Archive | 12 janvier 2011

Bourgogne : Un nouveau pôle sanitaire et médico-social à Dijon-Valmy

Une maison de retraite médicalisée accolée à un service de Soins de suite et de réadaptation (SSR), le tout sous couverture d’une cuisine centrale toute équipée : pour un coût total de 25,4 millions d’euros, voilà à quoi ressemblera le pôle gérontologique et d’hospitalisation du Parc Valmy à Dijon, qui devrait ouvrir au public en 2013.

Bien-être et sécurité des résidents : une nécessité !

En partenariat avec la société d’investissement immobilier cotée Icade et le cabinet d’architectes Tria, spécialiste de l’urbanisme et de l’architecture éco-responsable, la Mutualité française Côte-d’Or Yonne collabore depuis plus d’un an à ce projet de pôle sanitaire et médico-social, premier du genre en Bourgogne. « Face aux locaux vétustes de la maison de retraite mutualiste les Hortensias et au budget dédié aux soins de plus en plus restreint, il était urgent de réagir », explique Michel Martin, président de la Mutualité française Côte-d’Or Yonne.

Avec une unité générale de soins dédiée à Alzheimer, une unité de réadaptation des fonctions cognitives comportementales et une maison de retraite, le pôle gérontologique et d’hospitalisation du Parc Valmy à Dijon mutualisera les services rendus aux usagers de manière globale et complète. Condition sine qua none d’une fonctionnalité optimale de ces services ? Respecter au mieux l’intimité des résidents : « Lors de l’élaboration du projet, il a fallu tenir compte de plusieurs facteurs, notamment la séparation des personnes âgées et des personnes désorientées. L’établissement sera donc agencé en plusieurs secteurs et sous-secteurs, avec des accès distincts pour chaque unité », ajoute Jean-François Picoche, architecte chez Tria.

Un projet hospitalier régional d’envergure

21.530 m2 : c’est la taille totale de l’établissement prévu pour accueillir 86 résidents dans la maison de retraite médicalisée – au sein de laquelle les séjours peuvent aller de deux à trois ans -, et 112 patients au sein du service de SSR dans lequel les patients ne restent généralement pas plus de trois semaines. Un budget important donc, qui a notamment servi à « rendre l’établissement attractif », souligne Nathalie Arnould, directrice générale de la Mutualité française Côte-d’Or Yonne.

« Nous souhaitons mettre en place des formations pour de jeunes futurs professionnels de la santé. S’occuper des personnes âgées n’est généralement pas la voie vers laquelle nous nous tournons d’emblée, donc il faut pouvoir les « attirer » à nous ! », insiste Nathalie Arnould.
Également dans le cadre du plan Alzheimer, l’unité spécialisée de ce futur pôle gérontologique et d’hospitalisation bourguignon travaillera en étroite collaboration avec les autres établissements de la région. Pour Michel Martin, l’objectif annoncé est clair : « Une direction médicale experte est prévue. Nous pensons également à mettre en place un pôle hospitalier qui couvrirait à la fois la Bourgogne et la Franche-Comté. Cela permettra d’alléger les services des hôpitaux de proximité ».

Pour ce premier pôle sanitaire et médico-social, il faudra donc attendre juin 2011 pour engager le premier coup de pelle, et septembre 2013 pour l’ouverture des portes.

Beaune (21) aura-t-elle bientôt son école de cinéma ?

Le cinéaste français Claude Lelouch espère ouvrir son école de cinéma à Beaune, en Côte-d’Or, destinée à former les réalisateurs, scénaristes et comédiens de demain. Présent dans la capitale des vins de Bourgogne mardi 04 janvier 2011, il précise les linéaments de cette belle idée, qui tarde toutefois à rentrer dans sa phase concrète…

Claude Lelouch had a dream !

« A l’âge de seize ans, j’aurais rêvé d’une école de cinéma ouverte à tous, surtout aux autodidactes, sans condition de ressources », introduit Claude Lelouch, réalisateur français à qui l’on doit notamment Un homme et une femme, La bonne année ou encore une adaptation des Misérables, de Victor Hugo. Aujourd’hui fort de cinquante ans de cinéma, Claude Lelouch rêve toujours de son école. Seule différence : si le calendrier est respecté, il en sera le créateur et non l’élève !

« Ma conviction est que, pour être un bon cinéaste, il ne suffit pas de posséder une grande culture. Le réalisateur est avant tout une personne dotée d’un esprit de curiosité et d’une grande capacité de synthèse », note-t-il. Et de préciser : « Voir, entendre, parler… Chacun, au quotidien, filme sa vie grâce à ses cinq sens. La seule compétence supplémentaire que le réalisateur doit posséder est, outre la passion, de savoir compresser la vie en moins de deux heures ». Tel est donc l’objectif de la future école de cinéma de Claude Lelouch : former les futurs cinéastes à développer leurs sens puis à les condenser en films…

Woody Allen comme professeur : qui dit mieux ?

Depuis l’annonce du projet lors du Festival international du film policier de Beaune, en 2009, Claude Lelouch a précisé son idée. Du côté de l’effectif, le cinéaste table aujourd’hui sur cinquante élèves, répartis entre réalisateurs, comédiens et scénaristes. Chacun sera sélectionné sur foi d’un court-métrage original de cinq minutes mis en scène dans la région.

Temps fort de l’enseignement : l’école accueillera toutes les deux semaines une masterclass animée par un grand cinéaste… Lors de l’annonce du projet, Claude Lelouch avait d’ailleurs reçu l’accord de Woody Allen et Francis Ford Coppola. « L’idée serait de retransmettre ces cours à la télévision sur une chaîne qui voudrait bien être notre partenaire », explique-t-il. Un moyen pour les étudiants de se faire la main derrière la caméra, tout en dégageant des recettes télévisées afin de financer le fonctionnement de l’école.

A la fin de l’année, le meilleur élève aura la chance de pouvoir tourner son premier long-métrage, produit par Claude Lelouch, avec une équipe composée… des ses quarante-neuf camarades !

Quand ? Quoi ? Comment ? Quelques flous artistiques…

Plusieurs zones d’ombres continuent tout de même de planer sur ce projet. Questionné sur le contenu de l’enseignement, Claude Lelouch a répondu vouloir « dépasser le concept d’école, de cours magistraux », sans pour autant préciser le déroulement de la semaine pour les élèves. Tout juste a-t-il indiqué que les apprentis-cinéastes travailleraient par exemple à reproduire des scènes de films connus…

Même incertitude quant à la date d’ouverture de l’école. Annoncée à la rentrée 2011 dans le dossier de presse du projet (voir document joint), Claude Lelouch a estimé, mardi 04 janvier 2011, que le lieu « ouvrira dans dix-huit mois si tout va bien ». Aujourd’hui, le projet tient donc encore largement de l’utopie et devra passer la vitesse supérieure s’il veut continuer de faire rêver…