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Michel Mercier : « L’agglomération de Dijon a besoin d’une prison »

A l’occasion de la rentrée de l’école nationale des greffes de Dijon, le garde des Sceaux et ministre de la Justice, Michel Mercier, était dans la capitale des Ducs, lundi 30 mai 2011 pour rencontrer les 220 stagiaires greffiers de la première promotion 2011 et inaugurer les nouveaux locaux de l’école. Cette année, près de 760 greffiers seront formés dans l’une des quatre écoles françaises. L’occasion pour lui de lancer une campagne nationale de communication sur les métiers de la justice, mais aussi de faire le point sur un sujet important dans le microcosme local : l’implantation annoncée du futur centre pénitencier à Chenôve…

Des effectifs en augmentation

« Je veux dire toute l’importance de renforcer nos effectifs dès à présent, et d’intensifier les recrutements dans les années à venir ». Michel Mercier lance avec ces mots une nouvelle campagne de recrutement. Dans un contexte de réformes d’envergure – la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale, la réforme de l’hospitalisation d’office, la loi relative à la répartition des contentieux – la justice manque de personnel. Pourtant, entre 2002 et 2011, les effectifs de magistrats ont augmenté de 17,8% – passant de 6.952 à 8.197 magistrats – et ceux des fonctionnaires de greffes de 18% – passant de 20.461 fonctionnaires dont 7.860 greffiers à 21.091 fonctionnaires à 9.237 greffiers en 2011.

« J’ai constaté l’importance de la charge de travail des juridictions et je sais combien les attentes sont fortes en ce domaine ; j’ai donc souhaité que de nouveaux moyens soient alloués aux juridictions », introduit-il avant d’annoncer que le nombre d’auditeurs à l’École national de magistrature sera élargi à 240, contre 180 comme prévu initialement, le tout en plus d’un concours exceptionnel de magistrats, en septembre 2011, pour permettre une arrivée en juridiction de 90 magistrats supplémentaires dès septembre 2012. Du côté de l’École nationale des greffes, 399 postes seront créés en 2011, 400 en 2012 : « Nous n’avions pas connu pareil recrutement depuis des années », précise-t-il avant d’annoncer l’organisation d’un concours exceptionnel début 2012, pour venir renforcer dès l’automne 2012 les juridictions au vu des nouvelles charges induites par les réformes récentes. 485 postes supplémentaires seront encore créés avant 2013 soit un total de 2.200 postes de greffiers.

Une campagne nationale pour renflouer les banc

Pour satisfaire ces besoins, une campagne de communication va débuter le 13 juin 2011. Quatre visuels autour des quatre écoles du ministère – magistrats, greffiers, surveillants pénitentiaires, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse – seront déclinés sur divers supports : les médias traditionnels, mais aussi numériques en incorporant un flashcode, permettant au possesseur d’un smartphone de se rendre directement sur le site web ou bien encore l’investissement dans les réseaux sociaux avec l’ouverture d’une page Facebook !

Mais, ces embauches, si elles sont présentées comme une politique audacieuse, ne sont-elles pas juste une réponse aux départs en retraite touchant la profession ? Non pour le garde des Sceaux qui reconnait tout de même être dans une période de modification de la structure de la profession, il affirme remplacer les gens qui partent tout en créant en plus des postes : « Il y a des réformes, la justice bouge et il y en a de plus en plus besoin au sens service public. Les greffiers sont un point nodal, un passage obligatoire pour la mise en œuvre de toutes ces réformes ». Dans cette école devraient donc passer 700 jeunes en formation de greffiers. « Un effort extrêmement important que fait le gouvernement dans un contexte de crise financière grave et de difficulté budgétaire essentiel ».

La prison de Chenôve, un choix non définitif

Pendant sa visite à l’école de greffe, des conseillers du ministère sont allés rencontrer le maire de Chenôve, Jean Esmonin. « C’est quand même un peu fort de café déclarait ce dernier mi-mai 2011, les élus de Chenôve ont d’autres ambitions pour ces 35.000 m2. J’aurais voulu le Zénith ou l’hôpital privé, mais non : pour nous, c’est l’établissement pénitentiaire. Alors ce sera non ! » (Lire notre article ici). Le premier édile de Chenôve ne mâchait pas ses mots quant à la possible implantation de la future prison de Dijon (Lire nos articles ici et ici). « Il y a besoin d’une prison sur l’agglomération de Dijon », explique-t-il, « je verrais le président de l’agglomération [ndlr, François Rebsamen], on va discuter et regarder avec la préfète de région [ndlr, Anne Boquet], je n’imagine pas qu’on ne trouve pas un terrain qui convienne sur l’agglomération de Dijon ».

Au 1er avril 2011 en France, 64.148 personnes étaient incarcérées en France selon le ministère de la Justice. Avec ce nouveau plan, présenté le 05 mai 2011, 7.577 nouvelles places de prison supplémentaires devraient être créées – 13.365 créations pures et 1.039 création par une extension de capacité moins 6.827 suppressions. 476 places devraient voir le jour en 2016, contre 188 actuellement. Le ministre se veut donc consensuel, ne « voulant pas faire la révolution » et rappelle « qu’aucun choix n’a été fait » et que l’on est aujourd’hui qu’au stade de la proposition. Il faut un peu de sérénité, je n’ai pas l’habitude de décider à l’emporte-pièce. « Je suis sûr qu’il faut une prison nouvelle, les élus de l’agglomération en sont également persuadés. On va donc regarder, mais ça m’étonnerait qu’il n’y ait pas de place sur Dijon pour une prison ».

Toison d’Or Dijon : Bientôt la fin du pugilat municipal ?

Le sort du centre commercial de la Toison d’Or est scellé. Après plusieurs semaines d’accrochages politiques entre la majorité PS et l’opposition UMP de la mairie de Dijon, la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) a décidé, lundi 30 mai 2011, d’autoriser l’extension de 11.000 m² demandée par la direction de la Toison d’Or. Danger mortel pour les commerces du centre-ville ? Opportunité pour l’attractivité du territoire ? Malgré la décision presque unanime de la commission, les débats ne devraient pas en rester là, avec la possibilité de recours qui s’offre aujourd’hui à l’opposition…

Neuf moyennes surfaces et 47 boutiques… dont Apple ?

La journée du lundi 30 mai 2011 avait commencé sur les chapeaux de roue. A 10h, François-Xavier Dugourd, chef de file de l’opposition municipale à Dijon, tenait sa dernière conférence de presse avant la réunion de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC). Dans son viseur : le projet d’extension de 10.966 m² de la Toison d’Or, zone d’achalandise implantée au Nord de Dijon depuis 1990… Plus précisément, ce projet d’extension comprend la création de neuf moyennes surfaces – deux dans le domaine « culture-sport-loisirs », une dans le domaine « équipement de la maison » et six dans le domaine « équipement de la personne » ; un agrandissement du magasin Go Sport ; et la création de 47 boutiques de moins de 300 m², dont quatre alimentaires. Côté calendrier, le tout pourrait être bouclé en octobre 2013.

Au sujet de cette extension, Nathalie Koenders, adjointe au Commerce et représentante de la mairie de Dijon à la CDAC, précise que « les développeurs ne veulent pas faire doublon avec le centre-ville en terme d’offre commerciale. Il s’agit de mettre en place des enseignes qui ne sont pas présentes à Dijon, voire en Rhône-Alpes ou même en France. Même s’ils ne communiquent pas encore beaucoup sur le sujet, nous savons par exemple qu’Apple a été approchée dans la perspective de l’ouverture d’un Apple Store »… D’après la préfecture de Côte-d’Or, l’extension de la Toison d’Or permettrait par ailleurs de créer 330 emplois.

Cette offre, « nouvelle et complémentaire » pour la majorité municipale, n’est pas vue du même oeil de l’autre côté de l’échiquier politique… « Dans ce dossier, il s’agit de la survie du commerce indépendant à Dijon », soulève François-Xavier Dugourd. Et de préciser : « La plupart des commerces qui ouvriront seront des franchises d’enseignes nationales, qui n’ont pas leur siège de décision à Dijon. A côté de ça, des commerçants qui ont donné vingt ou trente ans de leur vie pour faire vivre le centre-ville de Dijon disparaîtraient en un clin d’oeil, faute de pouvoir se battre à armes égales ? ». Lundi matin, au Café de la préfecture de Dijon, François-Xavier Dugourd tenait une grosse pile de feuilles dans ses mains : 320 pétitions, signées par des commerçants dijonnais, craignant pour leur avenir et opposés au projet d’extension du centre commercial…

« Un coup fatal pour le commerce dijonnais »

Pour l’élu départemental, chef de file de l’opposition UMP à la mairie de Dijon, le timing choisi pour la mise en place du projet « portera un coup fatal à l’activité économique du centre-ville ». « Le commerce dijonnais connaît d’abord des difficultés liées à un contexte global, notamment avec l’essor de la vente sur internet. D’autre part, le contexte local est particulièrement lourd : il tient aux problèmes d’accessibilité du centre-ville depuis plusieurs années, à la diminution des places de stationnement et, évidemment, aux travaux du tramway, qui ont un impact réel sur beaucoup de commerçants dijonnais », énumère-t-il. Et de continuer : « Nous observons des baisses de chiffres d’affaires allant parfois jusqu’à 50%, des fermetures, des liquidations, des pas de porte qui ne retrouvent pas preneur… Le maire nous dit que tout va bien au centre-ville (Lire ici notre article sur le sujet), j’aimerais d’abord qu’il me donne la source de ses informations ! ».

Les difficultés rencontrées par les consommateurs au centre-ville les porteraient-ils naturellement vers la zone de la Toison-d’Or, comme le suggère François-Xavier Dugourd ? En 2010, tel n’était pas le cas. En effet, d’après une étude publiée par la Chambre de commerce et d’industrie de Bourgogne (CCIR Bourgogne) au mois de mai 2011 (Lire ici le communiqué de presse sur ce sujet), le centre-ville, fort de 13% de la surface totale de vente de l’agglomération, réalise aujourd’hui 15% du chiffre d’affaires du Grand Dijon et peut se prévaloir d’être la zone commerciale la plus fréquentée – 60% des sondés déclarent s’y rendre. Pour comparaison, la zone commerciale Nord – qui regroupe la Toison d’Or, le Géant de Fontaine-lès-Dijon et la Zac des Grandes Varennes à Ahuy – représente 12% de la surface de vente du Grand Dijon, 18% de son chiffre d’affaires et elle est fréquentée par 56,3% des sondés. A ce titre, le ratio « chiffre d’affaire par mètre carré » semble plutôt égal entre la Toison d’Or et le centre-ville. Difficile, toutefois, de prévoir l’évolution des comportements consécutive à l’extension de la Toison d’Or…

En demande de transparence pour les informations concernant la santé du centre-ville, François-Xavier Dugourd déplore même les « mensonges de la majorité » au sujet du dossier Toison d’Or. « Ce projet avait été évoqué lors de la campagne municipale de 2008 et lors de la campagne des Cantonales en 2011. A chaque fois, le maire et son équipe ont menti publiquement en niant que ce dossier existait. C’est un mensonge grave et avéré car il est dans les tuyaux des services municipaux et du Grand Dijon depuis plusieurs mois, voire plusieurs années ! », souligne-t-il. Et de conclure : « Il ne faut pas prendre cette question à la légère. Les commerces indépendants, une fois qu’ils sont fermés, ils sont fermés ! On ne les revoit plus, c’est fini ! Ils ne reviendront pas dans trois ou quatre ans quand ça ira mieux… Ce n’est pas comme une grande chaîne qui a les moyens d’assumer des périodes de moindre activité ».

L’extension votée à sept voix contre une

A gauche, l’accent est davantage mis sur la nécessité de moderniser un centre commercial vieux de vingt ans, au coeur d’un quartier Nord en plein essor… « La Toison d’Or a aujourd’hui vingt ans. C’est un centre commercial qui vieillit et connaît une baisse de fréquentation d’après ses gestionnaires : il faut lui redonner un nouveau souffle. Plusieurs centres commerciaux en périphérie ont eu leur modernisation – je pense notamment à Chenôve, Quetigny, Fontaine-lès-Dijon – sans que l’on entende l’opposition ! Ni pour la création d’une zone commerciale à Saint-Apollinaire, ni pour les 7.000 m² à Fontaine-lès-Dijon (ndlr : deux municipalités de droite)… Donc ces arguments sont exclusivement politiques », explique Nathalie Koenders, adjointe au Commerce à la mairie de Dijon.

Et ces arguments énervent, d’après elle, bon nombre de commerçants du centre-ville… « Il faut savoir que le discours politique tenu par François-Xavier Dugourd en ce moment est que le centre-ville va mal, que c’est la sinistrose : c’est faux. Une récente étude de la CCIR montre au contraire que la part du chiffre d’affaires du centre-ville a augmenté de 3% dans les dix dernières années. D’ailleurs, beaucoup de commerçants commencent à s’énerver de ce discours très négatif », témoigne-t-elle.

5.000 logements, 12.000 habitants, un nouveau parc d’activités tertiaires – Valmy -, une future clinique ou encore l’arrivée prochaine du tramway et de la Lino… Le quartier Nord de Dijon est en pleine expansion « et la Toison d’Or se devait d’être étendue », note Nathalie Koenders. Pour elle, « cette augmentation de l’offre commerciale ne fera pas d’ombre aux actions menées en centre-ville ». « En revanche ce dernier a beaucoup d’atouts mais doit aussi se moderniser : c’est pour cela que, depuis 2008, j’ai mis en place le projet Coeur de ville, que la mairie aide les unions commerciales à monter des animations, que l’on piétonnise les rues (Liberté, Godrans)… ». Lundi 30 mai, les arguments de la majorité municipale ont eu le dessus : le projet d’extension a été validé par sept voix – quatre élus et trois personnes représentant les consommateurs, l’aménagement du territoire et le développement durable – contre une contre, celle du conseil général de Côte-d’Or.

Et après ? La guerre ou la paix

Dans un communiqué reçu lundi 30 mai à 19h, François-Xavier Dugourd faisait pourtant savoir qu’il n’en resterait pas là… « Les élus du groupe Initiatives Dijon (…) regrettent profondément cette décision. Nous allons désormais prendre connaissance dans le détail des arguments et des conclusions de la commission, avant d’en rendre compte aux commerçants en leur indiquant notamment les possibilités de recours et, le cas échéant, en les accompagnant dans leur démarche. La partie n’est pas finie », souligne ce message adressé à la presse (Voir document joint). En effet, l’opposition dispose d’un mois pour déposer un recours face à cette décision.

Parmi les arguments avancés par François-Xavier Dugourd lors de sa conférence de presse : celui d’une concurrence déloyale instaurée entre la Toison d’Or et le centre-ville. « Un centre commercial de ce type a quand même des avantages très importants par rapport au centre-ville. Le premier est qu’il est extrêmement facile d’accès par la rocade et, d’autre part, il offre de grandes facilités de stationnement – ce qui n’est pas le cas en ville aujourd’hui », détaille-t-il. Chef de l’opposition UMP, se ferait-il le défenseur de l’égalité des chances face à une conception libérale du commerce ? « Je suis pour l’activité libérale, bien sûr, mais dans des conditions de concurrence correctes et loyales. Si le centre-ville avait de nouveaux dispositifs de stationnement par exemple, le problème se poserait de manière différente et peut-être pourrions-nous l’envisager sous un autre angle. Mais aujourd’hui, les commerçants du centre-ville ne sont pas dans cette position : au contraire, on leur supprime des places de stationnement », se défend François-Xavier Dugourd.

Le vote de cette extension commerciale suscite à gauche davantage d’espoir. « Même l’Etat s’enthousiasme pour le projet ! Cet après-midi, par exemple, ses représentants ont déclaré que l’extension allait « être une véritable dynamique pour Dijon » et qu’il s’agissait « de créer une déambulation naturelle entre la Toison d’Or et le centre-ville ». C’est-à-dire qu’avec l’arrivée du tramway, on peut même imaginer que des gens de l’extérieur du département viennent pour la Toison d’Or et se déplacent ensuite au centre-ville… », témoigne Nathalie Koenders. « Après, il nous revient de travailler sur les synergies entre le centre-ville et la Toison d’Or. Cela a déjà été le cas, notamment pour les soldes d’hiver, pusique la le centre commercial et l’association de commerçants « Dijon je t’aime ! » ont mutualisé leurs moyens pour faire des publicités en commun en direction de l’extérieur de Dijon. Ils ont compris qu’ils n’étaient plus concurrents mais qu’il leur revenait d’attirer des gens de l’extérieur, avant que le client aille chez l’un et chez l’autre… Certains commerçants l’ont compris », souligne-t-elle. Et de conclure : « Dans certaines villes, les centres commerciaux travaillent même avec des tickets de caisse sur lesquels sont imprimées des réductions pour des commerces du centre-ville. Tout reste à inventer ». Côté calendrier, une enquête publique sera menée entre juin et juillet 2011, avant le depôt du permis de construire pendant l’été. Si tout se passe comme prévu, les travaux devraient ainsi commencer en mars 2012 pour se terminer en octobre 2013, quand le chantier du tramway dijonnais ne sera déjà plus qu’un lointain souvenir…

« Los indignados » : qui sont ces manifestants et que veulent-ils ?

Le 17 mai, environ un millier d’Espagnols se sont rassemblés dans le centre de Madrid, la capitale de l’Espagne, pour manifester contre la politique mise en place par le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero (le président espagnol). Depuis deux semaines,  la Puerta del sol, une des plus grandes places de Madrid, est occupée par des milliers de jeunes, on les appelle « les indignés ». Mais qui sont ces jeunes manifestants et que veulent-ils ?

Cette photo a été prise à Madrid, sur la Puerta del sol , le 27 mai. « Les indignés » manifestent pour protester contre la politique menée par le gouvernement espagnol. Au premier plan, l’un d’eux porte des fleurs au centre de la place. Un peu plus loin, d’autres arborent des affiches sur lesquelles tu peux lire « no » qui veut dire « non » au silence, car le visage, qui est dessous, a la bouche scotchée. Enfin, au dernier plan, une des tentes, il y en a des centaines comme celle-là sur la place. (© photo AFP/ Pedro Armestre)

 

L’@ctu du jour

Ils sont étudiants, chômeurs, jeunes et moins jeunes. Ils dorment sous des tentes et des matelas, qu’ils prennent soin de replier la journée. Ce qui fait ressembler la Puerta del sol, à un immense campement. Il y a toujours du monde, car les manifestants se relaient jour et nuit !

Qui sont ces « indignados » ?

Ils s’appellent « Los indignados », « les indignés » (voir le mot du jour). Ils sont déçus par les partis politiques espagnols et ne se sentent plus représentés par eux. Ils veulent plus de démocratie* et demandent à être entendus par les hommes et les femmes qui gouvernent leur pays. Mais, surtout, ils reprochent au gouvernement d’être à la merci des banquiers. Ils pensent que les décisions sont prises par les banques plutôt que par leurs représentants politiques.

Pourquoi manifestent-ils ?

La plupart d’entre eux sont au chômage*. En Espagne, parmi les jeunes de moins de 25 ans, une personne sur deux est sans travail. Un chiffre qui  a augmenté, depuis que ce pays est traversé par la crise, au même titre que la Grèce (clique ici pour lire un article sur la crise en Grèce) et le Portugal. « Los indignados » ont décidé de poursuivre leur mouvement au moins jusqu’à jeudi.

En attendant, ils se rassemblent et débattent du monde dans lequel ils aimeraient vivre. C’est la première fois, en Europe, qu’un mouvement de ce type se produit, sans étiquette politique et non-violent. Il a, par ailleurs, fait des émules*: ce week-end, des manifestations d’« indignés » ont eu lieu en France et en Grèce.

Jean-Claude Van Damme : Son plus grand fan lui dédie une chanson !

Jean-Claude Van Damme, star dans les années 80 et 90 avec des films comme Bloodsport et Universal Soldier, a connu une longue traversée du désert. Il est aussi devenu la risée de beaucoup suite à des sorties légendaires dans la presse et à la télévision. En 2008, Mabrouk El Mechri lui consacre un film et le propulse à nouveau sur le devant de la scène : JCVD. Si sa carrière n’a pas rebondi comme espéré, Jean-Claude a au moins reconquis une partie de l’opinion. Il est ce mois-ci du casting vocal américain de Kung Fu Panda 2 et il joue la carte de l’autodérision dans une pub virale pour Gillette.

Thierry Lherminez est un fan de l’acteur belge et, depuis peu, il est sans doute le plus grand. Ce sportif, fan d’arts martiaux, a grandi avec les films de Jean Claude Van Damme. Avec la complicité de l’auteur-compositeur Samuel Leroy, il lui consacre une chanson tout simplement intitulée Jean-Claude : « On a pour habitude de ne pas dire qu’on apprécie Jean-Claude Van Damme de peur de se faire railler. Moi, j’ai pris le risque. J’en ai fait une chanson« , explique Thierry dans un reportage de France 3 Lille.

Dans sa chanson, Thierry chante comment il se détend le soir en sortant du boulot : « Une fois sorti de mon travail, aïe, aïe, aïe/Sur le canapé je m’affale, aïe, aïe, aïe/En regardant en DVD, un film avec JCVD. » L’auteur de la chanson, Samuel Leroy, défend lui aussi Van Damme : « Il n’y a absolument aucune moquerie dans ce titre. C’est vraiment un hommage amical pour ne pas dire amoureux, un hommage sincère en tout cas, à cet acteur lynché médiatiquement. À un moment donné, l’acharnement, ça suffit ! »

Thierry Lherminez et Samuel Leroy ont tourné un clip pour ce Jean-Claude déjà disponible sur les plates-formes de téléchargement légal.

Tamara Ecclestone : La fille du roi de la F1 se dévoile plus sexy que jamais !

Tamara Ecclestone n’est pas que la fille du patron de la Formule 1 Bernie Ecclestone, c’est également une véritable bombe ! Présente hier, dimanche 29 mai, à Monaco pour le 69e Grand Prix aux côtés de sa soeur Petra, la brunette Tamara est si parfaite qu’elle a tapé dans l’oeil d’une des plus grandes marques de lingerie : Ultimo

En effet, après l’ex-Spice Girl Mel B et la femme parfaite Kelly Brook, c’est au tour de la socialite britannique Tamara Ecclestone de jouer les égéries pour la marque de lingerie de la célèbre Michelle Mone, la créatrice qui a littéralement fondu.

A 26 ans, Tamara se dévoile dans des ensembles aux couleurs chaudes, en total look léopard ou encore en sous-vêtements noirs satinés. C’est dans un décor des plus luxueux que la sublime héritière au regard translucide prend la pose.

Rappelons que Tamara lancera bientôt sa propre gamme de produits pour les cheveux et se dévoilera dans son émission de télé-réalité Tamara’s World. Elle y montrera la rénovation de sa demeure à Londres d’une valeur de 45 millions de livres. Mais en attendant de vous faire entrer chez elle, Tamara vous propose de la découvrir en dessous…

Lââm, le coup de gueule : elle ne veut plus parler de ses cheveux !

Ce lundi 30 mai, Lââm sort son nouvel album intitulé Au coeur des hommes. Dans ce disque, la chanteuse rend hommage à de grandes personnalités masculines de la chansons comme John Lennon et Serge Gainsbourg, mais aussi Alain Souchon, Jean-Jacques Goldman et Daniel Balavoine.

Pour cet album, Lââm change, de nouveau, de look. Après avoir dévoilé un crâne rasé en septembre 2010, elle revient avec un look plus féminin mais toujours radical, très inspiré par celui de Rihanna période Rated R. Mais de son look, Lââm ne veut pas parler ou presque : « Parler de mes cheveux alors que j’ai fait un super putain d’album, ça me fait un peu chier. Mes cheveux, on s’en tape« , lance-t-elle sèchement à la journaliste de France-Soir dont l’interview est parue aujourd’hui. Après avoir discuté de l’album et des anecdotes l’entourant, la chanteuse daigne tout de même commenter : « J’ai toujours été excentrique. J’adore jouer avec mes looks. Adolescente j’avais les cheveux courts et j’avais envie d’enlever tous ces chapeaux, ces extensions. J’aime faire parler les gens. »

Rassurez-vous, Lââm et notre confrère de France-Soir ont surtout évoqué l’album Au coeur des hommes. Chaque chanson a sa petite histoire, par exemple, cette très grande envie de reprendre Les Portes du pénitencier de Johnny Hallyday : « On a failli le perdre. Je voulais faire un hommage de son vivant pendant qu’il est encore temps. » Aujourd’hui tout va pour le mieux et le Taulier, après le théâtre à la rentrée, remontera sur scène à partir de mai 2012.

Lââm a également choisi de reprendre Aimer est plus fort que d’être aimé de Daniel Balavoine. C’est donc tout naturellement qu’elle participera à l’émission spéciale que consacre TF1 au chanteur pour les 25 ans de sa disparition.

Lââm et bien d’autres artistes comme Nolwenn Leroy et Alizée vous donnent rendez-vous le 17 juin à 20h45.