et ce sont les Bourguignons qui ont le mieux maîtrisé les dépenses avec plus de douze millions d’euros de dépenses évitées en 2010″, se félicite Pierre Routhier.

L’enjeu semble clair : il s’agit bel et bien de réussir la maîtrise des dépenses de santé sans pour autant altérer la qualité des soins. A en croire le directeur de la CPAM de Côte-d’Or, les résultats obtenus s’expliquent par les moyens déployés par le réseau bourguignon de l’Assurance maladie pour promouvoir le bon usage des soins auprès des prescripteurs [ndlr : les médecins] et des assurés. Plus de 11.000 visites – soit environ quarante par jour – ont été réalisées en 2010 par les agents de l’assurance maladie auprès des professionnels de santé libéraux et hospitaliers « pour les amener à se questionner sur leur façon de soigner », explique Pierre Routhier.

Autre nouvel outil qui participe au contrôle des dépenses de santé : le Contrat d’amélioration des pratiques individuelles (Capi), conclu entre l’Assurance maladie et le médecin traitant. Il a vocation à soutenir les médecins dans leurs efforts quotidiens pour améliorer la qualité des soins et la santé de leurs patients. Le Capi prévoit pour le médecin signataire une possibilité de rémunération annuelle en fonction d’objectifs d’efficience de prescription et de santé publique. 190 médecins bourguignons auraient ainsi bénéficié d’une rémunération contractuelle en 2010 !

Un malade « associé et valorisé »

Quant à la progression des remboursements de médicaments, elle est limitée à 3,4% en Bourgogne pour l’année 2010, après deux années d’évolution quasi-nulle. Cependant, d’après Pierre Routhier, l’évolution est contrastée car les dépenses liées aux médicaments pour les pathologies lourdes comme les cancers augmentent de 9,3%. « Il s’agit là de sommes énormes avec parfois des médicaments à 1.000 euros la boîte ! », relève le directeur de la Cpam de Côte-d’Or. A l’inverse, les dépenses liées aux aux symptômes courants – médicaments anti-douleurs, antalgiques, etc. et aux médicaments contre les maladies chroniques sont maîtrisées. L’usage des médicaments génériques atteint déjà 80,9% parmi les médicaments « généricables » et l’Assurance maladie entend poursuivre le partenariat établi avec quelque 630 pharmaciens de Côte-d’Or.

L’assurance maladie veut également établir de nouvelles relations avec les patients. « Nous ne sommes plus dans une stricte action de remboursement mais dans un accompagnement du patient afin de lui permettre de mieux comprendre sa maladie et d’être acteur de sa pathologie », relève Pierre Routhier. De fait, l’Assurance maladie investit désormais le champ de la prévention. « Nous développons une approche plus globale, dans laquelle le malade est associé et valorisé », complète le docteur Marc Tardieu, directeur régional du service du contrôle médical de l’Assurance maladie pour la région Bourgogne Franche-Comté.

Dès lors, l’Assurance maladie contribue à la mise en œuvre de la politique nationale et régionale de santé en permettant à ses assurés de bénéficier d’offres de prévention pour les risques cardio-vasculaires, l’asthme, la vaccination contre la grippe et dépistage des cancers… Outre le lancement du site amelisanté.fr, l’année 2010 a vu l’instauration du service Sophia. Ce dispositif d’accompagnement des malades chroniques est proposé aux patients diabétiques de Côte-d’Or. Concrètement, près de 4.000 patients diabétiques bénéficient d’un accompagnement personnalisé gratuit, soit environ 30 % des personnes diabétiques du département.

Les Côte-d’Oriens, champions des arrêts de travail ?

« Le point noir reste le coût élevé d’arrêts de travail, en hausse de 6,4% par rapport à 2009 ! », confesse Marc Tardieu. La côte-d’Or est particulièrement concernée avec une hausse de 9,9%. En 2010, les médecins-conseils de l’Assurance maladie auraient effectué près de 62.000 contrôles. « Leur rôle n’est pas de faire des économies ; il s’agit de voir si l’arrêt de travail prescrit est justifié », affirme Marc Tardieu. Près de 120.000 Bourguignons ont eu un ou plusieurs arrêts de travail pour maladie en 2010, chiffre stable par rapport à 2009. Cependant, le nombre de jours d’arrêt indemnisés en est augmentation. Second poste de dépenses à maîtriser : le remboursement des transports en ambulance et taxi, en hausse de 4,1% et qui doit faire l’objet d’une campagne de sensibilisation courant 2011…

Gevrey-Chambertin (21) : Le ton monte entre la mairie et l’opposition municipale !

Décidément, la Côte-d’Or n’a rien à envier à Dallas ! A la veille du second tour des élections cantonales, qui s’est tenu dimanche 27 mars 2011, Mary Quintallet, leader de l’opposition municipale de Gevrey-Chambertin, en Côte-d’or, a déposé plainte contre Jean-Claude Robert, maire PS de la ville et président du groupe des Forces de Progrès pour la Côte-d’Or. Ce dernier aurait pris à partie et agressé physiquement des opposants dans les rues de sa commune vendredi 25 mars 2011. « Faux ! », répète-t-on du côté de la défense, qui dénonce une « manœuvre désespérée pour faire pression avant les élections ». Après enquête sur les conditions du dépôt de plainte des deux militants de l’UMP, le maire de Gevrey-Chambertin soulève quant à lui l’hypothèse d’une dénonciation calomnieuse…

Une dénonciation calomnieuse ?

Vendredi 25 mars 2011, 21h30. Dans les rues du centre-ville de Gevrey-Chambertin, deux groupes de deux personnes distribuent le dernier numéro de la gazette de Côte-d’Or : « Il n’y avait rien de diffamant dans notre action ! Nous avions récupéré plusieurs numéros de la Gazette pour les distribuer car ils comportaient un article sur Jean-Claude Robert qui  nous plaisait, pour que les gens découvrent combien il est procédurier », débute ainsi Mary Quintalet (Lire l’article de la Gazette ici). Selon cette dernière, Jean-Claude Robert et son fils aurait alors « tendu un piège à son compagnon, » François Magnien, « le ceinturant par derrière et lui mettant de coups de savates ».

Dans l’entourage de Jean-Claude Robert, andidats des Forces de progrès 21, Jean-François Regnier assure que tout est absolument faux : « Elle fait monter la pression pré-électorale par tous les moyens, c’est une manœuvre désespéré de quelqu’un qui est près à tout, même aux bêtises les plus grossières ! ». Voilà quelques jours, ce dernier menaçait de déposer plainte pour diffamation, une plainte qui n’a pas été enregistrée « afin de ne pas mêler les affaires de la commune au contexte électoral » (Lire notre article ici). Or, précise-t-il, « cette dernière sera posée dès le lundi 28 mars 2011 ».

Contactée par téléphone, Mary Quintalet s’est dit « très choquée » par ce qu’elle vient de vivre et affirme avoir déposé plainte : « Je ne l’avais jamais vu dans cet état ; il nous a fait barrage avec sa voiture avant de nous rattraper et de nous insulter. L’agression de François Magnien doit même nécessiter huit jours d’incapacité totale de travail (ITT) » (Voir les documents joints ci-dessous). Pour Jean-François Regnier, « elle ne fait qu’aggraver son cas : il n’y a pas pas eu d’altercation ! En revanche, il est exact que Jean-Claude Robert les a photographiés en train de distribuer le numéro de la Gazette […]. Les propos sont déplacés et les actes sont fondamentalement malhonnêtes ».

Finalement, dans un communiqué reçu samedi 26 mars 2011, Jean-Claude Robert fait savoir « qu’après enquête sur les conditions du dépôt de plainte des deux militants de l’UMP, il s’avère qu’il s’agit d’une dénonciation calomnieuse, délit contre lequel la Justice sera saisie tant à l’égard des faux plaignants qu’à celui de leurs complices ».